Publié le 27 Juillet 2016

Photo pixabay

Photo pixabay

John était à Cuba quand il y rencontra Irina une jeune touriste moscovite. Un anglais sous les tropiques ne pouvait que séduire la jolie jeune femme aux cheveux blonds cendrés et  aux yeux couleur turquoise. Pendant cinq jours ce printemps là, au son de la musique latino, ils dansèrent des tangos à un train d’enfer même si John préférait le rock acrobatique exercice de haute voltige. Chaque matin après une chaude nuit d’amour où ils s’étaient faits de tendres et drôles confidences, ils allaient admirer au bout de la jetée de Havana le soleil levant sur l’archipel des Keys en Floride cette route pont qui rejoint Miami à Key West, un pont trop loin. Ils faisaient des projets d’avenir. Irina revint à Moscou à la fin de son séjour. Ils étaient tristes de se quitter et promirent de s’écrire.

 

De retour Chez elle, Irina envoya une carte à John représentant la place rouge sur laquelle elle avait écrit à l’encre de sa jolie écriture ronde « Bon baisers de Russie, je t’aime John ». John était retourné à Paris où il vivait. Il lui écrit une carte d’amour, la carte du cœur qu’il avait choisie pour elle et sur laquelle à l’encre de ses larmes il avait écrit « je pleure mon amour . Tu me manques, on ne vit que deux fois au pire peut être même qu’une seule fois, viens ma chérie me rejoindre à Paris ».

 

Irina arriva tôt un beau matin à l’aéroport. John vint la chercher. Ce fut le jour le plus long de leur vie, le plus beau jour aussi. Ils se promirent que Jamais, plus jamais ils ne se quitteraient. Il lui offrit une bague avec un diamant entouré d’une couronne de turquoises à la couleur de ses yeux. Les diamants sont éternels et leur amour le serait aussi.

Ils se marièrent par une belle journée de Juin. Le soir dans le parc du château, ils organisèrent une grande garden-party et reçurent leurs amis et famille dans une grande tente rouge symbolisant la maison Russie sur laquelle un cœur de dragon couleur or était représenté, en hommage à un ami chinois qui venait de quitter ce monde en cette année du Dragon. Ils partirent le lendemain en voyage de noce en Sicile et, dans leur hôtel sous la bénédiction du Dieu Etna, presque au bord du volcan ils s’unirent.

 

John et Irina, le lion et le vent comme les appelait leur ami chinois, conçurent cette nuit-là une jolie petite fille rouquine aux yeux bleus qui naquit à Paris 9 mois plus tard. Irina aurait aimé donner à sa petite-fille le prénom Fiona comme le nom de la rose qu’elle aimait tant mais John Connery n’aimait pas ce prénom. Leur fille s’appellerait Toussine CONNERY en hommage à l’acteur que John aimait tant Sean Connery et qui avait influencé leur vie.

 

Martine / Rediffusion de Février 2015 pour prénoms du mercredi de Jill bill (Toussine) de Jill Bill

Ce texte comporte une particularité. Réponse ICI

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi

Repost0

Publié le 25 Juillet 2016

Plus de futur à Hyères

Dans ma bibliothèque, j’ai trouvé en arrivant ce matin, sur mon bureau, un bouquet de roses pourpres accompagnées d'un bien curieux message dactylographié :

« Ne cherchez pas les livres de Sciences Fiction, je les ai tous volés et pour me faire pardonner je vous offre ce bouquet de roses pourpres. Trouverez-vous Hélène qui je suis parmi les visiteurs qui viendront ce jour en votre bibliothèque d'Hières ? Si vous me reconnaissez, faites le moi savoir en me disant « Plus de futur à Hieres» et je vous ferai un cadeau. A Bientôt Mignonne ! ».

 

Je me suis précipitée vers les rayonnages de la section fantastique et sciences fiction. Ce n’était pas une blague tous les ouvrages avaient effectivement disparu.

Il n’y avait pas eu d’effraction. Qui pouvait posséder une clef de la bibliothèque. J’en avais égaré une il y a une semaine, le voleur avait dû me la dérober dans mon tiroir de bureau à mon insu.

Offrir des roses rouges dans le langage des fleurs est l’aveu d’un amour passionné.

Qui parmi les habitués de la bibliothèque pouvait à la fois me vouer un amour secret et être passionné de Science-Fiction ? Je savais que la réponse à cette question me permettrait de démasquer le voleur amoureux.

 

Cet acte insensé n’avait peut-être pas de justification. Il pouvait être l’acte d’un dément. Cette dernière hypothèse m’angoissait, ma vie n’était-elle pas en danger ? cet individu ne voulait-il pas me tuer et, ainsi, aussi me voler mon futur ?

Il ne me restait plus qu’à attendre les habitués de la bibliothèque et à être vigilante.

Le premier visiteur fut un jeune gendarme qui venait suite à mon appel téléphonique. Il prit ma déposition et me confisqua le message du voleur. Il repartit bien vite en m’indiquant qu’un de ses collègues viendrait prendre des empreintes. J’eus la conviction que ce vol à la bibliothèque n’avait aucun attrait pour lui et que ce dossier serait vite classé.

 

Une journaliste du quotidien local, une jolie rousse aux yeux turquoises, lui succéda me posa quelques questions et me prit en photo. Je lui suggérais un titre pour son article « Plus de futur à Hières». Elle éclata de rire et me dit que cela ferait un excellent titre.

 

Monsieur le Maire, un agriculteur du village à la grande taille et forte corpulence fit ensuite son entrée, solennelle comme à chaque fois. Quel charisme Monsieur le Maire ? Il me fit la bise et se montra rassurant.

  • « Ne vous en faites pas Hélène, vous n’êtes pas responsable. Qui aurait pu penser qu’on viendrait dérober une nuit des livres sans valeur dans notre petite bibliothèque ? et puis notre voyou est gentleman, il vous offre des roses pour se faire pardonner. Notre voleur a-t ‘il pris les Barjavel ?

 

  • "Bien sûr Pierre, absolument tous les livres de Sciences Fiction Barjavel compris" lui répondis-je étonnée par sa question".

Il me regarda alors avec un curieux sourire mi amusé, mi ironique qui me déplut en me disant :

 

Je me rappelais soudain que Monsieur le Maire ne lisait que les livres de sciences fiction. Il avait un double des clefs de la Bibliothèque. Il voulait soudain relire un roman dont le titre évoque une rose, Curieux. Et si c’était lui notre voleur amoureux ? Serais-je la rose et le paradis serait-il une menace d'un futur ailleurs tout là haut.

Cette pensée subite me fit peur mais bien vite je l’écartais. C’était stupide, Monsieur Le Maire avait lu tous les livres de cette section de la bibliothèque, pourquoi les aurait-il volés ? J’hésitais un moment puis je prononçais la phrase de reconnaissance

  • « Plus de futur à Hières Pierre ».
  • « Pour le moment seulement Hélène. pour le moment ...Je vais appeler le commandant de la gendarmerie pour que tout soit fait pour retrouver rapidement le coupable. Si nous ne retrouvions pas les livres, nous en achèterons d’autres. Il y aura toujours un futur à Hières Hélène. Peut-on concevoir une vie sans futur.

Et fier de cette dernière sortie hautement philosophique, Il prit congé et sortit.

 

Plusieurs visiteurs vinrent emprunter des livres. Certains s'étonnèrent que le rayon Science-Fiction soit vide et m'interrogèrent. Je leur appris le vol en ajoutant en souriant "Plus de futur à Hyeres". Beaucoup sourirent de ce jeu de mots mais aucun ne me fit de cadeau.

 

En fin de soirée, J'étais prête à fermer la bibliothèque quand un homme brun élégant d'une quarantaine d'années qui ne faisait pas partie des habitués des lieux et que je n'avais jamais vu auparavant s'approcha de mon bureau, me sourit :

  • Bonjour, j'aimerais pouvoir consulter un livre sur place si vous le possédez dans votre bibliothèque.... ". Est-ce possible ?
  • Je suis désolée Monsieur mais la bibliothèque va fermer. Revenez demain matin et vous aurez le temps nécessaire pour consulter tous les livres que vous souhaitez.
  • C'est très gentil mais Je suis ici aujourd'hui, nul ne sait où je serai demain. Je n'ai qu'une seule page d'un seul livre à consulter, cela me prendra à peine cinq minutes. souhaitez-vous savoir quel livre je souhaite consulter ?

 

Incroyable, Je ne luis avais même pas demandé quel était ce livre tant j'étais perturbée par la recherche du mystérieux voleur, par l'envie de revenir au plus vite chez moi tant la journée avait été éprouvante et, il faut bien l'avouer, par le charme de ce visiteur du soir.

  • Quel est donc ce livre Monsieur ?
  • C'est un livre de poésie "les amours" de Ronsard
  • Nous en possédons un exemplaire en livre de poche, je vais vous le chercher

Je me dirigeais vers le rayonnage poésie, saisit le livre et le remit à cet homme qui aimait Ronsard, poète pour qui personnellement j'ai une grande admiration.

Il le prit s'installa à une table et le feuilleta. Il s'arrêta sur une page et se mit à lire.... Il semblait songeur.

Je m'approchais de lui doucement

  • Monsieur je dois fermer la bibliothèque, j'ai eu une rude journée aujourd'hui on nous a volé tous nos livres de Sciences Fiction. Vous vous rendez compte "Plus de futur à Hières"
  • Mais il vous reste le présent, Vivez le intensément sans penser à hier, ni à demain. Vous devriez remercier ce voleur de futur qui je l'espère viendra aussi voler vos livres historiques. Hières sans passé et sans futur, avouez Mignonne que c'est une perspective séduisante.

Brusquement il arracha la page qu'il était en train de lire, prit son stylo plume souligna le titre et quelques vers du poème se leva et partit en chuchotant "au revoir Hélène"

Je restais tétanisée la page du livre à la main, incapable pendant quelques secondes de réagir. Je repris mes esprits : Sur ma feuille un titre souligné "Sonnets pour hélène : Quand vous serez bien vieille" avec quelques vers encadrés

"Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie"
.

 

Une sonnerie stridente retentit soudain qui me fit sursauter, je venais de rêver. Dommage je ne saurais jamais si le voleur de futur reviendrait voler le passé à Hieres car, même si j'en rêve parfois, dans la vraie vie je ne suis pas bibliothécaire.

 

Martine / Juillet 2014

Défi N° 127 des croqueurs de mots lancé par Enriqueta

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Nouvelles

Repost0

Publié le 20 Juillet 2016

Photo pixabay

Photo pixabay

Alceste traine sa flemme

Tous les jour à Angoulème,

Dans son sinistre HLM.

Entre chaque café crème

En écrivant des poèmes

Il pêche de pauvres brèmes

Menu fretin de carême.

 

Alceste traîne un problème

 

Visage fortement blème

Cou recouvert d’erythème

Il rêve d’un grand harem

Oh des nanas par centaines

Leur offrir des chrysanthèmes

mais nulle fille ne l’aime

 

Alceste traîne ses dilemmes

Ecrire le mot dilemme

Avec un « haine » et un « aime »

Ou alors avec deux « aime »

En Syrie jouer les extrêmes

Avec son frêre Guillem

Où crever à Angoulême

 

Martine / Rediffusion de Septembre 2015 pour les prénoms du mercredi

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes, #Prénoms du Mercredi

Repost0

Publié le 18 Juillet 2016

  • Mais c’est ce cher Victor, ça fait une paye… Je te paye un coup

 

  • "Veni, Vidi…"

 

  • Qu’est-ce que tu racontes Totor,

 

  • Je suis venu, j’ai vu et assez vu demain à l’aube je partirai Madame

 

  • Qu’est-ce que je t’ai fait …

 

  • « Fier jadis, dominant les lointains horizons,
    Aujourd'hui n'ayant plus que de hideux tronçons,
    Épars, couchés, perdus dans l'obscure vallée ;
    C'est l'épopée humaine, âpre, immense — écroulée ».

 

  • Qu’est ce tu racontes Totor, c’est puissant, on dirait du Fabrice Luchini

 

  • La légende des siècles, les siècles passent et tout se dégrade : des femmes dans les cafés qui boivent du vin rouge.. Mais qui est ce Fabrice ?

 

  • Un acteur … bobo comme on dit aujourd’hui

 

  • Bobo, il est hypocondriaque ?

 

  • Qu’est ce tu as dit « hypocon… » Il n’est pas con même pas hypo, c’est un intello comme toi, juste un petit peu déjanté. Quand il commence à parler un vrai moulin à paroles mais moi dès la première phrase je ne capte pas alors je réfléchis à ce qu’il a voulu dire mais lui continue sans s’arrêter. On ne nous dit pas tout mais lui est le seul à tout dire mais on ne comprend rien.

 

  • Vous pouvez me citer un exemple ou vous n’avez pas compris

 

  • Oh que oui… souvent il te cite, il a répété par exemple une de tes phrases : "La forme, c'est le fond qui revient à la surface." Et pour nous épater il ajoute…. Puissant Hugo, « Cela va mille fois plus vite et ça prouve un esprit assez humble qui a, en plus, un sens aigu de la hiérarchie ».

 

  • C’est bien vu : Je suis modeste et conformiste . Quant à la forme et le fond je vais t’expliquer ce que j’ai écrit… la forme en dit long sur…

 

  • Arrêtes totor…. Les formes je les ai en surface quant au fond je vais bientôt l’atteindre sans qu’il remonte, il tombera encore plus bas et moi avec lui…

 

  • Tu m’appelles Totor cela me touche, Juliette me surnommait Toto.

 

  • Pourquoi ? Tu n’es pas un zéro même si tu as une tête toto et quelle tête… Chapeau Totor

 

 

Brève de comptoir : Quand Hugo rencontre Roumanoff
  • C’est que me disait Juliette…

 

  • On ne nous dit pas tout et cela ne nous regarde pas mais on dit que tu la trompais ta Juliette. Si les temps ont changé Totor, les hommes ce sont toujours les mêmes, demain à l’aube tu resteras Totor

 

  • Non je partirai

 

  • Non tu restes. Tu aimes les femmes, Attends, Il y a un cœur à prendre et à consoler, Une femme de lettres vient d’être larguée par son mec : un politique illustre ancien député comme toi qui lui a préféré une actrice comme ta Juliette. En plus elle s’appelle Julie Gayet …. Julie, juliette… Drouet, Gayet

 

  • Etonnant en effet, mais qui est cet homme politique ?

 

  • Notre Président de la République : François HOLLANDE, le commandant du pédalo France qui risque de toucher le fond sans que le capitaine y mette les formes

 

  • La misère existe donc toujours moi qui voulait la voir supprimée et non secourue

 

  • Des Cosette, Gavroche, il y en a plein Totor et en plus ils ne sont même pas secourus

 

  • Tant pis pour la première dame à consoler, Demain à l’aube je partirai. je ne veux pas voir la France sombrer :

« Charme l'Europe et plaît au monde... - Ah ! je voudrais,
Je voudrais n'être pas Français pour pouvoir dire
Que je te choisis, France, et que, dans ton martyre,
Je te proclame, toi que ronge le vautour,
Ma patrie et ma gloire et mon unique a
mour ! »

 

  • Tu ne pourras pas partir totor c’est "le" grève SNCF, à moins que tu veuilles aller à Rocamadour. Le train du soir est maintenu, désolée ce ne sera pas à l’aube

 

  • Mais qu’est-ce que j’irai faire à rocamadour ?

 

  • Manger du foie gras, du fromage de biquette avant de repartir

 

  • C’est une bonne idée, je suis un bon vivant, je vais à Rocamadour mais avant de repartir promettez moi Madame de ne plus boire autant, vous allez vraiment tomber au fond et ce n'est pas bon pour votre forme

 

  • Je ne promets jamais rien mais parce que je t’aime bien, je te chante une de tes chansons revisitée à ma sauce

Comme dirait mon beau frère

Si je tombe par terre

Pas la faute à Voltaire

C’est la faute au Jaja

Dont je suis si fada

 

Martine / Rediffusion de Février 2014

Pour le défi N° 117 des Croqueurs de mots

Toutes mes excuses à Fabrice Luchini que j'aime beaucoup mais c'était pour les besoins du texte.

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

Repost0

Publié le 15 Juillet 2016

Marjolaine a écrit un merveilleux conte pour enfants :

 

Anna et la dame du fond de la Forêt

Anna est une petite fille solitaire qui aime parler aux animaux. Jusqu'au jour où l'un d'eux, un oiseau, lui répond et lui apprend qu'il est venu lui demander son aide. Elle est la seule, d'après lui, à pouvoir sauver quelqu'un. La fillette décide alors de le suivre et découvre bientôt que c'est un loup en grand danger qu'elle doit sauver. Anna va devoir braver ses peurs, puiser au plus profond de ses forces et faire preuve d'un grand courage pour remplir sa mission.

Ce conte écologique pour enfants leur fera ouvrir la petite héroïne dans un premier tome plein de charmes.

La formule magique de la série Anna, des animaux à sauver, une petite fille courageuse à laquelle les petits peuvent s’identifier et une magnifique page d’illustration par page de texte

Anna et la dame du fond de la forêt

Je vais souscrire à ce livre que j'offrirai à mes petites filles.

C'est en effet une souscription pour le moment. Le livre de Marjolaire sera édité en octobre si elle obtient un nombre suffisant de souscription. Le coût du Livre est de 13 euros (+ 3,50 euros de port). Pour pouvoir être édité, il faut qu'il y ait suffisamment de souscriptions

Un beau cadeau de Noël pour vos enfants, petits enfants, neveux, nièces.
Que vous souhaitiez obtenir ce livre ou pas, Merci de partager néanmoins l'information sur les réseaux sociaux et vos blogs, cela ne coûte rien (juste un peu de temps) et cela permettra à Marjolaine d'éditer son livre et de procurer du bonheur de lecture à de nombreux enfants.

Bulletin de souscription en lien ci-dessous :

http://www.edition-goutte-etoile.fr/documents/souscription.pdf

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #livres

Repost0

Publié le 13 Juillet 2016

Quand vient l’été, la p’tite  zoé

Met mini robe  et  beaux nu-pieds

Et puis à midi, la p’tite zoé

Fait peindre en rouge ses doigts de pieds

 

Y en a qui sussurent

Que de p’tite zoé

 P’tit Arthur est cinglé

Oh oui Pour sûr

 

Jamais il ne la trompe

Il lui cire les pompes

Elle est craquante

Et si vivante

La p'tite Zoé

Elle aime les roses

Avec son ruban rose

Et sa robe en viscose

De vie elle explose

A Saint-Jean de Luz

Elle fait de la luge

Elle le fascine

Dans sa p’tite bassine

La p'tite Zoé

Oui elle est unique

Oui elle est ionique

Sa belle p’tite Zoé

Fille de grande Zoa

 

Toujours il la protègera

Jamais elle n’aura de boa

Elle ne sera point mangée crue Zoé

Comme sa maman la grande Zoa

Et son papa Robinson Crusoé

 

Martine / Rediffusion de Septembre 2014 pour les prénoms du mercredi de Jill bill sur une parodie d'une chanson de Régine "La grande Zoa"

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi

Repost0

Publié le 11 Juillet 2016

Karina

Mon esprit était bien vide

Devant moi était Karina

Tu avais un joli nom mon guide

Karina

 

Ton visage carré était noir

Ton regard soudain s’alluma

J’y vis une rivière ce soir

Karina

 

Tu parlais en phrases courtes

Pour me guider sur ma route

Je rêvais déjà

Que lorsque je serai sur le pont

Nous y danserions tous en rond

Karina et moi

 

En face de l’autre côté du gué

L’autre rive soudain m’attira

Tu te mis soudain à m’ordonner

Halte la, halte la

Il est trop tard pour un retour

Le pont je vais emprunter

Au beau milieu m’arrêter

Me retourner, adieu mon amour

Je m’en vais, je te fuis

Karina eructait

 

Si possible faites demi tour

Et à gauche tournez

Et à droite tournez

Et j’en ai pleuré

 

Surtout ne pas t’écouter

Avancer insconsciente

Toujours tout droit confiante

Et Je suis arrivée

 

La mer surgit intrépide

Mon passé soudain me quitta

Je suis restée seule avec mon guide

Karina

 

Plus question de phrases courtes

Ni de guide sur ma route

Est-ce que tu comprends ça

Finis les amours impossibles

Et les guides inflexibles

Ferme la Karina

 

Ta voix m’est insupportable

Je te jette en mer Karina

Des poissons tu seras guide

Tu te noies, tu te noies

 

Martine / Rediffusion Octobre 2009 

Natacha)

 

J'ai écrit ce poème un soir après avoir maudit dans la journée mon système de navigation (Karine) ........et pardon à Gilbert Bécaud que j'aime tant pour avoir parodié sa chanson "Nathalie". J'ai écrit un autre texte sur cette chanson en juillet 2014 que je vous mets en lien ci-dessous

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Parodies, #Poèmes

Repost0

Publié le 8 Juillet 2016

Fenêtres d'hier .... et d'aujourd'hui
Fenêtres d'hier .... et d'aujourd'hui

Martine - Juillet 2016 pour le coucou du Haïku du vendredi sur le thème Fenêtres (les photos utilisées pour ce montage sont du site pixabay)

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Haïkus

Repost0

Publié le 6 Juillet 2016

Perrine et le pot au lait

Perrine aurait aimé être Perette

Pour porter sur sa tête un pot au lait

Parfois naïve et un peu gentillette

Elle buvait tout comme du p’tit lait

Hélas Perrine n’était pas Perrette

Ce qui l’avait rendue très soupe au lait

Elle pouvait faire sa mauvaise tête

Quand on la prenait pour une vache à lait

Elle fit des salamalecs de midinette

Pour obtenir un premier pot au lait

D’un jeune laitier de Barcelonnette

Elle lui plaisait : blanche comme son lait

Il l’épousa au son de la trompette

Il ne buvait pas que du petit lait

Pas de pot, le soir il rentrait pompette

Un sac à vin au lieu d’un pot au lait

Adieu son rêve, A vouloir être Perette

Avec sur sa tête son pot au lait

Elle avait épousé une mazette

Le comble : Perrine haïssait le lait

A trop vouloir être ce qu’on n’est pas,

On oublie ce que l’on est

 

Martine / Re diffusion Janvier 2015. Parodie de la fable de la Fontaine Perette et le pot au lait écrite pour la cour de récréation de Jill Bill

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Parodies, #FABLES ET CONTES

Repost0

Publié le 3 Juillet 2016

Merci à tous ceux qui me demandent de mes nouvelles cela me touche beaucoup. J'avais promis à beaucoup d'entre vous de vous en donner mais je n'arrive pas à le faire individuellement, c'est assez pénible. Je préfère le faire ici.

J'ai été opérée le 10 juin, ablation totale d'un sein et des ganglions. C'est difficile psychologiquement mais l'opération s'est très bien passée. Je n'ai pas souffert du tout et n'ai même pas eu à prendre les médicaments anti-douleurs qu'on m'avait prescrit. Je fais des exercices tous les jours pour récupérer la mobilité perdue de mon bras droit.

Sur la terrasse de la cafétaria du Centre Curie de Saint Cloud le lendemain de mon opération

Sur la terrasse de la cafétaria du Centre Curie de Saint Cloud le lendemain de mon opération

Je connais maintenant les traitements que les médecins m'ont concoctés. Je pensais échapper à la chimiothérapie car le résultat de mon pet scan qui permet de repérer les tumeurs cancéreuses dans le corps entier n'en dévoilait aucune. Et bien je n'y échapperai pas car un nombre importants de ganglions retirés étaient malades. Les médecins ont donc décidé de faire une chimio préventive pour détruire les éventuelle cellules cancéreuses qui pourraient se promener en moi. Le traitement débutera mi juillet à raison d'une injection toutes les 3 semaines pendant 4 mois. Ensuite j'aurais 4 à six semaines de radiothérapie à l'endroit du sein et des ganglions retirés pour brûler toutes les cellules qui resteraient. C'est une séance de 3 minutes chaque jour sauf le week-end.

Je positive je vais pouvoir rentrer en Vendée cet été trois semaines entre deux injections de chimio !

Je vais bien. Je ne me sens pas malade et j'ai le moral. Je jardine et marche. Je suis très occupée par les différentes visites et examens à l'hôpital avant le début de la chimio. J'ai fait les soldes, Cela me fait du bien de soigner mon image car j'ai un peu de mal à digérer la perte de mon sein et la future perte de mes cheveux. Heureusement pour cette dernière c'est provisoire et je porterai une jolie perruque que je suis entrain de choisir. Pour le sein, ultérieurement je peux faire une reconstruction mammaire. Je verrai plus tard. Mes priorités aujourd'hui sont autres.

Mes blogs continueront cet été à un rythme un peu moins soutenu mais je tiens à le faire et je visiterai vos blogs pas chaque jour comme avant mais c'est important pour moi de continuer à échanger et à m'ouvrir aux autres.

Merci à toute ma famille et mes amis qui me soutiennent et aux Médecins, infirmières, soignants du Centre Curie de l'Hôpital René Huguenin de Saint Cloud qui sont non seulement d'une grande compétence mais très humains !

Centre Curie Hôpital René Huguenin de Saint-Cloud

Centre Curie Hôpital René Huguenin de Saint-Cloud

Je suis particulièrement sensible aux messages de sympathie que je reçois de vous mes amis virtuels qui me soutenez beaucoup plus que certains amis réels qui me contactent plus depuis qu'ils savent que je suis malade alors qu'avant j'avais souvent de leurs nouvelles. J'espère que certains continuent à me lire alors je leur dis que je les comprends, peut-être en ferais-je autant. On ne sait pas quoi dire face à la maladie des autres qui, en plus, vous confronte à vos propres peurs. Néanmoins ce n'est pas en se voilant la face qu'on s’immunise contre la maladie.

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Vécu

Repost0