Publié le 11 Février 2015

Clotaire et Voltaire

Dialogue entre L'Ara Clotaire et le chat Voltaire

(Un remake de Titi et Gros minet)

 

Je suis tombé par terre

C’est la faute à Voltaire

 

Clotaire tu déblatères

Sale piaf, veux tu Te taire

 

Le nez dans le ruisseau

C’est la faute à Rousseau

 

Motus et bec clos Clotaire

Ou pour toi le Cimetière

 

Le bec dans le tombeau

C’est la faute à l’oiseau

 

Foi de Voltaire chat de notaire

De tes abattis fais l’inventaire

 

Martine / Février 2015 es prénoms du mercredi de Jill bill (aujourd'hui Clotaire)

 

 

 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 10 Février 2015

Pour l'abécédaire de l'annuaire pour les nuls (aujourd'hui la lettre S) un  texte  "Jamais en panne d'S...sens" avec un maximum de mots commençant par S (en gras dans le texte).

Jamais en panne d'S.... sens

La Sphère safranée sombre silencieusement dans l’océan. Suzanne est sidérée par  la somptuosité de ce suprême coucher de soleil sur la baie des Sables. Elle songe à Simon qui s’en est allé en silence un soir de septembre, il y a six ans. Elle a soixante-dix-neuf ans aujourd’hui.  Elle s’en retourne dans son studio, secouée par tant de sentiments et sensations. Elle sirote une petite Suze avec quelques sablés salés,  puis elle savoure un sandwich beurré au saucisson sec avec un verre de Saint-Emilion. Son souper est un luxe pour solenniser son anniversaire et clôturer cette splendide soirée.  Tous ses sens sourient encore à la vie et cette sensualité exacerbée lui permet de survivre en supportant  cette sordide solitude qui en son sein  la serre. Elle est seule Suzanne mais  jamais en panne d'S .... sens

 

Martine / Février 2015

 

 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

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Publié le 9 Février 2015

Robocat

ROBOCAT

Je ne sais pas comment je suis arrivé ici, peut être que j’ai voulu poursuivre le renard blanc dont il ne reste plus que la fourrure qui ira comme un gant à la l’adolescente bobo qui l’achètera. Je suis prisonnier ici, comme un chien dans un jeu de quilles,  dans cette vitrine bling bling. 

 

Pour le moment,  personne ne vient la lécher. Heureusement car je redoute que quelqu’un pousse la porte de la boutique et demande à la vendeuse  « combien ce petit chat noir dans la vitrine ». J’espère que mon prix de 305 euros, exorbitant pour un pur  greffier de gouttière au pelage  bien noir et ras, repoussera toute velléité d’achat d’une gosse de riche qui voudrait, pour compenser un manque d’affection, une peluche vivante ronronnant  d’amour à caresser à loisir.

 

Avec la malchance qui ne me quitte pas, je pourrais, avec mon poil couleur ébène, mes yeux en amande, ma maigreur et mon nom stupide de Robocat, séduire  une adolescente Gothic  et anorexique qui ne voit la vie qu’en noir.  Alors adieu ma liberté, mes virées sur les toits de Paris la nuit, et mes bagarres avec mes congénères pour les beaux yeux dorés d’une chatte.   

 

Il faut que je me sauve d’ici  mais c’est impossible pour le moment, c’est la nuit, la boutique est fermée, il fait un froid glacial. J’ai faim. Il n’y a rien à manger dans cette vitrine à part le champignon, une amanite tue-mouches. Prudent  J’hésite, elle ne tue que les mouches c’est bien connu comme moi d’ailleurs qui adore l’été les gober.  J’en grignote un morceau…. Infect mais cela calmera ma faim. Je regagne le haut de ma vitrine.

 

Soudain il me vient une idée. Je saute discrètement sous l’étagère du dessous et je me faufile pour me cacher sous un drôle de pingouin en laine. Non seulement on ne me voit plus mais il me tient chaud. Qui voudrait avoir l’air d’un pingouin en posant ce bonnet sur sa tête à part moi ? Rassuré je m’endors en boule en ronronnant de plaisir. 

 

Je suis réveillé,  on effleure ma patte. J’ouvre les yeux.  Un clignotement rouge perce l’obscurité. Un être étrange m’a rejoint dans ma cachette. Il me fixe avec son regard inexpressif en me disant d’une voix métallique : « Bonjour, je suis un petit robot venu de la lune. Je suis comme toi prisonnier ici. J’ai froid. Puis-je m’installer à tes côtés". Avant que je ne réponde, il se couche collé sur mon ventre pour réchauffer son corps d’acier.  J’entends son cœur qui bat très vite. Sa présence me rassure, je ne suis plus tout seul. J’entoure mes pattes autour de son corps pour le réchauffer. Soudain il dépose un baiser sur mon museau pour me remercier de mon hospitalité. Je lui passe ma langue rugueuse sur sa face ce qui le fait rire. "Demain matin quand la terrienne ouvrira sa boutique nous partirons ensemble, veux-tu venir avec moi sur la Lune ?" me demande-t-il.

La lune je la vois tous les soirs au-dessus des toits briller dans le ciel. Je n’y suis jamais allé, j’ai essayé quand j’étais tout jeune de sauter pour attraper ce gros ballon lumineux mais je n’y suis jamais arrivé. Je vais enfin y parvenir.  J’accepte avec plaisir son invitation et nous décidons de dormir en attendant demain. Je somnole collé à mon nouvel ami sous la protection d’un drôle de pingouin. Je crois entendre l'animal rire et se moquer de notre idylle en marmonnant "chat alors, Robocat est amoureux d'un robot". Je crois bien qu'il a raison, je m’endors heureux.

 

Martine / Février 2015

pour le défi 138 des croqueurs de mots animé par Lilou Soleil qui nous demandait d'écrire un texte sur la photo ci-dessus

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

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Publié le 5 Février 2015

Février

Février apparaît, hivernale apogée

 

Un grand saut de crêpes, pour fêter le moment

 

Dans  jardins enneigés  scintillent des diamants

 

Aux flammes de l’âtre, fondent nos cœurs gelés

 

Sur l’arbre mimosa, des flocons de soleil

 

Rosaces rougissent sur camélias en liesse

 

Pointe perce-neige, à nulle autre pareille

                                                                                          p

Inexorablement, le jour prend à la nuit

 

Sur les arbres fruitiers, les fleurs sont de retour

 

La fièvre nous gagne, en février si court, 

 

C’est la fin de l’hiver,  et chacun se réjouit

 

Martine / Février 2014  (pour les jeudis en poésie des croqueurs de Mots)

 

Et Février est aussi le mois de mon anniversaire et cela me fait une raison de plus pour l'aimer

 

 

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Rédigé par Martine.

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Publié le 4 Février 2015

Barbara est le prénom choisi pour les prénoms du mercredi de Jill BIll.

J'ai beaucoup écrit sur mon blog sur ce prénom qui m'est intimement lié. Mon poème préféré est "Rappelle toi" Barbara de Prévert.

 

 

Rappelle-toi Barbara 

Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t'ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle toi quand même ce jour-là
N'oublie pas
Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j'aime
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N'oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse

Cette pluie sur la mer
Sur l'arsenal
Sur le bateau d'Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus l'orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.

Jacques Prévert, "Paroles",

 

 

Pourquoi suis-je attachée à ce poème.

Parce que BREST est la ville de naissance de mon papi paternel et ma mamie adorée est née aussi dans ce finistère tout près de Brest à Quimper. Je vous dédie aujourd'hui ce poème vous qui m'avez éduquée avec amour et qui m'avez appris à aimer la mer, les côtes sauvages. Vous qui m'avez raconté la vie des pêcheurs sur les chalutiers, les histoires inquiétantes des naufrageurs de l'ïle de Sein; Vous qui avez connu la grande guerre et la suivante. 

Je me suis installée en Vendée auprès de cet océan que vous aimiez tant (ce ne sera pas en Bretagne, vous m'avez aussi appris non seulement à suivre la route que vous m'avez tracée tout en sachant m'en écarter un peu si je le souhaitais).

C'est grâce à vous que je suis celle que je suis aujourd'hui et j'en suis fière.

 

Grâce à ce prénom BARBARA, qui était mon pseudonyme quand je communiquais sur la citizen band (CB), j'ai rencontré mon Jeff qui était Radio-amateur et avec qui je suis aujourd'hui plus de 40 ans après (lire l'histoire ici)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Vécu

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Publié le 3 Février 2015

Love "R"

C’est insensé une vie sans air

C’est une vie sans « R »

Une roue sans rayon

Un  rêve sans raison

Un  radin sans radis

Un  risotto sans riz

Un ruban bleu sans nœud

une rose sans réséda

Un  ratier sans un  rat

Un réseau sans ruisseau

Un  rafiau sans radeau

Un  radeau sans rame

Une radio sans réclame

Un refrain sans rengaine

Un royaume sans reine

Une  riposte sans ruse

Un  repaire sans recluse

Une route sans rhum

Un Romulus sans Rome

Un  rondeau sans rime

Une  ronde sans régime

Un regard sans rimel

Des racines sans ailes

C’est insensé une vie sans air

Je nous donne de l’air,  des « R »

C’est insensé une vie sans ailes

Et sans elle ma Rosalie

Qui est douce, tendre et jolie

 

Martine Janvier 2015 / pour pour le défi en « R » de l’abécédaire de l'annuaire pour les nuls

 

 

 

 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poymes

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