Publié le 30 Décembre 2017

Je n'aime pas trop le mois de Décembre mois de Noël et des fêtes de fin d'année mais paradoxalement j'aime beaucoup décorer notre maison à l'intérieur et à l'extérieur. J'aurais souhaité faire un grand sapin avec des boules, guirlandes et décorations mais comme nous passions Noël ni en Vendée, ni à Cergy mais à Bourg en Bresse chez ma belle sœur avec nos petites filles, cette année, j'ai installé dans notre "chez nous vendéen" un tout petit sapin de bois et un bonhomme de neige au nez rouge clignotant qui accueillent les visiteurs dans l'entrée

Aimé détesté Décembre 2017

Le plaisir aussi de décorer la façade de notre maison avec deux projecteurs un laser qui fait les pointillés et un projecteur avec des diapositives changeables en fonction des fêtes (noël, jour de l'an, saint valentin, halloween). Ils se plantent dans la pelouse et il n'y a plus qu'a les régler. Finie l'échelle (ou l'escabeau) pour attacher les guirlandes lumineuses et pas plus onéreux. Le résultat est plus beau que ce que l'on voit dans la vidéo ci-dessous. Nos voisins d'en face ne fermaient plus leurs volets le soir pour en profiter. Ce que j'ai moins aimé c'est que nous il fallait sortir pour voir le spectacle.

Comme beaucoup le savent j'aime beaucoup cuisiner, pâtisser et d'essayer de nouvelles recettes. Mon coup de cœur du mois une tarte tatin au endives, jambon de pays et Beaufort très facile à réaliser qui nous a régalés. Voici la recette ci-dessous :

Recette pour 4 personnes : Faites revenir 8 petites endives coupées en 4 dans la longueur à feu vif avec 40 grammes de beurre pendant 10 minutes en les retournant délicatement. Saupoudrez 30 grammes de cassonade, salez, poivrez, couvrez et remettez à cuire 5 minutes à feu doux. Mettre les endives dans le fond d'un moule à tarte recouvert de papier sulfurisé beurré. Ajoutez 4 tranches fines de jambon de pays coupées en morceaux et 100 grammes de Beaufort coupé en lamelles. Couvrez avec de la pâte feuilletée en rentrant bien les bords dans le moule. Mettre au four préalablement préchauffé 30 à 35 minutes à 180 °. Retournez le moule sur le plat de cuisson. Il ne vous reste plus qu'à déguster chaud.

Aimé détesté Décembre 2017

En décembre nous avons aussi continué nos randonnées. La chance et le Bonheur de trouver les ruines d'un oratoire datant de 1664 dans le bois du Veillon à Talmont Saint Hilaire. Nous savions qu'il y avait ces ruines mais la source internet ne précisait pas à quel endroit du bois qui est assez étendu (121,72 hectares)

Aimé détesté Décembre 2017Aimé détesté Décembre 2017

Nous aimons nous promener sur le littoral les jours de grand vent. C'était le 10 décembre, le  spectacle était magnifique, nous étions salés par les embruns mais heureux

Aimé détesté Décembre 2017
Aimé détesté Décembre 2017
Aimé détesté Décembre 2017

Mais le vent que j'aime qui fait de si jolies vagues peut aussi causer des dégâts quand il devient fou et j'ai détesté les dégâts causés par la tempête Anna dans notre jardin. Les poteaux en ciment de la clôture on cassé net au niveau du sol et les panneaux de bois sont tombés à terre

Aimé détesté Décembre 2017Aimé détesté Décembre 2017

Le plaisir aussi de continuer le sport en piscine et le jogging . J’ai atteint et même dépassé un peu  mon objectif de courir sans m'arrêter 5 km (5,5 km en 42 minutes)  et j'aurais pu faire plus mais j'étais arrivée à la maison sans être essoufflée et avoir mal aux jambes. Je cours doucement  : Juste des courbatures le lendemain. Ceux qui ont l'habitude de courir vont rire de mon auto-satisfaction mais pour moi qui n'était pas du tout sportive c'est beaucoup. Cela conforte ma confiance en moi et me conforte dans ma conviction qu'avec la volonté, on peut arriver à beaucoup.  Je vais continuer à courir mais n'essaierai pas de faire plus de kilomètres : c'est suffisant pour pouvoir participer à  la Joséphine en octobre prochain à la Roche-sur-Yon ce qui était mon objectif.

Noël est arrivé très vite. Nous sommes partis le 25 décembre très tôt pour prendre le TGV pour Bourg en Bresse où habite ma belle sœur chez qui nous allions fêter Noël et repartis le soir tard. J'aime beaucoup prendre le train et ce fut un plaisir (Bourg en Bresse n'est qu'à 1H50 de Paris).

Aimé détesté Décembre 2017Aimé détesté Décembre 2017

Le plaisir de la revoir ainsi que de passer Noël avec notre fille et petites filles. Nous avons eu le droit à un concert des deux plus grandes à la flûte traversière et au violon. Vous savez que je n'aime pas la musique mais j'étais ravie de les entendre et de les voir jouer si bien. Très heureuse de pouvoir caresser le beau chat de ma belle soeur et réussir à ce que la plus jeune de mes petites filles qui a peur des animaux arrive à caresser Yoko et même à me demander si je pouvais le mettre sur ses genoux à côté de moi . Je n' ai plus depuis depuis 2012 car difficile avec nos allers retours fréquents entre Cergy et les Sables d'Olonne, les chats sont très casaniers.

Aimé détesté Décembre 2017Aimé détesté Décembre 2017
Aimé détesté Décembre 2017Aimé détesté Décembre 2017

Si vous voulez entendre une très courte partie du concert à vent et cordes, cliquez sur le lien ci-dessous

Johny est mort en décembre, c'est triste mais trop d'hommages nuisent à l'hommage. j'ai détesté l'overdose, la  démesure de ceux rendus à ce chanteur, certes une bête de scène talentueuse capable de galvaniser les foules, mais pas un héro national tout de même.

Jean D'ormesson est mort et l'hommage qu'on lui a fait était beau et simple. Je connaissais mal l'écrivain mais j'aimais l'homme qu'il était. J'ai beaucoup aimé le discours de notre Président et son geste de déposer un crayon sur son cercueil.

2017 s'achève. Elle comptera parmi les plus belles années de ma vie. Ce fut celle de la renaissance après près d'un an de traitement agressif et une mutilation. Je suis sortie changée de cette épreuve. Grace au sport et à mon amour de la vie, Je n'ai jamais été dans une telle forme physique et aussi heureuse.

Au revoir 2017 et vive 2018.

"Pour ce qui est de l'avenir, il ne s'agit pas de le prévoir mais de le rendre possible."
Antoine de Saint-Exupéry

Bonne et heureuse année mes amis. Puisse 2018 être pour vous une source de beaucoup de "J'aime" et de peu de "Je déteste".

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Vécu

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Publié le 27 Décembre 2017

Droit de réponse de Melchior à la plainte de Bianca

Droit de réponse de Melchior à la plainte de Bianca de la semaine dernière sur ce blog

Je suis très en colère après Bianca qui, non seulement me casse les oreilles toutes la journée en braillant « je ris de me voir si belle en ce miroir », mais en plus  m’insulte en me traitant de bâtard et d’imbécile. Oui quand elle braille, je miaule de désespoir pour couvrir ses radotages arrogants. Elle se croit belle avec sa face d’œuf et le plumeau de la femme de ménage sur la tête pour cacher sa calvitie.

Photo Pixabay

Photo Pixabay

Elle se prend pour la Castafiore qui elle hurle juste, Bianca hurle faux. Plus personne ne peut la supporter ici. Elle a intérêt à numéroter ses abattis.

Madame Jill Bill accepteriez-vous de me prendre dans votre classe ? J’adore les enfants mêmes agités et bruyants et suis très patient avec eux.  Cela évitera un massacre car, Foi de Melchior, je suis un excellent chasseur de volatiles et quand ma tolérance aura dépassé ses limites je vais plumer cette mijaurée.

Martine / Décembre 2017 pour les prénoms du mercredi (aujourd'hui Melchior)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi

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Publié le 21 Décembre 2017

Photo Pixabay

Photo Pixabay

Hauts les cœurs mes amis, c’est Noël aujourd’hui

 

Pétillants de bonheur, les enfants nous sourient

Illusion de bonheur, le temps d’une journée

Cadeaux enrubannés, devant la cheminée

Immense sapin vert, orné de pourpre et d’or

Dans un douillet fauteuil, Un chat apaisé dort

Table de fête élégante, qui pimpante reluit

Famille réunie, à défaut d’être unie

 

En Trêve de Noël, les querelles oublions

En Trêve de Noël, nos peines estompons

 

Noël me fend le cœur, haut les cœurs je ne puis

Absence d’être aimés, poignante compagnie

Misérable Noël, pour les vieux esseulés

Sans abris affamés, cœur et corps congelés

Enfant pleurant sa mère, abattue à Paris

La guerre est sans répit, Soldats morts en Syrie

 

En Trêve de Noël, les souffrances s'avivent

En Trêve de Noël, Beaucoup à la dérive

 

Martine /  pour les jeudis en poésie du Défi 197 des croqueurs de mots animé par Fanfan.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 20 Décembre 2017

Photo perroquet Pixabay
Photo perroquet Pixabay

Photo perroquet Pixabay

Ne trouvez pas que je ressemble à Bianca Castafiore avec ma crête blanche et mon bec pointu. Je chante à longueur de journée. « Ah je rêve de me voir si belle dans ce miroir » ce qui énerve mes maîtres. C’est bien fait pour eux, ils n’auraient jamais dû me nommer Bianca et placer un miroir devant ma volière. Plus il me crient « ta gueule  Bianca », plus je chante.

Seul le chat Melchior apprécie mes vocalises. Il adore m’accompagner et pousse des miaulements stridents avec sa voix de crécelle, l‘imbécile: on va finir tous les deux à la SPA abandonnés par ce couple au bord de la crise de nerf !

Photo Pixabay

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Martine / Décembre 2017 pour les prénoms du mercredi de Jill Bill (cette semaine BIANCA)

Mercredi prochain  :  Le chat MELCHIOR usera de son droit de réponse

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi

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Publié le 18 Décembre 2017

Trois chaises sous la neige

Il était une fois trois chaises grises adossées au mur d’une maison de Haute Corse qui se gelaient sous la neige ? N’auraient t’elles pas été oubliées par leurs propriétaires qui n’auraient rentré au garage que leurs coussins couleur chocolat qui rendait leur assise plus confortable ? Monsieur et Madame Sanchez regardez bien vos chaises comme elles sont belles et élégantes avec  leur coussin de neige . Au printemps prochain,  si elles ont supporté l’hiver, vous remplacerez vos vieux coussins marrons par d’autres d’une blancheur immaculée  que votre petit fils pourra avec joie  maculer de chocolat.  En attendant les beaux jours Monsieur et Madame Sanchez  si vous rentriez vos chaises sinon vous risquez bien d’être doublement  sans chaise rapidement.  

Les objets ont une âme, c’est bien connu.  Ce qui l’est moins c’est que parfois ils nous parlent.  Dès que j’eus prononcé cette suggestion à leurs propriétaires:  Ces trois chaises se mirent soudain à parler en chœur :

  • Nous avons   peur du noir, Nous ne voulons pas  être rentrées. Nous aimons  trop  admirer le merveilleux panorama sur la vallée de la Restonica  revêtue de son manteau blanc étincelant.
  • Vous allez vous ennuyer et vous enrhumer mes chères à attendre le printemps ainsi sans bouger.
  • Nous n’attendons pas le printemps.
  • Alors qu’attendez-vous ? Godot ?
  • Nous n’attendons rien, ni personne et à la fois  toutes les surprises qui vont sublimer l’instant.

Pour respecter la tradition qui dit que Tout conte ou fable doit se terminer par une morale, voici celle que nous pouvons retenir de cette histoire :

N’attendre plus rien pour mieux  attendre tout

 

Martine / Décembre 2017 pour le Défi 197 des croqueurs de mots animé par Fanfan

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Rédigé par Martine.

Publié dans #FABLES ET CONTES

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Publié le 14 Décembre 2017

Photo Martine

Photo Martine

Je suis prisonnier de la Place de la liberté.       

Au soleil estival, le bronze je me fais bronzer.

Je suis tout brûlant, surtout ne me touchez guère

Je ne suis pas en or,  c’est de la crème solaire.

L’hiver je glace sur place à attendre sur place

A la foule  du mois d’août  de profil je fais face.

Et clic, et clac, et « cheese » en photo on me fige

Et clic et clac, et « cheese » on me peine et m’afflige.

Mes cliques et mes claques, je souhaiterais prendre ;

Mes cliques et mes claques, vite sans plus attendre.

Je ne veux plus m’encroûter à Sarlat la Caneda

Pour tenir je rêve d’un grand voyage au Canada.

De l’atlantique au Pacifique, Ottawa, Vancouver

J’aimerai être un pigeon, un oiseau migrateur.

Oh Ironie du sort, aux pigeons je sers de perchoir

Oyez bonnes gens, Circulez il n’y a rien à voir.

 

Martine / Réédition légèrement modifiée d'un de mes poèmes de Novembre 2009 pour les jeudis en poésie Défi 197 des croqueurs de mots animé par Fanfan

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 13 Décembre 2017

Photo Pixabay

Photo Pixabay

 

Quand le père Noël est au turbin

Un ange endormi surnommé Lubin

Dans un vert et illuminé sapin

Sourit béat d’être aussi lambin.

 

Cet Heureux et bien aimé chérubin

Sera bichonné par tous les bambins

De la maternelle de Saint-Aubin.

Puisse-t’il ne pas tomber du sapin !

 

Martine / Décembre 2017 pour Les prénoms du mercredi de Jill Bill

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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Publié le 7 Décembre 2017

Dans la nuit indigo

Dans la nuit indigo je dérive

Où es-tu mon cher soleil d’or ?

Peut-être sur une autre rive

Réfugié dans ouate d’aurore

Guettant que la lune s’esquive

Et ne joue plus les météores

 

Victime de Lune lassive

Tel un courageux matador

Je lance à présent l’offensive 

Pour la revêtir d’un tchador

Afin que mon soleil revive

Ailleurs qu’en  boîte de Pandore

 

Martine / rediffusion pour le Défi 196 des croqueurs de mots animé par Colette

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 6 Décembre 2017

Tes Joues veloutées et roses

Tes doux Yeux couleur pervenche

Tes lèvres  coquelicot

Tes cheveux d’or mimosa

De ma vie tu es le soleil

Myosotis ma jolie fleur

Loin de moi, ne m'oublie pas

 

Ma jolie fleur

Martine / Décembre 2017 pour les prénoms du mercredi de Jill Bill

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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Publié le 4 Décembre 2017

Une nuit d’été

Jeanne était heureuse. Son papa l’avait emmenée avec elle en week-end.  C’était la première fois qu’elle partait seule avec lui et qu’elle dormirait à l’hôtel. Où l’avait-il emmenée ? elle ne s’en souvient plus très bien aujourd’hui.

Ils avaient pris le train, étaient arrivés dans une petite gare. Le voyage n’avait pas duré très longtemps

Dans une grande salle, elle avait assisté  à un défilé de belles  jeunes femmes  en maillot de bain sous le  curieux regard de vieux Messieurs  et de son papa. Une d’entre elles avait été élu Reine. On lui avait mis une jolie couronne sur ses longs cheveux blonds et passé une écharpe par-dessus sa tête. 

Le soir ils s’étaient dirigés vers l’hôtel. Après avoir monté un vieil escalier en bois ils s’étaient dirigés vers une chambre assez grande avec un grand lit double.  La perspective de dormir à côté de son papa qu’elle aimait tant à la place de sa maman la réjouissait. Elle se déshabilla, mis son pyjama et se coucha. 

Son papa non seulement restait habillé mais avait remis la veste de son costume. Il se pencha au-dessus d’elle,  lui fit un gros baiser sur la joue et lui dit qu’il allait s’absenter très peu de temps quand elle dormirait et qu’il reviendrait avant qu’elle ne se réveille. Ce serait un secret entre eux, il fallait surtout qu’elle ne dise rien à maman. Elle ne serait pas seule pour dormir. Il lui tendit son ourson en peluche qu’il avait pensé à emmener. A  dix ans,  Elle ne dormait plus avec son doudou mais elle le prit dans ses bras en retenant ses larmes de déception. Elle ne devait pas pleurer cela ferait du mal à Papa. Elle avait confiance en lui,  il ne pouvait pas lui mentir.  Il fallait qu’elle dorme vite et, quand elle se réveillerait demain matin,  il serait couché à ses côtés et ils passeraient la journée ensemble.

La journée avait été fatigante, Elle s’endormit vite. Quand elle se réveilla il faisait encore noir. Elle se rappela qu’elle n’était pas chez elle et tâtonna dans le lit pour trouver son papa. Il n’était pas à ses côtés. Elle alluma la lampe de chevet et constata effrayée qu’il n’était pas rentré.  Elle se leva, se dirigea vers la fenêtre et regarda dehors. Elle ne vit rien sinon l’obscurité qui l'effraya.

Elle se recoucha vite pour se blottir dans son lit protecteur. Où était-son papa ?  Peut-être était- il avec la jolie dame qui était assis hier soir à ses côtés au dîner de banquet et qui lui avait souri. D’habitude elle n’avait pas peur de la nuit, du noir. Au contraire, quand elle ne dormait pas,  elle  aimait écouter le silence de la maison et rêver éveillée à une vie plus belle avec une autre maman qui aurait su l’aimer.  Elle angoissait mais elle faisait confiance à son papa, il reviendrait, il ne pouvait pas l’avoir ainsi abandonnée à moins qu’il lui soit arrivé un accident. Elle pensa un moment à sortir mais elle avait trop peur et ce n’était pas raisonnable. Elle pourrait rencontrer des messieurs méchants qui lui feraient du mal et elle avait promis à sa maman qu’elle ne parlerait jamais à des inconnus. Elle devait donc attendre papa. Elle essaya de se rendormir mais n’y parvint pas.

Son papa revint au petit matin. Il commençait à faire jour. Quand elle le vit entrer dans la chambre, elle fût soulagée mais elle lui en voulait un peu et fit semblant de dormir.  Il avait l’air très fatigué. Il retira sa veste, son pantalon et sa chemise et se coucha à ses côtés. Quand ils se levèrent, elle lui demanda s’il avait été voir la jeune dame du banquet. Il acquiesça en ajoutant  qu’il ne fallait surtout pas le dire à maman. Elle jura qu’elle garderait le secret mais elle voulait savoir si, comme c'était arrivé au papa de sa petite camarade Catherine,  il allait quitter sa mère et partir avec cette dame. Il se mit à rire et lui dit que bien sûr que non. Ils allaient  ce soir rentrer tous les deux à la maison et retrouver maman qui les attendait.

Une nuit peut en cacher une autre

26 ans plus tard

Jeanne angoisse, il est 21 heures : son époux n’est pas encore rentré du salon de l’automobile où il tenait le stand de son entreprise.  Il n’a pas appelé. 22 heures, il n’est toujours pas là, ce n’est pas normal. Il a dû lui arriver un accident. Elle monte se coucher pour l’attendre dans son lit. Elle se rappelle à ce moment-là une nuit passée lorsqu’elle était enfant  à attendre son papa qui l’avait laissé seule dans une chambre d’hôtel. C’est insupportable. Elle redescend dans le salon. Pour tuer l’angoisse elle continue une tapisserie représentant une scène de la belle époque à Paris. Cela la calme, elle se plait à penser que, telle Pénélope, elle attend son Ulysse et qu’il reviendra comme son papa il y a longtemps.  

Vers minuit, il arrive dans un état d’énervement inhabituel et lui indique qu’il a rencontré une jeune femme qu’il fréquente depuis 4 ans et qu’il va la quitter. Il a eu beaucoup de mal à choisir mais elle lui a lancé un ultimatum en le menaçant de rompre leur liaison s’il ne la rejoignait pas. Il ne veut pas la perdre et partira demain matin. Quel choc brutal ! Elle lui faisait confiance, jamais elle n’aurait pu imaginer qu’il allait la quitter un jour, cela n’arrivait qu’aux autres.  Elle n’avait rien deviné de cette liaison et pourtant maintenant ... pauvre sotte, on ne voit pas ce qu’on ne veut pas voir !  Comment pouvait-il lui avoir menti ainsi pendant longtemps. Elle pleure intérieurement pour ne pas lui montrer sa souffrance. Il allait la quitter pour une autre pas l’instant d’une nuit mais pour toujours. Tout ce qu’ils avaient construit ensemble s’effondrait subitement.

Comme pour en rajouter, il lui déballe, sans précaution, tout ce qu’il a contenu pendant longtemps. Ces reproches, même si beaucoup sont justifiés, lui font beaucoup de mal. Bien sûr elle n’a pas compté ses heures au travail et l’a un peu délaissé mais c’était pour monter dans l’échelle sociale et pouvoir se payer une jolie maison et satisfaire tous leurs rêves de voyage et offrir à leurs enfant une jolie vie.

Elle passe une nuit détestable mais elle n’arrive pas à imaginer qu’il puisse ainsi la quitter brusquement pour une jeunette. Elle l’aime, il faut qu’elle arrive à le retenir. 

Le lendemain matin, comme il lui avait annoncé, il sort comme un automate, sans un mot,  prend sa voiture   Il est tellement perturbé et pressé de retrouver sa maîtresse pour lui annoncer la bonne nouvelle qu’il sort du garage très vite sans regarder autour de lui et tamponne la voiture d’une voisine qui a eu le malheur de passer à ce moment-là. : Juste de la tôle froissée. Il fait le constat et elle pense qu’il va repartir aussitôt après. Sentant qu'il n'est pas en état réellement de conduire, Il ne part pas et reste toute la journée à la maison couché certainement  pour ne pas avoir à l'affronter.

Les enfants sont perturbés. Elle leur dit que papa est malade mais elle imagine, qu’au fond d’eux-mêmes,  ils savent que quelque chose de grave vient d'arriver mais c’est à lui de leur dire ce qui se passe réellement.  

Il ne le fera pas. Il ne rejoindra pas sa maitresse et restera sans lui dire qu’il avait décidé de rester.  Ils ne reparleront plus jamais de cette nuit qui l’a marquée à jamais comme l’autre nuit de son enfance  où elle avait cru que son papa chéri  pourrait l’abandonner et lui préférer une jeune dame. 

Martine / Décembre 2017 Défi 196 des croqueurs de mots animé par Colette

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Rédigé par Martine.

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