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Photo pixabay

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Il ne faut pas confondre : Il y a saint et sein. 

Dans l’expression française « ne pas savoir à quel saint se vouer» j’aimais, ne croyant ni en dieu ni en ses saints, changer le « saint » en sein.

Mais cela c’était avant quand j’avais un sein gauche et un sein droit.  C’était difficile de savoir auquel me vouer et en préférer l’un à l’autre car étant du centre et ayant même adhéré en son temps au MODEM, mon cœur tendait plus vers la gauche et ma raison vers la droite.

A présent je n’ai plus qu’un sein : le gauche qui se sent bien solitaire. Parfois je me dis que mon sein droit, se sentant moins aimé,  a déprimé  et s’est laissé envahir par le vilain cafard qui l’a dévoré. Mais peut être que je me trompe et que mon sein gauche, jaloux de son rival, a tout fait pour le chasser car il savait qu’il n’y a pas de vrai centre et que le cœur des gens du centre passe souvent de gauche à droite et vice versa.

C’est psychologiquement difficile de perdre un sein, il ne repoussera pas et je ne le ferai  pas reconstruire comme certaines de mes compagnes de galère. Je préfèrerais faire enlever l’autre. Au moins je serai plate comme une limande et je pourrais quand je suis à la plage,  et que j’en ai assez de lire, poser mon livre ouvert sur ma poitrine sans qu’il soit en déséquilibre. Il faut bien positiver. J’aurais moins peur aussi que mon sein gauche, se sentant trop solitaire,  soit aussi envahi par le cafard.

Quand mon docteur m’a annoncé son terrible plan de lutte anti cafard  qui comprenait, entre autres barbaries (chimiothérapie, radiothérapie), l’ablation de mon sein droit;  j’ai eu envie de lui demander si elle allait en faire l’offrande à Dieu ou à ses saints mais je ne lui ai pas dit pour ne pas la blesser. En effet, il faut que je vous dise que son nom est DONNADIEU. Cela ne s’invente pas, c’est son vrai nom, je vous le jure chers voyageurs de mon quai des rimes. Et comme dans les moments difficiles de ma vie, j’ai toujours positivé, je me dis que Je préfère au moins donner un sein à Dieu que lui donner ma vie et s’il fallait lui donner le deuxième, je le lui donnerai aussi.

Martine / Novembre 2016 pour l'atelier N° 16 de Ghislaine.

Les mots en gras dans le texte sont ceux imposés par Ghislaine et qui ont inspiré mon texte car quand j'ai vu galère, avant et après le sujet s'imposait pour moi.

Tag(s) : #Vécu

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