Publié le 8 Mars 2017

Généreuse est un prénom rare, il est doux, mais je peux vous l’assurer car c’est le mien, difficile à porter. Ma mère qui me l’a donné avait fait de la générosité un principe de vie. Altruiste, elle a passé sa vie à donner aux autres mais les autres n’étaient ni mon père, ni moi. Elle a même un jour donné ma poupée à une petite fille pauvre. Nous faisions partie d’elle-même alors elle nous négligeait comme elle s’oubliait. Je pense qu’elle avait besoin, en donnant,  de revaloriser une estime de soi très détériorée.

Un prénom représente  consciemment ou inconsciemment une image d’une personne et en choisir un pour son enfant n’est pas anodin. On Transfère dans ce prénom l’image idéale de la fille ou du fils qu’on voudrait avoir.  Ma mère me voulait généreuse et elle pensait qu’en m’appelant ainsi je le serai. Comme  elle se trompait, ne supportant pas mon prénom et le fait que ma mère s’occupe des autres mais jamais de moi,  j’ai pris petit à petit  le contrepied inconsciemment pour surtout ne pas lui ressembler.

A l’école,  j’étais constamment sollicitée pour donner un de mes bonbons, une partie de mon goûter, un stylo qui plaisait. Je refusais toujours et plus je refusais plus on me demandait en se moquant de moi et me narguant par des  « allez sois généreuse ».  J’avais quelques amies néanmoins qui ne participaient pas à cet harcèlement collectif et qui, sachant que je ne supportais pas mon prénom, m’avait donné le diminutif de « Géné ». Je préférais mais n’aimait pas non plus. Gênée je ne l’étais pas du tout. Je m’appelais Généreuse et je me devais d’être  sans gêne et heureuse. Ma devise dans la vie allait devenir « Où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir ». 

Ce qui se passe dans le monde me laisse indifférent tant je suis centrée sur moi-même et mon plaisir immédiat et ne comprend pas ses élans de solidarité bien éphémères.   Lors des attentats de Janvier 2015 à Paris alors que tout le monde affichait sur Facebook « je suis Charlie »,  j’avais affiché « Je suis Généreuse ». Je l’avoue je suis provocatrice notamment sur ce qui touche à la solidarité et au don de soi surtout lorsqu’ils sont affichés ainsi.  On ne peut pas changer le monde par des paroles et même par des actes tant que ceux qui nous gouvernent n’auront pas décidé ensemble de le changer.  Inutile de perdre du temps à le faire et être frustré de ne voir aucun résultat

Epicurienne, je jouis de tous les petits et grands plaisirs de la vie que j’aime tant. J’aime me dorer au soleil et me baigner nue sur les plages naturistes sans gêne ni complexe malgré un physique peu avantageux.

Sans être une femme fatale, Je suis une boulimique d’amour et de sexe et ne suis jamais rassasiée ce qui peut non seulement me rendre infidèle mais aussi en épuiser certains !

Manger et boire du vin me procure un plaisir infini. Je profite des plaisirs de la table et abuse de charcuterie, de plats en sauce  de pâtisseries  sans me soucier aucunement de ma ligne. Au diable ceux qui préconisent des régimes pour vous sauver soi-disant d’une mort prématurée. Mieux vaut mourir jeune et avoir bien vécu que mourir vieille sans avoir eu du plaisir.

Au diable aussi ceux qui vous conseillent de faire du sport pour votre santé. Je hais le sport et j’aime me prélasser dans mon canapé devant la télévision un paquet de chips à la main.

Pour terminer ce bref portrait, je dirais que si ce prénom ne ressemble pas dans le fond à l’égoïste que je suis, il me ressemble dans la forme. En effet ce mode de vie qui me rend heureuse rend mes formes généreuses.

Peinture Botero

Peinture Botero

Martine / Mars 2017 pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Généreuse)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Ecrits divers

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Publié le 7 Mars 2017

Photo Pixabay

Photo Pixabay

Jadis ils étaient beaux et gais, On les nommait jeunes pas junior

Aujourd’hui vieux et ridés, Par décence on les nomme seniors

Jadis il lui criait sa passion avec fougue et exaltation

Aujourd’hui il lui chuchote avec tendresse son adoration

Jadis il sentait sa présence, pour le pire et pour le meilleur

Aujourd’hui il sent son absence, Elle n’est plus là elle est ailleurs

Un brin d’ombre dans son regard, Sa sage expression un peu amère

Dans ce décor de bal à la campagne, Loin de son bord de mer

Tristesse et nostalgie semblent avoir envahi tout son être

De son émoi et de ses doutes, fier il ne laissera rien paraître

Mais à quoi peut-elle penser ? Mais à qui peut-elle bien penser ?

 

Martine / Mars 2017 -  Atelier 28 de Ghislaine (voir ci-dessous). Les mots imposés sont en gras dans mon poème. 

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Rédigé par Martine.

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Publié le 6 Mars 2017

Je n’aime pas jouer aux jeux de société. C’est trop statique pour moi qui aime bouger en permanence. Je le fais néanmoins de temps en temps avec mes petites filles pour les occuper quand le temps n’est pas clément. Quand Josette nous a demandé de lancer les dés et d’entrer dans le jeu, j’ai failli renoncer car je n’ai à la maison ni jeu de Monopoly, ni dés. J’ai trouvé chez mon ami Google la photo du jeu et même des dés virtuels. Je suis donc prête à jouer.
 

Photo PIXABAY

Photo PIXABAY

Je lance virtuellement les 2 dés et je tombe sur 3 et 2, j’avance de 5 cases mon pion. Me voici Gare Montparnasse, quelle chance la gare d’où part le TGV qui dessert Les Sables d’Olonne. C’est amusant, je viens de rentrer à Cergy et je n’ai qu’une envie repartir dans ma chère Vendée. Je ne prendrai pas le train cette fois ci. J’en profite néanmoins pour monter en haut de la tour Montparnasse pour admirer la très jolie vue sur Paris et voir toutes les lignes qui partent de la gare pour aller jusqu’à l’océan.

Escapade dans Paris Monopoly

Je n’irai pas jusqu’à l’océan aujourd’hui et avant de reprendre le jeu je vous propose une escapade, un voyage vers le passé. En effet à Montparnasse je suis tout près du quartier Pernety celui de mon enfance, dans ce 14ème arrondissement où j’ai passé chez ma grand-mère les premières années de ma vie. Suivez-moi nous allons prendre la ligne 13 du métro, deux stations seulement, gaité (je suis gaie comme un pinson et j’aimerais descendre y faire mon nid) mais je vais continuer jusqu’à la station suivant Pernety où nous allons descendre. La station n’a pas changé toujours le même long escalier à monter. Sa façade est toujours la même aussi.

Escapade dans Paris Monopoly

Dirigeons nous vers la Rue Boyer Barret toute proche.

La boulangerie existe toujours à l’angle de la rue Raymond Losserand. Je me souviens : chaque jour je rentrais dans cette boutique et je demandais à la boulangère en lui tendant mes pièces un "petit fendu" bien cuit. Elle me faisait un grand sourire et je ramenais fièrement à ma mamie le pain tout chaud. Je suis triste de voir que beaucoup de commerces sont aujourd’hui fermés. Dans mon enfance il y avait :

  • Une crémière où nous achetions des yaourts à l’unité en pots de verre consignés,
  • Un marchand de journaux ou Mamie prenait chaque jour son «France Soir» dans lequel je suivais avec plaisir les aventures de Chéri Bibi ,
  • Une marchande de couleurs toujours souriante et pimpante comme sa boutique. j’aimais flâner chez elle au milieu d’un bazar hétéroclite fait d’ustensiles ménagers et respirer l’odeur de lessive dont je me souviens encore aujourd’hui.
  • Un café bougnat au pied de notre immeuble tenu par un couple d’auvergnats qui nous livrait le charbon dans la cave et chez qui nous recevions parfois des appels téléphoniques

Arrêtons-nous devant le 3 bis. Ma grand-mère était la concierge de cette immeuble et j'ai vécu mon enfance dans la minuscule loge au fond de la grande entrée qui donnait sur une cour où il y avait les toilettes. Nous n'avions pas non plus de lavabo, d'eau chaude mais j'étais heureuse. Quand ma grand-mère a pris sa retraite, elle a continué à vivre dans cet immeuble au second, les fenêtres avec les stores au 2ème étage.

Escapade dans Paris Monopoly
Escapade dans Paris Monopoly
Escapade dans Paris Monopoly

Après cette escapade dans mon enfance, il me faut retourner au jeu de Monopoly.

Je lance les dés virtuels : 2 et 1. J’avance de 3 cases Je m’arrête sur la case « Rue de Courcelles ». Qu’irais-je faire dans ce quartier bourgeois que je n’aime pas et où il n’y a pas grand-chose à voir si ce n’est au N°45 le bel immeuble haussmannien où a vécu au premier étage Marcel Proust avec ses parents et son frère. Je ne m’y arrêterai pas, je n’accroche pas au style d’écriture de Proust. Je n’ai jamais réussi à lire un de ses livres jusqu’au bout.

Adrien_et_Robert_Proust (père et frêre de Marcel proust) sur le balcon du 45 rue de courcelles

Adrien_et_Robert_Proust (père et frêre de Marcel proust) sur le balcon du 45 rue de courcelles

Je relance les dés 4 et 2. J’avance de 6 cases pour me retrouver au paradis, pardon rue de Paradis qui est en prolongement de la rue bleue anciennement rue de l’enfer. On a supprimé l’enfer pour en faire un prolongement bleu du paradis. Je ne m’arrêterais pas non plus rue de Paradis pour l'acheter : Le paradis se mérite, il ne se vend pas.

Je relance les dés 5 et 4. J’avance de 9 cases et me retrouve Boulevard Malesherbes. Cela m’apprendra de ne pas m’être arrêtée au paradis, le mal me poursuit et des mauvaises herbes j’en ai assez à désherber dans mon grand jardin.

Relançons vite les dés : 2 et 1. Je me retrouve rue du Faubourg Saint-Honoré. Je m’arrête devant le Palais de l’Elysée. J’achèterais bien ce luxueux château, j’en ferais un hôtel d’urgence pour SDF et Migrants. Hélas à part les 20000 euros que j’ai reçu au départ je n’ai encore rien gagné dans le jeu, normal je ne travaille pas et je n’ai pas investi. Je ne serais jamais riche mais je suis heureuse de ma vie de bohème à Paris.

Continuons le jeu et relançons les dés : 6 et 4. J’avance de 10 cases et j’arrive sur la case chance. Comme je n’ai pas le jeu, je n'ai pas les cartes associées et ne peut en tirer une.  Je sors du monopoly et je vais au bureau de tabac le plus proche miser 2 euros à l’euro million qui sera tiré ce soir. Ne voulant pas choisir de numéros, je fais un flash. Le lendemain je retourne au bureau de tabac, j’insère mon bulletin dans la machine qui m’indique que j’ai gagné……. Plus de 130 millions d’euros.

C’est un choc. Je n’y crois pas. Je n’arrive même pas à m’en réjouir cela me fait peur. J’ai calculé que j’allais payer 9000 euros d'impôts par jour !!

Ma vie faite de petits bonheurs tous simples me plaisait beaucoup ainsi. Néanmoins je ne renonce pas à cette somme, Je ferai des heureux autour de moi et parmi les plus démunis.

Pour le moment je retourne dans le Monopoly placer cet argent dans l’immobilier. Je Relance les dés virtuels : 4 et 4. Je tombe sur la case impôts sur le revenu….. Mon premier don sera pour l’état. Dépitée je sors définitivement du jeu pour retrouver avec plaisir la réalité et mes nombreuses petites joies gratuites qui font mon bonheur et me donne la joie de vivre.

Martine / Mars 2017 pour le défi 181 des croqueurs de mots animé par Josette.   

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Nouvelles

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Publié le 2 Mars 2017

La vie est un jeu de hasard

La vie est un jeu de hasard

Il est né un jour quelque part

Chez un couple de snobinard.

Son père était un vieux briscard

Sa mère une ancienne star.

Ils ont regardé goguenard

Ce bâtard blafard, pleurnichard

Fruit d’une liaison de hasard.

Ils le confièrent peinards

A ses grands-parents banlieusards.

Le bâtard devint un grand gaillard

Qui taquinait sa guitare

Aimait lire BD et polars

Jouait du flipper dans les bars

Avec tous ses copains motards.

Il chercha un boulot peinard

Devint serveur de wagon bar.

Un jour gare Saint Lazare

Il accrocha le vif regard

D’une bien jolie bulgare

Et l’épousa dare-dare

L’emmena aux Baléares.

Ils firent un joli poupard

Qu’ils appelèrent Léonard

et promenèrent au square.

Un jour à un jeu de hasard

Il gagna pas loin d’un milliard.

Il s’acheta vite une jaguar

Fit bâtir un chalet savoyard

Et une villa à Dinard

Quitta ses jeans pour des costards

Et ses joints pour des cigares.

Sa femme le quitta un soir

Avec leur petit léonard

C’était un vrai cauchemar

Puni d’avoir été veinard

Il but pour noyer son cafard

Et joua au casino de Dinard

Il perdit tous ses dollars

Finit dans la rue clochard

Terrassé un soir de blizzard

Sans avoir revu Léonard

Il ne sera jamais vieillard

La vie est un jeu de hasard

Martine /  pour les jeudis en Poésie des croqueurs de mots défi 181 animé par Josette (réédition d'un poème de janvier 2014)

J'espère que j'aurais plus de chance que Léonard au jeu de Monopoly du défi de lundi.  Je n'aime pas jouer aux jeux de société, je n'ai pas de monopoly mais j'ai trouvé des photos du jeu sur google image. Je n'ai pas de dés mais on trouve tout sur internet. J'ai trouvé des dés virtuels .

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 1 Mars 2017

Je suis une cigogne, je vivais en Afrique

Jadis tous les hivers, au nord du Mozambique

Dans le joli delta, du grand fleuve Zambèze.

A cette époque-là, je n’étais pas obèse

Pour manger je chassais, reptiles coléoptères.

Un hiver j’ai migré, avec mes congénères.

Dès lors à bourg en Bresse, toute l’année j’habite.

Elégante,  je plane dans des valses fortuites

Au-dessus de la ville, l’hiver comme l’été

Sous le regard heureux, de passants épatés.

Au sommet d'un grand arbre, j'ai bien emménagé

Photo Martine MARTIN

Photo Martine MARTIN

Plus besoin de chasser, j’ai un garde-manger :

Une grande décharge, nourriture variée,

Déchets de toutes sortes, aliments avariés

Sous mes hautes pattes, gracieuse et conquérante,

En princesse je trône, sur les tours flamboyantes

Du Royal Monastère, un chef d’œuvre gothique

Prolongeant ainsi, les statues drolatiques.

Photos Martine MATINPhotos Martine MATIN
Photos Martine MATIN

Photos Martine MATIN

Que je ne puisse jamais avaler de plastique !

Vivre ici bien longtemps, heureuse et amnésique.

Autrefois migratrice aujourd’hui exilée

Le prénom d’Exilia, la poète m’a donné

Martine / Mars 2017

N.B. : j'ai repris un de mes billets de 2015 sur les cigognes de Bourg en Bresse  (ci-dessous en lien) avec un court poème  que j'ai transformé et rallongé pour les besoins des  prénoms du Mercredi (aujourd'hui Exilia)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi

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