Publié le 28 Février 2011

J'ai écrit le poème ci-dessous pour un projet de livre de dessins sur Mijoty la petite sorcière et de textes sur sa boîte à rêve qui sera publié au profit d'associations pour aider des enfants malades. C'est une initiative de Quichottine et Solyzaan (Voir ici)

 

Ouvres, ouvres ta boîte à rêves mijotés

 

Mijoty écrit, Elle décrit

A l’encre parme, ses p’tits secrets

Qu’elle emportera au paradis

C’est son rêve de violet

 

Mijoty vole, Elle s’envole

Sur un indigo très bel oiseau

Avec son fiancé Eole

C’est son rêve d’indigo

 

Mijoty gomme, elle dégomme

Les nuages gris de l’azur des cieux

Plus jamais d’hiver et d’automne

C’est son rêve de Bleu

 

Mijoty sème, elle essaime

D’étranges graines dans le désert

Futurs arbres aux hauteurs extrêmes

C’est son rêve de Vert

 

Mijoty luit, elle reluit

En banlieue dans toutes les zones

Elle est soleil qui chasse le gris

C’est son rêve de Jaune

 

Mijoty peint, elle dépeint

avec la permission des anges

Des orangers sur ciel norvégien

C’est son rêve d’Orange

 

Mijoty rage, elle enrage

Pour les pauvres rien ne bouge

Fini les rêves, elle s’engage

C’est son rêve de Rouge

 

 

arc en ciel quai des rimes

 

 

La pluie s’est en silence brusquement arrêtée

Mijoty ouvre sa boîte à rêves mijotés 

Le violet,

l’indigo,

le bleu,

le vert

Le jaune,

l’orange,

Le  rouge

S’échappent en riant de cet écrin éternel

Et forment ensemble un joli rêve arc en ciel

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

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Publié le 24 Février 2011

Je suis née à Paris le 24 février 1953, j'y ai vécu les six premières années de ma vie. J'ai décidé aujourd'hui de rendre hommage à ma ville de naissance en répondant au tag sur Paris que j'ai découvert chez Quichottine.

 

Si j’étais un monument de Paris, je serais

 

Le pont Mirabeau car que serait Paris sans la Seine et ses ponts qui joignent ses deux rives. J'ai toujours beaucoup aimé les villes en bord de rivière et les ponts pour le symbole qu'ils représentent

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Je suis également frustrée que ce tag ne comprenne pas la  question si j'étais un poème sur paris, je serais.

Car pour moi ce serait celui-ci :

 

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Et nos amours

Faut-il qu'il m'en souvienne

La joie venait toujours après la peine

 

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

 

Les mains dans les mains restons face à face

Tandis que sous

Le pont de nos bras passe

Des éternels regards l'onde si lasse

 

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

 

L'amour s'en va comme cette eau courante

L'amour s'en va

Comme la vie est lente

Et comme l'Espérance est violente

 

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

 

Passent les jours et passent les semaines

Ni temps passé

Ni les amours reviennent

Sous le pont Mirabeau coule la Seine

 

Vienne la nuit sonne l'heure

Les jours s'en vont je demeure

 

Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)

 

 

Si j’étais une photo de Paris, je serais

 

Parce que mes parents habitaient le 11ème arrondissement rue Saint-Sébastien tout près du cirque d'hiver et que j'y suis allée souvent quand j'étais petite fille.  J'aimais surtout les clowns et les acrobates. J'en garde aujourd'hui un souvenir agréable et ému.

 

 

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Si j’étais une chanson de paris, je serais :

 

Il est  5 heures paris s’éveille.  Je suis une matinale, j'aime les aurores et quand je travaillais à Paris j'y arrivais très tôt pour goûter à l'ambiance particulière de la ville qui s'éveille. Je retrouve cela dans la chanson de Dutronc

 

 

 

 

  

Si j’étais un livre dont l’histoire se déroule à Paris, je serais

 

Si Quichottine ne l'avait pas déjà choisi, j'aurais mis sans aucun doute "Le bonheur des dames" de Zola qui a pour cadre le bon marché et que mes parents étaient employés de ce magasin et c'est là qu'il s'y sont connus.

 

Je choisis un autre livre lu beaucoup plus récemment : No et moi de Delphine de Vigan.

No une jeune fille bourgeoise rencontre dans une gare parisienne une jeune SDF.  Une très belle histoire d'amitié ayant pour cadre Paris.

Voir ma critique ICI  

Je ne pouvais parler de Paris sans parler des SDF qui sont des habitants à part entière de cette ville. Beaucoup de parisiens passent devant eux sans les regarder gênés par cette misère étalée. S'il-vous-plait souriez leur.

 

 

Si j’étais un tableau dont le décor est à Paris, je serais

 

Un tableau de Monet que j'aime tant: La gare Saint Lazare. N'oubliez pas que ce blog s'appelle Quai des rimes : j'aime les gares les trains et je ne pouvais pas faire un billet sur Paris sans mettre à l'honneur une de ses gares. J'ai choisi la gare Saint Lazare qui a toujours desservi les villes ou j'ai habité en banlieue. Je l'aime le matin quand les banlieusards pressés arrivent à Paris pour rejoindre leur travail. . Je m'attarde du côté des grandes lignes voir les trains partir pour la normandie. Je l'aime le soir quand tous les travailleurs se pressent fatigués mais heureux de rentrer chez eux retrouver leur famille. Demain sera le même jour. 

 

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Si j’étais une rue de Paris, je serais

 

La rue Boyer Barret dans le 14ème arrondissement où j'ai vécu mon enfance chez ma grand mère paternelle dans sa loge de concierge au 3 de cette rue sur la droite sur la photo.
Quelle ne fut pas mon émotion de trouver il y a quelques années cette carte postale ancienne de cette rue à la Foire de Paris. Malgré ma forte envie, Je ne suis jamais retournée rue Boyer-Barret depuis le décès de ma grand-mère de peur d'être submergée par l'émotion.
 

 

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Si j’étais un musée, je serais

 

Je ne voudrais surtout pas être un musée et je ne peux pas m'imaginer l'être. J'aurais pu prendre un joker,  alors j'ai choisi une sorte de musée à ciel ouvert, plutôt une grande bibliothèque le marché aux livres du square Georges Brassens

 

 

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Si j’étais un film, je serais

 

Ce serait "Moulin Rouge" de Baz Lurhmann car serait aussi Paris sans son moulin rouge et j'ai beaucoup aimé ce film même si je n'aime ni la musique, ni la danse. Inoubliable cette scène du tango

 

 

 

J'espère vous avoir fait aimer mon Paris celui ou je suis née il y a 58 ans aujourd'hui et ou j'ai vécu.

 

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Rédigé par eglantine

Publié dans #TAG

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Publié le 21 Février 2011

Merci à Arielle d'avoir répondu à mon jeu d'écriture avec les mots que vous m'avez tous offerts.

 

Vous pourrez lire son écrit que j'aime beaucoup directement sur son blog et y laisser vos commentaires ICI

 

Il n'est pas trop tard pour participer et d'écrire un texte avec les mots donnés.

 

Le mot offert par Liedich arrivé trop tard pour l'écrire dans mon texte était "Tendrement". Bravo à Corinne et Fransua de l'avoir trouvé.

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Rédigé par eglantine

Publié dans #poèmes de mes amis

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Publié le 17 Février 2011

 

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Le poète m'a offert un joyau

dans un écrin virtuel : juste un mot

Ce n'était ni un nom, ni un verbe

ni un adjectif mais un adverbe

Un mot qui m'est parvenu bien tard

mais pas trop tard pour un nouveau départ

Un mot caresse

doux comme la soie

un mot paresse

Parfum d'autrefois

Un mot promesse

d'amour, d'amitié

Sourire,  désir,

prémice au plaisir

Doux, moelleux

qui nous rend heureux

un mot chouette

Merci poète

pour ce "tendrement"

mot que j'aime tant

 

 

Eglantine

La jolie fleur

le 11 février 2011

 

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

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Publié le 10 Février 2011

Merci à tous ceux qui m'ont donné des mots. J'avais décidé d'écrire un texte avec tous ces mots dans l'ordre dans lequel il m'ont été donnés en utilisant le premier mot dans le titre. Quand j'ai vu le premier mot déposé délicatement par Armide, j'ai cru que j'allais y renoncer et après avoir goûté à l'ivresse des cîmes, pendant que mon cher et tendre me conduisait sur le chemin du retour,  j'ai retrouvé mon inspiration pour conjuguer la vie à l'inconditionnel.

 

A vous si vous en avez envie de vous prêter au même exercice que moi en utilisant tous ces mots dans l'ordre  :

- soit du premier au dernier et vous devrez utiliser "inconditionnel" dans le titre

- ou du dernier au premier en utilisant donc "to come" dans le titre

 

Une fois le texte écrit soit vous le publiez sur votre blog et me donnez le lien par mail 

quai-des-rimes@orange.fr

 

Voici mon texte ci-dessous :

, soit vous n'avez pas de blog ou ne souhaitez pas le publier sur le votre, et vous  m'envoyez votre texte par mail à l'adresse précisée plus haut .

 

 

Seul le présent est inconditionnel

 

La condition est l'ennemi de l'évidence.

Face aux certitudes doutons. Face à l'irrationnel, croyons

 

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Face à l'amitié trop facilement donnée doutons et si cette promesse de partage n'était que fausse bonté.

La vie est un grand carnaval ou le paraître masque l'être.

Vivre c'est monter un Renne en folie dont on a perdu le contrôle. On se demande si ce n'est pas un mauvais rêve une fois passée l'exaltation de l'errance ou tout devient possible sans condition. Il nous faut choisir entre partager nos doutes pour tenter de transformer le conditionnel en inconditionnel sans provoquer le sort ou tomber dans la résilience pour masquer par l'indifférence un trop plein d'amour.

Le Matelot conjugue le verbe être au futur et non au conditionnel : "plus tard je serai capitaine se répète-t'il" et son père qui sans trouver ce souhait extravagant n'ose pas y croire parce que lui connaît les obstacles de la vie lui répond "tu seras un homme mon fils..... si ...."

Les saisons, les années passent dans le silence de ce mot  "si" non exprimé mais si présent au fond de nous. Il ne faut plus tenir compte des conditions  pour imaginer l'avenir mais vouloir l'avenir à l'inconditionnel.

L'humour et le rire sont proches des larmes, il cachent bien souvent la blessure de cet avenir qui s'assombrit alors que nous l'avions voulu trop lumineux.

Ah où sont passés nos rêves d'antan. Refusons l'empathie inconditionnelle peu sympathique dans son refus de s'impliquer et c'est tétanisant de parler à un mur même s'il est couvert de fleurs.

Carpe diem ! Seul le présent est inconditionnel. Profitons de tous les petits moments de joie et des amitiés sincères qui nous font chérir la vie, la respecter. Aimer sans condition, sans aucune attente en retour pour ne pas être déçus.  Nous serons ainsi galvanisés pour continuer le chemin....

Et même si parfois nous doutons :   "to come or not to come" (1) c'est tout comme "to be or not to be" (2) et comme il vaut mieux être que de ne pas être, alors allons y sans condition mais en continuant à douter

 

 

 (1) "y aller ou ne pas aller

(2) "Être ou ne pas être" 

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Ecrits divers

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Publié le 6 Février 2011

 

J'ai grimpé haut jusqu'aux cimes

Mais à quoi donc cela rime

Même si ce n'est pas un crime

Était-ce donc de la frime ?

Oui j'ai grimpé jusqu'aux cimes

Je me suis coiffée en prime

du chapeau roses des cimes

avant qu'il choit dans l'abîme

et dans un effort ultime

je  vous ai fait quelques rimes

qui forment une maxime

C'est un conseil bien infime

Pour ne pas choir dans l'abîme

Goûtez à l'ivresse des cimes

martine beauregard

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

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