Publié le 30 Janvier 2014

Pour les jeudis en poésie des CROQUEURS DE MOTS sur le thème de la destinée


Ma destinée

Je marchais vers toi ma destinée

Et lorsque de chemin j’ai changé

Pour avoir tenté de t’éviter

Je t’ai alors par hasard trouvée

Martine / Janvier 2014

Ma destinée

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Rédigé par Martine.

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Publié le 27 Janvier 2014

Que  lui restera-t-il de sa vie d’avant qu’il vient de quitter définitivement ? les pleurs de sa mère et sa dernière étreinte, le regard de son père qui au nom de croyances ancestrales et de sa virilité s’est durci s’efforçant de ne rien montrer, les baisers de ses frères et de sa petite sœur Mariama de 4 ans, Pourra t’il les revoir un jour ?

Dans la demi-pénombre du soir qui tombe, Sadibou a quitté la plage de Ngor avant la marée basse, très rapidement, trop rapidement. Il aurait voulu que ce moment tant attendu, qui lui sembla si court, durât plus longtemps pour pouvoir s’imprégner de l’image des lumières de Dakar et de l’île de Gorée s’éloignant pour toujours.

Depuis combien de jours, était-il sur cette pirogue tassé au milieu de ses compagnons d’infortune ?

En fin de nuit le vent se renforce sur la mer,  la pirogue tangue  sur les vagues ; il n’a pas peur, il est habitué aux caprices de l’océan pour avoir pêché avec son père sur ces mêmes embarcations quand il y avait encore assez de poisson pour nourrir toute la famille.  Sadibou regarde le ciel rosir dans les prémices de l’aurore. Le soleil sort timidement de son bain nocturne. Dans l’horizon qui s’illumine, un paquebot géant des mers remplis de touristes se découpe. Il  les envie un moment. Eux aussi veulent quitter quelques temps des lieux connus et leur quotidien pour des destinations de rêve pense-t-il soudain. Peut-être un jour quand il aura gagné beaucoup d’argent en France, il pourra faire un tel voyage. Il s’en veut aussitôt de cette pensée. Il s’interdit maintenant de rêver à long terme, d’en vouloir plus alors que pour le moment il n’est même pas certain d’arriver à destination.

Le vent se renforce encore. Certains de ses compagnons sont malades : le manque de sommeil, le froid, la peur, le mal de mer. L’arrivée est proche si l’on en croit le passeur. Ils ne pourront pas tenir bien longtemps. En attendant, Sadibou résiste, chante de vieilles chansons sénégalaises, raconte des histoires pour réconforter ses compagnons : tuer le temps, chasser la peur.

Les vagues sont de plus en plus hautes et heurtent violemment la pirogue…. Le souci de l’instant tenir, tenir encore…  Chanter de plus en plus fort, se serrer les uns contre les autres pour se réchauffer….

Un jour passe, une nuit puis un autre jour et soudain la côte espagnole apparait, ils vont débarquer sur la plage qui s’approche, s’approche…. Ils ont réussi. Sadibou devrait être gai mais il pleure, il pense à tous ses hommes et femmes, certains des amis, qui n’ont pas eu cette chance et ont péri en mer pour avoir voulu être heureux.

 

Martine / Janvier 2013

écrit pour le défi 115 des croqueurs de mots 

avec les 10 mots que le hasard m'a désigné dans mon livre de chevet "l'homme qui voulait être heureux" de Laurent Gounelle un tout petit roman dont je recommande la lecture, c'est une vraie leçon de vie.

Sadibou, le jeune homme qui voulait être heureux

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

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Publié le 23 Janvier 2014

Pour les jeudis en poésie des CROQUEURS DE MOTS sur le thème du hasard

 

La vie est un jeu de hasard

 

Il est né un jour quelque part

Chez un couple de snobinard.

Son père était un vieux briscard

Sa mère une ancienne star.

Ils ont regardé goguenard

Ce bâtard blafard, pleurnichard

Fruit d’une liaison de hasard.

Ils le confièrent peinards

A ses grands-parents banlieusards.

Le bâtard devint un grand gaillard

Qui taquinait sa guitare

Aimait lire BD et polars

Jouait du flipper dans les bars

Avec tous ses copains motards.

Il chercha un boulot peinard

Devint serveur de wagon bar.

Un jour gare Saint Lazare

Il accrocha le vif regard

D’une bien jolie bulgare

Et l’épousa dare dare

L’emmena aux Baléares.

Ils firent un joli poupard

Qu’ils appelèrent Léonard

et promenèrent au square.

Un jour à un jeu de hasard

Il gagna pas loin d’un milliard.

Il s’acheta vite une jaguar

Fit bâtir un chalet savoyard

Et une villa à Dinard

Quitta ses jeans pour des costards

Et ses joints pour des cigares.

Sa femme le quitta un soir

Avec leur petit léonard

C’était un vrai cauchemar

Puni d’avoir été veinard

Il but pour noyer son cafard

Et joua au casino de Dinard

Il perdit tous ses dollars

Finit dans la rue clochard

Terrassé un soir de blizzard

Sans avoir revu Léonard

Il ne sera jamais vieillard

La vie est un jeu de hasard

 

Martine / Janvier 2014

 

La vie est un jeu de hasard

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Rédigé par Martine.

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Publié le 17 Janvier 2014

J’ai oublié ma clé

Dans un coin retiré

Clé donnant des ailes

à ma ritournelle.

Je ne peux  donc entrer

Et chanter et danser.

Comment vivre sans elle

Et sans mon violoncelle

Ouvrir mon grand carnet

Y tirer quelques traits

Implorer dieu du ciel

D’un don providentiel.

Vide de ma portée

Rien à y accrocher.

Soudain un arc en ciel

Dans la nuit : le soleil.

Clé de sol arrimée

Notes vont se presser

 

Martine / Janvier 2014

Pour répondre au jeu de Janvier 14 de la petite fabrique d'écriture (VOIR ICI)

 

La clé

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Rédigé par Martine.

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Publié le 13 Janvier 2014

J’ouvre la boîte aux lettres ce soir en me demandant ce qu’elle peut bien contenir d’agréable et quelle n’est pas ma surprise d’y trouver un colis. Il doit y avoir une erreur, je n’ai rien commandé mais c’est bien mon nom et mon adresse qui figurent sur l’étiquette d’expédition. Je ne reconnais pas l’écriture et il n’y a pas les coordonnées de l’expéditeur. J’ouvre avec fougue la boîte du colis postal. A l’intérieur un paquet cadeau revêtu d’un papier qui affiche des cœurs roses sur fond argenté. Je dénoue le ruban avec précaution. Soudain je m’arrête brutalement. Est-ce prudent d’ouvrir ? Qui peut m’offrir un cadeau enrobé de cœurs ? Le colis est un peu lourd. Peut-être contient-il une bombe ? Je ris aussitôt de cette pensée stupide, j’ai trop lu de romans policiers. Une fois le papier retiré, j’ouvre le carton. Il est rempli de billes de polystyrène que je m’empresse de retirer jusqu’à découvrir un objet tout en longueur emballé de film plastique bulle que je retire avec précaution.

Une splendide lampe en verre bleu turquoise irisé. Elle est superbe. Qui peut bien connaître aussi bien mes goûts ? Je caresse le galbe de son pied et de son abat-jour en verre, Contact un peu froid mais si plaisant. Je l’installe avec précaution sur une commode de mon salon, la branche et l’allume. Une chaude lueur argentée en surgit soudain qui gagne en intensité, moment magique de joie. Soudain cette lumière traverse l’abat-jour en verre. Je suis effrayée la lampe est en train de prendre feu…. L’idée de la bombe resurgit, je devrais m’écarter mais je reste subjuguée ne pouvant détourner mes yeux de ce spectacle. De la hampe incandescente surgit soudain une sorte d’elfe bleu qui monte, disparait un instant dans les volutes de fumée pour surgir de nouveau en volant au-dessus de moi laissant dans son sillage une douce lumière bleutée. Soudain ce génie céleste atterrit sur le fauteuil en face de moi et s’installe tranquillement. Il me regarde longuement. Je n’arrive à prononcer aucun mot tant je suis subjuguée par cette vision surnaturelle et à la fois effrayée de ce face à face. Je le regarde aussi, ses yeux remplis de bienveillance me rassurent et m’incitent à prononcer quelques mots d’une voix tremblante ?

  • Bonjour ! Qui es-tu ? D’où viens-tu ?
  • Je suis l’elfe chance, Je viens du Soleil : l’astre de feu porter le bonheur sur la planète bleue à trois élus dont tu fais partie
  • Trois élus, Pourquoi moi? qu’ai-je fait pour faire partie de cette élite
  • Je ne sais pas, je n’ai pas choisi, c’est ma muse qui s’appelle hasard qui m’a inspirée et guidée vers toi.
  • Quel bonheur viens-tu m’apporter.
  • Je ne sais pas encore, c’est toi qui vas me le dire. Je vais te demander de m’exprimer trois vœux et ils seront exaucés.
  • J’aurais préféré que tu te fies à ta muse hasard et que tu m’apportes trois bonheurs inattendus, j’ai toujours aimé les surprises ?
  • Comment pourrais-je savoir à l’avance ce qui va faire ton bonheur, je ne te connais pas, seuls ceux qui te connaissent peuvent savoir et encore te connaissent-ils vraiment ?
  • Tu as raison chance, chacun a sa propre définition du bonheur.
  • Alors dis moi trois choses qui te manquent pour être heureuse et je te les donnerai.
  • Tu es mal tombée, je ne crois pas au bonheur avec un « B » majuscule à cet état de grâce durable mais je crois tout simplement à toutes ses petites joies sensitives, affectives qui font le bonheur de l’instant et qui évitent de ressasser le passé et de se projeter dans le futur.
  • Mais tu as bien des envies, des espoirs.
  • Non aucun : ne pas avoir d’espoir m’évite d’être déçue et me permet d’être heureuse quand quelque chose d’agréable et d’inattendu arrive. Désolée je ne vois pas quels vœux je pourrais faire pour moi. Si je fais des vœux pour les autres, il me sera impossible de choisir trois personnes parmi tous les gens malheureux que je côtoie. Qui recherche l’amour, qui la santé, qui l’argent parfois les trois.
  • Allez réfléchis bien, je ne peux partir d’ici sans que tu aies exprimé ces trois vœux.
  • Je ne sais pas, je ne crois ni à la chance, ni au hasard…. Je ne joue d’ailleurs jamais au loto.
  • Effectivement tu ne peux pas gagner si tu ne joues pas mais si tu jouais tu pourrais gagner
  • C’est vrai mais je n’aime pas perdre, voir mes espoirs déçus.
  • Allez réfléchis bien….

Un long silence s’établit entre nous. Je regarde l’elfe chance, j’aime son regard doux et intelligent qui me rappelle quelqu’un mais qui vraiment….. Peut-être que je pourrais lui demander… Non je ne lui demanderai pas car s’il ne réussissait pas, je serais si malheureuse. Soudain j’ai une envie impulsive de l’étreindre et de l’embrasser… Je romps le silence :

  • J’ai trouvé mes trois vœux
  • Alors je t’écoute :
  • Premier vœu, je voudrais te serrer dans mes bras, second vœu, je voudrais t’embrasser et ensuite dernier vœu, je voudrais que tu partes comme tu es arrivé en me laissant cette jolie lampe en souvenir de toi
  • Personne ne m’a jamais fait des vœux aussi simples mais puisque c’est ta volonté l’elfe chance se lève de son fauteuil, je me lève aussi. Poussé l’un vers l’autre nous nous étreignons longuement et soudain il m’embrasse affectueusement. Il relâche soudain son étreinte et s’envole en agitant la main pour me dire adieu. Il disparait soudain à travers le plafond.

Seul souvenir de sa présence la lampe bleue qui diffuse une douce lumière d’azur dans la pièce.

La tristesse fait place à quelques instants de bonheur intense mais n’est-ce pas la vie ?

Il faut que je m’active pour que la vie reprenne. Je saisis sur la table la caisse de la lampe, la vide complètement de ses billes de polystyrène.Au fond du carton, il y a une enveloppe du même bleu que la lampe, je l’ouvre fiévreusement. Quel message a pu me laisser l’elfe bleu, je saisis la carte : 3 mots me sautent aux yeux : « Joyeux Noël petite soeur ».

Je me précipite à la fenêtre, peut être que je pourrais apercevoir l’elfe bleu, lui faire un signe pour qu’il revienne et la dans la nuit étoilée un message est écrit en fumée blanche :

« Nul n’est plus chanceux que celui qui croit à sa chance »

Martine / Janvier 2014

Pour répondre au défi 114 lancé par Jeanne FADOSI

pour la Communauté des Croqueurs de Mots


P.S.à ne lire qu'après avoir lu le texte :  "Un seul être vous manque et tout est dépeuplé" Lamartine

Ils sont trois à me manquer :

- Mon frêre ainé que je n'ai pas connu

- Ma mamie qui m'a élevé

- Mon fils que je ne vois plus

Si je devais faire trois vœux aujourd'hui c'est de les voir ou revoir et pouvoir les étreindre et embrasser

La lampe bleue

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Rédigé par Martine.

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Publié le 4 Janvier 2014

Comme chaque année je viens faire ici le point de l’année écoulée.

2013 est partie, ce fut une très belle année pour moi comme toutes les années en « 3 », l'année de mes 60 ans .  Elle avait pourtant mal débuté.

Mes relations avec mon employeur étaient devenues de plus en plus difficiles. Une de mes collègues me rendait la vie impossible sachant qu’en me nuisant elle se protégeait. Heureusement que j’en avais d’autres  qui me soutenaient sinon je crois que j’aurais craqué.

J’allais au travail le matin avec une boule dans l’estomac en tâchant au moins de positiver et de penser à ce qui dans mon emploi du temps allait être agréable, aux relations avec mes candidats que je conseillais dans leur recherche d’emploi. Eux n’avaient pas de travail et j’en avais. Je n’avais pas le droit de me plaindre mais c’était paradoxal, c’est ce travail que j’avais qui était source de souffrance.

Certes je pouvais prendre ma retraite mais j’hésitais de peur de m’ennuyer mais crainte aussi que cette prise de retraite anticipée me nuise auprès des juges qui devaient en septembre 2013 se prononcer sur le conflit qui m’opposait à mon employeur (au niveau des dommages et intérêts réclamés).

Nous avions avec Jeff en 2012 acheté une maison en Vendée au château d’Olonne et j’avais envie d’en profiter, de changer de vie à 60 ans Je pense que j’ai inconsciemment poussé Jeff qui était réticent au départ à acheter cette maison. Il a compris que c’était important pour moi et il est très heureux de l’avoir aujourd’hui.

Mi-janvier, j’ai décidé que j’allais prendre ma retraite fin avril. Je ne m’ennuierai pas, nous avions cette maison à agencer, à décorer. Nous pourrions nous épanouir et randonner au bord de cet océan Atlantique que nous aimons tant.

Mais avant de quitter mon emploi il me fallait néanmoins régler mon problème avec ma collègue et mon employeur. J’ai dénoncé par écrit à mon manager les agissements à mon égard de ma collègue (qu’il n’ignorait pas) et je lui ai demandé de jouer son rôle en servant  de médiateur entre nous. C’était une situation cocasse car je lui demandais en fait d’éteindre le feu qu’il avait lui-même allumé (consciemment ou inconsciemment) et ce n’était pas pour me déplaire.  Je savais que cette confrontation serait difficile pour moi mais c’était indispensable. J’avais encore trois mois à vivre dans cette entreprise et je ne pouvais plus supporter ce harcèlement permanent. Il fallait que ces derniers mois soient sereins.

Nous nous sommes retrouvés à 3 dans le petit bureau du chef qui a joué parfaitement son rôle de médiateur sans montrer son embarras et nous a demandé de reprendre des relations de travail saines en ajoutant qu’il surveillerait cela de près et que des sanctions seraient prises si les agissements dénoncés ne cessaient pas.  Je me suis beaucoup amusée intérieurement, c’était une petite vengeance pour moi mais mon rire était bien proche des larmes.  Je me suis effondrée après cette confrontation. J’ai été arrêté 3 semaines et pendant cet arrêt de travail, je lui ai envoyé ma lettre de départ à la retraite.

Pendant cet arrêt de travail, j’ai fêté aussi mes 60 ans pas vraiment dans la joie. Passer ce cap m’angoissait vraiment à l’époque.

Tous ces évènements ont fait que mon employeur m’a proposé une négociation alors que j’avais demandé ma retraite.  Je ne m’y attendais pas et cela m’a déconcerté.  Que faire ?  Accepter une négociation ou aller jusqu’au jugement que j’avais de bonnes chances de gagner vu mon dossier que je venais encore d'enrichir. D’ailleurs cette négociation prouvait que mon employeur ne croyait pas en ces chances de l’emporter.  D’un autre côté je pouvais perdre aussi et ce jugement en septembre allait me gâcher  mes premiers mois de retraite, m’empêcher d’oublier ce que j’avais vécu. Alors j’ai négocié et bien négocié mon indemnité grace à mon avocat que je remercie sincèrement.

Mon pot de départ a été un moment très émouvant pour moi. Il y avait beaucoup de monde. Certains anciens collègues étaient revenus pour l’occasion. J’ai été très gâtée.

J’ai quitté l’entreprise le 28 avril, nous sommes partis le 29 avril en Vendée et nous avons signé le 30 avril chez le notaire.

Le 23 juin nous fêtions au château  d’Olonne nos quarante ans de mariage.

Depuis avril nous avons beaucoup travaillé dans la maison et elle est maintenant très agréable à vivre, cela m’a occupé l’esprit.

Il a fallu que je m’habitue à cohabiter au quotidien avec mon Jeff, cela n’a pas toujours été facile mais je crois que maintenant nous avons trouvé nos marques.

Nous avons aussi profité de l’été en bord de mer. Nous avions l’impression d’être en vacances des vacances qui duraient éternellement. 

Notre fille aime cette maison elle y vient souvent en week-end avec son conjoint et les trois petites puces. Elle nous les confie pendant les vacances si bien que nous les voyons aussi souvent que quand nous habitions Cergy.

Nous appréhendions un peu l’automne au château d’Olonne à tort car il y a beaucoup de vent, la mer est superbe, il fait souvent beau et nous aimons nous promener en fin d’après-midi pour admirer les couchers de soleil sur la mer.

Nous n’avons plus de relations avec notre fils depuis 3 ans à la suite d'une violente dispute.  En novembre c’était son anniversaire. Je lui ai écrit pour le lui souhaiter et en me réjouissant que lui aussi ait pu emménager dans sa première maison en PACA. Pour la première fois il a brisé le silence en nous répondant. Il nous disait qu’il était heureux que chez lui la résilience a remplacé la colère mais rajoutait tout ce qu’il nous reprochait. Nous ne sommes pas parfaits, nous avons eu des torts notamment celui de ne pas savoir montrer que nous l’aimions et de ne pas avoir vu  l’avalanche arriver  mais « dans une avalanche chaque flocon de neige a sa part de responsabilité ».  C’était des mots très durs mais étrangement  nous avons été très heureux qu’il réponde et cela va nous permettre de continuer sans lui à défaut de l'oublier.

Nous sommes rentrés en décembre à Cergy pour fêter Noël en famille puis repartis avec ma fille, mes petites filles fêter les un an de notre petite Agathe le 28 décembre et la fin de cette si belle année pour nous.

Même si je  n’aime pas les années paires, je débute 2014 avec confiance et sérénité.

 

 

 

2013 un nouvel élan

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Rédigé par Martine.

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