Publié le 27 Octobre 2016

Photo Martine MARTIN

Photo Martine MARTIN

Ici dans mon joli village  

Je suis maintenant bien  trop sage

Je fais partie du paysage

Oh si un aimable nuage

Pouvait m’emmener en voyage

là-bas Avec ou sans bagage

 

Ici, là-bas est un mirage

Un ailleurs, un autre rivage

Un  paradis sans un  nuage

Aux oniriques paysages

Où rien ne sera jamais sage

Photo Martine MARTIN

Photo Martine MARTIN

Grâce à ce cumulus volage

Là-bas est un ici paysage

J'y demeure encore en voyage

S'il devenait voie de garage

Je briserais cet amarrage

Fuirais avec ou sans bagage

Nulle part ailleurs c'est plus sage

 

Martine / Octobre 2016 pour les jeudis en poésie (défi 172 des croqueurs de mots animé par Durgalola)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 26 Octobre 2016

Hector

Je mets toujours mon maillot collector

Du footballeur HECTOR un vrai cador.

Et oui Comme lui je m’appelle HECTOR,

Mais hélas n’ayant pas des pieds en or

Je ne joue jamais au ballon dehors

Car tous mes copains sont pour moi trop forts

Et je n’aime pas trop faire des efforts.

J’écoute le foot sur mon transistor

Dans mon studio au-dessus du drugstore

J’aimais aller au cinéma l’Excelsior

Où, perché en haut de mon mirador,

La joie fusait de ma lanterne d’or

Qui est devenue boite de Pandore.

Aujourd’hui il n’y a plus d’Excelsior

Mais des multiplexes qui son pléthore.

Je suis au chômage, est-ce mon tort ?

Tuer le temps ne pas qu’il s’évapore.

Aujourd’hui je vais revoir « Matador »

Un film d’Almodovar que j’adore

Au panorama mon ex Excelsior.

Peu- être ont-ils besoin de renfort

Pour vendre des milliers de pop-corn

Que les spectateurs aussitôt dévorent ?

Non Je ne ferai comme le vieux Victor

Trouvé mort au pied de l’escalator.

 

Martine / Octobre 2016 pour les prénoms du mercredi de Jill Bill

avec une pensée attristée pour les projectionnistes (métier en voie de disparition dans les multiplexes) que j'ai accompagnés dans leur recherche d'emploi (quand j'étais encore en activité professionnelle). Passionnés par leur métier, il préférait partir que de devenir vendeur/ agent d'accueil

    

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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Publié le 24 Octobre 2016

Voyage à Bruges

Partir, ça y était : instant magique… enfin pas tout à fait cette fois ci. Je voulais aller à Venise et faute d’avoir trouvé un billet d’avion ou de train, je pars à Bruges. Cela m’apprendra à réserver à la dernière minute. Et bien Jacques Je vois tout de même Venise mais celle du Nord, celle de ton plat pays.  

Alors pour faire illusion jusqu’au bout et rechercher un peu de fraîcheur sur l’eau, faute de gondole,  je décide  de me faire mener en Bateau. Après une demi-heure de queue,  je me retrouve enfin dans une longue barque avec une quinzaine de personnes,  ce n’est pas la promenade en amoureux avec le gondolier, il y a beaucoup moins d’intimité mais comme j'étais seule, je serai au moins accompagnée et peut-être trouverais je l'amour dans cette barque ! J’essaye de passer le temps en regardant le paysage : que des vieilles pierres, des ponts anciens, des clochers. Sur les berges des pêcheurs  taquinent je ne sais quel poisson.  Je crains fort qu’ils rentrent bredouilles avec tout ce trafic sur les canaux.Tu as voulu voir Venise et tu as vu Bruges". Quelle idée saugrenue d’aller à Bruges en plein été, il y fait chaud, il y a trop de touristes qui envahissent la ville.  J’étouffe à Bruges. En Belgique, je pense à Jacques BREL et je chantonne en moi « 

Les barques en  font le tour et se suivent de si près qu’elles pourraient presque se toucher.  J’ai l’impression d’être sur la rivière enchantée du jardin d’acclimatation ou dans un grand manège.  J’aimais, quand j’étais enfant, monter sur les éléphants ou dans les barques qui décollaient et qui me permettaient d’attraper la queue du singe.  J’y arrivais souvent. La compétition m’a toujours stimulée. "Il faut  toujours que tu te fasses remarquer" me reprochait sans cesse ma mère qui n’avait qu’un seul objectif être invisible,  complètement invisible.

Ici à Bruges, je suis grugée, il n’y a même pas de queue de singe.  J’ose toujours espérer qu’un jour les  éléphants et les barques  pourront voler comme des soucoupes volantes  et si cela arrivait  je monterais dans la première et  je serais chef d’escadrille pour  retourner sur Mars. Me prénommant Martine, pour avoir des idées pareilles, je suis sûre que je suis une martienne venue un jour sur terre

Au moment précis où je me vois dans l’embarcation de tête d’une escadrille composée de barques et d’éléphants roses, notre bateau se met lentement à décoller, puis accélère pour faire du rase-motte au-dessus du canal. Les autres barques derrière décollent également et nous suivent…. Les passagers affolés crient :  « Attention le pont nous allons nous écraser sur son tablier ». 

Étant chef d’escadrille je dois prendre tout de suite la bonne décision,  j’appuie sur la flèche du haut de mon téléphone mobile et la barque prend de la hauteur et passe au-dessus du pont, j’attrape au passage une queue de singe sortie de je ne sais où qui volait.

J’ai gagné un tour gratuit mais pour en bénéficier, il faut que je redescende. J’appuie sur la flèche du bas de mon mobile, et la  barque redescend et suit le cours du canal à petite vitesse.  A chaque pont je fais prendre de l’altitude à la barque puis l’obstacle passé, je redescends. C’est angoissant mais grisant de voir ainsi Bruges en apesanteur.

Et si notre barque arrêtait de suivre le cours de sa vie normale, celle du canal, pour s’évader enfin, emprunter d’autres voies, sortir de son destin. Je prends de l’altitude pour dépasser les toits des maisons et des clochers. Ensuite j’hésite une seconde : appuyer sur la flèche de gauche de mon téléphone ou celle de droite et  j’enfonce la touche gauche (j’ai toujours été à gauche), la barque volante vire à gauche et prend de la vitesse. Nous arrivons sur la place centrale. Le beffroi  se met à sonner midi. Je crois que c’est la sonnerie de mon téléphone portable. J’appuie sur la touche pour répondre à cet appel et soudain la barque tombe à pic à toute vitesse. « Téléphoner ou conduire il faut choisir ». Nous nous écrasons juste au milieu de la place  et  nous passons à travers le dallage.

Voyage à Bruges

Je me réveille horrifiée.  Dans mon rêve je suis encore tombée brusquement dans un trou sans savoir comment j’y étais parvenue, je ne me souviens de rien.

Martine / Réédition d'un texte de Novembre 2012 modifié pour le défi 172 des croqueurs de mots animé par Durgalola

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Rédigé par Martine.

Publié dans #nouvelles

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Publié le 21 Octobre 2016

Dans la nuit indigo

Dans la nuit indigo je dérive

Où es-tu mon cher soleil d’or ?

Peut-être sur une autre rive

Réfugié dans ouate d’aurore

Guettant que la lune s’esquive

Et ne joue plus les météores

 

Victime de Lune lassive

Tel un courageux matador

Je lance à présent l’offensive 

Pour la revêtir d’un tchador

Afin que mon soleil revive

Ailleurs qu’en  boîte de Pandore

Martine / Octobre 2016 pour l'atelier d'écriture 15 de Ghislaine

 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 20 Octobre 2016

Le Cerf-Voguant

 Au cou d'un cervidé

Je me suis accrochée.

C'était un cerf-volant

Il a pris son élan

Nous avons décollé

Dans les cieux argentés.

Une fois dans les airs

Au-dessus de la mer

Soudain plus aucun vent.

En me dévisageant

Il se mit à bramer

"Nous allons nous planter"

"Mais non mon cher ami

Nous avons amerri .

Tu as le cerveau lent "

Lui dis-je en riant.

Quand les cerfs voleront

Tu seras chef d'escadron  

Mais pour le moment

Tu es mon cerf voguant

 

Martine / Réédition d'Octobre 2010 pour les jeudis en poésie (défi 172 animé par Durgalola)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 19 Octobre 2016

La girafe Babette,

aux bien grandes mirettes

Sur ses longues gambettes

a l’air d'une midinette

Photo Martine MARTIN Zoo de Beauval

Photo Martine MARTIN Zoo de Beauval

Photo Martine MARTIN zoo des Sables d'Olonne

Photo Martine MARTIN zoo des Sables d'Olonne

Sa langue balayette

Déguste les herbettes

En épiant Gastounette

Son girafon bébête.

Photo Martine MARTIN zoo des Sables d'Olonne

Photo Martine MARTIN zoo des Sables d'Olonne

Emmanchée de deux têtes,

Pas de pense-bête,

Elle pense à tout Babette,

Même à ce qui l’inquiète

Photo pixabay

Photo pixabay

Aimant la chansonnette

Elle chante à tue-tête

A son gai Gastounette

Les p’tites marionnettes

 

Et Ainsi font font font

Répond le girafon

 

Martine / Octobre 2016 pour les prénoms du mercredi de Jill Bill

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #poèmes

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Publié le 15 Octobre 2016

Bouboule a cassé les boules

Au pied de l’arbre en fête,

Décoré de paillettes,

Je suis le chat bouboule.

En jouant avec les boules

Je les ai dégradées :

On m’a enguirlandé.

Je suis vraiment en boule,

Guirlande je déroule,

Collier je vais casser,

Çà va me déstresser.

Puis dans mon arbre à chat

Dormir comme un pacha

 

Martine (Octobre 2016) pour le nid de mots (thème : l'arbre en fête)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 13 Octobre 2016

Né sous le signe du taureau

Thibaut n’est ni petit, ni beau.

Il est immense, blanc comme lait

Sa Théa  l’aime comme il est.

Il boit du  thé noir, elle au lait..

Il est Ténor, elle est à L’ouest.

 

Ils sont en partance pour Trieste.

Ce soir au Théâtro Verdi,

En Bel Alfredo travesti.

Il  chantera  la Traviata

Ravie Théa l’écoutera

Émue jusqu’aux larmes elle sera.

Par tant d’émotion et talent

 

Cette nuit ils seront amants

Ils traverseront  l’Italie.

A Rome, Terni, Tivoli

Ils Trinqueront d’un  thé au Rhum

Thibaut et Téa

A la tienne Théa

A la tienne Thibaut

 

Martine

C'est la photo du taureau et du couple de musiciens qui m'a fait penser à ce poème que j'avais écrit en Février 2015 et que je rédite pour les jeudis en poésie (défi 170 des croqueurs de mots animé par Lilou)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 12 Octobre 2016

J’aurais aimé m’appeler Gloire mais curieusement on donne ce nom aux garçons, comme si eux seuls pouvaient s’appeler Gloire alors que le mot  lui même est féminin.

Malheureusement mon papa adoptif m’appelle toujours choupette. Avouez que c’est un surnom stupide. Oui je suis sa choupette mais je préfèrerais être sa Gloire, ou sa Reine, ce serait plus classe. J’habite à Paris un appartement cossu et douillet, un vrai nid royal.. Oh comme il m’aime mon papa. Il me fait plein de bisous, de caresses, de papouilles. Je le remercie en gazouillant de plaisir frottant mon joli minois sur son visage et ses cheveux si épais. Mon papa est élégant, riche et célèbre. Il est tellement amoureux qu’il parle de moi partout. On me prend en photo. Je suis à la une des magazines de mode. Je connais la Gloire et pour la rendre éternelle, j’aimerais qu’il m’appelle ainsi mais il persiste, je suis et resterai sa choupette. J’ai ma page facebook, mon compte twitter, mes collections. Je n’ai pas encore ma statue mais cela pourrait peut-être arriver. Je suis la gloire de mon père et il ne m’en veut même pas que celle-ci fasse un peu d’ombre à la sienne On rit aussi de la passion excessive de mon papa pour moi qui comme un certain Laurent Gerra qui imite mon papa en disant « C'est ma chatte, ma nouvelle muse, mon inspiratrice. Au moins, elle, elle a plus de cervelle, de sensualité et de conversation que les portemanteaux anorexiques qui défilent pour moi en faisant des tronches de mortes vivantes... ».

Je suis indifférente à ces quolibets, je suis choupette la chatte de Karl Lagarfeld et je nage dans le bonheur et l’amour depuis que j’ai fait sa connaissance et que nous avons eu un coup de foudre mutuel.

J'aurais aimé m'appeler Gloire

J’assume maintenant mon prénom Choupette qui retranscrit bien tout la tendresse dont je suis entourée et mieux vaut l’amour éternel à la gloire qui est éphémère.  N’empêche que si je pouvais avoir une statue comme les chats Van en Turquie, j’en serai comblée.

J'aurais aimé m'appeler Gloire

Martine 85 / Octobre 2016 pour les prénoms du mercredi de Jill Bill

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Ecrits divers

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Publié le 10 Octobre 2016

https://lilousoleil.wordpress.com/2016/10/03/les-croqueurs-de-mots-defi-171/

https://lilousoleil.wordpress.com/2016/10/03/les-croqueurs-de-mots-defi-171/

Neuf cases en avant

Sourire d’enfant

Deux cases en arrière

Clochers somptuaires

 

Neuf cases en avant

Taureau de gardian

Une case arrière

Gloriette d’hier

 

Six cases en avant

Canard ondoyant

Deux  cases arrière

rose flamboyant

 

Cinq cases en avant

Violon chante au vent

deux cases en arrière

Tricot pour rombière

 

Six mailles en avant

Musiciens amants

Tricoti tricotons

Pull pour dos violon

 

Deux mailles en arrière

Des Chutes de pierre

Chutes de maille avant

Détricoti, détricotons

 

Martine (Septembre 2016) pour le défi 170 des croqueurs de mots animé par Lilousoleil

 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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