Publié le 10 Mai 2016

Charade

Mon premier : Ce n’est pas le pied même si je peux y être

Mon second : Ce n’est pas bon d’avoir un verre ou des vers dedans

Mon troisième : Peut avoir un ciel au-dessus de la tête

Mon quatrième : Quand on en a trois, on a peur d’en perdre un

 

Qui suis-je ? Qui suis-je ?

 

C'est facile (enfin pour qui connait la réponse) ! Un indice de plus :

 

Mon tout : Si on traduit mon nom en japonais, je suis un petit concombre et normal j’ai de beaux nichons... musclés

 

Réponse : demain

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

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Publié le 5 Mai 2016

De Guy Home à Pauline Hair

Souviens-toi Pauline de ce matin d’été

L’astre se consumant, le ciel sanguinolent

Soudain tu émerges : douce brume lactée

Tel le phénix bleu poussant un cri d’ahan.

Avec un port de reine, une chevelure d’or

Tu te tournes vers moi me croyant pharaon

Je ne suis qu’un voyou, je ne suis pas matador.

Je promène mon chien, un très vieux beauceron

Cheveux en bataille, Joues rouges de honte,

Je suis un vagabond, dans Londres égaré

Oh ma Pauline Hair, soudain tu racontes,

Chantes une romance, pour moi le mal aimé

Une chanson d’amour, pour pauvre Guy Yome

Qui cherche sa muse, pour écrire poème

Un bel alexandrin, de couleurs, d’arôme

Pour sa reine d’un jour, quelque peu bohème

Qui lui un offre tee-shirt, avec des mots écrits

Juste une inspiration, un code à déchiffrer

Ayant peu à dire, il s’en est bien sorti

Pour le remercier, elle s’est mise à chanter

« Mon beau navire ô ma mémoire
Avons-nous assez navigué
Dans une onde mauvaise à boire
Avons-nous assez divagué
De la belle aube au trist
e soir »

 

Martine / Réédition Août 2012 (sauf les 5 derniers vers qui sont de Guillaume Apollinaire) pour les jeudis en poésie des croqueurs de mots (défi 165)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 4 Mai 2016

Fabrice ou "dans un autre monde"

Dans la maison endormie, la cloche a sonné. Fabrice caresse le genou de claire et  lui murmure à l’oreille « bonjour ma loute,» et quelques mots d’amour, confidences trop intimes pour être dévoilées ici.  La discrète Claire encore endormie, lui adresse un joli sourire timide. Un début prometteur pour cette journée de vacances d’été  à la campagne.  Fabrice se lève, ouvre la fenêtre et les volets. Un air si pur et chaud éveille ses sens. Il entend le chant d’un oiseau, c’est une alouette des champs qui s’envole en criant mécontente d’avoir été dérangée. Fabrice se met à chanter une comptine de son enfance qu’il connait par cœur « alouette, gentille alouette, alouette je te plumerai, je te plumerai la tête ». Un rouge-gorge picore le gazon. Le fermier voisin,  Alceste, à bicyclette passe sur le chemin de l’autre côté de la chaîne qui sert de clôture. Il s’arrête quelques instants le temps  de le saluer d’un geste de la main et de lui dire le sempiternel « Bonjour comment ça va, il fait beau aujourd’hui ». Fabrice lui sourit et lui souhaite une bonne journée.  « Tout ça pour ça » pense Fabrice mais curieusement  ces  riens du tout,  ici à la campagne,  lui font chaud au cœur et lui paraissent plus profonds et sincères que les banalités superficielles du beau Monde à Paris dans l’anonymat de la grande ville. Le coût de la vie n’a pas le même sens ici. A la campagne où l’on se jure que rien ne va se passer,  tout peut arriver. Il ne faut jurer de rien.  Tout est matière à étonnement : Par exemple :  la couleur du vent. Vous imaginez que le vent, qui est de l’air, est incolore et bien ici il est de la couleur de ce qu’il transporte, jaune après les moissons quand il soulève les brins de foin coupés, roux à l’automne quand les feuilles virevoltent et dansent enchantant la forêt désenchantée. Il peut même être de toutes les autres couleurs pour le poète qu’est Fabrice

Les nuits de pleine lune Fabrice aime observer les étoiles et planètes avec le grand télescope qu’il installe au jardin. Il rêve d’une vie ailleurs en observant les planètes Mars, Uranus. Souvent il pense qu’il est un extra-terrestre sur terre. Adulte,  Il retrouve ses sensations de gamin. Même les mômes ont du vague à l’âme.

Claire s’approche de lui discrètement et le sort de ses rêveries en lui assénant brutalement un « allez viens prendre ton petit déjeuner et si après nous rentrions à Paris, je m’ennuie ici ».  C’est un choc pour Fabrice qui impulsivement lui répond « oh non Claire t’es folle ou quoi » et s’excusant aussitôt d’avoir exprimé ces propos pour éviter la brouille conjugale, pas de scandale surtout, Fabrice est, dans l’intimité, un taiseux, une potiche qui bout à l’intérieur même s’il est exubérant  en Société. Il aurait tant aimé relire les pièces de Molière ou Asterix et Obelix  installé dans son transat au Soleil de Provence mais  Ils rentreront à Paris et, entre deux audiences au tribunal, dans son habit au col d'hermine, il rêvera  d’un autre monde.

 

Martine / Pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Fabrice)

 

Je m’étais donnée comme défi personnel d’écrire un texte qui ait du sens avec 30 titres de la filmographie de Fabrice Luchini  et je suis très étonnée d’y être parvenue. La morale de cette histoire, s’il d’oit y en avoir une, c’est que pour progresser et réussir il ne faut pas hésiter à se lancer des défis.

J'ai beaucoup d'admiration pour le grand acteur Fabrice Luchini et pour l'homme d'une grande intelligence, amoureux de la langue française et de la belle littérature. C'est un paradoxe vivant élitiste et populaire, rayonnant et parfois déprimé, excessessif exhubérant dans la forme mais tellement simple dans le fond. On  peut l'aimer comme moi ou le haïr mais il ne laisse jamais indifférent

Ci-dessous un interview de Fabrice Luchini par Laurent Delahousse sur son film Genna Bovary

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Rédigé par Martine.

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Publié le 2 Mai 2016

Ma douce, mon ardente

Ma douce, Mon ardente,

 

Pardonne-moi mais je suis venue te dire que je te quitte. Je te quitte parce que je t'aime trop.  J’aurais pu partir en silence, te l’annoncer de vive voix mais j’ai préféré confier, sur cette feuille, ces quelques mots d’adieu à toi ma chérie ardente mais fragile comme une rose ou comme le papier de cette feuille que ma plume peut trouer.

 

Je me souviens du jour où tu m’as séduit. J’ai été attiré par ta silhouette longiligne, élégante, ta robe blanche et ton chapeau couleur paille qui me rappelait les roulades de mon enfance dans les bottes de paille de la grange de mes grands-parents. Je t’ai tenue par la main en te regardant avec attirance mais aussi avec une certaine peur de céder à la tentation dangereuse qui me poussait vers toi et qui allait m’entraîner inexorablement dans une aventure dont je ne sortirais peut être pas indemne. J’ai résisté quelques secondes qui m’ont paru interminables et puis j’ai craqué, toi aussi car tu t’es réveillée, comme embrasée soudain et nous nous sommes embrassés.

 

Il y a vingt ans ce premier baiser hésitant, maladroit, assez court m’a laissé dans la bouche un parfum étrange un peu mentholé au goût d’herbe roussie par le soleil. J’ai aimé, je t’ai de nouveau embrassée et ce fut le début d’une longue passion. Tu brûlais aussi d’amour pour moi et tu me procurais beaucoup de plaisir. Après chaque union je me sentais apaisée, détendue mais un peu triste de te quitter.

 

Depuis notre rencontre, j’ai vécu dans un nuage, embrumée, grisée par ton parfum entêtant que tu laisses sur ma peau révélant à mon entourage que j’ai encore cédé à tes charmes même si j’essaye de cacher nos unions de plus en plus fréquentes au goût d’interdit.

 

Notre liaison n’a pas été sans heurts. Je t’ai quittée une première fois quelques jours et je suis revenu à toi rapidement. Je t'ai laissée une seconde fois et, au bout de quelques semaines, j’ai craqué à nouveau ne pouvant plus supporter la souffrance du manque de toi me rendant irritable et triste.

 

Nos unions sont devenues de plus en plus fréquentes, de plus en plus intenses et il était devenu difficile, même impossible pour moi de te quitter. J’ai fini par te haïr, par me haïr aussi de ne pas pouvoir mettre un terme à une liaison dont je ne voulais plus et qui m’était nuisible. « la haine est bien proche de l’amour » mon amour, mon ardente.

 

Et puis la semaine dernière, j’étais au travail, j’ai eu un malaise cardiaque. Les pompiers sont arrivés très vite. J’ai été conduit à l’hôpital. J’ai échappé de justesse à la mort. Le cardiologue m’a vivement conseillé de te quitter car à mon âge ma liaison avec toi qui dure depuis si longtemps pourrait m’être fatale. Je le savais déjà, ce médecin me l'a confirmé.

 

Alors pour te quitter sans le faire vraiment Je t’ai trompée avec une autre sirène plus jeune qui te ressemblait étrangement. Elle était plus sûre d’elle, très élégante. Son parfum était fade, , humide, vaporeux. De plus, elle ne se donnait pas pour moi et restait la même sans se consumer pour moi. Elle n’était qu’un leurre qui ne faisait qu’amplifier le manque de toi. Je n’y prenais aucun plaisir. Alors je viens de laisser cette usurpatrice vapoteuse mais je ne reviendrai pas à toi cette fois ci. Je suis décidé : plus jamais d'herbe à Nicot pour moi même si nous formions un beau couple : Nicolas et sa Nicotine.

Je sais que j’y parviendrai car non seulement j’ai la motivation, la volonté et contrairement à mes précédentes tentatives, je crois profondément que je vais y réussir. Avec la foi en soi tout devient possible.

 

Merci pour le plaisir, la sérénité que tu m’as apportés et dont j’avais besoin. Il ne me reste que peu de temps mais place au nouveau souffle, à la vraie vie authentique sans paradis artificiel.

 

Adieu mon ardente et peut être nous retrouverons nous la haut car si notre ami Gainsbourg dit vrai « Dieu est un fumeur de Havane »…..

 

Nicolas

 

P.S.

Je dédie ce billet à tous ceux qui souhaitent arrêter de fumer. J'y suis arrivée il y a 15 ans de cela sans jamais replonger car j'ai cru profondément en ma victoire.

 

Martine

Réédition de ce texte écrit pour le défi 106 des croqueurs de mots le 9 septembre 2013 pour ce défi 165 des croqueurs animé par durgalola . Désolée de n'avoir pas pu écrire un nouveau texte. Je suis en pause à durée indéterminée pour raisons de santé.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Lettres

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