Publié le 29 Octobre 2010

 

Il voudrait à ses parents dire

Pourquoi il  les a tant aimés

Pourquoi il peut les haïr

Il voudrait à ses parents crier

Combien il se sent mal aimé

Il ne doit surtout rien montrer

C’est ainsi qu’on l’a éduqué

Mais à force de contenir

Il a fini par exploser

Il ne pouvait plus que fuir

Faute de pouvoir expliquer


 

 

Ils voudraient à leur fils crier                           

A quel point  ils l’ont adoré                 

Depuis le jour où il est né                                

Ils voudraient à leur fils dire                            

A quel point  ils sont inhibés

Dès qu’il faut « je t’aime » dire

Dès qu’il faut « je t’aime » montrer

Ils  voudraient à leur fils dire

que tout simplement ils l'aiment

Aujourdhui ils sont dans la peine

de le voir ainsi les fuir

 

 

 

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Il voudrait à ses parents dire

Que grande est sa souffrance

De sentir si mal aimé

Il gardera le silence

De crainte d’être rejeté


 

Ils voudraient à leur fils dire

Que grande est leur souffrance

De n’avoir l'amour su montrer

Ils garderont le silence

De crainte d’être rejetés


 

Souffrir chacun de leur côté

Telle est leur triste destinée

Faute de pouvoir s’expliquer

Aimer, souffrir en silence

Tout en gardant l’espérance


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Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

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Publié le 22 Octobre 2010

Après :

 

Voici la suite de ma biographie que beaucoup d'entre vous attendaient avec impatience.....

 

Les années passent. Nous avons trente cinq ans environ. C’est le temps des amis, des copains, des fêtes. Nous organisons à la maison des soirées déguisées. Notre soirée thématique « Métro » a beaucoup de succès. Chaque invité doit se déguiser en s’inspirant d’une station du métropolitain de Paris.

  Je recouvre complètement la porte de la maison de papier doré et nous invitons nos amis, voisins  et collègues de travail  à la station « porte dorée ».

 

Je me déguise avec un grand tee shirt jaune que je recouvre d’affichettes de films et je me coiffe d'un chapeau plateau de garçon de café fait main pour représenter la  station champs Elysées avec ses cinémas et ses brasseries.

 

 

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Jeff  a choisi la station « chambre des députés » avec son chapeau melon, ses moustaches et son tee shirt « good night ».

   

 

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Les enfants se déguisent aussi et participent avec plaisir.

 

Certains invités ont de l’humour et je me souviens d’un copain qui arrive avec un veston auquel il a accroché 6 sachets de thé pour représenter la station « cité ».

 

Nous dansons autour du buffet et ces soirées se terminent bien tard.

 

Je n’ai jamais trop aimé les fêtes, pourquoi ce besoin soudain d’en organiser. Peut être inconsciemment pour cacher un certain mal être dans notre couple malgré les apparences. 

 

Je m’implique de plus en plus dans mon travail et les journées sont longues. Quand je rentre le soir, je suis fatiguée. Je consacre l’énergie qui me reste à Laurence et Grégorie pour les aider dans leurs devoirs. Une fois les enfants couchés, je regarde un peu la télévision et je m’endors rapidement. Je ne m’en aperçois pas mais je délaisse Jeff. 

 

Je le trouve très taciturne, triste mais à aucun moment je ne pense que c’est de ma faute. Jeff a toujours intériorisé ces sentiments de peur du conflit. Quand je l’interroge à ce sujet, il me dit que c’est à cause de son travail. Je le crois. La vie continue. Jeff passe de plus en plus de temps à son travail, rentre de plus en plus tard. Il est souvent en déplacement.  Son absence, ses silences, son mal être me peinent vraiment. Quelques années passent ainsi

 

Un samedi Jeff travaille sur le stand de son entreprise au salon de l’automobile. Il est 21 heures, il n’est toujours pas rentré et ne m’a pas appelé. Pas de téléphone portable à cette époque pour l’appeler, l’angoisse monte. Pour la maîtriser, je continue une tapisserie représentant une scène belle époque à Paris. Je me plais à penser que je suis Pénélope qui attend son Ulysse.  Je pense qu’il lui est arrivé un accident et je suis très angoissée.

 

Vers 23 heures, il arrive dans un état d’énervement inhabituel et m’indique qu’il a rencontré une jeune femme qu’il fréquente depuis 4 ans et qu’il va me quitter. Il a eu beaucoup de mal à choisir mais elle lui a lancé l'ultimatum de choisir entre elle et moi. Il ne veut pas la perdre et partira donc demain matin. C’est le drame pour moi qui n’avait absolument rien deviné de cette liaison ce qui est certes une marque de confiance envers jeff mais prouve bien à quel point j'étais absorbé par mon travail….

 

Je ne suis pas jalouse, peut-être n’avais je pas voulu voir. Il me sort alors brutalement tout ce qu’il avait contenu pendant ces années où je l’ai délaissé. Je ne lui en veux pas, tout cela est de ma faute. Ce qui me fait le plus mal c’est qu’il m’ait menti mais je comprends que c’était pour ne pas me faire souffrir.

 

Je passe une nuit détestable. Le lendemain matin, comme il me l’avait annoncé, il prend sa voiture pour aller la rejoindre et lui annoncer qu’il m'a fait part de sa décision.

 

Il est tellement perturbé et pressé de la retrouver qu’il sort du garage très vite sans regarder autour de lui et tamponne la voiture d’une voisine qui a eu le malheur de passer à ce moment la. Juste de la tôle froissée. Il fait le constat et je pense qu’il va repartir aussitôt après.

 

Sentant qu'il n'est pas en état réellement de conduire, Il ne part pas et restetoute la journée à la maison couché pour ne pas avoir à m'affronter. Les enfants sont perturbés, je leur dis que papa est malade mais je pense qu’au fond d’eux-mêmes ils savent que quelque chose de grave vient de se passer.

 

Au bout d’une semaine Jeff est toujours la, il rentre chaque soir. J’attends qu’il me parle de sa décision et je ne veux pas le brusquer.  Mais voyant qu’il ne me reparle plus de rien et qu’il fait comme si rien ne c’était passé, je lui demande où en est son projet de départ. Il me dit tout simplement « tu vois bien je suis restée ». Et quand je lui demande s’il continue à la voir il me dit que non. Nous n’en parlerons plus jamais. Je ne finirai pas ma tapisserie qui me rappellera trop ce soir la ou tout s'est brisé. Je pardonnerai d'autant plus facilement que tout cela est de ma faute.  

 

La vie reprend son cours comme si rien ne s’était passé et cet incident rend paradoxalement nos relations plus harmonieuses.

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Vécu

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Publié le 8 Octobre 2010

Sur une consigne de Juliette de Papier libre :

 

Sur les bois d'un cervidé

Je me suis accrochée.

C'était un cerf-volant

Il a pris son élan

Nous avons décollé

Dans les cieux argentés.

 

 

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Photo flickr mise à disposition par OB

 

Une fois dans les airs

Au dessus de la mer

Il se mit à bramer

En me regardant

"Nous allons nous planter

Il n'y a plus de vent".

 

"Mais non mon cher ami

Nous avons amerri .

Tu as le cerveau lent "

Lui dis-je en riant

Quand les cerfs voleront

Tu seras chef d'escadron

Lui dis-je en riant

 

Mais pour le moment

Tu es mon cerf voguant

 

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

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Publié le 1 Octobre 2010

Et soudain Annickest arrivée sans se presser, ma petite Annick avec son sac et son grand sourire…….. 

 

Elle est vêtue très simplement d’un pantalon, d’un chemisier et d'un paletot. Nous sommes en septembre, les matinées sont fraîches et elle porte des sandales. Il faut dire qu'en Guyane, il fait très chaud toute l’année… Même si je l’imaginais plus grande,  Je sais que c’est elle que j’attends grâce au même sourire serein et naturel qu’elle affiche sur son blog et qui la rend immédiatement sympathique..Elle me reconnaît aussi et me fait un signe discret…. Je pense aussitôt au poème qu'elle m'a écrit il y a 3 mois spécialement pour quai des rimes :

 

Je suis arrivée dans la gare
Un peu étourdie
Un peu éblouie
Je manquais de sommeil.
 
 
Que de Tgv,me dis-je?
Je n'ai plus l'habitude
Ni de la foule
Ni de l'ambiance.
 
 
Un peu en avance,je me suis assise
un fauteuil me tendait ses bras.
J' ai fermé les yeux apaisée
Mon esprit vagabonde.
 
 
Je suis toujours là-bas, à Cayenne
A Kourou sur ma terre de Guyane.
Ariane s'élance,confiante
Emportant son précieux fardeau.
 
Le ciel s'est embrasé
J'en étais fascinée...
Mais malgré tout ,bouche bée
devant cet irréel,bien réel.
 
Mais où suis-je? Dans une gare
Ariane, Cayenne, Kourou
Je vous dis "à bientôt"
C'est un voyage terrestre qui commence.

 

 

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  Photo flickr mise à disposition par OB

 

Je me dirige vers le portillon pour l’accueillir. Spontanément nous nous embrassons chaleureusement.

Nous nous dirigeons vers ma vieille et chère Twingo vert pomme garée sur le parking… Face à nous les tours de Cergy Préfecture et le parvis de la préfecture. J’espère que cette première image de Cergy qui n’est pas de loin la plus agréable, même si ce n’est pas la pire,  ne lui laissera pas un mauvais souvenir.

 

Je démarre et Annick se met à parler, à me raconter ses visites en métropole depuis qu’elle est arrivée de Guyane il y a quelques jours. Tous ceux qui me connaissent savent que je parle peu surtout quand je ne connais pas, j’ai besoin d’observer, de mieux connaître avant d’être complètement à l’aise.

 

Annick parle beaucoup et je l’écoute avec plaisir tout en conduisant. Le trajet est court, j’aurais pu venir la chercher à pieds à travers le parc de la Préfecture mais je craignais qu’elle ait une valise lourde.

 

Nous arrivons chez moi. Je gare la voiture dans mon jardin derrière la maison. Mon Jeff vient nous accueillir. Je l’observe pendant qu’il luit dit bonjour et je vois à son air qu’Annick lui plait tout de suite. Réglisse notre chat qui est très sociable se précipite aussi à sa rencontre. Il a compris instinctivement qu’Annick aimait les chats et il accepte volontiers ses caresses. Annick a beaucoup de chats restés en Guyane et ils lui manquent et elle prend plaisir à caresser Réglisse. Annick m’offre un très joli tissu de madras qui fera une jolie nappe.

 

Nous avons décidé de débuter la visite de Cergy par l’église Saint Christophe et le port qui sont à 5 minutes à pieds de chez moi. Ce sont les journées du Patrimoine, nous avons donc le droit à une visite guidée de l’église.  J’ai déjà visité de nombreuses fois l’église et je prends un peu de distance par rapport au guide. J’observe Annick qui semble intéressée. Je sens qu’elle doit être croyante ce qui n’est pas mon cas. La visite s’éternise un peu pour moi. Je me suis toujours sentie mal à l’aise dans ces lieux de culte mais j’attends avec patience. Nous sortons enfin de l’église et nous nous dirigeons vers le port de plaisance où les petits yachts venus de France et même d’Europe côtoient les péniches d’habitation dans un décor qui me rappelle un peu Disney Land. Qui peut imaginer qu’il y a un vrai port de plaisance sur l’Oise à Cergy avec des maisons d’habitation qui ont pour la plupart un anneau d’amarrage.

Annick est étonnée et elle mitraille avec son appareil photo comme tout blogueur. Que serions nous sans notre APN ? Nous rentrons pour déjeuner à la maison. Ce repas est l’occasion pour nous d’échanger et de mieux nous connaître.


L’après-midi nous partons visiter l’axe majeur  de Cergy-Pontoise qui part des étangs de Cergy , traverse l’Oise par une passerelle toute rouge et remonte par des escaliers abrupts vers l’esplanade de paris avec ses 12 colonnes de béton  et la place Hubert Renaud avec sa tour penchée du belvédère et ses immeubles de Ricardo Beaufils aux façades de verre très appréciées des photographe à cause des reflets déformants. C’est un endroit que j’aime beaucoup et Annick semble apprécier, elle prend beaucoup de photos. J'écris "semble" car Annick n’est pas très expansive sur ce qu’elle ressent et c’est un point qui nous rapproche.


Nous nous dirigeons ensuite vers la gare en remontant la rue de l’abondance qui porte si bien son nom les jours de marchés quand on voit les étals mais qui le porte si mal aussi car c’est  le quartier le plus pauvre de Cergy. Justement c’était le marché ce matin et dans la rue c’est l’abondance de déchets de toutes sortes et de sacs plastique qui s’envolent au vent d’automne. Il est 16 heures et le nettoyage débute seulement.. J’ai honte. Quelle piètre image de Cergy pour ceux qui la découvrent comme Annick.

Nous rentrons à la maison et le soir nous allons dîner au restaurant. Le lendemain matin, il fait toujours beau. Annick a bien dormi dans le petit studio que nous avons à l’étage de la maison.


Ce sont les journées du patrimoine et nous visiterons l’exposition d’artisanat dans la chambre des métiers. Nous sommes aussitôt attirés par une sculpture monumentale. C’est une horloge automate de plus de 5 mètres de hauteur « le grand escaladeur ». Nous attendons que six heures sonnent pour voir l’escaladeur grimper tout au long de l'horloge pour afficher l'heure. Nous félicitons l’artiste Jacques Monestier qui nous montre une autre de ses sculptures magiques : le Scribe. Monsieur Monestier le met en route, nous choisissons chacune un dessin que le scribe nous reproduira à la perfection.

 

Nous repartons Annick et moi avec notre souvenir.

Comme nous sommes dans le parc de la préfecture et que c’est le grand festival annuel des arts de la rue et du cirque, nous en profitons pour y faire un petit tour. Il y a beaucoup d’ambiance et nous assistons à quelques spectacles rapidement.


Nous rentrons fatiguées, nous dînons et nous couchons.

 

Le lendemain en allant travailler je raccompagne Annick à la gare. Je suis triste de la quitter. Je sais que je la reverrai dans un an et qu’en attendant nous continuerons à échanger régulièrement sur nos blogs mais elle me manquera.

 

N.B.

Depuis Annick est revenue 2 fois à Cergy. J'espère être fidèle ici à notre premier week-end passé ensemble mais je peux avoir un peu confondu les visites. N'hésite pas Annick car je sais que tu me liras à me corriger si besoin.

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Portraits de mes amis du blog

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