Publié le 29 Février 2012

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Tous les quatre ans à ne pas oublier

Une anomalie sur le calendrier

Février ne veut plus nous quitter

L’hiver qu’il aime il veut prolonger

Comme si le printemps il voulait chasser

Février son point final a gommé

Des points de suspension l’ont remplacé

Pas de trente encore moins de trente et un

Simone nous avons deux points communs

Nous sommes nées en Février

Peut être pas de la même année

Premier décan du signe du poisson

Nous abusons des points de suspension

De dire aucun besoin nous n’avons

Sans nous exprimer nous nous comprenons

Suspendre le temps, ne pas le figer

L’inachevé nous permet de rêver

le 29 février : un jour bonus

Je ne te dédierai pas un opus

Mais pour toi j’écris ce court poème

En ce jour singulier et suprême

Où tu fêtes ton anniversaire

Simone tous mes souhaits sincères

Tu es restée jeune, pas étonnant

Tu ne prends un an que tous les quatre ans

 

Eglantine : 29 février 2012

 

N.B. : En lisant l'article de Simone ce matin à l'aube, j'ai cru que c'était son anniversaire et je me suis empressée de lui écrire un poème mais ce n'était de son anniversaire dont Simone parlait mais celui d'une dame qui a cent ans aujourd'hui en ce 29 février 2012. Toutes mes excuses Simone, j'aurais dû faire attention au "happy birthday to you" ce n'était pas "to me".  Je souhaite à cette dame un excellent anniversaire. On ne jette pas un poème, je le laisse donc ici.

 

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Portraits de mes amis du blog

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Publié le 17 Février 2012

 

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Photo flick'r (bibliothèque d'image d'OB)

 

 

J’ai souvent cru trouver ma place
Une toute petite place
pas tout à fait ma juste place
je le reconnais mais je rentrais
Malléable sûr je deviendrais
Et la juste forme je prendrais
Illusion, supercherie
Ma place jamais je ne me fis
Dans l’immense puzzle de la vie

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

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Publié le 11 Février 2012

 

 

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Du plaisir, j’ai envie de prendre le temps

Je te regarde, comme tu es élégant

Etincelant, sensuel et attirant.

J’hume ton musqué et capiteux parfum

J’ai envie que tu m’envahisses soudain

De ma bouche je te montre le chemin ;

Doucement la langue tu me caresses;

Le plaisir s’écoule, quelle allégresse !

Tu mets tous mes sens en état d’ivresse.

J’essaye de me contrôler mais en vain

Ma tête tourne, tourne. Tu es divin.

J’aime savourer un verre de grand vin

 

Eglantine / Février 2012

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

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Publié le 6 Février 2012

J’avais à peine trois mois quand j’ai été adoptée par un couple Alphonse et Rose Bégum. C’est Alphonse qui a eu le coup de foudre quand il m’a vu. Peut être a-t-il été attiré par ma blancheur.  J’étais aussi blanche qu’il était noir. Il m’a pris, regardé sous toutes les coutures  caressée puis  m’a reposé délicatement, il a fait de même avec mes compagnes d’infortune puis est revenue vers moi, m’a pris une nouvelle fois. Son épouse à côté piaffait d’impatience devant ses hésitations, elle était si sûre d’elle si hautaine, Une "belle gueule" un peu "bégueule" la Bégum : « Elles se ressemblent toutes alors prends celle-ci et finissons en lui a-t-elle dit ». Je savais qu’elle se désintéresserait de moi et qu’ainsi elle me laisserait tranquille sans me faire subir de sévices. Il semblait être habité par le doute et cela me plaisait.

 

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Je pourrais ainsi vivre à ses côtés, l’observer, Je voulais le meilleur pour lui, l’aider à se débarrasser des ses mauvaises pensées ou idées. Il divaguait à longueur de journée. Il notait tout ce qui lui venait  à l’esprit dans des carnets à spirales et se réveillait même la nuit pour y noter quelques idées subites afin de les fixer avant qu’elles ne s’échappent ; Je compris qu’il était écrivain. Il passait des heures entières à écrire un nouveau livre autobiographique «Le jardin des doutes »  J’espérais secrètement qu’il y parlerait de moi. Parfois il me prenait, me tenait fermement par la main et me promenait dans les allées rectilignes de son jardin, ensemble nous cheminions rapidement dans un sens, puis revenions sur nos pas. C’était sa façon à lui de faire le vide dans son esprit, d’y voir plus clair pour magnifier son inspiration et pourvoir aussitôt se remettre  à écrire. J’avais usé combien du caoutchouc de mes semelles dans ces virées.  Je finis par me lasser de ces promenades rapides et très fréquentes où je n’avais même pas le temps de voir autour de moi mais n’était-ce pas ma destinée d’obéir à mon père d’adoption, de le suivre la où il me mènerait sans dire mot et me rebeller. Ma peau n’était plus aussi blanche, elle était devenue un peu grise, j’avais aussi mauvaise mine que celle du crayon de mon père Alphonse qui courait sur le papier infatigable mais qui  se rapetissait après chaque blessure de la lame du taille crayon.  Je m’étais tassée, j’étais devenue informe. Lui aussi s’était tassé, était devenu dépressif, alcoolique. Alphonse s’enfonce petit à petit depuis le suicide de Rose son épouse.

Un jour il  arriva avec un gros paquet en carton et en sortit un ordinateur portable aussi noir que lui. Soudain son écran s’alluma. Ses doigts effleurèrent les touches du clavier d’abord lentement, puis ils prirent de l’assurance. Il n’écrivait plus à la main mais ce qu’il écrivait défilait sur l’écran. Souvent il prenait la souris la déplaçait délicatement. Le texte qu’il venait d’écrire se noircissait et disparaissait. Je rêvais de me transformer en souris pour être au chaud au creux de sa main. Dans l’espace resté vierge de nouveaux mots apparaissaient sur son écran. Peu de temps  après  l’acquisition de son ordinateur, je le vis prendre son crayon qui était devenu tout petit et  le jeter au loin en visant la corbeille à papier que la femme de ménage n’avait pas remis à sa place.  Il n’eut aucun regard pour lui,  aucun regret, aucune reconnaissance pour le travail fourni.  Il était trop vieux,  trop usé « has been » out le crayon. Il en est des crayons comme des travailleurs dans les entreprises. Je savais que j’allais subir le même sort.. Après cette pensée je me dis que comme sa Rose,  j’avais vécu ce que vivent les gommes l’espace d’un matin. Il se tourna ensuite vers moi, m’attrapa et me lança en direction de la corbeille. J’aurais rejoins mon ami crayon si Boule le chat ne m’avait pas saisi au vol dans sa gueule et ramené à mon père son maître croyant à un jeu. Il me déposa dans le creux de sa main et mon père me relança avec beaucoup plus de force à l’autre bout de la pièce mais Boule n’arriva pas à m’attraper et ne voulant pas devenir la gomme de Boule, je disparus par la fenêtre ouverte en laissant à Boule la souris du PC.  Après avoir passé ma vie à effacer, je me suis effacée moi même.

Que suis-je devenue  réellement?  Répondez à ceux qui vous le demanderont « Mystère et boule de gomme » pour  ne pas gommer la part de rêve dans ce monde impitoyable ou tout finit par s’effacer.

 

 

J'ai écrit ce texte pour répondre au défi N° 74 des croqueurs de mots lancé par Enriqueta

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Nouvelles

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