Publié le 31 Mars 2014

Nous sommes le dernier de jour de ce si beau mois de Mars 2014 qui s'est terminé dans la joie hier, joie d'une victoire à la quelle j'ai participé à mon humble échelle, j'ai eu envie de publier à nouveau ici ce texte déjà publié sur Quai des rimes qui est une fiction noyée dans le réel.

 

 

Journal Dernières nouvelles de Mars du 31 mars 2014

Journal Dernières nouvelles de Mars du 31 mars 2014

MARTINE LA MARTIENNE

« Martine MARTIN,  une lectrice de 58 ans a remporté notre grand concours d’écriture  « Pourquoi pensez-vous  que vous êtes martienne ? ». Le jury, à l’unanimité, l’a désignée comme la Martienne Marseillaise de l’année.  Lire page 6 »

 

 

J’avais complètement oublié que j’avais participé à ce jeu d’écriture séduite par le thème inhabituel et par Mars qui m’a toujours fascinée. Je ne  m’imaginais pas pouvoir gagner ce concours. Je tourne les pages vite et sur la page 3  je trouve mon texte que je lis à haute voix.

 

MARTINE LA MARTIENNE

« Mars m’a toujours hantée. Je suis née un 30 mars à Marseille sous le signe du bélier. Mes parents m’ont appelée Martine et si l’on inverse les deux dernières lettres de ce prénom cela fait Martien ».

Depuis que je suis petite, je déborde d’énergie, je suis hyperactive, aime le risque, l’aventure.  On me dit tenace, pugnace, volontaire. Ma mère  me disait que j’étais un garçon manqué en insistant sur le mot manqué.

Elle m’a toujours reproché d’être une fille, si j’avais été un garçon j’aurais pu remplacer  mon petit frère MARTIN mort 2 ans avant ma naissance.

Je pense souvent à ce petit frère que je n’ai pas connu et je l’imagine, petit habillé de vert avec de grands yeux turquoise. Je le vois vivre sur une autre planète, une planète rouge remplie de cratères, une planète qui pourrait bien être Mars telle que les scientifiques la décrivent.

J’aurais voulu aussi être un garçon et je refuse cette féminité dont j’ai hérité par erreur. Je compense cela par un besoin de m’affirmer en permanence, de me faire remarquer.  Je m’habille souvent en rouge ou en couleurs vives.

Je suis impulsive. Il m’arrivait de me battre comme un garçon dans la cour de l’école. J’ai cet instinct guerrier, viril qu'on prête à Mars dans la symbolique collective : « Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus ».

Je me suis assagie en vieillissant mais je suis restée une femme combative, et je me bas en permanence sans  mes poings mais avec mes convictions. Je me bats pour le respect des valeurs qui sont les miennes et contre l’injustice. Mes causes étant souvent perdues d’avance, je perds souvent mais le principal n’est-il pas d’avoir combattu. Il m’arrive aussi de gagner ; j’affiche alors mes victoires, il faut que cela se sache, que cela serve d’exemple.

Quand j’étais petite, j’étais très gourmande,  je raffolais des barres de MARS et dès que j’en avalais une je m’écriais en riant « Mars et ça repart ».  Aujourd’hui je n’en mange plus, j’en ai trop mangé de façon boulimique jusqu’à l’écœurement. 

Adolescente Je passais beaucoup de temps à lire des romans de sciences fiction et des BD : tintin, Spirou avec un attachement particulier pour cette petite bête étrange à la longue queue : le marsupilami qui semblait sorti d'une autre planète.

Je me suis mariée à 20 ans avec Martial MARTIN, un jeune homme aux cheveux longs roux rêveur et qui semblait vivre comme moi sur une autre planète. Nous étions en quelque sorte des extra-terrestres, des inadaptés pour nos congénères et c’est ce qui nous a unis. Je m’appelle donc maintenant Martine MARTIN.

Nous avons beaucoup voyagé ensemble notamment aux États-Unis.  Je me souviens de Yellowstone, cette immensité de terre orangée semée de cratères d’où, majestueux, jaillissent des geysers.  J’ai l’impression d’y être déjà allée,  C’est ainsi que j’imagine Mars ai-je dit à Martial qui ma répondu « j’ai la même impression que toi ».  Martial et moi, nous sommes toujours sur la même longueur d’ondes.

Je me souviens de Paris, avec la Tour Eiffel surplombant le champ de Mars verdoyant, Un beau terrain d'atterissage pour soucoupes volantes ai-je pensé la première fois où j'y suis allée. C'est mon endroit préféré de la Capitale.

Nous avons eu deux enfants : en premier Marceline, puis plus d’un an après : Marceau. Ils sont arrivés un peu comme Mars en carême.  Mais néanmoins nous les avons beaucoup entouré et leur avons beaucoup donné.  Ils nous ont beaucoup apporté.

Ils nous ressemblent beaucoup. Ils ont l’air comme nous toujours absents, perdus dans leurs rêves comme s’ils vivaient eux aussi dans la 3ème dimension. Ils sont dynamiques et tenaces comme nous, peut-être plus que nous. Ils nous ont donné quatre beaux petits-enfants que nous adorons.

Nous avons acheté un grand appartement rue neuve Saint-Martin à Marseille.  Souvent nous allons en week-end dans le Var et j’aime me promener en hiver à Saint-Tropez, voir la vieille gendarmerie. Je pense à l’adjudant Cruchot qui a combattu les extra-terrestres et aux fous-rires que nous avons eus avec Martial en le voyant perdu. Difficile parfois de distinguer un humain, d’un martien qui peut parfois prendre apparence humaine.

E.T. restera pour Martial et moi un grand moment de cinéma plaisir. Nous avons été émus aux larmes par E.T. , son envie de retourner à la maison malgré son amitié pour Elliott  petits enfant terrien. Je ne sais pas pourquoi mais E.T. m’a fait penser à mon grand frère MARTIN que je n’ai pas connu.

Nous sommes bien-sûr allés  voir Mars Attack mais nous n’avons pas aimé. Nous ne pouvons pas imaginer des martiens agressifs venant attaquer les terriens. Dans notre imagination ce sont des êtres doux et rêveurs.

Je suis persuadée que les martiens sont discrètement présents sur terre, que j’en côtoie peut-être dans mon environnement quotidien sans m’en apercevoir.

Tellement marquée par mars, les Martin, les martiens, je me dis qu'il y a des coïncidences étranges. Je ne crois pas réellement au hasard et je me dis que peut être j’ai été martienne dans une autre vie ou peut-être même dans celle-ci ne serais-je pas une martienne envoyée sur terre pour espionner et témoigner à mon retour sur Mars.

Martine MARTIN / Mars 2011

 

 

Je repose le journal sur la table de la cuisine, il est déjà 8 heures, il est temps d’aller travailler. Il faut revenir sur terre et aux activités quotidiennes. J’enfile mon manteau,  mes chaussures et sort de l’appartement. Je prends l’ascenseur pour descendre dans le hall d’accueil. J’ouvre la porte de l’immeuble  et je me dirige vers le parking extérieur encore perdue dans mes rêveries.  Je relève la tête et là je reste stupéfaite, tétanisée par la peur

A côté de ma  «Twingo»  verte une soucoupe volante est stationnée.

Un petit être vert aux grands yeux turquoises en sort et me fait signe de monter avec lui. Nous rentrons me dit-il. Je refuse de monter et je crie que je suis très bien sur terre et que je ne veux pas rentrer à la maison.  Il se met à pleurer,  m’embrasse, me fait un signe d’adieu, monte dans la soucoupe et  décolle dans un nuage de feu.

Je lève mes grands yeux noyés de larmes au ciel et je lui envoie un baiser de la main en chuchotant « Adieu mon petit-frère Martin, embrasse bien Maman et Papa  »

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Rédigé par Martine.

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Publié le 27 Mars 2014

Je vis face à la mairie d’un ancien village au cœur d’une grande ville. Depuis que je suis ici, j’aime regarder à travers les vitres sans rideaux  les gens passer indifférents devant moi.

Parfois il arrive que quelqu’un s’arrête et franchisse le seuil. J’écoute alors mes visiteurs raconter leur vie mais c’est comme s’ils ne s’adressaient pas vraiment à moi mais qu’ils parlaient à quelqu’un d’autre juste pour le plaisir de parler. Cela ne me gêne pas, bien au contraire, je peux ainsi mieux les écouter parler de leur vie.  Ils ont tous un besoin de partager les bonnes nouvelles comme les mauvaises. Certains parlent d’amour avec des mots tendres pour l’aimé absent mais si présent. Les mots d’amour font parfois place aux mots de haine si violents.  Certains parlent tout simplement de leur quotidien, du temps qu’il fait,  des tracasseries administratives, ou professionnelles.  J’ai appris ainsi en écoutant à comprendre l’âme humaine et la vie avec ses joies et ses douleurs. Je suis un peu comme un psychanalyste qui se contente d’écouter les gens couchés sur son divan, à absorber telle une éponge la vie des autres juste pour leur permettre de parler et d’échanger. Je suis utile, c’est ma fierté.

Un jour un SDF est rentré chez moi et il a squatté ma petite maison, Il avait trouvé ainsi un abri bienveillant pour le protéger des frimas de l’hiver,  je me sentais moins seul même s’il dormait la plupart du temps et éructait parfois quelques paroles incompréhensibles. N’ayant pas d’odorat cela ne m’aurait pas gêné s’il n’avait pas empêché mes autres visiteurs de venir. Sa présence les éloignait et ils avaient dû trouver une autre oreille attentive pour les écouter.

 Un jour mon amis SDF a disparu. Mes visiteurs sont revenus rapidement.  Ayant manqué certains épisodes de leur vie, J’ai eu du mal à comprendre les changements brutaux. Parfois Les larmes avaient remplacé les rires. Le bonheur serait-il éphémère ? Peut-être mais le malheur aussi pouvait l’être car parfois les rires avaient remplacé les larmes.

 Petit à petit mes visiteurs se sont fait rares, je ne comprenais pas pourquoi.  Je vieillissais, peut être que mon écoute était moins bonne, peut- être  avaient-ils moins besoin de communiquer.

Un jour un orage violent s’est abattu sur le village, un Monsieur a franchi le seuil de chez moi pour s’abriter de la pluie. Il a sorti de sa poche un petit boîtier noir avec un écran et s’est mis à lui parler et alors j’ai compris que j’étais à la retraite, en quelque sorte aux abonnés absents,  en entendant les paroles qu’il a prononcées « Chérie j’aurais un peu de retard,  il pleut très fort, je me suis abritée dans une cabine téléphonique ».

 

Martine / Mars 2014 pour la petite fabrique d'écriture  d'azacamopol

Ecouter la vie

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Rédigé par Martine.

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Publié le 24 Mars 2014

ANNONCE

 

Entreprise leader sur son marché recherche

 

Responsable commercial  Homme / Femme

 

Sous l’autorité du Directeur de Région vous serez responsable de :

- Remplir un portefeuille de clients presque vide et d’en

  développer le chiffre  d’affaires

- Manager une équipe de conseillers clientèle

 

Compétences et Capacités requises :

 

- Savoir affronter chaque situation de face.

   Homme ou femme de profil s’abstenir

 

- Oser, être fou tout en sachant rester dans les cadres

  fixés

 

- Etre autonome mais pas indépendant

 

- Savoir écouter le client pour comprendre ses besoins

  et en susciter d’autres

 

- Savoir vendre au client la cerise pour lui faire manger

   le gâteau

 

- Savoir « ne pas dire » et si le client insiste savoir

  déguiser la vérité

 

- Etre créatif (néanmoins artistes s’abstenir)

 

- Avoir du savoir-être. Avoir du Savoir-faire : un plus

 

- Avoir de réelles capacités de management des

   hommes et des projets (experts s’abstenir)  pour

   ramener les ferrets de la reine inutile d’être joailler

 

- Ne pas s’endormir ou rêver pendant les 

  réunions interminables

 

- Avoir une grande capacité d’oubli afin d’éviter les

  burn out

 

- Etre sportif et savoir prendre des risques pour

  participer aux activités  d’équipe  lors des nombreux

  séminaires d’entreprise par exemple : 

  Saut à l’élastique,  montée à vélo du mont Ventoux….

 

- Faire siennes les devises de l’entreprise

 

« A l’impossible chacun est tenu » notamment pour éviter la démotivation lors de la fixation des objectifs annuels »

 

« Il n’y a jamais de problème mais toujours des solutions »

 

« Le mieux est l’ennemi du bien » pour éviter aussi le burn out

 

« Aimez-vous les uns les autres mais pas trop tout de même » afin de conserver l’esprit de compétition favorable au développement du chiffre d’affaires.

 

Profil : Jeune diplômé expérimenté

 

Rémunération : importante aux résultats.  

 

 

Evolution :

Sera fonction des résultats et de la capacité à « cirer les bottes » de son manager sinon reconversion via pôle emploi

 

Envoyer lettre de motivation et CV à notre conseil en recrutement :

Mouton à cinq pattes Conseil

Rue du cherche midi à minuit

75006 PARIS

 

 

LETTRE DE REPONSE

 

De Momo LEBARGE

à : Monsieur le directeur de la Société sans nom

 

Ci-dessous ma photo

Photo du net

Photo du net

Quelque-part en France, le 24 Mars 2014

 

Monsieur le Directeur,

 

« A l’impossible chacun est tenu » est une des valeurs que nous avons en commun. Vous avez cru que vous trouveriez le mouton à cinq pattes pour diriger vos projets et vous avez eu raison d’y croire et d’oser publier cette annonce. Je suis l’homme que vous recherchez  et je vais vous le prouver.

 

Le portefeuille vide je connais surtout après avoir passé l’été sur le sable pas celui de la plage mais du chômage. Mais j’arrive toujours à remplir mon portefeuille quand il est vide. Comment j’y arrive ? Tout simplement avec un peu de créativité, de ruse et beaucoup d’audace. La fortune sourit aux audacieux.  Pour y parvenir, j’utilise aussi mes grandes capacités à influencer les hommes, à  les mettre sous mon emprise,  à leur faire miroiter la cerise pour leur cacher le reste et parvenir à mes fins. Je suis donc tout à fait capable de manager une équipe et convaincre des clients.

 

Homme de face je le suis et j’ai plutôt belle face comme vous le verrez sur la photo jointe ce qui est important aussi pour le pouvoir de séduction qui est indispensable à tout commercial.

 

Rassurez-vous : A force d’avoir tellement de profils pour pouvoir m’adapter à chacun et à chaque situation que j’affronte de face avec détermination, je n’ai vraiment aucun profil déterminé.

 

Je n’ai pas besoin d’oser pour être fou, je le suis vraiment mon pote Ahmed me répète à longueur de journée: « tu es vraiment barge Momo ».  

 

Quand à rester dans les cadres fixés, je l’ai appris dès mon enfance. Ma mère avait tapissé les murs de la salle de séjour familiale avec des cadres contenant ma photo et j’ai passé beaucoup plus de temps confiné dans les caves et les cages d’escalier qu’en liberté au grand air.

 

Vous souhaitez quelqu’un capable de ramener les ferrets de la reine, pas de problème, j’aime beaucoup les bijoux et j’ai une certaine expérience pas dans leur fabrication (rassurez-vous je ne suis pas un expert dans ce domaine) mais dans la capacité à aller les chercher et à les ramener.

 

Je n’ai pas de mémoire et j’oublie tout.  Les flics quand je reste imperturbable face à eux me traitent même d’amnésique parce que j’oublie même le nom de mes copains. Soyez assuré que je ne craquerai pas.

 

Je ne suis pas un artiste même si je m’amuse parfois à taguer quelques murs mais vous le reconnaitrez ce n’est pas de l’art, juste la preuve d’une grande capacité à exprimer ma créativité.

 

Je ne m’endormirai pas en réunion si elles ont lieu l’après-midi.

 

Je n’ai jamais sauté à l’élastique, monté le mont Ventoux en vélo mais je suis sportif, je fais beaucoup de musculation et j’ai le goût du risque. Je risque ma vie tous les jours. Dans le commerce on ne se fait pas que des amis, particulièrement dans le mien qui est des plus dangereux. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’envisage de déménager et de vendre autre chose.

 

Quant aux devises de votre entreprise, je n’aurais pas besoin de les faire miennes, elles le sont déjà : pour moi tout est possible, je n’ai pas de limites.  Je ne fais pas dans les détails comme on me le dit souvent. Je suis d’un naturel méfiant et je sais que derrière chaque ami se cache un ennemi potentiel.

 

Vous êtes maintenant rassuré, vous vous réjouissez de m’avoir trouvé.

 

Je vais vous décevoir,  je ne suis pas candidat.

C'est étonnant. Pourquoi ? 

Tout simplement parce que vous m’avez menacé du pôle emploi d’une manière conditionnelle.  

J’aurais souhaité y rester  tout en continuant à faire commerce chez vous.

Voyez Monsieur le Directeur, j’ai des goûts de luxe.  Vous ne pourrez jamais me payer autant que ce que je gagne actuellement dans mon petit commerce  tout en restant au pôle emploi  qui continue à me rémunérer.

 

En vous souhaitant bonne chance pour votre recherche, Momo vous salue bien Monsieur le Directeur.

 

 

Martine / Mars 2014 pour le défi 119 des Croqueurs de mots que j'ai eu le plaisir d'animer

 

 

Recherche mouton de face et à 5 pattes (défi 119 des Croqueurs)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

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Publié le 20 Mars 2014

SI TU PEUX (parodie de"tu seras un homme mon fis" de Rudyard Kipling)

 

Si tu peux pardonner à qui t’a offensé

Si tu peux consoler ceux qui sont en peine

Si tu peux toujours, ta famille honorer

Sans rancune et sans haine

 

Si tu peux secourir, au risque de ta vie

Si tu peux pleurer,  sans jamais te  cacher

Si tu peux sourire,  à celui qui mendie

Sans  passer ton chemin, gêné

 

Si tu peux défendre, victimes et assassins

Si tu peux accepter ceux qui sont différents

Si tu peux partager,  le peu que tu détiens

Sans vouloir toujours plus d’argent

 

Si tu peux préférer, l’influence au pouvoir

Si après avoir chu, tu peux renaitre

Si tu peux  préférer savoir à faire savoir

Être,  ne jamais paraitre

 

Par chance si tu réussissais  tout cela

Oui Tu serais une bien belle personne

Mais parfait tu ne peux être,  ne l’oublie pas

Car mon enfant tu es un homme

 

Martine pour le 48ème Café Thé lancé par Ecureuil Bleu du blog une bonne nouvelle par jour  et qui sera l'objet aussi du jeudi en poésie des croqueurs de mots.

Si tu peux

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Rédigé par Martine.

Publié dans #poèmes, #Parodies

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Publié le 17 Mars 2014

 A L'ABORDAGE !    Défi N° " 119  "
 

 

Défi n°  119

"PETITE ANNONCE"

CONSIGNE PROPOSEE

par Martine de QUAI DES RIMES

 

Vous recherchez un employé, ouvrier, cadre, employé de maison.....

ou

Vous recherchez l'âme soeur

 

Rédigez une  annonce humoristique, insolite, poétique  (en prose ou vers)

et (si vous le souhaitez) la lettre de réponse à cette petite annonce.

 

vous  posterez votre participation

 

  Le Lundi 24 mars à 8 heures.

(programmez)

COMMUNAUTE CROQUEURS DE MOTS

 

 

et n'oubliez pas les Jeudis en poésie

Thème libre

 

Merci de me prévenir en commentaires sur les croqueurs et/ou ici

de votre participation. Je pourrai ainsi lire vos textes

 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #A vos plumes

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Publié le 10 Mars 2014

Photo du film la mort aux trousses

Photo du film la mort aux trousses

- Salut Mister Ristretto, quelle classe mais que viens-tu faire ici au cœur de nulle

  part ?

 

- Devines ?

 

- Tu m’a apporté des fleurs que tu caches dans ton dos ?

 

- Non, pas des fleurs

 

- Peut- être m’as-tu amené des bonbons ?

 

- Des bonbons ! tu rêves !  déjà que tu pédales dans la guimauve !

 

- Quoi donc alors ?

 

- Un cadeau spécial pour un endormi qui a peur de ne pas trouver le sommeil

 

- Peut-être, des pilules miracle pour insomniaque

 

- Non, avec les pilules le sommeil est éphémère, je prèfère pour toi le sommeil

  éternel sans fleurs ni couronnes car elles coûtent bonbon et durent si peu

 

- Rien ne dure. Seuls les diamants sont éternels

 

- Le sommeil peut l'être aussi, j'en ai assez de voir ta tronche à la télé :  

  il sort un colt 45 de sa poche arrière et tire en s’exclamant assuré

  « Good night Mister Décaféinato »

 

Martine / Mars 2014

Pour le défi 118 des Croqueurs de mots,lancé par Lenaïg

 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #PIECES THEATRE

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Publié le 6 Mars 2014

Je voudrais vous promettre Maman

Je voudrais vous promettre Maman

D’être toujours bien sage comme une image

Mais toutes les images sont elles si sages ?

 

Je voudrais vous promettre Maman

de ne jamais parler à un inconnu

Mais de père inconnu ne suis-je pas issue ?

 

Je voudrais vous promettre Maman

De ne rien demander sans dire « s’il-vous-plait »

Mais avez vous pensé que cela me plairait ?

 

Je voudrais vous promettre Maman

De bien réussir ce que vous avez raté

Mais est ce vraiment cela que vous souhaitez ?

 

Je voudrais vous promettre Maman

De chagrin de ne pas vous faire mourir

Mais s’il-vous-plait pourrais je vous désobéir ?

 

Je promets Maman de ne rien vous promettre

Je ne veux ni mentir, ni me compromettre

Comprenez que je ne veuille pas paraître

Acceptez que je sois celle que je veux être

Ainsi un jour nous nous aimerons peut-être

 

Martine : 3/11/2009 pour les jeudis en poésie des croqueurs de mots

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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