Publié le 26 Juin 2010

Après :

 

Je suis heureuse de reprendre le travail dans une nouvelle entreprise à 2 minutes à pieds de chez moi.

 

Ma mère vient garder les petits à la maison, c'est très confortable. Je n'ai qu'à me lever le matin, prendre mon petit déjeuner, m'habiller et partir. Maman s'occupe de tout. Le soir je suis de bonne heure à la maison et je m'occupe avec plaisir de mes deux petits.  Mais tout se passe bien je suis heureuse même si ce nouveau travail de sténodactylo ne m'enthousiasme guère.

 

Je le fais néanmoins avec beaucoup de conscience professionnelle. Au bout d'un an, je suis promue assistante de Direction (voir...). C'est vraiment un travail autonome d'assistante, mon patron me fait confiance mais je dois m'impliquer beaucoup plus et mes journées de travail s'allongent. Je suis moins disponible pour les petits mais maman accepte de rester jusqu'à ce que Jeff arrive.

 

Les petits sont souvent malades car lorsque l'un attrape un rhume, l'autre l'attrape aussi et le médecin est souvent à la maison.

Grégorie m'inquiète beaucoup, il a le teint  jaune et  est assez maigre. Heureusement que le médecin m'avait prévenu à l'hôpital. Je ne fais rien de particulier. Mon médecin généraliste ne s'inquiète pas non plus mais des personnes de la famille, des amis me disent que nous devrions aller voir un spécialiste alors cela m'inquiète mais je fais confiance au pédiatre de l'hôpital.

 

Laurence à 8 mois a un sévère érythème fessier, nous l'emmenons aux enfants malades à Paris voir un professeur qui nous reçoit accompagné d'une armée d'étudiants et qui pendant que ma petite lolo était déshabillée sur la table continuait à plaisanter avec ses étudiants en leur montrant des photos d'horribles affections dermatologiques dont la syphylis qu'il qualifie de "syndrome du club méditerranée" ce qui ne nous fait pas rire du tout mais au contraire nou énerve. . Jeff menace de rhabiller lolo et de partir immédiatement si elle n'est pas examinée immédiatement. Il abandonne son cours et ses blagues de potache et examine Lolo. il nous donnera un traitement qui  n'a aucun effet. C'est une dermatologue dans une clinique qui viendra à bout de cet erythème en nous donnant une pommage miracle. Tout cela pour vous dire que nous inquiétons en permanence pour nos deux petits bouts.

 

L'été 1978 arrive bien vite. Nous louons à La Rochelle un appartement dans une villa et nous partons avec les deux petits. Nous les promenons dans le parc près de la plage et ils sont heureux de voir les animaux : des paons, des chèvres et même une panthère dans une cage ce qui m'attriste à chaque fois que je la vois. Les animaux sauvages ne sont pas fait pour vivre en cage. L'été passe vite. Nous reprenons notre travail et notre vie  bien cadencée.

 

Le week-end nous faisons les comptes de nos dépenses. Nous nous en sortons bien mais nous devons pas faire de dépenses démesurées. Mon salaire ayant beaucoup augmenté, nous décidons de mettre chaque mois un peu d'argent de côté qui nous servira plus tard à acheter notre maison. 

 

 

Jeff travaillait à Paris, il m'annonce un soir que son entreprise déménage pour s'installer à Saint-Ouen-L'Aumône dans la ville nouvelle de Cergy-Pontoise, cela allonge un peu ses trajets mais il a un véhicule de fonctions.

   

Laurence est une petite fille maintenant qui parle très bien et a déjà beaucoup de caractère. Grégorie est un adorable bambin calme, toujours de bonne humeur. Il est propre très tôt même la nuit.

 

Une nouvelle décennie s'ouvre à nous en ce premier janvier 1980. Que nous réserve-t'elle ?

 

Rueil s'urbanise. Notre propriétaire nous annonce qu'elle sera bientôt expulsée par les domaines en raison des projets de construction de la rocade du pont de Chatou et des projets immobiliers sur ce quartier proche de la gare de Rueil. Nous devrons donc déménager. Cette perspective ne nous réjouit guère car nous étions habitués à ce petit pavillon et à ce jardin très agréable pour jouer avec les enfants.

 

 

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Nous nous voyons mal vivre en appartement. 

 

Nous déposons néanmoins une demande d'appartement à la Mairie qui va en rejoindre de nombreuses autres sur la liste d'attente. Vu notre salaire, nous ne sommes pas prioritaires. Nous rencontrerons même le Maire pour essayer de faire avancer notre dossier qui nous dira très poliment "nous allons nous occuper de vous" ce que nous traduisons par "nous ne pouvons rien pour vous".

 

Notre envie d'acheter une maison devient plus forte mais il faut quitter Rueil ou l'immobilier est très cher. Nous décidons d'axer nos recherches sur Cergy-Pontoise, Jeff pourrait ainsi mettre les enfants à l'école le matin.

Nous visitons de nombreux pavillons sur Jouy le Moutier, Cergy et notre choix se fixe sur le Hameau des Bourseaux à Saint-Ouen-l'Aumône (à cinq minutes à pieds du travail de Jeff) dont la première tranche de construction est en fin de commercialisation. Nous visitons les pavillons restants mais décidons d'attendre la seconde tranche pour choisir notre emplacement. Avec nos maigres économies, les prêts 1 % de nos employeurs nous réussissons à réunir l'apport nécessaire à l'achat. Nos salaire nous permettent d'assurer le remboursement des mensualités pendant 20 ans si nous n'avons pas d'accident de parcours professionnel.

 

Nous achetons donc une petite maison de 4 pièces mitoyenne mais sans vis à vis ce qui est très rare dans ce hameau. Il nous reste plus qu'à attendre la fin de la construction pour emménager. Nous sommes impatients et le week-end nous allons contrôler l'avancement des travaux.

 

Pour patienter, je travaille de plus en plus.  Début 1981, la guerre Iran / Irak est à son apogée, les bases vies qui hébergent les salariés de mon entreprise en Irak sont bombardées, nous devons organiser le rapatriement sur la france des personnels et de leur famille. Je passe des soirées, des nuits à aller récupérer nos personnels à l'aéroport et à les véhiculer dans ma petite R10.

 

Cette forte implication au travail nuit à mes relations avec Jeff qui me reproche de ne pas être assez disponible pour lui et les enfants et il a raison.

 

Le 8 mai 1981, nous avons les clés de notre nouvelle maison et nous déménageons le 9 mai avec l'aide d'un collègue de travail à Jeff qui a un camion. Quel bonheur de s'installer dans cette maison. Le dimanche 10 mai nous retournons à Rueil voter et le soir nous fêtons la victoire de François Mitterrand au champagne dans notre nouvelle maison.

 

 

 

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Une page se tourne pour la France et pour nous et tous les espoirs sont permis.

 

 

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Rédigé par eglantine

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Publié le 19 Juin 2010

Après :

 

C’est une grossesse fort agréable, je n’ai pas de nausées comme la première fois. J’angoisse beaucoup moins aussi et les deux sont peut être liés.  Mi août je suis en congé de maternité, la naissance étant prévu pour la mi octobre. 

 

Je ne me doute pas à ce moment la que  l’attente va être longue, très longue, angoissante sur la fin. En effet mi octobre arrive et je pense que je vais accoucher très rapidement, les jours passent rien.

 

A l’hôpital, le gynécologue me dit que je me suis trompée sur mes dates. Je lui assure avec fermeté le contraire sans lui indiquer la raison de mon assurance de peur qu’il se moque de moi. En effet ayant tout calculé pour avoir un garçon, si une chose dont je suis certaine, c’est bien de la date de conception. J

 

Je rappelle, pour les plus jeunes de mes lecteurs, qu’il n’y avait pas d’échographie à ce moment qui aurait permis de vérifier. Le Gynécologue ne veut pas provoquer l’accouchement de peur de faire naître un bébé prématuré.

 

Début Novembre, je guette toujours les premières contractions… Je vais tous les 2 jours à l’hôpital où l’on me fait une ponction du liquide amniotique pour vérifier que le bébé ne souffre pas. A chaque fois c’est négatif. Pendant ce temps la le bébé continue de grandir. Je suis énorme et j’ai de plus en plus de mal à m’asseoir et surtout à me relever du canapé.

 

L’attente est insupportable, j’angoisse.  C’est stupide mais j’ai peur qu’il ne sorte pas. Une collègue pour me faire rire me raconte l’histoire d’une très  vieille dame qui est morte sans avoir accouché. Pendant qu’elle était enceinte, elle se caressait tous les soirs  le  ventre en disant à voix haute « soit poli, soit poli ». A l’autopsie on trouva dans son ventre 2 vieillards avec 2 longues barbes , l’un disait à l’autre  « passe devant » et l’autre répétait « non c’est à toi, je t’en prie » et cela indéfiniment.

Cette blague ne me fait pas rire vraiment et ne fait que renforcer mon angoisse.

 

Néanmoins, je continue à vivre normalement en attendant. Le samedi 5 Novembre, je vais l’après-midi à la piscine aux bébés nageurs avec Laurence. Le maillot de bain ne fait que renforcer l’énormité de mon ventre mais tant pis, je n’y suis pour rien et j'assume ma grossesse. De  plus ce bain familial m’apaise.

 

La nuit suivante, je perds les eaux et je ressens les premières contractions. Jeff m’emmène très rapidement à l’hôpital. A peine installée dans la salle de travail, j’accouche le dimanche 6 Novembre d’un beau bébé de 4 kilos 100  et de 54 cms…. Je suis heureuse de pouvoir assister consciente à sa naissance.

 

Quel bonheur ce bébé criant que l’on pose sur mon ventre. Un souvenir inoubliable qui me fait encore plus regretter de n’avoir pu assister à la naissance de Laurence. Jeff aussi peut assister. J’ai peur qu’il se trouve mal comme à chaque examen médical mais curieusement, il tient le coup.

 

 

Et le bonheur est encore amplifié par le fait que  c’est , c'est ..... un garçon

 

 

Ce bébé qu'on aurait pu appeler "désiré" pour l'avoir "programmé" et si longtemps attendu. nous avons décidé de l'appeler Grégorie.  Nous remplaçons le « y » au bout par « ie » pour franciser le prénom.

Certains nous dirons que cela fait féminin mais nous nous en fichons, ce prénom nous plait.  Nous choisissons Brice en second prénom puisque c’était un prénom que Jeff aimait bien.

 

 L’accouchement a nécessité que l’on me fasse une épisiotomie. Un jeune homme arrive dans la salle pour procéder à la couture de la déchirure faite. Il me dit bonjour et en guise d’introduction me demande si j’ai peur. Je lui réponds que je ne suis pas vraiment rassurée. Il me répond et bien nous sommes quittes Madame car c’est la première épisiotomie que je fais. Cette sincérité me touche mais n’est pas de nature à me rassurer, vous en conviendrez. Néanmoins, il s’applique avec sa tête de bon élève, premier de la classe et ma couture est un vrai travail d’orfèvrerie. Je souffrirai beaucoup moins des suites de cette épisiotomie que celle que l’on m’avait faite quand j’étais endormie lors de l’accouchement de Laurence.

 

Je regagne ma chambre avec mon petit « grégo » et Jeff. Ce bébé est magnifique on dirait qu’il a un mois, il les a en effet puisqu’il a fait 3 semaines de rab dans le ventre maternel. Je suis ravie.

 

 

On vient très rapidement me faire des examens de sang pour détecter un éventuel diabète ; En effet souvent les mères diabétiques donnent naissance à des bébés dont le poids est plus important que la moyenne. Je leur dis que c’est absurde et que c’est normal que Grégorie ait ce poids puisque j’ai presque eu 10 mois de grossesse. On ne m’écoute pas, le règlement est le règlement. Mon bébé fait plus de 4 kilos, je dois passer les examens. Je me plie donc au règlement.

 

Le pédiatre arrive et m’explique que j’ai donné naissance à un enfant post-mature et qu’un enfant post-mature qui sera pendant sa première année aussi fragile qu’un prématuré. Il m’explique qu’il va perdre très rapidement son poids de naissance, qu’il reprendra difficilement ces kilos perdus et qu’en plus il devrait avoir pendant sa première année un teint assez jaune. C’est normal me dit-il et il ne faudra pas que je m’inquiète. Tout reviendra normal en fin de première année.  

Pourquoi n’ont-ils pas déclenché l’accouchement comme je leur demandais une fois le terme passé. J'ai du mal à contenir ma colère.

 

Je décide d’allaiter Grégorie pendant les premières semaines et c’est avec plaisir que je lui donne le sein. Je reste une dizaine de jours à l’hôpital car Grégorie a beaucoup perdu en poids comme prévu et qu’il ne les a pas repris. Je sors avant qu’il les ai repris puisque les médecins savent que ce sera long.

 

Le retour à domicile sera un vrai plaisir. Laurence découvre avec joie son petit-frère et est très affectueuse avec lui. Grégorie est un bébé très calme qui ne pleure très peu. 

 

 

La vie reprends son cours. Jeff a de longues journées au travail et pendant ce temps je reste seule avec les enfants. C’est l’hiver, je ne peux pas trop sortir. Je passe mon temps à laver les pointes en tissus et plastiques qui contiennent les couches en papier, à donner les tétées puis les biberons à grégo, à faire manger Lolo, à les laver tous les deux. Mon seul moment de répit sont les siestes de l’après-midi. J’essaye de les coucher à la même heure pour qu’ils dorment ensemble afin de me réserver un temps pour moi, pour lire ou faire la sieste.

 

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Je m’ennuie moralement, je n’ai rien de passionnant à raconter à Jeff le soir. Il me raconte ses journée de travail et je l’envie.

 

J’avais fait dès la naissance de Grégo une demande de congé parental d’une année pour élever mes enfants. Je le regrette maintenant. J’appelle mon entreprise pour savoir si je ne peux pas reprendre mon activité à l’issue de mon congé de maternité. Hélas mon patron m’a remplacé et il n’y a pas d’autres postes d’assistante actuellement à pourvoir. La Directrice du Personnel avec laquelle je suis en très bon terme me promet de me faire signe quand il y aura une opportunité.

 

Je n’ai pas la patience d’attendre et je décide de retrouver rapidement du travail sur Rueil pour m’éviter de long temps de transport. Je trouve facilement un poste de Secrétaire sténodactylo dans une entreprise d’ingénierie travaux-publics (voir les hommes de ma vie / Le vrai boss).

 

J’ai environ 3 minutes à pied entre ma maison et l’entreprise. C’est pour moi l’idéal.


Maman qui a besoin d’occupation et de gagner sa vie après la mort de papa et qui habite l’immeuble à côté de chez moi me gardera les deux petits anges chez moi et je la paierai. Plus besoin ainsi de les réveiller de bonne heure le matin.


Je reprends donc mon travail.

 

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Rédigé par eglantine

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Publié le 12 Juin 2010

Après :

Voici la suite de ma biographie (le début de cette biographie est écrit au passé, j'ai décidé d'utiliser désormais le présent narratif. Je modifierai les précédents chapitres quand j'aurai un moment)

 

 

 

Je n’ai jamais imaginé auparavant que la vie de mère de famille qui travaille soit à ce point fatigante et frustrante. 

 

Le matin je me lève à l’aube, j’avale le petit déjeuner en vitesse, réveille doucement notre petite laurence que nous appelons "lolo", la change, l’habille, je la mets dans le landau, je vais à pieds  jusqu’au garage que nous louons pour la voiture. Me voila partie avec le bébé. J’ai une conduite très sportive que j’essaye de tempérer pour ne pas brusquer Lolo. Après un quart d’heure nous voici arrivées chez la nourrice.  Lolo ne pleure pas mais je suis toute triste de la laisser et j’envie la nourrice de pouvoir en profiter toute la journée.

 

Je reprends la voiture : 5 minutes de route et je retrouve mon bureau. Enfin le calme et la tranquillité. En effet en dehors des périodes de stage de formation, il est vrai que je n’ai pas grand-chose à faire de la journée. Je peux rêver à loisir, penser à Lolo, à Jeff qui lui a trouvé un travail passionnant et très prenant puisqu’il est technicien itinérant et qu’il est bien souvent sur la route en Ile de France et Picardie. Il lui arrive même de ne pas rentrer le soir.  La journée est très longue. Quand mon patron n’est pas la je m’ennuie dans ces grands locaux vides. J’attends avec impatience l’heure du déjeuner pour retrouver mes collègues de l’entreprise au restaurant.

 

L’après-midi est encore plus long. Je n’attends qu’une chose, qu’il soit 18 heures pour pouvoir partir. La course après la temps va reprendre mais j’aime courir même si c’est épuisant. Le grand sourire de Lolo quand elle me retrouve le soir me touche à chaque fois et compense la frustration de n’avoir pu m’occuper d’elle dans la journée. Je prends congé de la nourrice, remets Lolo dans la voiture et reprends le chemin de la maison. Un soir en arrivant au garage, plus de lolo dans le siège auto..... Je deviens livide. L’angoisse me prend soudain, l’aurais je oublié chez la nounou. Non elle était simplement tombée entre les sièges avant et arrière sans pleurer ni crier. Les sièges auto à cette époque n’étaient pas aussi sécurisés qu’aujourd’hui. Elle ne s’est pas fait mal et je suis soulagée.


Une fois rentrée à la maison, je fais le bain à Laurence, lolo aime l'eau, un autre moment agréable mais que je ne peux prolonger à loisir tant j’ai de choses à faire.  Je l'habille pour la nuit. Je dois maintenant  préparer sa soupe du soir. Je regrette l’époque où je n’avais qu’à lui donner le sein.  Un soir sur deux J’épluche les légumes, je les fais cuire, les passe au mixer. Je la fais manger et je joue avec elle en attendant le retour de Jeff.  Il joue un peu avec Laurence, nous la couchons et lui chantons et mimons « les petites marionnettes » nos mimiques la font beaucoup rire.


Nous pouvons maintenant préparer le dîner en espérant qu’elle va dormir et dîner. Nous apprécions ces moments où nous nous retrouvons seuls et pouvons échanger sur nos journées respectives.  Après le dîner, nous regardons la télé puis nous couchons rapidement et je m’endors épuisée par ce rythme infernal.  Demain est un autre jour certes mais ce sera la même course……


Le samedi nous faisons les courses au supermarché où nous allons en voiture. Je fais le ménage, le repassage et j’ai peu de temps pour profiter de Laurence et j'ai beaucoup de chance car Jeff m'aide vraiment. Le samedi après midi nous prenons néanmoins le temps d'emmener Lolo aux bébés nageurs. Quelle joie d'évoluer avec elle dans la piscine, elle est si heureuse. La première fois que je dois complètement l'immerger sous l'eau, j'ai peur mais le moniteur me dit qu'un bébé coupe automatiquement sa respiration, alors je lui fais confiance, je la plonge et la remonte aussitôt très vite.... Ouf il avait raison, elle n'a pas bu la tasse.

  

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Autre havre de paix, de tranquillité et de joie : le dimanche où nous nous retrouvons et pouvons profiter de Lolo  l’esprit tranquille. Comme Barbara, j'ai longtemps haï les dimanches mais ce temps est révolu et je les apprécie vraiment.

 

Les premières vacances avec notre fille arrivent. L'été 1976, Je me souviens.... Nous étions partis faire du camping à Aytré près de la rochelle. Il faisait très chaud. Nous aspergions Laurence régulièrement avec de l’eau  minérale en bombe  pour la rafraîchir pendant le long trajet en voiture, sur la plage et pendant les siestes. Il n’y avait pas de climatisation à cette époque la. Mais quelle joie de nous retrouver sans avoir rien à faire d’autre que des promenades dans la Rochelle en bord de mer et profiter le matin ou le soir en fin de journée de la plage. Nous passions les dimanche avecma tante Germaine et ma tatie Jo qui habitaient la Rochelle et qui étaient toutes deux en admiration devant notre bébé.

 

La rentrée arrive. Je reprends le rythme effréné de mes journées mais curieusement je trouve que les journées sont longues, très longues. Aujourd’hui 34 ans plus tard, alors que j’ai plus de temps libre,  je trouve que les journées passent vite, trop vite et plus je vieillis, plus les jours, les mois les années défilent, hélas.....

 

Noël arrive : le premier Noël de Lolo.  elle a 10 mois et tient bien debout et va bientôt marcher. Elle est très gâtée par toute la famille nombreuse. Nous ne savons plus où mettre les jouets. Heureusement la maison est grande.


Nous avons envie d’un second enfant et voulons donner un petit frère à Lolo. Même si cela va me donner encore plus de travail,   je me dis que si je ne le fais pas maintenant, je n’aurais pa le courage de le faire dans 2 ou 3 ans et puis je pourrais prendre  prendre un congé parental d’un an. Un trève qui je n'en doute pas sera appréciée.


Je lis beaucoup de livres et me renseigne sur les conditions pour faire un garçon….. Je choisis la bonne période du cycle, les conditions idéales du rapport. Ne riez pas chers lecteurs, j'étais bien jeune et candide à l'époque. Aujourd’hui, je ris de moi en y pensant mais à l’époque j’y croyais fermement.


Février 1977, Laurence fait ses premiers pas et souffle sa première bougie délicatement posée sur le dessus du gâteau que j’ai confectionné pour l’occasion.

 

 

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Quelques semaines après , un test de grossesse m’annonce que je suis de nouveau enceinte.

 

C'est le bonheur, ce garçon nous allons l'avoir.......

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Rédigé par eglantine

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Publié le 5 Juin 2010

Une petite pause dans ma biographie

Que ceux qui l’apprécient se rassurent, j’en reprendrai le cours très bientôt.

 

Peut être que certains de mes lecteurs habituels s’en lassent un peu. Une amie me disait récemment « Ecris nous de nouveau des poèmes » ton blog ne s’appelle-t’il pas « Quai des rimes ».  Ceci signifiait qu’elle préfère mes poèmes et je pense qu’elle n’est pas la seule

 

Je prie ceux qui préfèrent mes rimes de m’excuser mais je n’écrirai pas de poèmes, l’inspiration ne me ne vient pas faute d’envie. Cela reviendra j’en suis certaine quand j’aurai terminé ma biographie mais c’est une aventure de longue haleine.

 

Je suis passée le week-end dernier sur le blog d’Enriqueta. J’aime bien ses jeux d’écriture et je n’y réponds plus depuis un certain temps faute d’inspiration ou de temps. Néanmoins elle nous propose dans son dernier jeu de nous exprimer sur nos idoles que celles-ci soient connues ou non connues. Ce thème m’a séduit, curieusement car je n’ai jamais eu d’idole et ne veut pas en avoir. Je ne suis pas anarchiste mais j’ai comme devise personnelle « ni dieu, ni maître ». Idolâtrer est dangereux et conduit à l’asservissement.  Je suis toujours stupéfaite de voir les fans crier le nom de leur idole, gesticuler en tous sens pour attirer son attention, faire la course aux autographes….Certaines personnes ont un pouvoir de séduction et d’influence  tel qu’elles arrivent à être aimées, admirées, elles se servent de ce pouvoir pour asservir ceux qui se laissent prendre souvent à des fins qui ne sont ni humanistes, ni religieuses mais plutôt mercantiles.

 

Je n’ai pas eu d’idole dans ma vie mais j’ai eu quelques chanteurs que,  plus jeune,  j’ai particulièrement aimés, plus pour le texte de leur chanson que pour la musique. Je suis complètement insensible à la musique.


J’ai aimé Maxime LE FORESTIER pour ses textes engagés et courageux. J’ai souvent fredonné « Parachutiste » et je vous laisse découvrir ci-dessous sa chanson que je préfère et que j’aurais tant aimé écrire :

 

 

 

 


 

Mon seul regret dans la vie est de ne pas avoir eu de frère. Il m’arrive encore aujourd’hui de me dire que serais-je devenue si ce frère Bernard que je n’ai pas connu avait vécu et je lui dédie cette chanson :

 

Je ne pouvais pas terminer ce billet sans vous parler de Serge Lama que j’aimais beaucoup et que j’ai été voir deux fois au palais des congrès. J’aime toutes ces chansons mais particulièrement celle-ci

 

 

 


 

Curieusement je n’ai pas eu d’ami qui puisse devenir un maître mais j’ai eu plusieurs mentors dans ma vie : un professeur de français au collège et un patron en entreprise. Je ne les ai pas idolâtrés, ce sont de simples modèles à un moment où j'avais besoin d'en avoir. Je ne sais pas ce qu'ils sont devenus mais Ils m’ont beaucoup appris, soutenue et redonné confiance.  Sans eux je ne serai pas ce que je suis. Je leur dédie aussi ce billet qu’ils ne liront jamais.

 

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Ecrits divers

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