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Pour les jeudis en poésie des croqueurs de mots (défi 176 des croqueurs de mots), je réédite le poème publié sur ce blog qu'une amie Brigitte m'avait écrit un jour de Noël pour me remercier de lui avoir prêté ma maison que j'avais délaissée pour les fêtes  pour qu'elle puisse fêter Noël 2011 avec toute sa famille autour d'elle  (suite à un accident elle ne pouvait accéder à son appartement à cause des escaliers à monter)

Photo PIXABAY

Photo PIXABAY

Ce matin de noël….en cadeau !

En regardant par ta fenêtre,  j’ai vu

Un rouge-gorge sur une branche

Juste au dessus de l’appentis moussu

En regardant par ta fenêtre, j’ai vu 

Le ciel se parer de voiles bleu,  et puis

très vite agrippées dans le décor

de longues écharpes de tulle gris

En regardant par ta fenêtre, j’ai su

que la destinée pouvait être ainsi

bleue un jour et l’instant suivant

d’un sinistre décourageant

je n’ai plus voulu voir ceci.

En regardant par ta fenêtre

J’ai apprécié le silence

Juste avant la douce affluence

Et je me suis dit

que je pouvais bien être auteure

mais pas forcément à la hauteur

de ta confiance, de…

alors je me suis mise à démêler les mots

à séparer les vrais, des faux

je voulais au moins te faire ce cadeau

que mes mots soient simples et clairs

uniques et sincères

qu’ils disent mieux que ma bouche

ce que je pensais de telle situation.

En regardant par une autre fenêtre

derrière tes voiles d’organdi

J’ai vu surtout, l’amitié sans contrepartie

la pudeur, des gestes simples et bons, 

Et des sanglots derrière ta voix parfois,

au souvenir de moments amers…

En regardant par ta fenêtre, j’ai vu

j’ai vu le matin devenir banal et doux

et j’ai souri…

en pensant au Champagne que j’allais boire

à l’assemblée réunie, à l’enfant blond

aux cadeaux qu’il allait bientôt ouvrir…

 

Le nez dans mon verre,

les coudes sur ta scintillante nappe verte,

c’est à ta table, là devant ta fenêtre que j’ai su

qu’au seuil de l’été, un souffle nouveau

viendrait encore illuminer d’or, ma vie.

 

Brigitte Lecuyer

En relisant ce poème je suis très émue.

C'était une belle amitié que j'ai brisée. Ayant un amour propre très chatouilleux surtout quand on critique mes valeurs, Je peux être parfois stupidement intolérante et susceptible. J'aurais du te dire que tu m'avais blessée au lieu de t'exclure ainsi mais je suis une taiseuse et je ne me referai pas hélas.

Si tu me lis aujourd'hui Brigitte, je voulais te dire que je le regrette et je te souhaite un très joyeux Noël.

Tag(s) : #poèmes de mes amis

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