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Après :

 

Voici la suite de ma biographie :


Avec Jeff nous devenions inséparables, il travaillait déjà comme technicien à Nanterre dans une société de maintenance électronique. Il venait me chercher au collège. Le week-end nous allions nous promener ou au cinéma.

Jeff se plaisait à se déplacer en solex. Il était déjà allé avec jusqu'à Chartres pour voir une copine avant de me connaître. Je le suivais avec mon beau caddie tout bleu turquoise que j'aimais beaucoup mais qui démarrait quand il l'avait décidé !


Souvent le dimanche je déjeunais chez ses parents.  Il vivaient dans une grande maison sur les hauteurs de Rueil avec un très beau jardin et un bassin aux nénuphars qui faisait mon admiration.

 

 

 

 

 

 

Après le repas nous montions dans sa petite chambre sous les combles et nous nous embrassions et caressions tendrement. Ensuite nous descendions à la cave où Jeff avait son atelier de développement de photos et tout son matériel de CB et nous échangions avec le monde entier.


Jeff était issu d'une famille de cinq enfants : 3 garçons et 2 filles. Il était le cadet des fils. Je découvrais ce qu'était une famille unie et heureuse avec des parents aimants et équilibrés. 

 

 

Son père, que j'aimais beaucoup,  travaillait comme responsable technique dans une usine métallurgique. Il était passionné d'histoire et j'appréciais quand il racontait des anecdotes historiques.   Il parlait souvent aussi de politique et de son opposition à la politique du Général de Gaulle et rien que cette aversion renforçait mon admiration pour lui. En effet ce général que je trouvais totalement antipathique faisait l'admiration de mon père. Ma joue se souvenait à l'époque de la seule et récente claque paternelle qu'elle avait reçue quand à la mort du Général,  provocatrice,  j'avais osé proféré "Pourquoi tu pleures papa ? c'est parce qu'il est mort le vieux con !".


Sa maman, qui avait élevé ses cinq enfants, ne travaillait pas. Je sentais qu'elle vouait à Jeff une affection particulière. Maintenant que ses enfants étaient grands, elle avait beaucoup plus de temps libre qu'elle passait à jardiner, à lire et à cuisiner. C'est avec elle que j'ai appris (hélas pour ma ligne) à aimer manger et à cuisiner. D'origine alsacienne, elle m'apprit à faire la choucroute et des kouglofs mais elle savait aussi cuisiner léger.

 

 

Jeff aimait beaucoup son frère aîné et je l'aimais bien aussi. Il  s'était marié avec une biologiste fille d'un ancien gouverneur de colonies françaises qui était assez hautaine. Elle avait vécu toute son enfance dans des demeures coloniales et avait eu l'habitude d'avoir des domestiques. Son caractère très trempé, n'arrangeait rien. Je compris vite qu'il ne fallait pas engager de conversations avec elle car elle voulait toujours avoir raison et cela ne pouvait que se terminer par des disputes.

 

Les relations entre les deux frères s'étaient alors espacées et devenaient plus tendues. Jeff à l'époque n'avait que très peu de relation avec son autre frère qui était marié et avait une petite fille et sa soeur aînée toujours célibataire qui le considéraient comme le petit de la famille, le chouchou à sa maman.

 

Je compris ainsi que même au sein d'une famille heureuse, il existe très souvent des rivalités au sein de la fratrie.

 

Il aimait bien sa petite soeur que je retrouvais puisqu'elle avait été avec moi à l'école Notre-Dame. Elle ne faisait pas partie de mes amies car à l'époque, imbue de mes certitudes et idées reçues, je la considérais comme une fille de bourgeois et je la snobais. Je mis des années à vraiment la connaître et à comprendre qu'elle était tout sauf cela et aujourd'hui parmi les frères et soeurs de Jeff c'est vraiment elle que je préfère.


Jeff aussi avait fait ses études dans une institution privée à l'école Saint-Charles. ses parents étaient chrétiens et avaient donné beaucoup de leur temps quand ils étaient plus jeunes pour la paroisse de leur quartier à Rueil. Ils s'efforçaient au prix de sacrifices financiers à donner une bonne éducation à leurs enfants.

 

Ils avaient une voiture une fiat 850 et m'emmenaient parfois en week-end dans la Nièvre dans la maison d'un ami. Je découvrais la campagne, les fermes, les paysages vallonnés du morvan, la rudesse des hivers. J'aimais beaucoup le lac des Sétons où nous nous promenions souvent. Il y avait beaucoup de chats errants. Jeff comme sa maman n'aimait pas trop les chats et je lui appris à les aimer.

 

En 1972 nous nous fiançâmes dans l'intimité familiale chez ses parents où j'avais invité mes parents, ma soeur et mes grands mères.

 

 

 

 

Jeff m'offrit une bague très moderne et très belle en forme de trapèze avec un petit brillant sur le dessus. Je lui offris une gourmette en argent avec son vrai prénom : Jean-françois.

 

Nous sortions aussi parfois le week-end avec mon amie Brigitte que j'avais connu au collège technique à Asnières. Elle était arrivée dans la classe alors que l'année scolaire était déjà commencée. La surveillante générale était rentrée suivie d'une jolie jeune fille aux longs cheveux châtains foncés aux yeux verts en amande qui avait traversé la classe droite comme un "I" froide et impériale sans un bonjour ni un regard jeté à personne, elle était allée s'assoir en silence. Je fus intriguée par cette entrée magistrale et conquise par sa prestance, son élégance. Elle devait devenir mon amie et elle le devint.

Quand je regarde maintenant en arrière, je me dis que toutes mes amies avaient beaucoup de caractère, de charisme,  une certaine élégance une affectivité complètement rentrée.


Brigitte vivait chez ses parents à la Garenne colombes dans un petit pavillon. J'aimais beaucoup sa maman qui était très occupée par son travail de cadre dans une banque. Son père était assez effacé et ses relation avec lui étaient très conflictuelles.

 

Brigitte lors d'une de nos sorties fit la connaissance d'un copain de Jeff avec qui elle eut une aventure.

 

Je commençais à travailler comme secrétaire dans une entreprise de transport à Nanterre (voir Les hommes de ma vie (1) / Le voyeur). Peu de temps après je quittais cette entreprise pour intégrer un laboratoire pharmaceutique à Paris (voir Les hommes de ma vie (2) / le névrosé).

 

 

Tag(s) : #Ecrits divers

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