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Quai des rimes

Mes poèmes, nouvelles, écrits divers

Quai des rimes

Je me souviens de mes jeunes années

Mon amie Andrée nous demande pour ce 200ème défi des croqueurs de mots d'écrire un texte qui débutera par "je me souviens" . J'avais écrit en août 2011 un texte sur le même thème pour la communauté prête moi ta plume sur mes souvenirs d'enfance avec une comparaison avec aujourd'hui car je vis essentiellement dans le présent et essaye de ne pas penser au passé et encore moins à l'avenir.

J'ai repris ce texte en le remaniant car en 7 ans mon "aujourd'hui" a quelque peu changé. Je travaillais à l'époque, aujourd'hui je suis à la retraite en Vendée et j'ai beaucoup changé. Ma vision de la vie est bien différente. 

JE ME SOUVIENS DE MES JEUNES ANNEES

Je me souviens de la minuscule loge de concierge de ma grand-mère dans une pièce unique qui sentait les zestes d’orange qui  séchaient sur le dessus de la cuisinière à charbon qui nous chauffait. Dans cette pièce, unique, nous dormions, mangions,  nous lavions à l’eau froide dans l’évier. Aujourd’hui mes deux maisons sont grandes, elles ne sentent rien et dans chacune d’elle,  j’ai une salle d’eau et une salle de bain.   je n’utilise que la salle d’eau car je prends une douche froide chaque matin qui me réveille et me dynamise.

Je me souviens du parfum frais et tenace  d’eau de Cologne avec laquelle ma grand-mère me frictionnait avec amour et dont elle s’aspergeait. Aujourd’hui je porte « air du temps » de Nina Ricci, c’est plus sophistiqué mais cela ne vaudra jamais l’odeur de l’eau de Cologne de mon enfance.

Je me souviens de mes jeunes années

Je me souviens de mon papi, même s'il nous a quitté bien vite. Il m'emmenait avec Mamie au Parc Montsouris ou au Jardin des Plantes et allait me chercher de l'eau pour mes pâtés dans le bac à sable. Aujourd'hui avec mon Jeff, j'emmène nos petites filles se promener dans les parcs publics en pensant à eux.

Je me souviens de mes jeunes années

Je me souviens des grands yeux bleus toujours souriants de la marchande de couleurs parisienne et de sa boutique au parfum entêtant de lessive,  aux ustensiles en tous genres suspendus au plafond ou jonchant le sol dans un joyeux bazar coloré.  Aujourd’hui je me promène dans les allées des hyper marchés aseptisés, aux linéaires et têtes de gondole parfaitement rangés et je ne prends  plus le temps de regarder les yeux des caissières.

Je me souviens de l’odeur du pain chaud de la boulangerie où je déposais quelques sous sur le comptoir en demandant timidement « un petit fendu bien cuit s’il-vous-plait madame ».  Aujourd’hui je demande une baguette pas trop cuite sans rajouter s’il-vous-plait (car bien sûr cela plait à la boulangère de vendre, elle en vit), mais je dis encore merci

Je me souviens de la crémerie ou nous achetions des yaourts en pot de verre et où nous ramenions ces pots. Aujourd’hui je jette mes pots de yaourt, je jette tout sans prendre souvent le temps de trier.

Je me souviens de ma première poupée Bella que ma grand-mère m’avait offerte quand j’ai eu la rougeole. Je l’avais surnommé Laurence…. Aujourd’hui je n’ai plus cette poupée, ma mère l’a donnée sans m’en avertir quand j’ai eu 14 ans (j’étais trop grande pour jouer à la poupée) mais j’ai une fille  qui a 42 aujourd'hui (je me souviens de sa naissance et celle de mon fils  les plus beaux jours de ma vie) et trois charmantes poupées à couvrir de bisous. J’aime peigner leurs cheveux longs et bouclés.

Je me souviens de la Samaritaine et son plancher de bois qui craquait sous nos pas, j’aimais regarder et toucher les vêtements et ma mamie m’achetait de jolies robes  payées avec les bons de la semeuse… Aujourd’hui mes doigts effleurent l’écran de mon smartphone plus que le tissu et j’achète plus sur internet que dans des magasins.

Je me souviens des timbales aux fruits de mer succulentes de ma grand-mère. Je ne l’aidais pas, je n’aimais pas faire la cuisine à l’époque… Aujourd’hui la cuisine et la pâtisserie sont des passions et je regrette de ne pas avoir demandé ses recettes à ma grand-mère…. 

Je me souviens du petit cinéma parisien de la rue Boyer baret à Paris où j’ai tant pleuré en silence à côté de ma grand-mère en regardant Mayerling ou autant en emporte le vent.  Aujourd’hui je ne vais presque plus au cinéma, je ne supporte pas d’être enfermée dans une salle obscure sans la présence rassurante de ma mamie et l’odeur de popcorn m’écœure.  

Je me souviens des romans de Dehli, ou je rêvais que, petite fille pauvre, plus tard j’épouserai un beau jeune-homme riche ou un prince avec qui je serai très heureuse.  Aujourd’hui, je l’ai trouvé mon prince, il est charmant et très riche intérieurement. Nous fêterons en juin prochain nos 45 ans de mariage.

Mon mariage un jour inoubliable

Mon mariage un jour inoubliable

Je me souviens de Carmen et la Hurlette  dans l’émission radio « sur le banc » de Raymond Souplex et Jeanne Surza… Je ne comprenais pas tout mais j’aimais voir ma grand-mère et mon grand-père rire des réparties de ce couple de clochards philosophes…. Aujourd’hui, j’y pense parfois encore en écoutant les sketches « radio bistrot » d’Anne Roumanov.

Je me souviens du journal France Soir que ma mamie achetait tous les jours, je me précipitais pour voir le feuilleton BD « Chéri Bibi » .  Je l’aimais bien ce bagnard antihéros malchanceux mais si sympathique … Aujourd’hui je ne lis plus le journal, je regarde les actualités à la télévision… Je n’aime plus lire  de BD mais j’aime beaucoup les dessins de presse.    

Je me souviens  des jolies croix d’honneur ou de mérite blanches cerclées de métal jaune avec des rubans écossais de l’école Sainte-Elisabeth  que je portais fièrement sur mon tablier noir au col Claudine blanc. Je faisais tout pour l’avoir et quand je ne l’avais pas  j’étais très triste.  Aujourd’hui, j’ai toujours l’esprit de compétition.  Je ne  me bats plus contre les autres mais contre moi-même pour toujours dépasser mes propres records sportifs (nombre de pas journaliers, de calories brûlées, de temps et vitesse de course). C’est stupide mais je n’y peux rien c’est addictif, il faut toujours que j'ai un combat à mener

Je suis la 3ème en haut en partant de la gauche (cliquez sur la photo pour la voir en grand)

Je suis la 3ème en haut en partant de la gauche (cliquez sur la photo pour la voir en grand)

Je me souviens des vacances à La Rochelle chez ma grand-tante et ce jour de juillet 1958 où la terre a tremblé. J'avais cinq ans, le plancher vibrait sous mes pieds, la vaisselle dans l'immense armoire en bois vernis tremblait, les verres s'entrechoquaient... Ce fut très court. J'ai eu très peur mais aujourd'hui je m'en souviens encore et je ne supporte pas le bruit des verres qui s'entrechoquent quand je les range dans le lave-vaisselle ou le placard.  

Je me souviens de la naissance de ma petite sœur. J’avais six ans, je vivais chez ma grand-mère  et cet évènement familial a fait que j’ai dû revenir vivre chez mes parents. J’étais triste mais je n’en voulais pas à ce beau bébé joufflu que j’aimais et qui a failli mourir de la coqueluche quelques semaines après sa naissance. Aujourd’hui j’aime toujours autant ma petite sœur, je reste en contact avec elle sur Facebook mais nous ne nous voyons pas souvent. Nos vies très différentes nous ont éloignées.  

Je me souviens de mes jeunes années

Je me souviens aussi des tours de cours  avec le bonnet d’âne sur la tête à l’école publique où je suis allée quand je suis revenue vivre chez mes parents.  On m’en voulait d’avoir été à l’école privée auparavant et la honte et la rage  contre « ces institutrices  communistes de l’école publique » comme disait mon père m’envahissaient. Cela a valu mon renvoi de cette école et mon retour dans une institution privée.  Aujourd’hui je n’ai plus honte quand on m’humilie et j'ai longtemps luté avec beaucoup de combativité contre toutes les injustices.

Je me souviens de la petite fille solitaire que j’étais qui ne se mêlait pas aux autres et qui les observait adossée au tronc du platane de la cour de récréation.  Aujourd’hui j’ai 232 amis sur Facebook dont certains que je ne connais même pas, mais combien de vrais amis ?

Je me souviens de ma mère, sortant d'un grand chou qu'elle avait ramené du marché, un petit baigneur en plastique et me disant "tu vois les garçons naissent dans les choux ». Je n'ai plus voulu manger de chou.  Aujourd’hui Je n'en mange plus. En y réfléchissant je crois que si j'en avais mangé quand j'étais petite,  j'aurais eu l'impression d'être responsable de la mort de mon frère ainé pendant que ma mère accouchait. Déjà, qu’à l’époque, je me sentais responsable d'exister à sa place.

Je me souviens du marché au timbre en bas des champs Elysées où mon père m’emmenait.  J’aimais surtout les timbres avec des fleurs et des animaux. Aujourd’hui je ne m’intéresse plus aux timbres, j’aime les gens un peu « timbrés » sortant de l'ordinaire et j’ai une belle collection de cartes postales anciennes  

Je me souviens des autobus parisiens… Je m’installais sur la plateforme arrière et regardait les passants, les voitures. Mon grand plaisir : passer sur le pont neuf et dominer la Seine …. Aujourd’hui quand je suis en Ile de France,  je traverse Paris dans le RER ou le métro sous terre et sous la Seine.  J’étouffe dans la grande ville.  

Je me souviens que lorsque, adolescente, on me demandait quel métier je voulais faire plus tard, je répondais : je veux être sage-femme. Aujourd’hui je ne suis pas sage-femme, mes parents n’ont pas voulu, mais je pense être devenue une femme sage qui a parfois heureusement quelques moments de folie.

Je me souviens de mes premiers flirts dans le bois de Saint Cucufa à Rueil-Malmaison avec Marie Christine une copine de mon école et ses copains.   Un dimanche après-midi nous avions  malencontreusement croisé le professeur d’anglais de mon école privée.  Le lendemain elle nous avait placées près du radiateur en fond de classe en nous disant  d'un air narquois, sous le regard hilare des copines,  "j'ai vu hier que vous aimiez la chaleur". Aujourd'hui j'ai toujours trop chaud... 

Je me souviens de l’idéal anti-communiste de mon père qui l’avait poussé à s’engager dans la guerre d’Indochine et d’en revenir meurtri à vie, de son admiration pour de Gaulle, de ses larmes, le jour de la mort du Général, de ses joutes verbales avec ma grand-mère qui avait voté Le Canuet.  Aujourd’hui j’ai beaucoup de mal à me situer politiquement, je suis centriste comme ma grand-mère. Néanmoins les idées de mon père (même si je n’y adhérais pas) sont restées ancrées en moi car j’adorais mon papa qui me le rendait bien peut être pour compenser le manque d’intérêt de ma maman pour la petite fille que j’étais qui n’avait comme seul tort de ne pas être un garçon.
 

Avec maman et mamie. Cet photo montre plus que des mots mes rapports avec ma mère

Avec maman et mamie. Cet photo montre plus que des mots mes rapports avec ma mère

Papa et moi

Papa et moi

Je me souviens avoir écouté pendant des heures les compagnons de la chanson chanter la chanson "Elle va mourir la mama" (Paroles: Robert Gall. Musique: Charles Aznavour)

Chanson qui se termine par :

Y'a tant d'amour, de souvenirs
Autour de toi, toi la mamma
Y'a tant de larmes et de sourires
A travers toi, toi la mamma
Que jamais, jamais, jamais
Tu nous quitteras …

Ce qui me fait une belle conclusion à cette évocation de mes jeunes années car "c'est en s'éloignant de sa source qu'un fleuve lui reste fidèle"

Mamie, je ne me retourne plus sur mon passé mais tu es mon présent, tu m'as jamais quittée, je pense à toi chaque jour et tout ce que je fais je le fais pour que tu sois fière de moi, toi qui me disait souvent "on fera quelque chose de toi si les petits cochons ne te mangent pas".

Martine / Février 2018

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dimdamdom59 26/02/2018 00:39

Waouh, je pourrais dire que c'est long mais qu'est-ce que j'ai adoré, j'aurais pu continuer des heures à te lire. J'aime beaucoup la comparaison entre avant et après. Nous avons quelques points communs , notre enfance loin de nos parents et le fait que nous avions comme seul tort de ne pas avoir été un garçon ;)
Je profite d'être ici pour te souhaiter un Joyeux Anniversaire avec un peu de retard. Ben oui je suis une de tes 232 amies sur fb hihi.
Bisous Martine et bravo pour le chemin parcouru.
Domi.
A demain, j'attends de savoir si c'est Luciole qui prend la barre.

Marie de Cabardouche 22/02/2018 18:02

Une belle et objective analyse de l'avant et de l'après, le tout avec une sincérité qui fait monter l'émotion du lecteur. Merci Martine, vous avez charmé les Cabardouche.

écureuil bleu 21/02/2018 14:40

Bonjour Martine. Je me suis retrouvée un peu dans le récit de tes souvenirs. Moi par contre j'étais beaucoup plus proche de ma mère que de mon père. Bisous

fanfan 20/02/2018 16:48

L'histoire de ton enfance , avec tous ces souvenirs, bons et certains un peu moins , c'est émouvant . J'aime bien ces vieilles photos; effectivement, ta maman semble très distante . Les grands-mères compensaient souvent , heureusement. Bise

marine D 20/02/2018 15:46

Ce sont de bien beaux souvenirs très touchants Martine, on aimerait en offrir ainsi de si affectueux et qui resteraient dans le coeur de nos petits !
J'aime à me souvenir de ma grand mère qui n'avait pas eu la vie facile et bien sûr de mes parents qui nous ont tant donné et qui me manquent toujours autant !
Bisous

Mo 20/02/2018 15:31

Bonjour Martine,
J'ai 8 ans de plus que toi, mais tes souvenirs m'évoquent mon passé ,également.
Ta description est infiniment touchante, merci d'avoir partagé tes souvenirs.
Mo

Josette 20/02/2018 14:20

Voilà beaucoup de souvenirs qui s'entrecroisent et tissent ta vie de maintenant...
Certains chez toi aussi me parlent comme le 80 , bus à plateforme qui se terminait près de chez moi !
bonne journée Martine
bises

colettedc 20/02/2018 05:51

Excellente participation, Martine ! Mille bravos ! Que de souvenirs et de magnifiques photos ! Bien raconté en tout : beau et très émouvant ! Bon mardi ! Bisous♥

luciole 83 19/02/2018 23:11

Que c'est beau et émouvant, ma chère Martine ! Un vrai régal !!! Je l'ai lu lentement, en dégustant chaque mot, chaque image....
Merci pour ce partage et bisous tout émus car moi aussi j'ai été élevée par ma grand mère jusqu'à la naissance de ma soeur.... et il m'a fallu tout comme toi déménager chez mes parents.... Dur, dur !!!

Eglantine lilas 19/02/2018 20:14

J'ai adoré ce passé et ce présent ! Il est bien vrai qu'avec les années notre présent change, notre regard sur les choses évolue et c'est bien ainsi.
bisous

Evy 19/02/2018 18:24

Que de souvenirs trop beau ce partage passe une bonne soirée bisous

Gabray 31 19/02/2018 17:50

Ce texte sur les souvenirs de la tendre enfance est magnifique : j'ai adoré ton agréable récit !
Je te souhaite de passer une très bonne semaine. Cordiales amitiés & à +

Marie Minoza 19/02/2018 17:32

Tant d'émotions, en te lisant j'ai les larmes aux yeux!...
Un sourire quand même à propos des romans de Delhi:
"Je me souviens des romans de Dehli, ou je rêvais que, petite fille pauvre, plus tard j’épouserai un beau jeune-homme riche ou un prince avec qui je serai très heureuse. "
je les lisais en cachette, je savais où maman les rangeait!

Fanfan FL 19/02/2018 16:49

Coucou Martine.. je viens de lire ton histoire, tes souvenirs.. je suis très émue...et je te remercie, parce que c'est beau, oui, c'est émouvant, et parce que ça fait remonter mes propres souvenirs... Étrangement aujourd'hui j'ai posté un poème écrit il y a quelques années dédié à ma grand-mère que j'adorais... Belle fin de journée. Bisous

kprice 19/02/2018 16:22

Tu m'as beaucoup émue avec ton récit et tes souvenirs ... j'avais envie que ça continue encore un peu.
J'aime bien ta manière de nous raconter AVANT/MAINTENANT, tes souvenirs ont l'odeur d'orange qui sèche ...
Merci pour avoir ouvert le grand livre de ta vie et de nous en avoir dévoilé quelques passages ... j'ai adoré !
Bisous Martine ... Bravo !

manou 19/02/2018 16:07

Merci beaucoup Martine de ta confiance...je suis très touchée que tu te livres ainsi avec ces quelques mots d'introduction "je me souviens". Moi aussi je pense tous les jours à mes grands-mère que j'ai eu la chance de connaître et mon enfance avec ses joies et ses tourments est présente en moi. Nous sommes ce que nous sommes aujourd'hui parce que la vie est passée par là. C'est tout il faut l'accepter même si nous avons vécu des moments difficiles il y a eu aussi de bons moments. Bisous

Renée 19/02/2018 15:21

Des souvenirs poignants un très bel article Martine courageux aussi de livrer autant..Bravo. Bisousssss

covix 19/02/2018 14:53

Bonjour,
De beaux souvenirs, émouvants, passent dans ces lignes.
Des souvenirs qui sont en rebonds dans mon passé et que ces photos sont belles et précieuses.
Bonne journée
Bises

Durgalola 19/02/2018 14:15

C'est un récit émouvant qui me rappelle aussi mon enfance. Les delly... Ton mari fait très jeune. Mon beau frère aussi était très jeune a son mariage. J'avais lu ton article précédemment et le relis avec émotion.
J'ai connu mon mari en 1981.
Belles photos.
Et pour les amis de fb ... Je n'y suis pas. Comme partout des fidèles et d'autres pas du tout.
Merci pour ta participation.
Bises

Durgalola 19/02/2018 14:15

C'est un récit émouvant qui me rappelle aussi mon enfance. Les delly... Ton mari fait très jeune. Mon beau frère aussi était très jeune a son mariage. J'avais lu ton article précédemment et le relis avec émotion.
J'ai connu mon mari en 1981.
Belles photos.
Et pour les amis de fb ... Je n'y suis pas. Comme partout des fidèles et d'autres pas du tout.
Merci pour ta participation.
Bises

Lenaïg 19/02/2018 13:36

Lu avec grand intérêt, émotion aussi, Martine, ton récit que je connaissais déjà mais qui a été enrichi de photos et autres détails. Merci beaucoup, gros bisous.

Louis-Paul 19/02/2018 12:45

Tes tranches de vies sont émouvantes...et me ramène à mes propres "je me souviens"...et à des souvenirs (mots et photos) qui ressemblent pour certains aux miens. Merci et bises Martine

LADY MARIANNE 19/02/2018 10:53

une participation pleine d'amour et d'émotion-
une époque inoubliable de ton enfance-- puis tout au long de ta vie-
merci de ta confiance pour lever le voile sur ton intimité -
bisous et belle journée-

Jeanne Fadosi 19/02/2018 10:23

Je me souviens de l'essentiel de ton texte qui m'avait beaucoup ému. Je ne sais ce que tu en as modifié car évidemment je ne me rappelle pas de sa totalité. Par contre j'ai envie de te dire que tu as eu la chance en école privée d'avoir des instits à l'écoute ce qui n'était pas le cas général et à l'école publique de tomber sur des instits pas pédagogues et peut-être sadiques, ce qui n'a rien à voir avec les opinions politiques.
Et puis je suis sûre que tes maisons dégagent des bonnes odeurs par exemple de cuisine ou de confitures ou de gâteaux ...
Et enfin, il y a des cinémas dont un pas loin de chez toi, où on ne vend pas de pop corns et passées les bandes annonces des films à venir, il n'y a pas de pub ... bises et belle journée

Martine MARTIN 19/02/2018 13:08

Jeanbe je comprends ton com maiq sache que certaines instit du prive étaient pire avec moi que celles du public car je n'étais pas acceptée non plus à l'école privée car j'étais une petite fille pauvre au milieu des petites bourgeoises. On m'avait accepté comme on me le disait au nom de la charité chrétienne car mon père ne payait pas la scolarité. On m'accusait des vols, on se méfiait de moi j'avais ete virée de l'école publique. Quand je disais que j'avais eu un microscope à Noël on me traitait de menteuse devant les autres car cce n'était pas possible mes parents étaient pauvres ! J 'ai été humiliée en permanence.

Quichottine 19/02/2018 10:03

Les petits cochons ne t'ont pas mangée, mais que de souvenirs qui en font venir d'autres à ma mémoire.
Nous partageons beaucoup sans le savoir.
Rueil... le grand landau, la mama... tant d'autres !
Je n'ai pas connu ma grand-mère, mais j'ai eu la chance d'avoir une merveilleuse maman, même si peu de temps.
Merci pour ce très beau partage, Martine.
Bisous et douce journée.

Loïc Roussain 19/02/2018 09:00

Merci beaucoup pour ce beau texte, illustré d'une manière touchante, émouvante même.
ici, tous les ses sont sollicités.

Azalaïs 19/02/2018 08:40

C'est un texte magnifique Martine, bien plus beau que celui de Pérec car il y a l'émotion. Tout comme toi, je trouve que cela ne sert à rien de ruminer en boucle encore et encore toujours les mêmes vieilles histoires, seulement à se faire du mal ou à se faire plaindre, je ne sais pas trop. Nous avons tous eu notre sac de misères plus ou moins lourds sans doute mais je préfère le laisser sur le bord de la route. Celle qui reste à vivre n'est pas si longue alors pourquoi vouloir à tout prix s'encombrer de ce fardeau. A la maison de retraite où est ma mère il y a une dame qui passe son temps à ressasser tous ses malheurs et les autres résidents en ont par dessus la tête d'entendre en continu toujours les mêmes jérémiades. Encore une fois bravo pour ce billet, ma grand -mère me manque aussi énormément mais j'ai retrouvé ma mère maintenant qu'elle est redevenue enfant.

jazzy57 19/02/2018 08:39

Merci pour ce billet tres émouvant de tes souvenirs d'enfance , un merveilleux lien avec ta mamie .
Bon lundi
Bisous

arielle 19/02/2018 08:04

de merveilleux souvenirs et une évolution très marquée vers notre époque. A conserver absolument pour tes enfants et petites filles.
bises
arielle

ZAZA 19/02/2018 08:02

De merveilleux souvenirs Martine et un attachement presque maternel à la mamie. Merci de nous avoir dévoilé un pan de ta prime enfance.
Bises et bon début de semaine

lyly 19/02/2018 07:42

vraiment trop beau tes souvenirs, on sent a travers tes mots l'amour que tu portais à ta mamie, la photo d'école même si tu n'avais pas précisé l'endroit je t'aurai reconnu car tu vois Martine tu n'as pas change
bises amicales
lyly

.♥*¨*•.¸¸❤✿¸.¤*¨¨*¤.¸¸ 19/02/2018 07:30

♥ 20/20 ♥