Publié le 14 Juin 2017

Ou es tu Ursula ?

Je suis ici ou là

D’où viens tu Ursula ?

De mon Venezuela

Où vas-tu donc Ursula ?

Je vais au Guatemala

Mais qui es-tu Belle Ursula ?

Une marie-couche-toi-là

Tu n’as pas honte Ursula ?

Non pas du tout tra-la-la

Viens avec moi beau Nicolas

Nous boirons de la tequila

Et danserons le cha-cha-cha

Martine Juin 2017 / Pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Ursula)

Ursula

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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Publié le 13 Juin 2017

Martine

Martine, quand elle était gamine,

Prenait son bain dans une bassine

Avec sa Frangine Capucine

Chez sa chère tantine Albertine

Dans un logis sentant la sardine.

Sa maman travaillait à l’usine,

Son papa aimait trop la bibine

 

A défaut d’avoir une tétine

Son pouce sucé était violine

Contrastant avec sa blanche mine.

Avec ses incisives de lapine,

Elle n’était ni gironde Martine

Ni encore même Girondine.

 

Fière de ses Bretonnes racines,

Elle était Joyeuse, vive et maline.

En classe on la surnommait Tartine.

Loin d’être tarte, elle était mutine

Avait bien souvent l’humeur badine

Et détestait l’ordre et la discipline.

Elle allait souvent à la piscine :

Nager la sortait de la routine.

L’hiver elle mangeait des mandarines

Avec sa copine Clémentine.

 

L’été à l’ombre des bleues glycines

Que ses amies abeilles butinent

Loin  au-delà des vertes collines

Elle rêvait  d’une scène marine

Plus tard elle sciera ses racines

Pour l’océan de ses origines

 

Aujourd’hui dans la mer elle bassine.

Dans la piscine encore elle s’anime.

Elle marche en forêt,   dans les salines.

Les Aigrettes blanches comme l’hermine

Et les hérons somptueux la fascinent

Amoureuse des fleurs, elle jardine.

Comme  toute bonne citadine,

En Ville elle admire les vitrines.

Elle lit des romans et magazines.

Elle écrit avec plaisir et rime

Des textes qu’elle offre à ses copines

 

Oh non Jamais plus elle ne fulmine !

Oh non Jamais plus elle ne rumine

Le passé et  les phrases assassines !

Elle préfère route «off » à routine

L’avenir jamais elle n’imagine

A  vivre au  présent elle est encline

Les petits plaisirs le bonheur dessinent

 

Martine / Juin 2017 pour l'atelier 38 de Ghislaine 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 12 Juin 2017

Hommage à Henri : Globe Trotter indigné
Hommage à Henri : Globe Trotter indigné

Henri quelle tristesse, soudain tu t’es éteint

En nous toujours ancré, tes vers d’amour empreints

Notre bonheur du jour, Lire un alexandrin

Rimer sur notre monde, tu le savais si bien

Indigné, bon, joyeux : ainsi je te dépeins

 

Les oiseaux de l’éden, les gracieux chérubins

Archanges et ménestrels, poètes et écrivains

N’ont pas connu l’extase, Le ravissement divin

D’un grand Château Margaux avec Alexandrins

Avec Poète Henri, Vin et vers quotidiens

 

Martine / Juin 2017 en hommage à notre ami poète blogueur Henri pour le défi 188 des croqueurs de mots

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes, #alexandrins

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Publié le 9 Juin 2017

Pommes de vie

Il est mort le vieil homme
Un épais tapis de pommes
Eclaire ce frais matin d’été
Dans son verger déserté.


Belles pommes à croquer
Belles Pommes à broyer
Pas de cidre cette année



Il est mort le vieil homme
Bien tristes sont ses pommes
Leurs douces larmes de rosée
Scintillent sur l’herbe séchée


Belles Pommes à croquer
Belles Pommes à broyer
Pas de cidre cette année



Il est mort le vieil homme
Pourrissez petites pommes
Votre tendre chair dévorée
Par de cruels vers affamés


Plus de Pommes à croquer
Plus de pommes à broyer
Pas de cidre cette année



Il mort le vieil homme
Dans un an d’autres pommes
Que ses enfants vont cultiver
Et la vie va continuer


Belles pommes à croquer
Belles pommes à broyer
Du bon cidre dans une année

 

Martine / Réédition d'un de mes poèmes de 2008 pour le défi 113 d'Evy 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 8 Juin 2017

Pour notre ami poète Henri blogueur de la communauté des croqueurs de mots qui nous a quitté fin mai dont j'appréciais beaucoup l'humanisme, l'optimisme et le franc parler. Il s'exprimait sur tout en alexandrins ce qui n'est pas facile et c'est lui qui m'a donné envie d'en écrire. Je lui dédie le poème ci-dessous que j'ai écrit il y a deux ans car je sais qu'il aimait comme moi cet océan atlantique pas très loin duquel il vivait. Pour mes lecteurs qui ne connaissent les croqueurs de mots, il faut savoir que l'emblème de notre communauté est un grand bateau dont les membres sont des matelots dirigés par le Commandant Domi. Ce poème me paraissait donc le plus adapté pour l'hommage à Henri.

Hommage à Henri : Départ des Terre Neuvier

Départ des Terre-Neuviers

 

Matin glacial d’hiver, sur l’océan plombé"

Le morutier s’éloigne, toutes voiles exhibées

Mère et femmes Sablaises (1) , courageuses et si dignes

En retenant leur larmes, de la main font un signe

Aux marins sur le pont partant à Terre-Neuve

C’est le dernier adieu, début d’une autre épreuve

Cinq très longs mois d’angoisse, oh bien cruelle absence

Éduquer les enfants, dans une heureuse ambiance

Dans la nuit solitaire, sentir la houle geindre

Dans son grand lit perdue, pleurer d’angoisse et craindre

Qu’Océan nourricier, dans ses flots meurtriers

Soudain puisse engloutir, le si frêle morutier

Pendant ce temps de chien, sur l’usine flottante

Dans la houle glaciale, et la pluie drue battante

Chaque nuit, chaque jour, Capitaine et marins

Travaillent réunis, brûlés par les embruns

Tirer les lourds filets, trier les morues vertes

Les laver et saler après qu’elles soient ouvertes

Relancer les filets, dans la sueur et le stress

Et puis Recommencer, Recommencer sans cesse

Pendant les courts repos, sur la dure couchette

Se reposer enfin, Dormir sans sa Mariette

Bercé par le roulis, rêver au quai Chaumois (2)

Au retour espéré, dans la joie et l’émoi

Pouvoir étreindre enfin, Femme, mère et enfants

Sur Terre Vendéenne, tout près de l’océan

Oh vivre réunis, chaque jour de la vie

Ne jamais repartir, espoir inassouvi

 

Martine (juin 2015) - Pour les jeudis en poésie du défi 188 des croqueurs de mots

(1) Habitante des Sables d'Olonne

(2) Chaumois qui vient de la Chaume, village des pêcheurs des Sables d'Olonne

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes, #Alexandrins

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Publié le 7 Juin 2017

COSME

Je lui ai donné un nom : Cosme

Ce n’est pas un clown comique

Quand il rêve il est cosmique

Pourquoi fait-il peur aux enfants ?

il parade fier, Flamboyant

Sa carrure est si puissante

Il voudrait être un gentil gnomme

Son odeur est incommodante

Il rêve d’«O» de lancôme

Mais qui peut donc être Cosme ?

 

Si vous ne l'avez pas deviné, voir lien ci-dessous

Martine / Mai 2017 pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Cosme)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi

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Publié le 6 Juin 2017

La corniche Vendéenne
La corniche VendéenneLa corniche Vendéenne
La corniche VendéenneLa corniche Vendéenne

En cette belle matinée de juin Éole était dans les bras de Morphée.

L’océan bleu turquoise pour quelques heures se reposait sans râler, sans un seul souffle. Brève trêve du vent dans sa lutte incessante contre la terre.

Méfiance : Le guerrier n’était pas mort !

Les rochers de la grande corniche Vendéenne asséchés par le soleil d’été buvaient avec plaisir le silence délicieux enfin retrouvé

Les touristes, courtisés par tant de beauté, savouraient patients le bonheur de l’instant sublime de répit dans l’effervescence de leur vie.

Puis ils reprenaient le chemin admirant avec envie les belles villas avec vue imprenable sur cette fascinante féérie.

Ils rêvaient de faire de cet ailleurs de vacances leur ici quotidien.

Martine / Juin 2017 pour l'atelier 37 de Ghislaine (Les mots en gras sont les mots imposés)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

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Publié le 1 Juin 2017

Au diable la varice

Ouille,  Ouille, Ouille

Ouille,  Ouille, Ouille

Au secours

A la bouchère

A la malfaiteuse

Vandale

Vengeance

Je suis démoli

Je suis anéanti

Elle m’a torturé

Elle m’a déchiqueté’

Qu’à t’elle fait de ma jambe ?

Où est la varice ?

Ma belle varice

Sans toi je suis foutu

Je n’en peux plus

Je me laisse mourir

Sans coup férir

Que va-t-elle donc  faire

De ce bout de chair

Qu’elle brandit en l’air

Comme un trophée

Qu’elle va bouffer

Je ne peux plus marcher

Mes amis aidez moi

De grâce, arrêtez-la

C’est une dangereuse folle

Pire que du vitriol

Ne seriez-vous pas complice ?

Rendez-moi ma chère varice

Je vous vois sourire

Certain même rire

Vous  êtes des détrousseurs

Je vais me venger sur l’heure

J’ai dérobé son grand  bistouri

Attention Comptez vos abattis

Je vais tous vous  faire  harakiri


Martine / Juin 2017 pour les jeudis en poésie du défi 187 des croqueurs de mots (une parodie du monologue d'Harpagon de l'Avare de Molière)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Parodies, #Poèmes coups de coeur

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