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Aujourd'hui un poème de Liedich qui me rappelle une galère que je connais bien


Vous avez dit transport,

 

Le serpent de métal nous vide les banlieues,

Est et Nord, Sud et Ouest tel botte de 7 lieues,

Il entasse et compresse le pâle pèlerin,

Qui chaque jour que Dieu fait se rend à son turbin.

 

Surchauffé en été, puis glacé en hiver,

Il recueille sur les quais au décor couleur fer,

Des hordes qui se pressent sur ses fauteuils tagés,


Pour finir courte nuit, où ses yeux maquiller…

 

Et c’est onze mois par an que la SNCF,

Leur offre le retard dans l’odorante nef,

Où ils prient à ce jour où tout s’arrêtera,

Où lâchant la banlieue…on en reparlera.

 

Chaque matin, chaque soir, recommence la cohue,

On se colle en râlant contre quidam qui sue,

Et l’on pense aux vacances, aux plages de sable fin…

Mais avant faut courrir , on va rater le train…

 

Le serpent de métal et les quais couleur fer !!!

Souvenir personnel, ligne D RER.

 

Liedich           14 juin 2008

Tag(s) : #poèmes de mes amis

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