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Quai des rimes

Mes poèmes, nouvelles, écrits divers

Quai des rimes

Confluence

Depuis des semaines, une idée fixe la harcèle nuit et jour. Elle se lève en ce vendredi matin en sachant qu’aujourd’hui est un autre jour : elle va enfin passer à l’acte.
Ne pas se laisser envahir par les obsessions

Agir

 

Elle avale son thé et son jus d’orange en vitesse, grignote quelques céréales. Elle chausse ses mocassins, enfile sa marinière bleue au col rayé de blanc. Elle embrasse son Paul hâtivement. Elle a le temps de remarquer qu’il semble perturbé. Peut être a-t-il une mauvaise intuition. Non il ne peut deviner qu’il ne la verra plus.

Ne pas s’apitoyer,

Se dégager de l’affectif comme n’arrête pas de lui répéter le type coincé qui lui sert de patron

 

Ce matin elle se rend à pieds au travail, il fait beau et elle n’a plus besoin de voiture.

Elle arrive tôt au bureau. Elle met en route son PC portable et ouvre sa messagerie comme chaque matin par habitude mais ne lit pas ses mails, c’est désormais inutile. A la place, elle écoute.  Elle aime être la première arrivée pour goûter au calme des bureaux vides.

Ne pas stresser pour débuter la journée

 Réfléchir, prendre du recul

 

Ses collègues arrivent un à un et quand ils sont tous fidèles au poste, elle les accompagne dans la pièce où trône la machine à café, élément indispensable à la vie de bureau. Ce moment est privilégié, c’est le moment d’échanger les banalités quotidiennes, de commenter l’actualité avec un brin d’humour populiste, voir même une tige, un tronc. Elle est la plus âgée, la vieille comme l’appelle son directeur « le vieux » qui n’aime que les jeunes consultantes ou secrétaires affriolantes.

Ses collègues racontent les péripéties de leur progéniture en pleine crise d’adolescence, c’est à celui ou celle qui racontera l’anecdote la plus saisissante. Si elle voulait, elle pourrait participer et gagnerait certainement la compétition car son fils à elle est en pleine crise d’adolescence aussi mais il la fait avec quinze ans de retard  et avec toute la violence d’un adulte ! Elle les écoute, elle se tait, elle a trop honte du  rejet agressif de son fils tant aimé pour pouvoir lui dire et lui montrer. Elle n’y peut rien, c’est ainsi.

Ne pas culpabiliser, ne rien regretter,

Fuir comme son fils

 

Après ce café avalé, chacun reprend son activité de consultant en « outplacement » habituelle.

Elle reçoit un salarié qui vient de signer un CDI après qu’elle l’ait chaleureusement recommandé au dirigeant qu’elle connait bien d’une petite entreprise. Il lui a apporté des chocolats. Elle le remercie, s’efforce d’être conviviale mais son esprit est ailleurs. Ce sera son dernier succès professionnel, son dernier entretien de conseil en recherche d’emploi.

La matinée lui parait interminable

 

A midi, elle ferme son PC, range ses affaires comme chaque midi. Sa collègue souhaite déjeuner avec elle, elle lui répond qu’elle ne peut pas aujourd’hui.  Elle ouvre son sac, sort sa carte bleue et la coupe en mille morceaux qu’elle jette dans la corbeille. Elle laisse sur le bureau son portable professionnel. . Si elle avait un téléphone mobile personnel elle le jetterait aussi mais elle n’en a pas, elle n’a jamais aimé le téléphone.

Ne laisser aucune trace, se volatiliser

 

Elle jette un dernier regard à son bureau qu’elle occupe depuis sept ans puis se dirige vers la sortie. Heureusement elle ne croise personne.

Ne pas regarder en arrière, ne pas s’attacher

Quitter cette vie monotone

 

Avant elle veut voir l’Oise  une dernière fois. Elle se dirige vers le pont qu’elle emprunte à pieds. Elle descend sur l’ancien chemin de halage. Elle s’assoit sur un banc, mange une pomme qu’elle sort de son sac à main. contemple le large ruban argenté qui court vers une autre vie, celle du fleuve qu’il va rejoindre au confluent tout proche.

Ne plus penser à rien

Confluer, changer de route

 

Pour le moment, se lever, marcher, beaucoup marcher, se laver l’esprit

 

Un homme l’attend à 15 heures devant la gare de Conflans fin d’Oise.. Fin d’oise, Fin de vie…. départ vers la mer, vers l’inconnu…

 

confluent.jpg

 

Elle presse le pas et arrive dans le parking de la gare de Conflans, Comme toujours il est en avance. Son prince est là. Tout va bien, il ne l’attend pas dans un carrosse mais tout simplement dans sa citrouille verte, une Twingo neuve…. Il descend, lui ouvre la portière avec classe, elle s’assied sur le siège en cuir, signe de luxe qui contraste avec l’apparente sobriété du véhicule. Sa voiture est à son image : fierté dans la modestie. Il reprend sa place au volant. Il la regarde, ils se regardent intensément. Le désir comme un aimant les pousse à se rejoindre dans une très longue étreinte. Ils s’embrassent longuement avec fougue. Ils ont du mal à revenir à la réalité. Au bout de très longues minutes qui ont passé très vite, il démarre. Ils se dirigent vers la mer. Elle aime l’observer quand il conduit. Concentré sur la route, il semble rêveur. A quoi pense-t-il ? S’il savait que sa vie d’avant est terminée, qu’elle va confluer avec la sienne et prendre dès aujourd’hui une autre route.

Ne pas lui faire part de sa décision, agir, le surprendre…

La route défile dans les champs…  il est silencieux, il ne parle pas. De temps en temps il lui jette un regard plein de désir, lui caresse le genou avec douceur. Elle lui rend ses caresses. Il continue à conduire imperturbable.

Des éoliennes dans un champ brassent du vent

Brasser du vent ce qu’elle a fait jusqu’à présent, arrête de brasser du vent pour embrasser la vie…. une autre vie…..

Soudain à l’horizon, derrière les falaises de craie, la mer se confond avec le ciel….. La route se met à descendre en tournant pour venir mourir en bord de plage.

Il se gare sur le parking. Ils sortent. L’air iodé et le vent frais les sort de la torpeur du voyage qui les avait mis dans un état second. Et là, face à la Manche, ils s’étreignent et s’embrassent.

Ils sont seuls en cette fin d’après midi, seuls face à la mer, seuls au monde. Plus rien d’autre n’a d’importance.

Ils descendent sur le sable jusqu’à la mer qui prend une teinte dorée au couchant. Elle retire ses mocassins et marche dans l’eau qui est très froide. Il la regarde mais ne la suit pas. Ils remontent vers la promenade du bord de plage. Elle remet ses chaussures. Ils se dirigent vers l’hôtel qu’elle a choisi. La chambre que la patronne lui montre est petite mais elle donne sur la mer. Il ferme les volets pour cacher cet amour interdit qu’on ne saurait voir alors qu’elle a envie de l’exposer au grand jour sans culpabilité. Ils sont si différents, Est-ce raisonnable ?

Ne pas raisonner, ne pas douter,

se laisser porter par ses instincts.

Ils font l’amour avec fougue comme si c’était la dernière fois et qu’ils devaient en garder le souvenir tout le reste de leur vie.

Ils prennent ensuite un bain ensemble dans l’étroite baignoire. Elle n’aime pas comme lui se prélasser dans une baignoire mais préfère les douches. Aujourd’hui c’est différent, elle apprécie ce moment d’intimité et de tendresse en sa compagnie. Ils s’essuient mutuellement frissonnant de  désir toujours présent et s’habillent. Ils sortent de l’hôtel et vont dîner au restaurant qu’il a réservé. Tout est planifié chez lui. Il angoisse s’il ne maîtrise pas. Même si elle a horreur de prévoir à l’avance, elle s’en amuse, le taquine, lui demande s’il a prévu ce qu’ils allaient manger également. Le serveur leur apporte un cocktail maison. Il cherche à savoir ce qu’il contient, elle s’en moque, il est délicieux c’est le principal. Il insiste, dit qu’il va demander au serveur. C’est un philtre d’amour et on ne demande pas la composition d’une potion magique lui répond-t-elle. Il rit et renonce à savoir. Ils ont pris ensuite un immense plateau de fruits de mer qu’ils savourent lentement tout en échangeant des souvenirs personnels du temps où ils ne se connaissaient pas. Ils ont trop mangé, n’ont plus faim et ne prennent pas de dessert.

Il veut payer mais elle insiste pour le faire car il a payé l’hôtel. Elle ouvre son sac à main et sort discrètement d’une grande enveloppe en kraft des billets pour payer l’addition.  Il ne s’étonne pas car lorsqu’ils sont ensemble elle paye toujours en liquide pour ne pas laisser de trace de leur liaison. Ils ressortent.

 

Ils rentrent à l’hôtel et se couchent et font de nouveau l’amour pour évacuer ce trop plein de désir qui ne les a pas quittés.  Epuisés ils s’endorment enlacés.

 

Le lendemain matin, après le petit déjeuner copieux, ils quittent l’hôtel et vont se promener sur la plage de sable. Il s’assoient, Il lui parle de la lutte de la mer contre la terre. Elle se moque de la force des éléments et ne voit dans ce paysage qui s’offre à eux  que la beauté pure qui inspire le rêve d’autres rivages, d’autres continents.

Soudain, elle rompt son explication technique pour lui dire, sans aucune précaution, qu’elle a décidé de quitter Paul définitivement et ses enfants, de gommer son ancienne vie pour tout recommencer avec lui. Elle ajoute qu’ils vont pouvoir se l’offrir ce chalet dans la chaîne des Aravis où il rêve de vivre avec elle et qu’au moins personne ne viendra la chercher à la montagne parce que tout le monde sait qu’elle y étouffe. Il l’écoute d’abord médusé sans réaction, puis peu à peu l’énervement puis la colère remplacent la stupeur. Il lui crie qu’elle est complètement folle, qu’il ne veut pas vivre avec elle. Elle le regarde abasourdie par cette révélation, ce violent rejet et éclate en sanglots. Il se lève, l’aide à se relever. Elle le repousse Ils marchent vers la voiture l’un derrière l’autre. Il lui dit  qu’il n’a plus envie de prolonger ce week-end et qu’il est plus raisonnable de rentrer. Elle refuse de pénétrer dans la voiture.

Des promeneurs les regardent,

 

Ne pas se donner en spectacle.

Vite s’asseoir dans la twingo

 

Il démarre rapidement, Il conduit plus vite qu’à l’aller comme s’il était pressé de rentrer, de mettre fin à leur histoire. Elle se sent trompée, bafouée, honteuse d’avoir été aveuglée à ce point. Etait-ce trop tôt, Aurait-elle encore dû attendre. Non, elle se persuade qu’il n’aurait jamais été prêt à renoncer à sa liberté. Elle sèche ses larmes. Il ne mérite pas qu’elle pleure pour lui. Ne pas lui montrer qu’elle est profondément blessée.

Que doit-elle faire maintenant ? Débuter une nouvelle vie seule ou rentrer tout simplement et expliquer l’escapade amoureuse à Paul en espérant qu’il lui pardonne.

 

Ne pas rester seule, elle ne supporte pas la solitude,

Rentrer, expliquer, espérer le pardon

Il la dépose au bout de sa rue. Elle marche lentement sur le trottoir craignant ce moment où elle va devoir s’expliquer, plus elle approche de sa maison, plus elle ralentit.

Rien ne sert de retarder l’échéance, Rentrer la tête haute. Expliquer qu’elle avait besoin de cette escapade, expliquer le fiasco,  avaler sa honte …

Elle ouvre la grille, la repousse derrière elle, la referme. Elle monte sur le perron pousse la poignée de la porte d’entrée. Elle est fermée à clefs ? Il s’est absenté, peut-être la cherche t’il ? Elle rentre. Son chat l’accueille en miaulant tout heureux de la retrouver. Il se frotte sur ses jambes. Il se poste ensuite devant le réfrigérateur de la cuisine. Il a faim. Elle ouvre une boîte de pâté, en dépose le contenu dans une assiette, lui verse un peu de lait dans un bol. Il avale comme s’il n’avait pas mangé depuis plusieurs jours. Elle se retourne pour aller suspendre sa marinière au porte-manteau de l’entrée. Une feuille blanche sur la table en chêne de la cuisine attire son regard. Elle s’approche, s’assied sur la chaise bistrot, saisit la page qui est écrite. Elle reconnait l’écriture ronde de Paul.


« Quand tu liras cette lettre ce soir à ton retour du bureau, je serai parti. J’ai rencontré une femme il y a 4 ans. La décision de te quitter n’a pas été facile mais aujourd’hui j’ai enfin décidé de la rejoindre et de vivre avec elle. Nous ne nous reverrons plus, ce serait trop douloureux pour nous deux. En cadeau, Je te laisse cette maison. Je sais que tu l’aimes, que tu aimes cette ville, les rives d’Oise où tu apprécies  te promener. Dans rivière, il y a vie, suis la jusqu’au bout, jusqu’à ce que tu rencontres ton fleuve celui qui saura t’aimer comme je t’ai aimé et te porter vers la mer pour y finir ensemble vos jours ».

 

Eglantine / Mai 2011.

 

 

Et si vous avez envie de remonter la Seine jusqu'à la mer, je vous propose un voyage chez mon amie SITELLE du blog le jardin du temps : C'EST ICI

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DD 21/06/2011 13:51



quel renversement de situation ... elle qui culpabilisait ...


j'ai aimé te lire Églantine, merci !


Bonne journée, bises



angelique-27 18/06/2011 12:34



ah ....  les hommes  ! ! !    ils nous crèvent le coeur ....



D@net 17/06/2011 10:28



Bonjour,


Quelle belle histoire que tu nous racontes là, douloureuse pour elle... ah les hommes, ils sont tellement prévisibles !


Bonne fin de semaine.


Bisous.


D@net.



Caroline.K 10/06/2011 03:04



Eh bien quelle histoire Eglantine. Elle me rappelle celle que j'ai plaisir à lire chez Ecureuil bleu dans le ton, mais ce récit me rappelle encore plus ce qui m'avait plus dans le recueil de
nouvelles de Anna Gavalda.


CaroLINE


P.S : le texte suivant m'a bouleversé, là c'était vraiment du vécu n'est ce pas?



Enriqueta 08/06/2011 09:04



Très belle histoire. Bravo! Deux êtres se séparent, deux qui étaient beaucoup plus en accord qu'ils ne pouvaient le penser. J'espère qu'ils se retrouveront dans quelques années et resteront
amis...ou plus...tu nous écriras la suite???



fransua 07/06/2011 22:47



je voulais laiser un com sur ton dernier texte lmais les coms sont fermés, les plus grandes douleurs n'ont pas besoin de mots et les plus grandes détresses laissnet ans voix.....ce fut son choix
et il fut précautionneux mais pourquoi n'est il pas allé u bout de son rêve tu n le sauras jamais



•-~•*'Ś Ő Ń Ŷ Á'*•~-• 06/06/2011 16:31



passe de bonnes vacances


 


je te souhaite une très belle semaine


et que le soleil soit au rendez vous


bisous 


 


.•°•.Ś Ő Ń Ŷ Á.•°•.



dany85 06/06/2011 08:14



profites bien de ton séjour
ce week end, nous avons eu de la pluie, ce matin le ciel est gris, cela va faire du bien aux plantations..
, je te souhaite une excellente semaine



marithe 05/06/2011 19:55



ok  tu as ben fait ..mais quelle triste fin quand même pour en arriver  là ...gros bisous tendresse



Flo-Avril 05/06/2011 18:13



On ne peut pas laisser de commentaire sur "les grandesdouleurs..."


Amitiés, Flo



eglantine 05/06/2011 19:29



Je le sais Flo, c'est volontaire. Je ne souhaite pas qu'il y ait de commentaires sur cet article.



marithe 05/06/2011 10:56



 


 


coucou martine


je ne peux pas écrire de com  sur ton premier artilce martine ??


 


en tout cas  ça doit être dur  de constater que tu n'as pas pu aider  ce monsieur  car peut ere qu'une parole aurait pu le faire changer d'avis , je dis peut etre ??


 


gros bisous sous la pluie


 


 



eglantine 05/06/2011 19:30



C'est volontaire Marithé, j'ai bloqué les coms ne souhaitant pas qu'il y ait de commentaires sur cet article. Je pense que personne n'aurait pu le faire changer d'avis hélas



Reinette 05/06/2011 10:41



bon dimanche malgré la pluie


bisous



Dany 05/06/2011 07:58



 
Hier soir et cette nuit, quelques petits orages,une petite pluie vient de commencer sans doute que cela va continuer toute la journée, c'est une bonne chose !
**, je te souhaite un excellent dimanche



clementine 04/06/2011 12:49



 


Pour cet article là.. je pensais que la personne allait se suicider aussi.. Non elle part avec jolie dame, je l'espère.. à chacun sa façon de dire les choses...Pauvre conjoint....


bonne journée


clem



Annick 02/06/2011 21:17



je viens de lire ton dernier post...et on ne peut mettre des commentaires: est-ce volontaire?


le titre est révélateur.... pas facile de voir la détresse pour empêcher les "choses" d'arriver...


une de mes cousines s'est suicidée, il y a pas mal d'années, mais j'y pense toujours et je me demande toujours si on aurait pu l'éviter.


bonne fin de semaine, bisous.



:0014:dom 02/06/2011 06:53



Je viens de lire l'article du dessus ...


Pas toujours facile de deviner, surtout lorsqu'il n'y a pas de message d'appel.


Bon jeudi.
Bisoux +




Quichottine 02/06/2011 01:16



J'ai lu ta réponse à Patrick...


 


Je crois que chacun lit comme il le peut au moment où il lit, que la nouvelle soit longue ou très brève.


La fin ici... je l'ai sentie avec un grand point d'interrogation.


Mais sans doute est-ce parce que depuis quelques semaines la vie est pour moi une grande phrase pleine de points d'interrogation.


 


Bisous et douce journée à venir, Eglantine. Merci pour ces pages.



Quichottine 02/06/2011 01:13



C'est terrible... et beau.


Je venais de lire l'article suivant, j'étais triste pour M... et pour toi aussi, pour tous ceux qui n'ont pas su lire dans les pages blanches, dans les silences...


Et là... quelque chose qui montre aussi que la vie n'est pas simple, qu'elle est faite de rencontres impossibles, de mensonges, d'abandons...


 


Saura-t-elle refaire sa vie ?



jean-philippe 01/06/2011 17:38



Je viens de lire avec attention le texte sur M et son geste de desespoir et je voulais te dire combien il est réaliste ...merci pour tes mots Martine !



•-~•*'Ś Ő Ń Ŷ Á'*•~-• 01/06/2011 16:27



j'ai été secouée par ton premier texte


il y a des gestes qu'on n'arrivent pas à expliquer


passe une agréable journée


le soleil chez nous est au rendez vous


gros bisous 


 


•.¸.•*♥ Ś Ő Ń Ŷ Á ♥*• .¸.• 






Mamylilou 31/05/2011 21:28



Comme cette fin est triste, mais ce ne peut-être de la pure fiction, il y a dans ce corps de ton récit, tant de vérités et peu de banalités .Parfois l'habitude tue et on s'enlise ailleurs sans
réfléchir, sans discuter .Bisous Martine



ramon 30/05/2011 19:31



Bonjour,


Je viens de chez Sittelle.


Très beau texte.


Très bien écrit, palpitant. On est accroché dès les premières lignes.


La fin est géniale, ouverte à toute forme de sur-épilogues!


Bravo et merci!



leshumeursdartemis 29/05/2011 19:33



Je suis passée par ici sur la recommandation de Sittelle. Je ne le regrette pas.



Jackline :0059: 29/05/2011 12:07



Terrible ce récit...j'espère qu'il n'est pas autobiographique, parce que ce sont vraiment de grosses épreuves à traverser, et on ne s'en sort jamais indemne...en tous cas, l'écriture est facile,
fluide, et on a plaisir à lire cette histoire...je te souhaite une bonne fin de week-end, et te souhaite aussi une bonne fête des mères..bisous :0010:



eleonor 29/05/2011 09:40



moralité il vaut parfois mieux vivre seule que mal accompagnée !



kasimir, dit pinson déplumé 28/05/2011 22:18



Vous m'avez tenu en haleine...mais il faudrait une suite, sinon c'est un abandon en rase campagne !


Abandon de lecteur !



Andrée 28/05/2011 21:24



Je viens de chez Sittelle .... une nouvelle bien écrite , vivante qui a des accents de vrai .Bonne soirée



Korielle 28/05/2011 18:18



Un jour l'oiseau doit se jeter dans le vide pour réaliser qu'il sait voler...chacun sa vie, parfois il faut suspendre son errance au clou de l'amour.


Bon week end Martine amical bisou



:0091: :0010: :0085: 28/05/2011 13:16



  pour le pire ou le meilleur nous unirons nos
coeurs......



*! Sara la Martiniquaise *! 972 !* 28/05/2011 10:03



 


Bonjour


J'irai faire un tour chez Sitelle


Je te souhaite un beau Samedi


Bisous/Amitiés


 


 


 






Arielle 27/05/2011 19:57



oh la la, dur dur ! abusée, punie, bafouée.... ça me rappelle aussi quelques souvenirs....


passe une bonne soirée


au fait reçois tu toujours la lettre des Mots Migrateurs ? je ne t'ai pas vue la dernière fois. sinon : elle est en ligne dans l'en tête de mon blog.


arielle



vespcondove 27/05/2011 18:00



Oise mon beau pays.


Je t ai laisse derriere moi et suis retourne en Chine.


 



Laurent 27/05/2011 17:05



Je suis ravi de venir te lire...


Bonne fin de journée ma chère Églantine


Bises...



Flo-Avril 27/05/2011 15:26



Je crois que beaucoup voudraient faire chemin arrière...comme ton héroïne


Amitiés, Flo



marithe 27/05/2011 11:44



c'est quand même dur  de voir que pendant  4 ans,  elle n'a pas vu que  son mari la trompait  et qu'elle de son côté en faisait autant  ..du mensonge .....mais 
en fin de compte  ils vont être heureux  chacun de leur côté maintenant ..


 


bisousssssssssssss



sittelle 27/05/2011 10:25



J'ai lu du début à la fin sans pause, trop prise par ton
écriture...                                         
la boucle est bouclée et Elle est malheureuse, flouée, déçue et seule...  il reste l'Oise qui va vers la mer et vers l'espoir; l'âge est aussi une richesse et le temps  réserve de
belles surprises... je te remercie, Martine, notre Oise et notre Seine nous apportent beaucoup. Mes amitiés



Dany 27/05/2011 08:00



 
Hier fut une journée de vent très fort et de nuages gris, mais pas de pluie.
  , je te souhaite un très bon  vendredi



Armide + Pistol 27/05/2011 02:18



Ce récit m'a touchée de bien près, moi mais aussi beaucoup d'autres. Le bel amour n'était pas fait pour se collecter à la réalité ; il était trop beau, il fallait le laisser dans sa douce
parenthèse de beauté.


L'époux et l'amant l'avaient compris. 


N'était-ce simplement qu'un fantasme ce désir. Parfois la vie quotidienne est pesante. les enfants règlent leur compte et tentent avec d'autant plus de violence qu'ils vous sont attachés  de
se détacher des parents pour construire leur propre vie. Un passage douloureux. Le réflexe sain tient dans la conscience qui refait sur face de revendiquer sa qualité de femme et de rêver, après
avoir tout donné à recevoir à son tour et de refaire sa vie. l'ancienne parait périmée (telle est de mon côté, ma problématique). Une fois encore, il faut savoir aller de l'avant de façon plus
avisé que lorsque nous avions dix-huit ans. le tout est de faire le point et de tirer le meilleur parti de ce qui nous reste. Et cela peut-être joli.



Flo-Avril 26/05/2011 22:49



Histoire bouleversante, elle n'aurait jamais du revenir, elle aurait gardé un souvenir de lui plus reluissant...


Amitiés, Flo



Liliane 26/05/2011 19:20



Je trouve qu'il y a une morale à ton histoire qui finalement a une "belle" fin... Le chat a retrouvé sa maîtresse, elle n'a pas de compte à rendre, c'est lui qui part ! N'est-ce pas ce qu'elle
désirait au fond d'elle même ?
C'est superbement écrit Martine ! Bisous.



•.♥ Ś Ő Ń Ŷ Á ♥.•*´ 26/05/2011 18:46



je me dis aussi que 


le marie risque de se retrouver aussi dans la même situation


les deux alors pourront se remettre ensemble et oubler leurs amants


passe une agréable fin de journée


bisous créoles


 


 


•-~·*'Ś Ő Ń Ŷ Á'*·~-• 


 



marithe 26/05/2011 17:43



coucou eglantine


 


une histoire d'amour qui se termine  des deux côtés ???  mais elle devait pas s'y attendre


belle histoire  qui  se laisse lire ...


bisssssssssssssssssssssssss



m'annette 26/05/2011 08:38



Si ce n'était pas si poignant, je dirais que c'est l'arroseur arrosé!


mais là, c'est merveilleusement écrit, cet espoir, ce bonheur en devenir qui lui explose en pleine figure, et le retour à une case départ plus cruelle encore...
Mais qui lui laisse l'espoir qu'elle mette sa vaillance au service d'un nouveau départ dans la vie...


Bravo et merci à toi pour cette jolie nouvelle..



:0091: :0010: :0085: 26/05/2011 08:09



on abandonne pas son chat....je le signale à la SPA !!!



Aude Terrienne :0010: :0025: 26/05/2011 07:41



Ah quel bonheur le matin de s'installer tranquillement devant son ordi avec un bol de café au miel et de lire ta prose.


D'abord, je me suis dit que cette femme allait se suicider, parce que dans mon esprit, on n'enfile pas une marinière pour aller à un rendez-vous galant. ça fait plus femme de ménage que sex
symbole 


Puis je me suis dit qu'elle allait partir dans un ashram vu qu'elle déchire sa carte de crédit. Elle ferait mieux de me la donner, c'est mon garagiste qui serait content!


Après, j'ai bien aimé l'histoire de la Twingo aux sièges de cuir, tout à fait le genre de luxe discret que j'aime.


J'ai bien aimé les scènes d'amour suggérées et pas détaillées, mais avec toi on s'attend à de la pudeur.


Puis j'ai trouvé que c'était une femme qui manquait totalement de sens de la communication, elle n'écoute pas son amant, elle ne parle pas à Paul, elle prend ses décisions seule, sans concerter
les autres personnes concernées. 


J'espère que Paul a rencontré une femme qui dialoguera plus qu'elle.


Un peu violent la manière dont l'amant (sans nom) la plaque, mais là encore, ton style m'a plu.


Et le mot en rentrant lui, est très bien écrit, ainsi que les allusions aux confluents, tu n'habites pas à Cergy pour rien.


Vraiment j'ai aimé ton récit. 


Juste un bémol, je ne suis pas sûre qu'il faille mettre de "s" à pied.


Vive Eglantine 



lylytop 26/05/2011 07:25



histoire si bien écrite qu"elle me semble réelle.


mais qu'a t'elle gagné dans l'histoire une journée radieuse avec cet hommes mais en retour elle a tout perdue, le plus drole si on peut dire c'est quelle gagnait un journée de bonheur avant
d'apprendre son malheur


bises a vous deux 


lyly



:0014:dom 26/05/2011 07:20



Magnifiquement écrite, cette histoire ! Bravo à toi, j'ai tout lu d'un trait.


Bon jeudi.
Bisoux





Martine/Arabesques 26/05/2011 07:00



Bonjour Martine,


 


Ton récit est très émouvant. On suit pas à pas cette femme qui décide de tirer un trait sur sa vie. pas facile de tourner le dos, de recommencer... Que d'espoirs, de passion et... quelle chute!
magnifique écriture. J'ai beaucoup aimé


Bises


Martine



Solange 26/05/2011 02:12



Je trouve que c'est une belle fin pour elle puisqu'elle ne l'aimait plus et elle n'a pas d'explications à donner sur sa conduite. Bravo.



Corinne 25/05/2011 22:28



C'est donc pour cette raison que Paul semblait perturbé au matin.


C'est fou, elle pensait refaire sa vie, et quel renversement


par contre, je ne trouve pas très délicat d'annoncer une rupture par une simple lettre.


Garder la maison, certes, mais il y a trop de souvenirs je pense


Il l'a quitte alors qu'elle pensait ...... le quitter


Bisous