Publié le 29 Juin 2015

Jeanne

C’est un matin où la chaleur lourde de l’été alourdit les corps et allège les cœurs libérant les souvenirs heureux. Jeanne rêveuse contemple Un couple de colombes blanches se désaltérer dans la cascade du bassin de son jardin citadin. Elle est dans une mauvaise période de sa vie. A cinquante ans, licenciée il y a un an d’une multinationale, elle n’a pas retrouvé de travail. Cette inactivité forcée a peu à peu anéanti sa joie de vivre et créé des tensions avec son époux au point qu’elle envisage une séparation mais sans l’accepter réellement. La vision de ce couple d’oiseaux messagers d’amour et de liberté batifolant dans l’eau lui rappelle curieusement un amour ancré au fond d’elle depuis de nombreuses années. Et si… si elle partait maintenant pour le retrouver. Elle ne l’a pas revu depuis quelques années. Elle pense souvent à lui à ses yeux bleus verts, à ses bras à la fois forts doux et langoureux qui l’étreignaient et la berçaient et où elle se sentait si bien. Elle aimait sa sérénité les jours heureux et ses yeux si bleus qui semblaient foncer quand quelques contrariétés et dépressions d’humeur lui faisait  perdre son calme. Impétueux, sa courbe de vie n’était pas plane Il n’était jamais le même et c’est ce qu’elle appréciait ayant toujours besoin d’être surprise. Telle est notre vie qui danse entre sommets et profonds abîmes. Jamais elle n’oublierait leur première rencontre un été sur une plage vendéenne. Son regard avait croisé le sien et rien ne fut plus jamais comme avant. Un choc interne violent s’était produit en elle entrainant une violente attraction. Son regard s’était aimanté sur le sien et une chaude pétulance l’avait envahie. Elle aurait pu nager dans le bonheur de l’instant mais cet envoûtement et ce chambardement interne si brusque, soudain et réciproque l’avait angoissée. Il était si beau qu’elle en avait les larmes aux yeux. Elle s’était précipitée dans ses bras qu’il lui avait ouverts spontanément. Pendant quelque temps elle avait nagé dans le bonheur et la jouissance  et puis la vie les avait séparés. Il lui manquait tant aujourd’hui et très souvent elle pensait à lui sans avoir ressenti jusqu’à ce matin l’impérieux besoin de le retrouver. Plus aucune obligation professionnelle ou sentimentale ne la retient aujourd'hui. Elle décide de partir aussitôt. Elle écrit un message très court sur l’ardoise de la cuisine à l’attention de son époux « je pars me ressourcer quelques jours aux Sables d'Olonne » met rapidement quelques affaires dans la valise qui lui servait, il y a pas si longtemps, pour ses déplacements chez des clients en Province, la dépose dans le coffre de sa voiture et s’en va cap plein ouest. Elle conduit en chantonnant quelques chansons ce qui ne lui est pas arrivé depuis longtemps :

 « Aimer à perdre la raison, aimer à n’en savoir que dire, à n’avoir que toi d’horizon et ne connaître d’horizon que par la douleur du partir… » (1)

La route défile devant ses yeux sans qu’elle la voit vraiment tant elle est déjà arrivée au bout de la route sur cette plage où ils s’étaient rencontrés. Ce sera la première étape d’un pèlerinage qui, elle l’espèreavant qu'elle entame une nouvelle vie,  pourrait l’aider à le retrouver aussi fougueux et vif qu’il était.

« Mon mec à moi, il me parle d’aventures et quand elles brillent dans ses yeux, j’pourrais y passer la nuit » (2)

Elle roule de plus en plus vite ayant hâte d’arriver

« Dans un autre monde on m’appellera, on m'attend là-bas, dans un autre monde une autre galaxie, ou dans une île, Partout dans les continents , On m'attend là-bas » (3)

Enfin, Au bout de la route, Olonne sur mer. Elle retrouve  facilement son chemin. Après avoir traversé la forêt, elle gare sa voiture sur le grand parking et prend à pieds le chemin de la plage de Sauveterre à travers la dune. Il fait une chaleur écrasante. Quelques papillons jaunes volettent au-dessus des fleurs dunaires. Elle accélère le pas et soudain la descente entre les dunes vers la plage naturiste. Elle l’aperçoit enfin. Il n’a pas changé, il a encore gagné du terrain sur la dune. Puisse la terre de Sauveterre être sauvée. Elle retire ses habits et se précipite en courant vers  son grand amour, l’océan Atlantique cette immensité infinie et majestueuse qu’elle est si heureuse d’enfin retrouver. Elle se jette dans ses bras comme la première fois, dépasse le cordon de vagues qui arrivent  et repartent on ne sait où et nage dans le bien-être et le bonheur de nouveau. Elle ne le quittera plus et va s’installer tout près de lui pour débuter une nouvelle vie.

Elle n’a pas remarqué qu’en haut de la dune un homme la prenait en photo au téléobjectif.

A suivre..... peut être .....

 

Martine / Juin 2015 pour le défi 148 des croqueurs (Ce texte pourrait être le premier chapitre d'un roman policier si je me décide à l'écrire cet hiver) 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Nouvelles

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Publié le 25 Juin 2015

Départ des terre-neuviers

Matin glacial d’hiver, sur l’océan plombé

Le morutier s’éloigne, toutes voiles exhibées

Mère et femmes Sablaises (1) , courageuses et dignes

En retenant leur larmes, de la main font un signe

Aux marins sur le pont partant à Terre-Neuve

C’est le dernier adieu, début d’une autre épreuve

Cinq longs mois d’angoisse, oh bien cruelle absence

Éduquer les enfants, dans une heureuse ambiance

Dans la nuit solitaire, écouter la houle geindre

Seule Dans son grand lit, Ô Pleurer et craindre

Qu’Océan nourricier, dans ses flots meurtriers

Soudain puisse engloutir, le frêle morutier

 

Pendant ce temps, sur l’usine flottante

Dans la houle glaciale, et la pluie dure battante

Chaque nuit, chaque jour, Capitaine et marins

Travaillent réunis, brûlés par les embruns

Tirer les lourds filets, trier les morues vertes

Les laver et saler après les avoir ouvertes

Relancer les filets, dans la sueur et le stress

Et puis Recommencer, Recommencer sans cesse

Pendant les courts repos, sur la dure couchette

Se reposer enfin, Dormir sans sa Mariette

Bercé par le roulis, rêver au quai Chaumois (2)

Au retour espéré, dans la joie et l’émoi

Pouvoir étreindre enfin, Femme, mère et enfants

Sur la terre ferme tout près de l’océan

Oh vivre réunis, chaque jour de la vie

Ne jamais repartir, espoir inassouvi

 

Martine (juin 2015) pour le défi 148 des croqueurs de mots animé par Enriqueta

(1) Habitante des Sables d'Olonne

(2) Chaumois qui vient de la Chaume, village des pêcheurs des Sables d'Olonne

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Rédigé par Martine.

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Publié le 25 Juin 2015

Photo Canelle

Photo Canelle

Aujourd'hui je souhaite partager avec vous un billet de Canelle que beaucoup d'amis blogueurs connaissent et apprécient avec de très jolies photos de clématites, une fleur que j'aime particulièrement et qui m'avait inspiré un poème que Canelle a repris dans son article

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 22 Juin 2015

Une petite flûtiste

Aujourd'hui je vous propose d'écouter aujourd'hui une petite joueuse de flûte traversière qui est chère à mon coeur pas pour la musique car si vous me suivez vous savez que je suis fâchée avec la musique mais parce que c'est l'aînée de mes petites filles et que j'aime bien sûr tout ce qu'elle fait.

Elle s'appelle Pauline. Elle a 7 ans 1/2. Elle était accompagnée par son professeur pour le spectacle de fin d'année. Il faut ajouter que Pauline a débuté la musique en septembre 2015 et qu'elle a dû interrompre en avril et juin ses cours ayant été fort malade. Rassurez vous elle est guérie. Ceci pour dire que je trouve qu'elle ne se débrouille pas mal sachant qu'elle m'a prêté sa flûte et que je n'ai même pas réussi à en sortir un seul son !!!!

Ecoutez maintenant tout les jeunes élèves du cours de flûte imiter le cri des oiseaux. C'est assez proche de la réalité

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Rédigé par Martine.

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Publié le 18 Juin 2015

La Rochelle

La Rochelle

Oh oui j'aime les ports de l'Atlantique, tous les ports qu'ils soient de pêche ou de plaisance et j'aime m'y promener et y rêver.

 

Pour ces jeudis en poésie sur le thème de l'escale, je vous propose d'écouter ou de lire (pour ceux qui sont plus visuels qu'auditifs) les paroles de la très belle chanson de Serge Lama "j'aime les ports de l'atlantique"

J'aime les ports de l'Atlantique / Serge LAMA

 

Blancheur de brume
Comme une plume
Telle est l'écume

Blancheur de brume
Comme une plume
Telle est l'écume
Qui m'emporte au loin
Quand l'aube danse
Sans discordance
A la cadence
De cet air marin.

J'aime les ports de l'Atlantique
Quand les sirènes vont gueulant
L'inconstance des goélands
Qui m'escortent vers l'Amérique
J'aime les ports de l'Atlantique
Quand grincent les premiers regrets
Dans les remous de la marée
Qui s'étire vers l'Amérique.

La nuit est morte
Devant ta porte
Mais que m'importe
J'ai si mal aux reins
L'aube s'habille
Le long des grilles
Autant pour les filles
Que pour les marins.

J'aime les ports de l'Atlantique
Et cette odeur de fin d'amour
Que dissipe le petit jour
Qui se lève vers l'Amérique
J'aime les ports de l'Atlantique
Avec leurs airs de gigolo
Et l'indifférence de l'eau
Qui s'étire vers l'Amérique.

L'aube s'allume
Couleur de plume
Le vent consume
Le moindre chagrin
La nuit s'achève
Le jour se lève
Va vers ton rêve
Pauvre musicien.

J'aime les ports de l'Atlantique
La grisaille de l'horizon
Où se teignent les illusions
De ceux qui vont en Amérique
J'aime les ports de l'Atlantique
Et le regard de conquérant
De ceux qui se mettent en rang
Pour découvrir leur Amérique.

Je les ai tenus contre moi
Avec leur envie de partir
Avec leur envie de mourir
Tout comme moi, tout comme moi.

J'aime les ports de l'Atlantique

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes coups de coeur

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Publié le 15 Juin 2015

Il était une fois des marins et leur capitaine sur un vieux bateau « les croqueurs de mots ». Curieux nom me diriez-vous pour un bateau ? Non car tous ses matelots, même s’ils étaient très différents, avaient un point commun : Ils étaient des gastronomes des mots qu’ils croquaient et dégustaient avec un plaisir immense. Ils aimaient naviguer ensemble à travers les mers du monde avec leur Commandant Domi et ses seconds ¨qui prenaient chacun à leur tour la barre.

 

Quelle galère !

Tout allait très bien pour eux jusqu’à ce qu’ABC devienne le capitaine d’une traversée qui devait les emmener aux îles sanguinaires.

 

Les matelots ne voulaient pas d’ABC comme capitaine. Pourquoi n’en voulaient t-ils pas ? tout simplement parce qu’elle était différente et que leur tolérance avait des limites. ABC était amoureuse non pas des mots comme eux mais des lettres, et pas n’importe lesquelles : les lettres A B et C qu’elle avait l’outrecuidance de croquer dans tous les mots qui perdaient ainsi de leur saveur.

Dès qu’ils furent tous dans le bateau, les matelots ligotèrent Capitaine ABC, l’enfermèrent dans la cale et levèrent l’ancre. Ils avaient décidé qu’ils prendraient le gouvernail chacun à leur tour.

 

Honneur au matelot rose au visage poupon, la cravate de travers qui sortit la goélette du port de La Rochelle et mis cap à bâbord, à gauche toute, ce qui était logique puisqu’il fallait aller vers le sud et puis il l’avait promis lorsqu’il avait proclamé devant tous les matelots « moi capitaine, je mettrai cap à gauche ». ll pleuvait des cordes, la mer était très agitée mais cela n’inquiétait pas Matelot rose qui avait offert les croissants à tout l'équipage. Tout va pour le mieux dans le meilleur des bateaux se persuadait-il !

 

Matelot rose passa le gouvernail à Matelot vert, une femme. Jusqu’à là le bateau avait avancé au moteur. Elle coupa le moteur et ordonna à ses équipiers de hisser les voiles pour économiser le carburant et préserver l’environnement ce qu’ils firent aussitôt mais certains d’entre eux grognèrent en la maudissant. Elle navigua à vue (ayant oublié ses lunettes rouges) mais garda tant bien que mal le cap à gauche plein sud et son sourire malicieux.

 

Matelot vert passa la barre à Matelot rouge qui continua à prendre le cap sud tout en déviant un peu à bâbord sur l'est. Il se devait d'être un peu plus à gauche que Matelots Rose et vert les capitaines de pédalos. Quelques équipiers parmi les plus courageux (car il fallait oser afrontter matelot rouge avec son visage de tueur)  lui dirent que s'il continuait ainsi il finirait  par percuter la côte et qu'il était préférable de remettre le moteur. Matelot rouge, surnommé quand il était au gouvernail "Capitaine Hadock",  les harangua "Bon ca va, Bachivouzouk, je vous ai compris, je vous ai bien cerné, à mon époque on se suait sang et eau. On savait ce qu’était la valeur du travail".

 

Juste avant la collision avec la côte Matelot rouge passa la barre à Matelot orange qui redressa légèrment le cap pour virer vers le sud tout en longeant la côte, c'était plus prudent avec la tempête annoncée. Parfois il louvoyait à gauche, parfois à droite mais gardait le centre et le cap Sud. Certains matelots lui suggèrèrent d’affaler les voiles et de reprendre la navigation au moteur. Il ne céda pas pour ne pas contrarier Matelots Vert  et Rouge car Matelot orange était un homme de compromis, un modéré qui voulait être un modèle. Cela ne rassurait pas ses équipiers qui avaient peur que le manque de pot de cet enfant de Pau finisse par leur porter malheur.

 

Matelot orange passa la barre à Matelot bleu azur qui avait beaucoup de classe avec ses Ray bans.

Il ordonna aussitôt de baisser les voiles et de changer le nom du bateau en « les républicains roqueurs ». on remarquera au passage qu’il avait retiré le C à croqueur, cela faisait plus jeune et moins carnassier. Le capitaine ABC en fond de cale devait s’en réjouir.

Il était gai Matelot bleu azur, il se mit à entonner la chanson un peu parodiée de la sirène à la voie enrouée "Quelque chose me dit que vous m'aimez encore !". Ensuite Il mit cap à tribord, à droite toute sans aucune hésitation, il fallait bien se démarquer après la navigation hésitante du matelot orange. Certains de ces équipiers protestèrent. Il leur répondit, « vous me faites bien rire vous les matelots ». Sans se laisser perturber il continuât cap à l’ouest sur une mer de plus en plus mouvementée jusqu’à la fin de son quart.

 

Il passa la barre ensuite à Matelot Bleu marine, une femme, pensant qu’elle conserverait le cap ouest. Il se trompait, elle mit cap à droite, plein nord. Elle était consciente qu'elle revenait en arrière mais  elle se devait d’aller encore plus à droite que Matelot bleu ciel. Elle fit changer le nom du bateau en « Les républicains on les a eus ». L’océan en colère grondait, le bateau valsait dangereusement. Les matelots effrayés se disputaient à bord, chacun attribuant aux autres la responsabilité de ce désastre. Qu'étaient-ils venus faire dans cette galère ?

 

Seul matelot jaune qui n’avait pas encore pris de quart était silencieux et calme. Il descendit à la cave et il libéra le capitaine ABC lui faisant promettre en échange qu’elle ne croquerait plus jamais de lettres. Ils remontèrent main dans la main sur le pont. Capitaine ABC fut acclamée par les matelots unanimes ou presque.

Matelot Bleu Marine refusa de  rendre la barre. « J’y suis, j’y reste foi de marin breton et n'en déplaise à mon papa » Clama-t-elle d’une voix tonitruante et glaçante. Les matelots ensemble se révoltèrent, se précipitèrent sur Matelot bleu Marine et la jetèrent à la mer au moment où un mur d'eau en furie fit chavirer le bateau qui sombra très rapidement avec tout son équipage. Il n’y eut pas de survivants.

 

Laissons à Kant la morale de cette fable politique un peu folle :

« La possession du pouvoir corrompt inévitablement la raison »

 

Martine pour le défi 147 des croqueurs de mots

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Rédigé par Martine.

Publié dans #FABLES ET CONTES

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Publié le 11 Juin 2015

 

Un beau matin de mai,  Inimaginable !

 

Sur un vif coup de cœur, une escale aux Sables

Depuis plus de deux ans, j’y reste amarrée

Par l’océan grisée,  la valse des marées

Chant plaintif des gréements, caressés par le vent

Bonheur de chaque instant, Paysage mouvant

Sur Côte de lumière, Brumes lactées d’Aurore

Coucher du Dieu Solaire, magie en rouge et or

Fascinant puits d’enfer où  l’océan s’abime

L’enfer est paradis,  Ô spectacle sublime

 

Be hapy rentrant à Port Olonna

Be hapy rentrant à Port Olonna

Parfois  je lève l’ancre, Vogue vers Port Cergy

Raviver amitié, par absence assagie

Retrouver mes racines, quelque peu déterrées

Ne pas  les amarrer,  pour mieux m’en libérer

Port Cergy

Port Cergy

Dans la cité Sablaise, faire la dernière escale

Feindre la cale sèche,  Ne jamais repartir

Se sentir Vendéenne,  Nouvelle vie bâtir

 

Martine / Juin 2015 pour les jeudis en poésie des croqueurs de mots (défi 147)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 5 Juin 2015

Van Gogh

Van Gogh

Dans champ Valdoisien

Coquelicots en folie

Auvers passe au rouge

 

 

 

Van Gogh

Van Gogh

Dans mer éphémère

Cueillir quelques coeurs sur tige

Bouquet écarlate

 

 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Haïkus

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Publié le 4 Juin 2015

Vocalise à l'entre-sol

Do ré mi fa sol la si do

ve, Vocalise, mie dorée

Midi mais encore endormi

Fabien mange sur le sofa

Soleil absent à l’entre-sol

La si do ré mi fa sol La

Siffler, chanter, Survivre ainsi

Do ré mi fa sol la si do

 

Martine mai 2015 pour les jeudis en poésie des croqueurs de mots

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Rédigé par Martine.

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Publié le 1 Juin 2015

Depuis toujours je suis une visuelle, kinesthésique  comme disent les spécialistes de PNL (programmation neuro linguistique)

J’ai besoin de voir et peut passer de très longs moments à observer.
J’ai besoin de toucher, sentir, ressentir ce qui énerve mon Jeff lorsque je caresse les fleurs du jardin. On regarde avec les yeux me dit-il, il est visuel.

Je n’ai jamais été une auditive, tout bruit  qui rompt le silence me perturbe enfin presque car j’aime entendre le matin les oiseaux chanter au jardin et la nuit l’hiver bien blottie dans ma couette entendre les colères de l’océan.

Je ne supporte pas la musique comme le savent tout ceux qui me connaissent bien que ce soit de la musique classique ou plus moderne. Dès que j’en entends à la radio, je change de station ou éteint le poste. Sur mon PC, le son est toujours coupé car je me sens agressée par la musique que certains de mes amis mettent sur leurs blogs.

Cela remonte à très loin. J’ai été élevée par ma grand-mère qui n’écoutait jamais de musique. Mes parents qui m’ont repris à l’âge de six ans (certains disent que tout se joue avant six ans) écoutaient des disques mais que des chansons de leurs idoles : Pétula Clark pour ma mère et les compagnons de la chanson et  Jean-Ferrat pour mon père anti-communiste ce qui est assez paradoxal mais il l’était.  J’ai appris ainsi à aimer les belles chansons à texte pour les paroles mais aucunement pour la musique en elle-même.

J’aime écrire des poèmes car je m’amuse beaucoup à jouer avec les mots et les faire chanter dans ma tête. C’est ma façon de faire de la musique qui ne s'entend qu'avec la tête et le coeur.

J’avais un ami qui avait  la musique dans la peau au point que certains morceaux lui donnaient des frissons.  Je sais donc que mon insensibilité auditive me prive très certainement de moments de bonheur et d’extase mais j’en ai tellement en contemplant toute la beauté qui nous entoure.

Heureusement mon Jeff n’aime pas trop la musique non plus. Nous n’avons donné aucune culture musicale à nos enfants et je le regrette aujourd’hui. Ma petite fille de 7 ans apprend la flûte traversière avec beaucoup de plaisir et j’en suis ravie.

J'ai vécu  pendant longtemps  cette insensibilité musicale comme un vrai handicap à tel point que je n’osais pas l’avouer  à ceux que je rencontrais. Je me suis aperçue aussi en vieillissant que je n’entendais pas très bien depuis longtemps ce qui fait que je parle assez fort et que bien souvent je dois monter le son de la télévision ou de la radio.  Alors aujourd’hui j’assume mon handicap et je le revendique même  en m’amusant de la réaction étonnée des gens à qui je fais cet aveu « je hais la musique ».

Je hais la musique

Je n’ai donc aucune culture musicale, ma mémoire sélective ne retient que ce qu’elle aime.Alors je fus bien embarrassée en lisant le dernier défi pour les croqueurs nous demandant d’écrire en s’inspirant de "VOCALISE" composé par un certain Rachmaninov. Je ne connaissais pas du tout. Il fallait que j’écoute cette musique et rien que cette idée me rebutait. J’ai cherché sur Daily motion et j’ai écouté une version panio de ce morceau, juste le début.  Dès les premières notes, j’ai trouvé cette musique déprimante du genre à vous rendre triste toute la journée. Non seulement Je ne la supportais pas mais elle m’horripilait  j’ai vite arrêté. Je m’en excuse auprès de la jolie pianiste talentueuse que je prenais plaisir à regarder. J’aurais dû continuer juste en coupant le son. J'avais donc décidé de ne pas répondre puisque aucune idée ne m'est pas venue spontanément. Comme je vous l'ai déjà dit, C'est ma nouvelle règle pour ne pas m'obliger à répondre par sympathie ou amitié à des défis qui ne m'inspirent pas.

Et puis, suite à la réponse que Jeanne FADOSI a faite sur mon mon poème "je me rêve escargot"   à mon  commentaire déposé sur son article des jeudis en poésie consacré à la musique, j'ai décidé de lui répondre ici en expliquant mon aversion qui parait si étrange à beaucoup.

 

 

Martine / Mai 2015

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Vécu

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