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Quai des rimes

Mes poèmes, nouvelles, écrits divers

Quai des rimes

La tête ailleurs

C’est difficile d’avoir les pieds sur terre et la tête ailleurs, d’être à la fois ici ancrée dans la réalité d’aujourd’hui et avoir l’esprit qui vagabonde sur d’autres rivages.au goût d’hier ou de demain .

Quand je suis inoccupée et lascive ce que je déteste, J’ai bien souvent la tête ailleurs.

Je peux l’avoir aussi tout en étant occupée quand ce que je fais ne me plait pas vraiment. Par exemple, c’est le cas en ce moment même où je suis en train d’écrire pour le défi des croqueurs de mots sur un thème qui ne me motive pas vraiment l’ayant déjà traité plusieurs fois en poème et n’ayant pas de nouvelles idées, Je me suis mise à écrire sans savoir ce que j’allais vous dire et cela me bloque alors mon esprit voyage. Je dois ressembler à l’écolier distrait de Doisneau (photo ci-dessous)

La tête ailleurs

Je pense à d’autres défis d’écriture et notamment à celui « l’erreur positivée » de Ghislaine. Je me demande parmi les nombreuses erreurs que j’ai commises laquelle je vais choisir. Des fautes j’en ai commises quelques-unes et j’en ai positivé certaines. Même si ma tête continue à être ailleurs, j’ai conservé mon esprit autocritique et je n’ai pas attrapé le melon pour mettre à la place de ma tête perdue. Oui mes amis je divague, c’est de votre faute de Monsieur Magritte avec vos personnage qui n’ont plus de tête.

Magritte / Le pélerin

Magritte / Le pélerin

Elles sont ailleurs ! On ne sait où ? Bien souvent elles sont remplacées par des fruits et même dans un tableau par ce qui ressemble à à un gros melon sans sa peau ou à une lune rousse. C'est vrai que lorsque notre tête est ailleurs on dit que nous sommes dans la lune...?

Magritte - l'art de vivre

Magritte - l'art de vivre

Je reprends le cours de mon récit. Ma vie est belle quand je suis concentrée sur ce que je fais quand ma tête est ici avec moi. A ce moment-là mon esprit est en totale harmonie avec mon corps et est à son service pour l’aider à ressentir pleinement le moment présent.

Face à la nature quand j’admire par exemple un coucher de soleil sur l’océan. Je ne pense à rien d’autre qu’au plaisir de tous mes sens. J’en ai plein les yeux de la beauté, plein les narines du parfum iodé de l’océan, plein les oreilles du bruit des vagues s’échouant sur la plage, plein ma peau de la caresse du vent. Je jouis intensément de l’instant.

Ma tête n’est jamais ailleurs quand je suis avec des personnes que j’aime et que nous sommes en harmonie sur le plan intellectuel et affectif.

Quand je fais du sport de manière intensive. La tête dans le guidon de mon vélo de piscine, je ne m’imagine pas faisant un sprint en fin d’étape comme nous le suggère le coach pour nous motiver sinon mon esprit partirait en vagabondage sur les routes du Tour de France. Non ma seule pensée est d’aller le plus vite possible en me concentrant uniquement sur ma respiration et en l’adaptant à mon rythme. J’en sors épuisée mais j’ai vidé ma tête de toutes les préoccupations du moment ce qui me fait le plus grand bien. Elle peut alors partir vagabonder et rêver ailleurs.

Face à une photographie, un tableau, une sculpture que j’aime, je jouis intensément du plaisir visuel, de l’harmonie des formes, des couleurs. Dans un premier temps, je suis bien présente dans la salle d’exposition mon esprit ne vagabonde pas et aide mon corps à jouir intensément de l’harmonie des formes, des couleurs. Puis le moment de plaisir s’estompe, je reste face au tableau, je ne vois plus rien. « Les yeux sont aveugles lorsque l’esprit est ailleurs » disait le poète latin Publius Syrus. Ma tête s’est échappée du musée pour voyager dans le monde de l’artiste, rêver d’un ailleurs merveilleux ou parfois plus sombre.

Je suis une visuelle, ne me demandez pas si ma tête est ici ou ailleurs en entendant de la musique, ma tête est bien là, elle voudrait être ailleurs mais elle ne le peut tant la musique m’insupporte. Alors j’éteins la radio et j’écoute le silence pour me permettre de me concentrer sur ce que je fais ou de rêver.

Seul moment où mon corps et ma tête sont ailleurs mais ensemble, la nuit quand je rêve. Ma vie est à ce moment là est mise en pause, comme entre parenthèses, quelques heures seulement pour que nous puissions nous reposer. Est-ce que nos nuits ressembleront à nos vies après la mort ?

Pour conclure mes réflexions, je dirais que ce que je préfère c’est être ici maintenant. Je suis heureuse depuis que j’ai compris que le bonheur était dans l’instant et qu’il fallait vivre chacun intensément comme si c'était le dernier sans penser au passé, à son propre avenir ou celui du monde que l’on ne changera pas. C’est une vue égoïste je l’avoue mais les altruistes sont-ils vraiment heureux ?

Martine (Mai 2017) pour le défi 186 des croqueurs de mots animé par lénaïg (thème : la tête ailleurs)

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luciole 83 19/05/2017 19:56

Coucou Martine
On dit que l'appétit vient en mangeant... Ce serait plutôt l'inspiration qui vient en écrivant chez toi... et voilà un beau billet tout plein d'humour ! Bravo !
Bisous

écureuil bleu 17/05/2017 13:20

Bonjour Martine. Oui il faut profiter de l'instant présent. Je n'aime pas trop la musique moi non plus. Bisous

covix 16/05/2017 17:09

Bonjour,
Un beau texte sur un état qui est pas désagréable que cela.
Un état d'esprit qui m'habite, je suis souvent ailleurs, même dans le temps présent, je m'évade...
Bonne soirée
Bises

kprice 16/05/2017 16:52

Je me retrouve dans beaucoup de points de ton analyse. Et sur le fait de s'évader pendant que l'on fait une tâche qui n'affole pas nos neurones, finalement ça permet de faire passer le moment avec presque du plaisir, tant il laisse la place à la rêverie ou à la réflexion avec soi-même.
Là où nos avis divergent, c'est sur la musique. Pour moi elle m'est presque indispensable. Je dirais qu'elle fait partie des meubles. Elle me rassure. Mais je reconnais que souvent je l'entends sans l'écouter ... mais dès que je l'écoute elle est une source d'évasion inouïe pour moi.
Sinon Magritte j'adore, il faut que j'aille voir le musée qui lui est dédié à Bruxelles ... dommage, par deux fois déjà j'ai trouvé porte close !
Bisous ... et Bravo pour cet article très intéressant.

Jeanne Fadosi 16/05/2017 12:15

Ce n'est pas incompatible et du reste sait-on rendre les autres plus heureux quand on n'est pas bien soi même ? bises et belle journée

ZAZA 16/05/2017 09:42

Profiter de l'instant présent Martine ... Tout le monde à besoin de sa tête pour s'en imprégner ! Tu te qualifies de visuelle et pourtant tu restes sensible à la musique des mots, aux impressions qu'ils dégagent.
A mon avis ce côté visuel que tu t'attribues est beaucoup plus large. Bravo pour ce défi. Bises et bon mardi

LADY MARIANNE 16/05/2017 09:40

un défi bien relevé pour quelqu'un qui n'avait pas trop d'inspiration-
une affaire rondement menée-
bon mardi-

Quichottine 16/05/2017 09:24

Je ne crois pas que cette vue soit égoïste. Il arrive un moment où il faut profiter de l'instant.
En tout cas, j'ai adoré la façon dont tu as répondu au défi.
Bisous et douce journée.

jazzy57 15/05/2017 19:07

Bravo une excellente façon de se laisser prendre par le défi même si au départ il ne t'inspire pas .
Comme tu le dis on peut avoir la tête ailleurs quand on remplit une tache qui ne plait pas et heureusement .
Contrairement à toi la musique peut facilement me mettre la tête ailleurs .
Bonne soirée
Bisous

Gabray 31 15/05/2017 18:15

C'est superbe! J'aime beaucoup cet article !
Bonne semaine ... Cordiales amitiés & à +

colettedc 15/05/2017 17:37

Comme c'est bon, Martine ! J'♥ beaucoup, beaucoup ta participation !!! Bravo et bonne soirée ! Bisous♥

Durgalola 15/05/2017 15:22

tu es très fidèle pour réaliser le défi alors qu'il te "gonfle". Je n'ai pas la même capacité.
Ton texte me fait sourire car à l'inverse du mien, où j'ai laissé ma tête prendre sa liberté.
En un mot, je dis bravo.
Bises et merci
Et altruiste, bien sûr que tu l'es chère Martine. Comme on le dit dans la sagesse populaire (charité bien ordonnée commence par soi-même)

Martine 85 15/05/2017 17:49

Je ne suis pas du tout altruiste, plutôt égoiste par réaction. Ma mère était une vraie altruiste et j'en ai souffert car elle s'oubliait comme elle oubliait ses enfants car ils faisaient partie d'elle même. Il fallait qu'on donne tout aux autres. J'ai pris le contre pied.

Eglantine 15/05/2017 15:11

il y a des gens que le manque d'inspiration ...inspire :-) bravo pour ta cueillette et qu'est ce que ça serait si tu n'avais pas la tête ailleurs !

scoobydu41 15/05/2017 13:06

Pas de panique, je pense que nous sommes beaucoup comme toi et le côté positif c'est que cela donne un texte très intéressant

Nell 15/05/2017 11:09

Eh! bien, mais quel beau récit!!! Et tu ne sais pas ? Je te ressemble puisque je ressens les mêmes choses et m'arrête aux mêmes instants qui peuvent me bouleverser. Je te souhaite une belle journée. Gros bisous.

mansfield 15/05/2017 10:58

La vie et les épreuves t'ont rendue philosophe, c'est à dire accès sur l'essentiel et n'est ce pas ce qui compte!

Josette 15/05/2017 10:12

heureusement que ce défi ne t'inspire pas... ,-)))
quelle dissertation Martine !
bonne journée

Lenaïg 15/05/2017 09:41

Bonjour Martine, riche billet d'humeur, bravo et merci d'avoir participé, même peu inspirée ! Comme on peut le constater, l'inspiration vient en écrivant, pas de doute chez toi ! Gros bisous.

jill bill 15/05/2017 07:15

Rien ne sert d'avoir la tête dans le passé ni même dans le futur, se faire de la bile, non l'instant présent doit offrir sa part belle dans cette vie si courte, même si on peut tjs avoir un peu la tête ailleurs ;-) bises