Publié le 17 Mai 2017

Je me nomme OMERILLE.

Dans mon prénom il y a « home ». Je pourrais vivre dans une belle maison avec un grand jardin un « sweet-home » comme disent les anglais. Hélas il manque un « h » à home, et ce doit être pour cela que ma maison est loin d’être une douce demeure. Quand j’écris mon prénom maintenant je rajoute un « H » en espérant que mon rêve de « sweet home » devienne un jour réalité.
 

Photo pixabay

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Dans mon prénom il y a « rille » ce qui tout seul ne veut rien dire. Maintenant quand j’écris mon prénom je remplace « rille » par rire. Je m’appelle «HOMERIRE» désormais et peut être qu’un jour, si Dieu me prête vie, je vivrais dans la maison du rire où tous les habitants seront gais et il où sera interdit d’être triste et de pleurer.

Aujourd’hui la réalité est autre dans ma maison. On y crie sa rage et on pleure sur son sort. J’ai 20 ans seulement, je ne suis pas âgée, pas à « G » non plus, car en plus du « H » il manque un « G » à OMERILLE.  

Le seul prénom qui colle à ma réalité d’aujourd’hui est « HOMEGRILLE » la maison des grilles. Je vis en prison pour quelques années.

Photo Pixabay

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Rassurez-vous, je supporte mon quotidien, résilience quand tu nous tiens, en rêvant qu’un jour on pourra réellement m’appeler «HOMERIRE» et j’y crois vraiment.

Martine / Mai 2017 pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill (aujourd'hui OMERILLE)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Ecrits divers

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Publié le 16 Mai 2017

Je fais régime sur régime. Etre beaucoup moins lourde est devenue une obsession à tel point que J’ai rêvé cette nuit que j’étais devenue si légère que je n’avais plus les pieds sur terre, j’étais en lévitation permanente. Impossible de retrouver le plancher des vaches. Ce songe aurait dû me réjouir. Bien au contraire il a perturbé mon sommeil et je me lève ce matin du pied gauche. C’est « bête comme ses pieds » d’être pieds et poings liés à ce régime. Pour me remonter le moral je décide de sortir et d’aller dans le Centre-Ville faire les soldes qui viennent de débuter. Je n’ai rien besoin de particulier mais il est certain que je ne reviendrai pas bredouille. Je passe devant la boutique de sabots et comme à chaque fois j’admire ces jolis souliers artisanaux forts onéreux. C’est peut être l’occasion d’en acheter une paire s’ils sont soldés, ils feront des chaussures d’intérieur avec lesquelles je pourrais aussi sortir dans mon jardin. Je n’ai jamais porté de sabots, je pense qu’ils doivent être pesants à porter mais n’est-ce-pas ce qu’il me faut après mon rêve de la nuit. Avoir le pied lourd et le reste léger ; m’alourdir sans grossir ce serait le pied, Je ne risquerais pas de m’envoler. Je craque pour une jolie paire de sabots à l’imprimé page de journal. Ils sont soldés : 49 euros au lieu de 59 euros. Je ne les essaye pas, ils sont à ma pointure et des sabots cela ne peut pas serrer. En plus je pourrais lire en marchant et ainsi regarder mes pieds quand je marche ce que je ne fais jamais ce qui m'a valu quelques chutes mémorables. Maman sera heureuse dans son paradis elle qui me disait toujours quand j'étais petite : "Regarde tes pieds quand tu marches" !

Photo Martine / Sabots youyou Les Sables d'Olonne

Photo Martine / Sabots youyou Les Sables d'Olonne

La vendeuse dépose délicatement les sabots dans une grande boite à chaussures qu’elle insère dans un sac plastique. Je paye et sors du magasin.

Arrivée à la maison, je retire le carton du sac, ouvre la boîte et en libère mes premiers sabots. Je mets le premier à mon pied gauche. Il l’épouse à merveille. Heureuse, Je me saisis du second et m’apprête à l’enfiler sur mon pied droite quand j’ai un doute. Il semblerait que ce soit un pied gauche aussi. Je dois me tromper je l’enfile sur mon pied droit, il y rentre mais c’est bien un pied gauche. C’est incroyable. Eureka ! Peut-être que j’ai mis le pied droit sur le pied gauche et j’intervertis les deux sabots. Le sabot du pied gauche est parfait, mais force est de constater que le sabot mis au pied droit n’est toujours pas adapté. Néanmoins il rentre. J’essaye de marcher. J’y arrive mais ce n’est pas vraiment le pied. Je retire les deux sabots et me mets à lire la page de journal imprimée sur le dessus. Heureusement je lis bien l’anglais même si je ne le parle pas bien car mon accent est déplorable. C’est un article sportif. Si cette équipe de foot a perdu c’est peut-être parce que leurs joueurs droitiers avaient deux pieds gauches.

Photo google

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Peut-être que les anglais ont deux pieds gauches parce qu’ils sont presque les seuls à rouler à gauche. J’ai longtemps voté à gauche, je préfère avoir deux pieds gauches que deux pieds droits. Je décide de les garde même  si  je viens de me rapprocher de la droite en votant pour le candidat du centre aux Présidentielle. Au lieu de retourner ma veste  je retournerai mes pieds et j’aurai alors deux pieds bots à défaut de beaux pieds (les miens sont affreux). Cette idée me fait sourire et me console. Il me plait d’avoir deux pieds dans le même sabot gauche car cela fera mentir tous mes proches qui me reprochent d’être hyperactive, de mettre le pied à l’étrier en permanence (façon de parler car je n’aime pas les chevaux et ne peux m’en approcher). Par contre j’ai toujours eu deux mains gauches. Je ne sais rien faire avec mes mimines et suis la maladresse personnifiée. Maintenant mes pieds seront adaptés à mes mains et je pourrais, grâce à cet achat malencontreux, faire des pieds et des mains en parfaite harmonie sans, tout du moins je l’espère, perdre pied. C’est bien, je positive toujours et cela me permet de m’adapter à toutes les situations mêmes les plus désagréables. C’est ma façon de faire un pied de nez aux difficultés et aux changements. Je pourrais aller changer ces sabots qui, en plus, sont plutôt masculins (je ne suis pas vraiment pas douée pour trouver chaussure à mon pied au propre comme au figuré) mais c’est décidé je les garde ainsi. Au lieu de les porter, je les accrocherai pointe en bas au mur de ma véranda et y planterai un sabot de vénus et un pied d’alouette. Je pourrai ainsi passer de longs moments à faire le pied de grue pour admirer ces sabots fleurir et je ne doute pas qu’ils vont s'épanouir, j’ai deux mains gauches mais vertes.

Photo pixabay

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J’ai aussi appris de cet incident. J’essaierai maintenant toujours des chaussures avant de les acheter ! On apprend de ses erreurs !

Martine / Pour l'atelier 35 de Ghislaine

Désolée Ghislaine j'ai commis tellement d'erreurs que je ne savais pas laquelle choisir ! Alors comme j'avais déjà ce texte de début 2016 que j'aime bien, je me suis permis de le rééditer pour ceux qui ne l'avaient pas lu.

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Rédigé par Martine.

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Publié le 15 Mai 2017

C’est difficile d’avoir les pieds sur terre et la tête ailleurs, d’être à la fois ici ancrée dans la réalité d’aujourd’hui et avoir l’esprit qui vagabonde sur d’autres rivages.au goût d’hier ou de demain .

Quand je suis inoccupée et lascive ce que je déteste, J’ai bien souvent la tête ailleurs.

Je peux l’avoir aussi tout en étant occupée quand ce que je fais ne me plait pas vraiment. Par exemple, c’est le cas en ce moment même où je suis en train d’écrire pour le défi des croqueurs de mots sur un thème qui ne me motive pas vraiment l’ayant déjà traité plusieurs fois en poème et n’ayant pas de nouvelles idées, Je me suis mise à écrire sans savoir ce que j’allais vous dire et cela me bloque alors mon esprit voyage. Je dois ressembler à l’écolier distrait de Doisneau (photo ci-dessous)

La tête ailleurs

Je pense à d’autres défis d’écriture et notamment à celui « l’erreur positivée » de Ghislaine. Je me demande parmi les nombreuses erreurs que j’ai commises laquelle je vais choisir. Des fautes j’en ai commises quelques-unes et j’en ai positivé certaines. Même si ma tête continue à être ailleurs, j’ai conservé mon esprit autocritique et je n’ai pas attrapé le melon pour mettre à la place de ma tête perdue. Oui mes amis je divague, c’est de votre faute de Monsieur Magritte avec vos personnage qui n’ont plus de tête.

Magritte / Le pélerin

Magritte / Le pélerin

Elles sont ailleurs ! On ne sait où ? Bien souvent elles sont remplacées par des fruits et même dans un tableau par ce qui ressemble à à un gros melon sans sa peau ou à une lune rousse. C'est vrai que lorsque notre tête est ailleurs on dit que nous sommes dans la lune...?

Magritte - l'art de vivre

Magritte - l'art de vivre

Je reprends le cours de mon récit. Ma vie est belle quand je suis concentrée sur ce que je fais quand ma tête est ici avec moi. A ce moment-là mon esprit est en totale harmonie avec mon corps et est à son service pour l’aider à ressentir pleinement le moment présent.

Face à la nature quand j’admire par exemple un coucher de soleil sur l’océan. Je ne pense à rien d’autre qu’au plaisir de tous mes sens. J’en ai plein les yeux de la beauté, plein les narines du parfum iodé de l’océan, plein les oreilles du bruit des vagues s’échouant sur la plage, plein ma peau de la caresse du vent. Je jouis intensément de l’instant.

Ma tête n’est jamais ailleurs quand je suis avec des personnes que j’aime et que nous sommes en harmonie sur le plan intellectuel et affectif.

Quand je fais du sport de manière intensive. La tête dans le guidon de mon vélo de piscine, je ne m’imagine pas faisant un sprint en fin d’étape comme nous le suggère le coach pour nous motiver sinon mon esprit partirait en vagabondage sur les routes du Tour de France. Non ma seule pensée est d’aller le plus vite possible en me concentrant uniquement sur ma respiration et en l’adaptant à mon rythme. J’en sors épuisée mais j’ai vidé ma tête de toutes les préoccupations du moment ce qui me fait le plus grand bien. Elle peut alors partir vagabonder et rêver ailleurs.

Face à une photographie, un tableau, une sculpture que j’aime, je jouis intensément du plaisir visuel, de l’harmonie des formes, des couleurs. Dans un premier temps, je suis bien présente dans la salle d’exposition mon esprit ne vagabonde pas et aide mon corps à jouir intensément de l’harmonie des formes, des couleurs. Puis le moment de plaisir s’estompe, je reste face au tableau, je ne vois plus rien. « Les yeux sont aveugles lorsque l’esprit est ailleurs » disait le poète latin Publius Syrus. Ma tête s’est échappée du musée pour voyager dans le monde de l’artiste, rêver d’un ailleurs merveilleux ou parfois plus sombre.

Je suis une visuelle, ne me demandez pas si ma tête est ici ou ailleurs en entendant de la musique, ma tête est bien là, elle voudrait être ailleurs mais elle ne le peut tant la musique m’insupporte. Alors j’éteins la radio et j’écoute le silence pour me permettre de me concentrer sur ce que je fais ou de rêver.

Seul moment où mon corps et ma tête sont ailleurs mais ensemble, la nuit quand je rêve. Ma vie est à ce moment là est mise en pause, comme entre parenthèses, quelques heures seulement pour que nous puissions nous reposer. Est-ce que nos nuits ressembleront à nos vies après la mort ?

Pour conclure mes réflexions, je dirais que ce que je préfère c’est être ici maintenant. Je suis heureuse depuis que j’ai compris que le bonheur était dans l’instant et qu’il fallait vivre chacun intensément comme si c'était le dernier sans penser au passé, à son propre avenir ou celui du monde que l’on ne changera pas. C’est une vue égoïste je l’avoue mais les altruistes sont-ils vraiment heureux ?

Martine (Mai 2017) pour le défi 186 des croqueurs de mots animé par lénaïg (thème : la tête ailleurs)

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Rédigé par Martine.

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Publié le 12 Mai 2017

Evy nous demande dans son défi  109 de décrire la ville ou le village de son enfance. J'ai repris pour elle ci-dessous un texte écrit en juillet 2013 qui décrit bien le quartier de mon enfance celui qu'il était il y a 60 ans et celui qu'il est aujourd'hui : Le quartier PERNETY au coeur du 14ème arrondissement

Nous avons tous des lieux qui sont chers à notre cœur, où nous avons vécu enfant.

Plus nous nous en éloignons, plus ils s'ancrent en nous même si nous n'y revenons pas.

Ce n'est pas facile de revenir en arrière, de revoir des lieux dans lesquels on n'est pas revenu depuis des dizaines d'années. Je m'étais jurée de ne jamais revenir à Paris dans le quartier Pernety, j'avais peur d'être submergée par les émotions car ce lieu reste profondément liée à ma grand-mère paternelle avec qui j'y ai vécu mon enfance et qui me manque tant aujourd'hui

Ma fille habite le 15ème (arrondissement où je suis née) à côté de la porte de Vanves. En ce beau mardi de juillet, je promenais ma petite fille Agathe (6 mois) et je ne sais pas ce qui m'a pris, une impulsion soudaine, j'ai emprunté la rue Raymond Losserand et je l'ai remontée jusqu'au métro pernety.Il n'avait pas changé mais c'est normal, les stations de métro font partie de notre patrimoine et on n'y touche pas.

Quartier Pernety Paris 14ème

Agathe dormait toujours dans son landau alors j'ai poursuivi ma promenade avec en tête un souvenir de mes promenades au square avec ma grand-mère. Nous nous installions toujours sur le même banc. Je voulais revoir ce square et notre banc

Quartier Pernety Paris 14ème

Il y avait toujours un banc à cet endroit, il était occupé par une nounou et la petite fille qu'elle gardait.

Quartier Pernety Paris 14ème

Cela m'a fait plaisir de le voir occupé même si à la place de la nounou j'aurais préféré voir une grand mère ou un grand père avec sa petite fille. La vie continue.

J'ai eu envie de demander à cette dame, quand elle aurait terminé sa conversation téléphonique, si elle pouvait me prendre en photo avec ma petite Agathe dans les bras sur ce banc en lui expliquant pourquoi.

Elle était au téléphone (je hais le téléphone mobile). Agathe dormait encore. J'aurais pu attendre. Je suis maladivement timide, alors je me suis éloignée, j'ai fait un tour de parc. Il n'avait pas beaucoup changé. Seuls des immeubles assez hauts avaient poussé comme des champignons autour de cet îlot de verdure. Etrangement je n'étais pas émue, c'était une impression étrange, comme si je ne vivais pas vraiment cet instant.

Je me suis demandée si la Cité Bauer, un petit paradis au cœur de la ville, existait toujours.

J'ai traversé la rue, Elle était encore là avec ses petits jardins "qui sentaient bons le métropolitain" autour de leur jolies petites maisons aux volets colorés. Je n'étais plus à Paris, je ne savais plus où j'étais, c'était comme dans un rêve.

Quartier Pernety Paris 14ème

Soudain au bout de la Cité Bauer, J'ai aperçu la rue Boyer-Barret (au fond sur la photo ci-dessous), j'ai progressé lentement en poussant le Landau. Agathe dormait toujours. J'ai ralenti mon allure comme pour repousser la promesse d'une émotion intense

Quartier Pernety Paris 14ème

C'était inexorable, à moins de faire demi-tour, je ne pouvais qu'y arriver, revoir ce lieu où j'ai vécu heureuse avec ma grand-mère, mon oasis au coeur d'une vie familiale tourmentée.

Je n'ai pas de photo de la rue BB comme je l'ai toujours appelé mais j'ai trouvé une année à la Foire de Paris une carte postale datant du début du 20ème siècle

Quartier Pernety Paris 14ème

La voici aujourd'hui. Elle n'a pas changé depuis mon enfance. Seuls les commerces ont changé et il ya beaucoup plus de voitures.

Quartier Pernety Paris 14ème

J'étais triste de voir que beaucoup de commerces étaient fermés. Cette rue est peu passante et les petits commerces de bouche n'ont pas résisté à l'expansion des super-marchés et hyper-marchés.

 

Dans les années soixante, soixante-dix il y a vait un crémier, un marchand de journaux, une marchande de couleurs ce qui donnait de la vie à cette rue dortoir aujourd'hui. il y reste le boulanger à l'intersection avec la rue Raymond Losserand. Je me rappelle chaque jour j'y allais et je demandais à la vendeuse en lui tendant mes pièces un "petit fendu" bien cuit. Elle me faisait un grand sourire et je ramenais fièrement à ma mamie le pain tout chaud.

 

l'ancienne boutique de la marchande de couleurs

l'ancienne boutique de la marchande de couleurs

Je me suis arrêtée longtemps devant le 3 bis de cette rue. Ma grand mère en était la concierge et j'ai vécu mon enfance dans la minuscule loge au fond de la grande entrée qui donnait sur une cour où il y avait les toilettes. Nous n'avions pas non plus de lavabo, d'eau chaude mais j'étais heureuse. Quand ma grand-mère a pris sa retraite, elle a continué à vivre dans cet immeuble au second, les fenêtres avec les stores au 2ème étage. J'étais émue. J'aurais aimé pouvoir rentrer, voir s'il y a vait toujours un gardien ou une gardienne. Je n'ai pas osé et je n'ai vu personne rentrer ou sortir de l'immeuble

 

Quartier Pernety Paris 14ème

A droite de l'entrée la boutique est à louer, c'était auparavant un café tenu par un couple auvergnat qui vendait également du charbon qu'on mettait dans la cuisinière. Le bougnat et sa femme étaient charmants. Je les aimais beaucoup.

Quartier Pernety Paris 14ème

Aujourd'hui la boutique est innoccupée et c'est triste

Quartier Pernety Paris 14ème

Agathe dormait toujours quand j'ai quitté le quartier pour revenir à pieds dans le 15ème. Elle avait fait avec moi sans s'en rendre compte un voyage au pays de ses ancêtres.  Je suis passée par le parc où je la promène habituellement, elle s'est réveillée en pleine forme toujours souriante comme à son habitude.

Quartier Pernety Paris 14ème

Serais-je revenue seule dans ce quartier que j'aime tant ? je ne pense pas. Cette visite spontanée, impulsive était simplement pour moi une façon, en retournant à mes origines avec une de mes petites filles de perpétuer le lien familial. J'espère que j'aurais la force un jour de revenir avec mes trois petites filles ici et de leur raconter ma vie et celle de leur arrière grands parents.

J'espère aussi pouvoir y emmener mes petits fils un jour même si aujourd'hui cela parait fort compromis.... J'ai beaucoup changé, je pensais avant que la famille avait peu d'importance, que c'était une notion un peu dépassée. Je pense qu'inconsciemment, j'ai transmis cela.

C'est quand on devient soi-même grand parent qu'on comprend combien il est important de préserver le lien familial inter-générations pas pour soi-même mais pour nos enfants, petits enfants et les générations à venir.

Peut être aussi pour ceux qui nous ont quitté si, de la haut, ils nous voyaient.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Vécu

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Publié le 11 Mai 2017

Ici dans mon joli village  

Je suis maintenant bien trop sage 

Je fais partie du paysage

Oh si un aimable nuage

Pouvait m'emmener en voyage

là-bas Avec ou sans bagage

Ici et là bas

Ici, là-bas est un mirage

 

Un ailleurs, un autre rivage

Un  paradis sans un  nuage

Aux oniriques paysages

Où rien ne sera jamais sage

Ici et là bas

Grâce à ce cumulus volage

Là-bas est un ici paysage

J'y demeure encore en voyage

S'il devenait voie de garage

Je briserais cet amarrage

Fuirais avec ou sans bagage

Nulle part ailleurs c'est plus sage

 

Martine / Réédition Octobre 2016 pour les jeudis en poésie (défi 186 des croqueurs de mots animé par Lénaig)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 10 Mai 2017

En mai je fais ce qu'il me plait avec Briac

Souvenez-vous la semaine dernière j'ai publié  pour les prénoms du mercredi un poème "En mai je fais ce qu'il me plait avec Irène" ou un bel éphèbe tombait amoureux d'Irène la jolie sirène (Voir lien ci-dessous).

http://quaidesrimes.over-blog.com/
2017/04/en-mai-je-fais-ce-qu-il-me-plait-avec-irene.html
 

 

Irène continue ce poème aujourd'hui

 

C’est le beau mois de mai

Je fais ce qu’il me plait

Avec Briac

 

Endroit paradisiaque

Sous la voûte du Zodiaque

Dans les charnels ressac

Je danse avec Briac

Le champion de kayak

Black érotomaniaque

qui me fait un mic-mac

Sur les bords du grand lac

et met mon corps à sac

 

C’est le beau mois de mai

Je fais ce qu’il me plait

Avec Briac

 

Martine / Mai 2017  les prénoms du Mercredi de Jill Bill   (aujourd'hui Briac)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi

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Publié le 9 Mai 2017

Pour imagecitation 30 de Gisèle, je vous propose les 4 photos de Gisèle accompagnées de citations que j'ai choisies. J'ai bien aimé les photos de Gisèle particulièrement ce mois ci car j'y ai trouvé un thème conducteur : la carapace, l'armure, la protection du moi d'où le choix de mes citations

Image citation 30
Image citation 30
Image citation 30
Image citation 30

Maintenant l'exercice en sens inverse voici les 5 photos que j'ai choisies pour illustrer les citations proposées par Gisèle sur le thème de la nature

Photo Martine MARTIN

Photo Martine MARTIN

Image citation 30
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Image citation 30
Image citation 30

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Citations

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Publié le 5 Mai 2017

La différence

Une question me démange,
l'étranger serait-il étrange
l'idée d'étrange me dérange
Ce mot, il faut qu'on le change
ou bien alors qu'on le range
Pour que nous fassions louange
Aux richesses des mélanges

Au racisme disons tous non
Diversité, louons ton nom

Martine / Mai 2018 pour le défi 108 d'Evy (La différence)

Si vous approuvez ce poème, pensez y dimanche en votant

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 4 Mai 2017

Pour les jeudis en poésie des croqueurs (défi 185 animé par Fanfan) j'ai voulu partager un poème de Robert DESNOS "l'Oiseau du Colorado" que j'aime beaucoup pour illustrer mes photos de Loriquets de Swainson prises au zoo des Sables d'Olone (ces oiseaux sont originaires d'océanie et pas du colorado) 

L’oiseau du Colorado


Mange du miel et des gâteaux
Du chocolat et des mandarines
Des dragées des nougatines
Des framboises des roudoudous
De la glace et du caramel mou.

L’oiseau du Colorado
Boit du champagne et du sirop
Suc de fraise et lait d’autruche
Jus d’ananas glacé en cruche
Sang de pêche et navet
Whisky menthe et café.

 

L'Oiseau du Colorado - Robert DESNOS

L’oiseau du Colorado
Dans un grand lit fait un petit dodo
Puis il s’envole dans les nuages
Pour regarder les images
Et jouer un bon moment
Avec la pluie et le beau temps.

(Robert Desnos, La Ménagerie de Tristan, 1975)

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Rédigé par Martine.

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Publié le 3 Mai 2017

Photo Pixabay

Photo Pixabay

C’est le beau mois de mai

Je fais ce qu’il me plait

Avec Irène

 

Terminée la peine

Envolées les migraines

J’ai soudain de la veine

Je danse avec Irène

Une jolie sirène

Aux yeux de porcelaine

La princesse sereine

De l’océan la reine

En douce elle m’enchaine

 

C’est le beau mois de mai

Je fais ce qu’il me plait

Avec Irène

 

Martine / Mai 2017 pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Irène)

La suite Mercredi prochain pour le prénom Briac, le bel éphèbe s'appelle Briac

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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