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Quai des rimes

Mes poèmes, nouvelles, écrits divers

Quai des rimes

Bribes d'enfance (1) Les années bonheur (1953 / 1959)

Je suis née en  Février 1953 à Paris dans un foyer d’employés d’un grand magasin supposé faire « le bonheur des dames ». Pour mon père J’étais  un miracle. La vie avait eu le dessus. Il aima tout de suite sa petite fille très brune aux grands yeux noirs qui poussa un grand cri dès qu’elle fut libérée du cocon maternel. Ce cri effaçait le silence insoutenable de la naissance de leur premier bébé mort né et leurs larmes de douleur.

 

 

papa.jpg

 

Pour ma mère ce cri fut insupportable, ce bébé était une fille et quand on me posa criant et gesticulant sur son ventre, elle me rejeta aussitôt. Elle voulait un garçon pour oublier son petit Bernard silencieux et immobile à jamais. Elle décida de me confier quelques temps à ma grand-mère, Mon père  souffrit de cette décision mais ne dit rien. Dans sa famille les femmes dirigent depuis plusieurs générations, les hommes pacifistes se taisent pour éviter le conflit : penser, intérioriser, surtout ne rien dire, laisser faire….

 

J’ai donc passé une grande partie des premières années de ma vie chez Jeanne ma grand-mère paternelle qui  me couvrit d’affection et de tendresse. Elle n’avait eu qu’un fils mon père et je la comblais de bonheur.  


mamie-et-moi.jpg

 

Jeanne, à 53 ans, s’ennuyait à Paris dans sa loge de concierge avec mon grand-père très effacé, silencieux et triste. Sa Bretagne natale lui manquait. En cirant à genoux les marches des six étages de l’escalier de l’immeuble, elle rêvait des côtes de granit que les vagues déchaînées viennent frotter.


Elle était née en 1900 à Quimper dans une famille pauvre. Elle était l’aînée d’une famille de 6 enfants et s’était occupée ensuite de ses frères et sœurs. Puis elle avait du travailler jeune elle était devenue femme de chambre, gouvernante chez des notables.


Elle était particulièrement fière d’avoir travaillé pour le petit-fils du Maréchal d’empire Exelmans et fière du certificat qu’il lui avait fait quand elle les avait quittés « Intelligente et dévouée telle la jugeait Madame Exelmans et telle je la juge moi-même ».


Elle était tombée amoureuse de Jean mon grand père un beau facteur, s’était mariée et avait dû le suivre au fur et à mesure de ses mutations.


C’est dans le Loir et Cher à Gièvres que mon père naquit en 1921. Ensuite ils quittèrent cette campagne pour Paris et s’installèrent comme beaucoup de bretons à proximité de la Gare Montparnasse.


Mon père, bien qu’il travailla très bien à l’école, leur donna beaucoup de soucis car il était de santé fragile. Il attrapa la diphtérie ce qui l’obligea à renoncer à son désir d’être instituteur. Par idéal anti-communiste, il s’engagea dans la guerre d’Indochine. Trop sensible il revint traumatisé par les atrocités de cette guerre.

 

Mon grand père Jean  avait de grosses lunettes d’écaille et gardait toujours sur sa tête un vieux  béret noir de feutre râpé. Il était peu démonstratif, n’embrassait pas, ne caressait pas mais était d’une grande bonté. Il m’aimait à sa façon, en silence. Il m’emmenait parfois au Parc Montsouris.  Penché  au dessus du bassin il faisait voguer un petit voilier sur l’eau en me chantant doucement « Maman les petits bateaux qui vont sur l’eau ont-ils des jambes ».

papie-et-moi.jpg

 

 

Mamie m’emmenait souvent à la Samaritaine. Nous y allions en bus. J’aimais rester sur la plate-forme arrière et regarder les rues défiler, les passants pressés, les automobiles. La traversée de la seine au pont Neuf me plaisait particulièrement. Je regardais les bateaux mouches et les péniches voguer.  La Samaritaine imposante  au  toit en coupoles me fascinait. Nous prenions les escaliers mécaniques et nous arpentions les rayons aux vieux planchers de bois. Ma grand-mère avec les bons de la Semeuse m’achetait des robes, de jupes des pulls, des manteaux et de jouets.

 

 

Le soir , dans l’unique petite pièce de la cheminée, bien au chaud dans mon lit, je rêvais de princes charmants et de princesses.

 

 

Pendant un certain temps , je ne me rappelle plus combien de temps et je garde de cette période un souvenir présent mais très estompé, mes parents me reprirent dans leur studio de la rue Saint Sébastien dans le 11ème.  Dans la journée ils travaillaient et me confièrent à des voisines. je me souviens toujours de l’une d’entre elles, Hélène, que j’aimais beaucoup. Elle était Israélienne avait un garçon plus grand que moi qui m’aimait comme une petite soeur. Tata Hélène, c’est ainsi que je l’appelais, me couvrit d’affection.Puis dès que j’ai eu l’âge d’aller à l’école, je revins chez ma grand-mère.


Je passais tous mes été chez ma tante Germaine à La Rochelle et son amie de toujours que j'appelais Tatie Jo. Elles me gâtaient beaucoup et j'ai gardé de ces étés un souvenir encore aujourd'hui très présent et l'envie de vivre les dernières années de ma vie dans cette ville. Mon père et ma grand-mère m'y rejoignaient parfois. Nous allions à la plage tous les après-midi.




Sur le port de la Rochelle. Avec Ma grande cousine Yvette à gauche et Tante Germaine

A quatre ans,  je rentrais à l’école privée Sainte-Elizabeth dans le 14ème arrondissement.  Je me souviens encore de la petite cour carrée avec le grand préau à l’ancienne. J’étais une petite fille timide, bien élevée, calme  et j’avais souvent la croix de mérite que j’étais fière d’afficher avec son joli ruban sur mon tablier d’écolière.  Une fois même j’eus la croix d’honneur et pour me récompenser ma grand-mère m’offrit une belle poupée Bella que j’appelais Laurence.


Ecole Ste Elisabeth / Paris 14ème  (Avril 1959)
Je suis la 3ème en haut à partir de la gauche.


Mamie m’avait appris la lecture et l’écriture  et à cinq ans, je savais déjà lire. A six ans, je rentrais directement au cours élémentaire en sautant le cours préparatoire Mon père me rendait visite le week-end et j’attendais sa visite avec impatience. Parfois je rentrais chez mes parents le week-end mais pas  souvent car c’était loin.  Ils avaient quitté Paris pour emménager dans un appartement deux pièces en banlieue à Rueil-Malmaison parce que ma mère attendait un enfant. J'eus donc une petite soeur, Christine, en mars 1959. Pauvre maman encore une fille.  Je ne savais pas que j’allais bientôt les y rejoindre et que ce serait la fin de ce que j’appelle les années bonheur de mon enfance, enfance d’une petite fille qui n’avait qu’un seul défaut celui de ne pas être un garçon.

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Littorine 22/10/2010 08:20


Ce récit est vraiment touchant...je vais lire la suite...ayant commencé par la fin !


lamée 02/07/2010 11:21


Comme tu racontes bien!Tu devrais ecrire!!
Tu as eu un parcours de petite fille assez difficile avec ta maman et c'est bien dommage,elle a été vraiment traumatisée par le décés de ce petit garcon et malheureusement tu en a subit les
consequences...


gabrielleb_mgabrielle 03/06/2010 05:13


passionnant !


patriarch 30/05/2010 09:52


Je suis né en Août 31 et ma marraine ma tante, avait perdu son fils aîné âgé de 8 ans (tétanos) 2 mois avant. Elle a demandé à ma mère si je pouvais porter son prénom,c'est pourquoi je m'appelle
Walter.4 ans plus, alors qu'elle avait un fils et une fille, elle a eu un autres fils qu'elle a aussi appelé Walter. Il est décédé à 38 ans d'un cancer.
Comme quoi, les gens sont souvent traumatisés à la mort d'un enfant.
J'ai aussi perdu 2 jumeaux à la naissance, et j'ai eu mon 3ème garçon l'année suivante.Je crois que ce fut un bien !!

Bises !


Jackline :0059: 13/04/2010 00:56


Bonjour Eglantine..je découvre ton blog par celui d'Arielle que je visite depuis presque 5 ans maintenant ! et ce que je lis ici m'émeut beaucoup, car j'ai eu aussi une enfance assez mouvementée,
et surtout très trimbalée..moi aussi c'est ma grand-mère qui m'a elevée, et ton papa ressemble un peu au mien à cet âge, devant le landeau..il était très jeune à ma naissance, 21 ans, ma mère
également, tous deux pas du tout préparés à être parents..donc, je fus déposée chez ma grand-mère paternelle, et y resta très longtemps, entourée de ses soins, mais pas de ceux de ma mère qui était
assez absente du tableau..le manque d'affection était surtout de son côté, car mon père m'adorait..je te fais des bises, à bientôt, je reviendrai te lire :0010:


Patrick 03/04/2010 21:49


Il est temps pour moi de rattraper mon retard dans mes lectures.


dany85 29/03/2010 06:09


une belle façon de raconter son enfance, bonne journée


Sea - La parole du silence 28/03/2010 10:04


Tantôt des larmes aux yeux, tantôt des frissons, j'ai mal au coeur, mais j'éprouve en même temps de la joie de lire que tt entourée de personnes aimables, affectives et attentionnées!
Ton histoire est si émouvante, tellement bouleversante... et tu as une façon d'écrire qui qui renverse et qui envahit les coeurs comme les âmes de fortes émotions inoubliables!
Je continue à lire ...
Bon dimanche! gros bisous.


andrée 14/03/2010 20:52


tu me rappelles des souvenirs, plus gais mais aussi tristes ... j'avais une poupée Raynal offerte par mon parrain qui devint ma confidente, Florence ...
ta maman est bien triste sur la photo dans un autre article.
Je suis aussi allée chez les soeurs (dont je garde de bons souvenirs plus que les mauvais ...) parce que j'étais "fantasque" ...
j'espère de tout coeur qu'aujourd'hui, tu sais recevoir et donner beaucoup d'affection et que tu vis bien dans ta vie
bises


Quichottine 24/02/2010 13:03


Je venais de chez Dom pour te souhaiter un bel anniversaire... Tu sais, ces textes que tu écris ainsi sont très beaux, et, même si parfois je ne dis rien, je n'en pense pas moins.

Bisous pour toi aussi en ce jour. :0010:


Jean Marc 24/02/2010 09:08


je te souhaite une bonne journée, courage, le soleil arrive !


LUCQUIAUD 22/02/2010 18:50


J'aime bien ces pages d'existence qui sonnent vraies et qui montrent combien la vie simple , parfois douloureuse, avait plus de saveur que celle conduite par toutes les précipitations du monde
moderne qui court après le temps et l'argent en croyant tenir le bonheur ...

Sur mon blog, il y a aussi des pages de vie d'anciens dans les catégories :"portraits" et "d'hier d'ici et d'ailleurs" .

Merci pour la lecture et pour ces belles photos souvenirs

Farfadet


Enriqueta 20/02/2010 11:34


Un an, ça se fête! Membres de la communauté "Les mots offerts" il est temps de prendre vos plumes!
http://enriqueta.over-blog.com/article-les-mots-offerts-45310182.html


panoramax 20/02/2010 08:58


c'est triste de perdre un enfants a tout age,,,

de la a te rejetter un peu !!!


DD 20/02/2010 07:31


j'ai beaucoup aimé lire l'histoire de ton enfance églantine et c'est très émouvant ...
mon enfance a été la plus belle qu'on puisse souhaiter à tout enfant ... entouré de parents et grands-parents protecteurs, il en reste des souvenirs formidables
je te souhaite de rejoindre La Rochelle où tu as tes souvenirs et si martine vient avec toi, j'aurais deux amies en une toutes proches de moi ...
je t'embrasse églantine


Annick 20/02/2010 04:11


j'ai beaucoup aimé lire ces "bribes d'enfance"
quelle émotion ....
et j'aime beaucoup ces photos en noir et blanc...
le chat tigré de la première photo est magnifique...
on ne peut pas juger une maman,mais c'est dur quand même de refuser un enfant.
j'essaye de rattraper le retard dans mes visites de blog.
j'ai terminé le carnaval mercredi soir par une chute,heureusement sans gravité,mais j'ai clopiné deux jours,ouf ce n'est pas une entorse,ça va mieux!
bisous et bon week-end.


ionard 18/02/2010 22:08


Moi encore... j'ai lu les commentaires! c'est toujours sympa de lire les mots des autres!
Bon dis moi le jour de la semaine prochaine s'il te plait? Monique/Alrisha te dit poisson!
Tes photos sont superbes, enfin celles de ton papa!tu as de la chance d'en avoir autant!
Bises
Dany


eglantine 19/02/2010 09:41


Le 24 Dany


ionard 18/02/2010 21:59


Chère Martine
Que j"ai aimé cette belle page de ta vie... triste, nostalgique mais heureuse aussi avec tellement de beaux souvenirs....alors j'irai te voir à la Rochelle!lol
Verseau nous sommes donc toutes les deux! mais je suis née en 1948....
Beaucoup de difficulté toujours à être régulière sur le Net!On refait l'électricité et donc la fée n'était pas là ces jours ci!
Et le soir je suis crevée.... pas de courage!
Et pour le moment nous sommes contenus dans deux pièces avec beaucoup de poussière!
Un plus! le temps s'est radouci!
Je t'embrasse très fort
Dany


Plume 18/02/2010 12:01


J'ai gardé un bon souvenir de ma grand mère...


clementine 17/02/2010 22:42


bonsoir,
On sent tout l'amour que l'on t'apporte et que tu donnes aux autres. Tu es comme un soleil pour eux.
superbe.. dommage que ce soit arrêté pour toi.
bisous
clem


enriqueta 17/02/2010 18:17


La photo de ta grand-mère et toi me rappelle une photo de ma grand-mère et moi. Le reste me rapelle plutôt les photos de mes soeurs, nées dans les années 50, alors que je suis née dans les années
60. Je devais être un garçon moi aussi, j'aurai du m'appeler Thierry.


Betty 17/02/2010 16:36


Des lectures comme je les aime, chargées de souvenirs et comme on y ressent de l'émotion...Une histoire, ton histoire, des mots et tant d'images qui se projettent, un réel plaisir ce mercredi
après-midi. Merci pour tout ceci


framboise 17/02/2010 13:04


J'aime tes souvenirs , racontés simplement mais de façon très évocatrice, avec leur part d'ombre pour les sentiments, les non dits.
Dur de n'être pas un garçon, mon père ne me l'a jamais dit, mais dans son attitude je voiyais bien qu'il aurait aimé en avoir un.
Alors il a contourné le problème, il m'a élevé un peu comme un garçon et m'emmenait aux matchs, à la chasse à la pèche, et un peu plus grand au marché gare pour charger le camion...


Arielle 17/02/2010 11:47


oui mais tu as quand même eu beaucoup d'affection par ailleurs. Moi, j'ai eu l'affection jusqu'à 12 ans, âge où je perdis mon père et où ma mère dû travailler dur. puis orpheline à 18 ans.
heureusement que j'ai mes enfants car de l'affection, j'en manque depuis mes 12 ans et ça : c'est irréparable.
marrant : je suis aussi née en 1953 et mon père est aussi né en 1921 et le pont neuf et la samaritaine font partie de mon enfance.
bonne journée à toi.
arielle


Alrisha 17/02/2010 00:12


De durs moments que de se sentir rejetée par sa mère ! Heureusement que tu as été entourée d'affection par ta famille du côté de ton père.

Mon père était aussi ainsi à ne pas embrasser, ne pas faire de calins, mais il m'aimait à sa façon. Ma mère a été fort affectée toute sa vie d'avoir perdu deux de ses enfants. Je suis l'aînée de
quatre enfants. Elle a perdu un fils (deuxième enfant) à l'âge de 3 mois et une fille (dernière des quatre) à l'âge de 15 jours. Si bien que maman n'a jamais été optimiste. Elle voyait le malheur
partout. De plus, elle est née avec une luxation congénitale de la hanche. Cette sorte de "mauvais sort" planait toujours autour de nous. Sinon, j'ai eu une enfance gâtée mais sans câlineries.

C'est bientôt ton anniversaire alors! 3 ans plus jeune que moi. Les Poissons, ce sont les meilleurs, n'est-ce pas !!!

Bises Eglantine, passe un bon mercredi !


fransua 16/02/2010 18:54


mon Dieu que de souvenirs décrits au détail près, j'admire ta mémoire, moi aussi je rêvais d'être un garçon mais j'ai occulté beaucoup de mon enfance et ce ne sont que des bribes de souvenirs
aujourd'hui ! j'ai beaucoup aimé ton récit


Armide 16/02/2010 12:58


Aie ! Ma mère n'a jamais digéré de n'avoir engendré que des filles : TROIS !
Quant à moi, j'ai rattrapé "l'erreur" en engendrant TROIS GARCONS. Chaque naissance, je l'ai vécu comme un moment exceptionnel de grand bonheur. Mes fils étaient en bonne santé. Je ne les aurais
pas troqués contre rien au monde.
Une enfance somme toute douloureuse pour toi, mais que la tendresse d'autres précieux membres de ta famille ont sans aucun doute rendu plus douce.
La photo où tu apparais avec ta grand mère et...le chat tigré m'émeut beaucoup.
Ton père, ton grand père, ta voisine et ta tante étaient sans nul doute des personnes attachantes.
Je te remercie d'avoir ouvert tes "boites à trésor".


chris 16/02/2010 10:26


et bien je viens de découvrir bunny dans tes liens , et grace à toi je peux me replonger dans mes souvenirs aussi. je viens d'arras.


ABC 15/02/2010 09:54


Une grand-mère c'est merveilleux ! Mais quoi que l'on fasse ce n'est pas une mère.(souffrance profonde)


Kelly 15/02/2010 07:20


pas facile de démarrer dans la vie comme ça, bonne semaine


le Pierrot 15/02/2010 06:57


Superbe la photo de classe eglantine, j'ai à peu près la meme, mais qu'avec des garçons, et à peine plus vieille, ben oui, t'es un poil plus jeune que moi...bise et bonne journée...


françoise 15/02/2010 06:52


Alors pour le début 1953, moi c'était juste un peu avant ...avec la même voiture.
Mais après tout est différent, je trouve ton récit poignant, j'ai du mal à comprendre comment une mère peut réagir ainsi, mais je ne juge pas bien sûr...
Cette grand-mère, cette tante me paraissent fort sympathiques et importantes dans tes souvenirs d'enfance
bises
françoise


:0014:dom 15/02/2010 05:11


Bon début de semaine ! BisouXXX


. .


Mamylilou 14/02/2010 19:43


j'ai de gros frissons qui me parcourent et les larmes aux yeux
Ton texte est un déchirement mais je suis heureuse que tu parles de ce que tu as pu subir parce ta naissance rejetée est celle d'une cousine que j'affectionne , qui a subit un véritable calvaire
dont elle m'a conté depuis des brides de son enfance .Sa vie d'adolescente , celle de ' femme' est bouleversante , incroyable .. je m'étais jurée de la venger un jour en écrivant sa vie, une vie
entière détruite parce qu'elle était née fille , unique avec quatre frères..
Il y a des évènements comme çà qu'il faut un jour ' évacuer' au grand jour' , ils font trop mal et je te rassure , ma cousine pleure beaucoup quand elle me raconte, mais après sur ses lèvres j'y
vois un petit sourire
Je m'accroche pour la suite de ton récit qui peut-être me décidera à mon tour de raconter
Bisous Martine , courage , tu as commencé , il te faut continuer


marithé 14/02/2010 19:31


coucou rapide je viens de rentrer mais je suis tres touchée par ton récit ..on y sent de a douleur malgré l'amour de tes grands parents ..

ta maman a du souffrir de la mort de ton petit frère c'est certain mais cette souffrance tu en as fait les frais ...

gros bisoussssss à toi

et

je viens d'arriver ...

Bonne st valentin les amoureux


SONYA 972 14/02/2010 18:43


juste un petit coucou pour te souhaiter une belle soirée
je suis entrain de me préparer pour ma sieste
je suis fatiguée en ce moment
gros bisous ma douce


philoplume 14/02/2010 18:39


Très jolie 'bribe' de biographie. En tous cas, c'est réussi car je m'attache beaucoup à tes mots. Dans une vie, il y a toujours des hauts et des bas. Bises


Alrisha 14/02/2010 15:10


Je passe te souhaiter une bonne Saint Valentin, bises Eglantine !
Je reviendrai lire ton histoire de vie.


Loic 14/02/2010 10:31


L’air de la mer a toujours une brise de liberté quand celui de la mère tient le lien de la maternité. C’est vrai que c’est bon quand ces deux là se marient..
Ta belle écriture attrape toujours l’attention pour la captiver… Capture, encore mais, celle-là, volontaire !
Amitiés. Loic


soleil51 :0010: 14/02/2010 10:15


Magnifique récit !
Je sais par expérience que cela fait du bien et aussi pas mal de mal de raconter son enfance et de fouiller dans ses souvenirs !
Bravo encore
@nne marie


reinette 14/02/2010 09:57


je m'inscrit à ta news letter pour ne pas rater la suite.


reinette 14/02/2010 09:56


un début de vie protégé par l'amour, tant pis si ce n'est pas celui espéré.
j'attends la suite


panoramax 14/02/2010 09:55


9A NOUS RAJEUNIT pas


Plume 14/02/2010 09:48


Ben oui... ça laisse des traces. biz


:0014:dom 14/02/2010 09:28


Très émouvant, ce récit ponctué de tes photos ...
Merci pour ce partage.
Ce doit être très dur de vivre en sentant qu'on n'est pas la personne espérée. Heureusement que tu étais bien entourée.
Bon dimanche ! BisouXXX


:0091: :0010: :0085: 14/02/2010 09:23


pas être un garçon...c'est n'importe quoi...tu étais un enfant point à la ligne...!! ton père ne disait rien........


eglantine 14/02/2010 09:54


Non ce n'est pas n'importe quoi, c'est ainsi Simone. Je lui ai pardonné mais pour cela il m'a fallu toute une vie. J'ai compris en vivant qu'il était parfois difficile d'aimer quand on ne s'aimait
pas soi même. J'ai compris que ma mère était malade, je ne l'avais pa vu, pas voulu le voir, ANOREXIE à force de faire des régimes pour changer l'image de soi alors qu'elle était si belle
jeune..... Ses souffrances l'ont bien transformée


Jean Marc 14/02/2010 09:17


bonjour, comme j'aime bien écrire des rimes, aujourd'hui, un poème spécial pour ce jour des amoureux et mardi , comme devenu de tradition chez moi, un autre texte; bonne journée .


Dany85 14/02/2010 08:41


un superbe article, tu as de la chance d'avoir encore des photos, moi avec tous nos déménagements, j'ai tout perdu, bon dimanche


patriarch 14/02/2010 06:45


Que c'est dure d'être ainsi rejetée par sa propre mère !!! Bises et passe une belle journée!!


Solange 13/02/2010 22:56


J'ai trouvé ton récit très intéressant, j'ai fais un petit tour sur ton blogue et je prend en note, je reviendrai.Merci pour ton passage chez moi.