Publié le 7 Février 2018

Photo Pixabay

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Il est si las SILAS,

C’est une feignasse.

Finis l’été, les glaces !

 

Il va aller en classe

Avec de vraies blondasses

Des brunettes folasses

 

Avec son copain Douglas

Il vont partir en chasse

Aux plus jolies poufiasses

 

C’est trop classe la classe

 

Martine / Décembre 2017 Les prénoms du mercredi de Jill Bill  aujourd'hui Silas

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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Publié le 5 Février 2018

Photo Pixabay

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Comme chaque matin, j’arrive devant la porte de l’immeuble de mon entreprise,  Mon bureau est au 3ème étage. Je pourrai emprunter l’escalier pour suivre les conseils de mon médecin qui me trouve trop sédentaire et soutient mordicus qu’il faut que je fasse de l’exercice. Si tu penses que je vais te croire mon cher Docteur.  Je me dirige vers l’ascenseur au fond du couloir.

Il est là à m’attendre la porte grande ouverte. J’appuie machinalement sur le chiffre 3.  Les portes se referment.  Je suis seule dans la cabine.  N’aimant pas trop les espaces clos,  une légère angoisse monte en moi.  Je crains que l’ascenseur s’arrête entre deux étages et l’idée de rester coincée dans cette boîte de fer est insupportable. Je regarde les chiffres défiler :  1, 2, 3.   Je me rapproche des portes coulissantes pensant qu’elles vont s’ouvrir. Elles ne s’ouvrent pas et  je sens que l’ascenseur continue à monter…. Je lève les yeux sur le panneau lumineux indiquant les étages, les chiffres continuent à défiler très vite 4, 5, 6 . Je me dis que peut être quelqu’un a appelé l’ascenseur, ce n’est pas grave, je redescendrai au 3ème avec lui.  

L’ascenseur a pris de la vitesse. Il va de plus en plus vite, trop vite : 7, 8, 9, 10. Angoisse totale l’immeuble n’a que 10 étages…. L’ascension vertigineuse continue  …La cabine est devenue transparente,  je suis maintenant dans le ciel de Paris que je vois  tout petit à mes pieds….  Curieusement  j’angoisse moins, je me sens libérée de la cage de fer,  mais il faut stopper cette ascension, je ne crois pas en Dieu.

Dans un bref éclair de clairvoyance,  je me dirige vers le clavier et j’appuie sur le RC espérant que l’ascenseur se mette à  descendre…. C’est ce qui  se produit. soudain la cabine s’obscurcit à nouveau et les chiffres réapparaissent sur le cadran :  8, 7, 6, 5. J’émets l’espoir soudain qu’il s’arrêtera  bien au 3ème  mais il continue sa chute inexorable :  2, 1, RC, - 1, - 2..…. Vite appuyer sur une touche, je ne veux absolument pas m’enfoncer dans les entrailles de la terre s’il dépassait le 3ème sous-sol.

Je suppose soudain que la touche 3 ne fonctionne pas.   J’appuie sur le 4 et s’il voulait bien s’arrêter et ouvrir ses portes au 4ème je redescendrai à pieds par l’escalier  L’ascenseur stoppe aussitôt sa descente et se remet à monter  doucement d’abord puis très vite il dépasse le 4ème, de nouveau le ciel et Paris à mes pieds.  Non ne pas monter plus haut, allez du cran Martine si tu veux te sauver de cette cage infernale !  J’appuie sur RC de nouveau.

L’ascenseur stoppe aussitôt son ascension vertigineuse et se met à redescendre à très grande vitesse, c’est certain je vais m’écraser au sol. Je transpire à grosses gouttes, ma vie défile très vite dans ma tête.

Soudain freinage violent de la cabine qui atteint le RC et s’arrête. Soulagement les portes vont s’ouvrir et je vais pouvoir sortir de ma prison. Les portes ne s’ouvrent pas. Je sonne pour appeler les services de maintenance. Pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ? J’appuie sur la petite cloche et au même moment l’ascenseur repart mais il ne monte plus, il ne descend plus non plus.

C’est étrange il se déplace au niveau du sol, il est parti sur la gauche et  emprunte le trottoir de la rue de Clichy. Les portes sont devenues transparentes, la circulation est intense à cette heure, je vois les voitures défiler, les bus, les «Vélibs», la brasserie du casino de Paris où je déjeune le midi. Aucun passant ne semble voir cette cabine motorisée….

La sonnerie du téléphone retentit soudain dans ma boîte, ce doit être le service de maintenance. Je décroche le téléphone mais il continue curieusement à sonner….

Je me retrouve soudain dans mon lit. Le réveil sonne insistant et je prends conscience que j’ai encore fait ce stupide rêve de l’ascenseur que je fais très souvent mais nouveauté aujourd’hui, la cage infernale s’est déplacée horizontalement dans mon rêve…. A deux ans de la retraite, aurais- je enfin trouvé avec l’âge la sagesse en comprenant qu’à force d’avoir voulu monter trop haut dans l’entreprise, j’étais en train de chuter sans corde pour me retenir ni filet pour amortir la chute.

Martine / Pour le défi 53 de Ghislaine .

Les mots en gras et la phrase en rouge sont imposés par Ghislaine

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Rédigé par Martine.

Publié dans #nouvelles

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Publié le 2 Février 2018

En ce jour de Chandeleur,

Chandeleur et Chant de L'Eure

je réédite mon poème de 2014 "Le chant de l'Eure" que je dédie à mon amie Lénaig pour son coucou du Haïku du Vendredi. Ce n'est pas un haïku. J'en écris parfois mais c'est une grande frustration,  je suis trop bavarde.

Le Chant de l'Eure

 

Où courez-vous donc de si bonne heure ?

Nous sommes pressés de revoir l’Eure

L’Eure en fleurs qui est douceur et splendeur

A la bonne heure

 

A Gisors château fort tout en rondeur

A Bernay la Charentonne est candeur

A Verneuil  la tour trop grise est en pleurs

A Louviers cantonnier ensorceleur

A Pacy avec Pudeur coule l'Eure

Au Beffroi d’Evreux  coulent les heures

Sur le Vexin : Or d’aurore et couleurs

A Gaillon, nous fêterons la chandeleur

Et entonnerons le chant de L’Eure

 

D’où revenez-vous de si bonne heure ?

Nous revenons enchantés de l’Eure

L’Eure en fleurs bonheur, douceur et splendeur

Oh la bonne Eure

Gisor et ses bord d'Epte (photos Martine)Gisor et ses bord d'Epte (photos Martine)

Gisor et ses bord d'Epte (photos Martine)

Château fort de Gisor

Château fort de Gisor

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 1 Février 2018

Pour le défi 199 des croqueurs de mots les Cabardouche nous demandent de choisir une fable connue et de la transformer en remplaçant chaque nom et chaque verbe par le septième qui le suit dans le dictionnaire. ( ou le cinquième ou le quatrième...). M'étant débarrassé de mon dictionnaire depuis que je peux rechercher la signification ou l’orthographe des mots sur google je n'en ai plus. Je viens de m'apercevoir que j'aurais du garder mon vieux dico. Sur google on n'a pas les dictionnaires dans leur intégralité mais on peut simplement rechercher un mot et puis cela donne des textes drôles certes mais qui n'ont plus de sens  (et le sens pour la rationnelle que je suis qui ne sera jamais une artiste c'est très important) alors je me suis contentée de rééditer une parodie d'une fable de Lafontaine "le lion et le rat" que j'avais diffusée en 2016 pour répondre à un défi de Clara.
 

Le vacher, les bœufs et le mérinos

Patience et longueur de temps

Font plus que force et que rage

Un vacher impatient, jouvenceau plein d’ardeur

Avait des mérinos, d’une grande splendeur.

Photo pixabay

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Par un après-midi d’un froid mois de décembre

Ses  bœufs blancs curieux comme des pots de chambre,

Pendant le labourage, au lieu d’aller bien droit,

Distraits par quelque chose,  virèrent vers les bois.

Aussi notre éleveur,  pour qu’ils suivent le sillon

Les piqua fermement avec un aiguillon

Pour les  pauvres bovins, c’était un vrai calvaire

Ils persistèrent encore à aller de travers.

Le vacher contrarié, sur une vive impulsion,

Disposa sa charrue avant les trublions,

Pensant ainsi  à tort, qu’ils seraient obligés

D’avancer tout droit dès lors sans transiger.

Nos deux bœufs étonnés aimant leurs habitudes,

Refusèrent tous deux de changer d’attitude.

Depuis qu’ils travaillaient,  la charrue ils tiraient

Ils n’étaient pas question qu’ils la poussent au taquet.

Ce n’était pas logique, ce n’était pas pareil

Ils restèrent sur place à bailler aux corneilles

Le vacher mécontent, après la longue trêve,

Replaça la charrue, au cul des bœufs en grève

A ce moment précis, un mérinos passa

Jusqu’au bout du sillon, calmement il alla

Puis s’arrêta tout net, et se mit à pisser

sans gêne dans un pot, face aux bœufs médusés.

Le vacher, les boeufs et le mérinos

Pris de curiosité, ces derniers s’ébranlèrent

Pour voir de bien plus près, la scène singulière.

Le sillon fut labouré à très grande vitesse.

Pour le vacher en liesse, plus aucune détresse.

De la mésaventure, il tira la leçon

Qui s’imposa à lui, sans aucune façon

Mieux vaut le Mérinos laisser pisser

Que la charrue avant les bœufs placer

Martine   pour les jeudis en poésie du défi 199 des croqueurs de mots animé par Les cabardouche

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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