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Avant de vous servir une bouillabaisse bien chaude, je voulais m'excuser auprès de Monsieur Marcel PAGNOL (s'il peut me lire là ou il est) d'avoir parodié la fameuse partie de cartes entre Panisse et César et de lui dire que cette modeste parodie prouve la grande admiration que j'ai pour lui :

 

 

La bouillabaisse à ma façon

PANISSE ET CESAR CHEZ LE COIFFEUR RUE SAINT PIERRE A MARSEILLE

Cesar et Panisse se retrouvent chez le coiffeur rue Saint-Pierre à Marseille après leur fameuse partie de carte

 

CESAR (s’adressant à Colin le coiffeur)

Colin arrête de rêver avec tes yeux bordés d’anchois, tu me fends le cœur, qu'est-ce que tu attends pour me couper au carré

 

COLIN (énervé et en criant)

Tiens toi à carreau César car sinon ce n’est pas au carré que je vais te couper…

 

PANISSE (qui attend sur le fauteuil d’à côté s’adressant à César)

Il n’est pas frit le merlan aujourd’hui, il est plutôt congelé. Il est muet comme une carpe.

 

CESAR (à Colin)

Hé bé  ! C’est vrai que tu ne barjaques pas aujourd’hui Colin on est pas escagassé par tes paroles comme d’habitude….

 

PANISSE s’adressant à César

Et en plus il t’a fait la raie de travers….

 

COLINrépondant à Panisse

Peuchère....C’est lui qui  a la tête de travers avec une tronche d'aï, alors forcément qu'elle est de travers la raie

 

CESAR

Fais pas le mariolle Colin : Je t’ai vu l’autre fois, fier comme un vieux loup de mer,  taquiner le goujon sur le vieux port avec la Roussette à tes côtés tu lui faisais des yeux de merlan frit à cette pouffiasse. Tu joues les maquereaux maintenant

 

PANISSE

 Ferme ta grande gueule César... sinon Colin va te scalper ta tête de truite

 

CESAR (s'adressant à Panisse)

Sale requin qui a volé la fanny de mon Marius.  Peuchère  ! même pas un requin une vieille morue, un piètre pêcheur aux poches pleines d'oursins qui n’a même pas été capable d’attraper la sardine qui bouche le vieux port

 

PANISSE

La pauvre fanny, je me suis décarcassé pour elle, elle se languissait  comme l’ombre d’elle-même quand ton minot est parti. Je l’ai requinquée la petiote, enfin façon de parler car elle est grande comme une perche.  Aujourd’hui, elle n’est plus maigre comme une sole, ni plate comme une limande mais elle est toujours aussi vive qu'une anguille.

 CESAR
 

Bonne mère....la fanny une anguille, on aura tout vu,  on ne la reconnait plus, tu l'as gavée comme un saumon d'élevage,  on dirait un mérou

 

COLIN

Mais quels thons tous les deux, arrêter de gueuler on n’est pas à la criée mais dans un lieu public, un salon (il insiste sur salon) de coiffure

 

PANISSE

Peuchère ! Un SA lon : je me fends la gueule Colin ton SA lon c'est une poissonnerie...

 

CESAR (Il sort en marmonnant)

  « et toi Panisse tu me fends le cœur ». Je ne suis pas rancunier allons manger sur le "quai des rimes" la bouillabaisse de Martine. J'espère qu'avec toute sa kyrielle de poissons (27)  y compris Oscar son poisson rouge qu'elle a mis dedans parce qu'elle n'avait plus assez de rougets on n'aura pas de mal à digérer.

 

Martine  / Re diffusion Mai 2012 texte écri pour le défi n°82 lancé par  Jill Bill de la Communauté les croqueurs de mots 

Tag(s) : #Parodies, #PIECES THEATRE

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