Publié le 9 Octobre 2014

La chance en errance

Ta chance est en errance

Valsant  avec indolence

Et très belle élégance

 

Un soupçon de confiance

Ose entrer dans la danse

Avec preuse défiance

 

Charmée sera la chance

qui quittant sa prudence

fera avec toi alliance

Pour te combler d’aisance

 

Conjure la malchance

Chante cette romance

La chance est en souffrance

Quand elle n’est qu’espérance

 

 

Martine Octobre 2014 pour le défi N° 131 des croqueurs de mots que j'ai le plaisir d'animer

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Rédigé par Martine.

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Publié le 8 Octobre 2014

Pour les prénoms du mercredi de Jill bill :  cette semaine CHRYSOLOGUE.

Désolée Maîtresse Jill Bill je n'avais jamais entendu parler de ce prénom,  vous nous suggériez de faire de Chrysologue un gynécologue mais avec ce prénom cucul ...., j'en aurais bien fait un proctologue mais j'ai eu peur d'être punie pour cette impertinence alors j'en ai fait tout simplement un crisologue ...

 

 

Chrys.... L'expert

CHRYS ... L'expert

 

Je m’appelle Chrysologue

Un prénom à la j’ne sais quoi

J’aurais pu être Hépatologue

Un beau job épatant ma foi

Mais crisologue est mon métier

J’aime toutes les crises soigner

 

Venez m’confier

Les p’tites crises

Crises de nerf

Ou de colère

Puisse ce jour

Crise d’amour

Vous soulager

 

Il faut soigner
Les p´tites crises
Crise de foie

De désarroi

Puissent-elles un soir

Grace à mon art

S’évaporer

 

Crise d’angoisse

Et c’est la poisse

Crise d’athrose

L’apothéose

D’épilepsie

C’est la folie

Je m’enrichis

 

Crise d’asthme

Un cataplasme

Crise de panique

De la musique

 

Crise cardiaque

Un coup d’matraque

C’est pas d’l’arnaque

 

Venez m’confier

Vos grandes crises

Crise financière

Braquage bancaire

C’est la pagaille

Crise sociétale

Je me régale

 

Vous conseiller

Adieu vos crises

Vos crises de rire

Et de délire

Vos crises de pleurs

Et de douleur

A moi la tune

Et la fortune

 

A ma foi qu’c’est passionnant

De traiter p’tites et grandes crises

Mon dieu qu’c’est enrichissant

D’être expert Crisologue

Qu’on se le crie et se le dise

 

Martine / Octobre 2014 : parodie des "Petits papiers" de Régine et pour les première et dernière stroiphe de "Je ne suis pas bien portant" de Gaton Ouvrard

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Rédigé par Martine.

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Publié le 6 Octobre 2014

C’est la première fois que je vais à la Bourboule. Je n’aime pas cette ville thermale trop bourgeoise, trop clinquante mais, addiction aux jeux de hasard oblige, je dois absolument, avant de la quitter ce soir, tester son casino un des seuls que je ne connaisse pas en France, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai fait ce détour et j’ai déboulé à La Bourboule en ce soir de Noël sur la route d’un ailleurs que je ne connais pas.

 

Un employé du casino après avoir vérifié mon identité me laisse me diriger vers la caisse, J’achète des jetons pour la boule et les machines à sous. Par quel jeu vais-je débuter ? Les machines à sous me tentent. Comme l’enfant que je suis restée au fond de moi. Je ne me lasse pas de voir tourner ces grands rouleaux avec des figurines de couleur et d’entendre le bruit métallique si grisant des jetons qui tombent dans le réceptacle de métal. Je jette un œil sur le jackpot des bandits manchots sur l’écran lumineux : 96 477 euros.

 

Je décide de débuter par la Boule, normal à la Bourboule. J’observe le croupier, les joueurs avant de miser. Je me rapproche du tapis de jeu, le deux vient de sortir. Nous sommes encore le 24 décembre, je suis né le 4 avril 1944, j’ai l’intuition que le quatre va sortir immédiatement après le deux.

 

Le croupier d’un ton assuré  lance le sempiternel « Messieurs faites vos jeux » Je m’empresse de mettre ma mise de 500 euros sur le quatre. Les autres joueurs misent certains impulsivement, d’autres en hésitant.

« Les jeux sont faits » retentit soudain. Le bouleur observe les joueurs. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai une  intuition soudaine Noël c’est le 25 décembre et non le 24. je change ma mise pour la mettre sur le cinq. Le bouleur envoie la boule dans le plateau en prononçant « rien ne va plus ». Je regrette aussitôt d’avoir changé, il est trop tard. J’observe la révolution de la boule à en avoir le tournis. C’est très grisant pour moi de voir une boule tomber et ne pas savoir dans quel godet elle va s’arrêter, plus jouissif encore que le bruit des pièces tombant dans les machines à sous. Je rêve d’être bouleur, quel pouvoir de jeter une boule et de donner ainsi bonheur ou malchance.

 

Je suis guilleret ce soir,  je chantonne une chanson de ma composition

Le Bouleur a lâché la boule
Soudain, libre, elle se défoule
Elle roule, roule, et se saoule
Je la recherche dans la foule
Au secours j'ai perdu la boule
au casino de la Bourboule

Non je ne l’ai pas perdu la boule, elle est bien la devant moi entrain de tourner, soudain elle ralentit sa course effrénée je continue de chantonner en sourdine

Il est près de minuit La boule hésite entre le quatre et le cinq, elle semble préférer le quatre  mais s’arrête définitivement sur le cinq. J’ai gagné 7 fois ma mise de quoi passer la nuit dans un hôtel de luxe. Il y avait longtemps que je n’avais pas gagné et cela m’incite à continuer. J’ai l’habitude de choisir une machine qui n’a pas laissé couler son flot de pièces depuis longtemps.

 

Une vieille dame s’excite sur une machine depuis au moins une demi-heure sans qu’elle n’ait été récompensée de son assiduité. Elle renonce et change de machine. C’est certain si cette machine doit donner ce soir c’est maintenant. J’introduis mon jeton de cinq euros, appuie assurée sur le bouton….Silence et puis soudain un bruit métallique en cascade celui des jetons tombant dans le réceptacle, le bruit ne se termine pas. Ils tombent, tombent, tombent. Un dernier choc métallique. Tout les joueurs se tournent vers moi et j’entends des « le jackpot », «  le jackpot ». Sur le coup je suis stupéfait, est ce que je ne rêve pas je viens de remporter le jackpot du casino  qui clignote sur l’afficheur : 994738 euros.

 

Je ramasse mes jetons tombés dans le réceptacle sans les compter. Les joueurs se lèvent m’entourent ; Je me  lève me dirige vers la caisse. Le Directeur du casino me félicite et me fait un chèque du montant de tous mes gains ce soir plus de 100.000 euros en une soirée.

J’ai eu la chance du débutant. Je pense à l’amertume de la vieille dame qui a eu un malaise quand elle a vu que la machine s’est vidée une fois qu’elle l’a quittée. « Le bonheur des uns fait le malheur des autres ».

Je sors du casino et me dirige vers ma voiture sur le parking. Je suis tout excité d’avoir gagné mais frustré d’avoir décidé d’arrêter de jouer à tenter le hasard mais aujourd’hui la chance ne me sourira plus et je risque de perdre.  Néanmoins je peux encore jouer avec le hasard sans perdre un seul euro…  C’est décidé je ne resterai pas à La Bourboule ce soir et je me dirige vers l’autoroute A 89.

 

Je passe sur un pont qui domine l’autoroute. Il n’y a personne en ce soir de Noël dans cette zone rurale. Je m’arrête sur le pont et regarde les voitures passer en dessous. Je reste là fasciné par ce spectacle des feux des voitures qui trouent l’obscurité d’une nuit glaciale d’hiver. Des gens rentrent de leur réveillon. D’où viennent-ils, Où vont-ils qui sont ils ? Ont-ils un jour eu de la chance ou la malchance les poursuit-elle ? Je me soustrais à regret de ce spectacle et de mes pensées, ouvre le coffre de ma voiture, en sors une lourde boule métallique, un poids à lancer, ferme le coffre et regagne mon observatoire et me mets à compter les voitures :

Un, deux, trois,  …. Quelques secondes sans voiture. Deux voitures arrivent au loin, une évolue à très grande vitesse et double l’autre avant de passer sous le pont, je crie quatre. Bien lui a pris de doubler. Je me concentre et juste le temps qu’il faut avant que le véhicule cinq passe sous le pont  je lâche la boule crie « les jeux sont faits !», elle atteint le pare-brise, un bruit de verre brisé, un cri dans la nuit puis un grand bruit de choc métallique.

 

Le bouleur, ainsi m’ont surnommé les médias, n’a pas raté son coup aujourd’hui comme cela peut lui arriver parfois.

Le cinq gagne à tous les coups ce soir.

 

Martine pour le défi des croqueurs de mots N° 131

Les jeux sont faits

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Rédigé par Martine.

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Publié le 2 Octobre 2014

Je lâche d'un seul coup la boule
Soudain, libre, elle se défoule
Elle roule, roule, se saoule
Je la cherche dans la foule
Au secours j'ai perdu la boule
au casino de la Bourboule



La boule veut être plus cool
Elle rêve d'un nid de poule


Je veux un sapin pour la boule
une guirlande qui l'enroule

pour qu'un chat joueur la déroule
Quand il ne sera plus en boule

 

Martine pour le défi 131 des croqueurs de mots que j'ai le plaisir d'animer

 

La boule

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Rédigé par Martine.

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Publié le 1 Octobre 2014

La p'tite Zoé

Quand vient l’été, la p’tite  zoé

Met mini robe  et  beaux nu-pieds

Et puis à midi, la p’tite zoé

Fait peindre en rouge ses doigts de pieds

 

Y en a qui sussurent

Que de p’tite zoé

 P’tit Arthur est cinglé

Oh oui Pour sûr

 

Jamais il ne la trompe

Il lui cire les pompes

Elle est craquante

Et si vivante

 

Elle aime les roses

Avec son ruban rose

Et sa robe en viscose

De vie elle explose

 

La p'tite Zoé

A Saint Jean De Luz

Elle fait de la luge

Elle le fascine

Dans sa p’tite bassine

 

Oui elle est unique

Oui elle est ionique

Sa belle p’tite Zoé

Fille de grande Zoa

 

Toujours il la protègera

Jamais elle n’aura de boa

Elle ne sera point mangée crue Zoé

Comme sa maman la grande Zoa

Et son papa Robinson Crusoé

 

Martine / Septembre 2014 pour les prénoms du mercredi de Jill bill sur une parodie d'une chanson de Régine "La grande Zoa"

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Rédigé par Martine.

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