Publié le 29 Avril 2019

Le retour de Neptune de John Singleton Copley

Le retour de Neptune de John Singleton Copley

Ma mère la lune était déjà bien pleine quand mon père Neptune la rencontra.  Qui l’avait enfantée ? Il ne le sut jamais, il faut dire que Lune était souvent pleine mais n’avait jamais donné naissance à aucun enfant. Elle retrouvait sa ligne très rapidement pour regrossir à nouveau. 

Dès qu’elle vit mon père, armé d’un trident avec lequel il combattait les flots bien paisibles de l’océan, menant triomphalement son radeau « le drakkar » tiré par des chevaux. Avec sa couronne en or et son corps d’athlète,  Il avait l’air d’un Dieu.  Lune en tomba aussitôt amoureuse. Elle se mit à le faire danser et tanguer sur l’océan qu’elle agitait pour lui. Cela rajoutait à sa superbe.

Mon père prit goût à danser sur les flots. Il avait souvent rêvé de décrocher la lune et il y était parvenu.  Le dieu de notre monde ne peut rien refuser à ses seigneurs.  Ils s’unirent et Lune une nouvelle fois se mit à grossir jusqu’à devenir toute ronde, elle n’avait jamais été aussi ronde. On aurait dit un ballon, mon père lui dit un soir il serait temps d’accoucher maintenant sinon Lune chérie  tu vas exploser.  Tous les dieux faisant des Miracles, elle n’explosa pas mais mis au monde le lendemain, une nuit de Février sous le signe du poisson,  une jolie étoile qui aussitôt tombât dans les flots obscurs de l’océan !  

Cette étoile c’était moi, La mer m’avait engendrée. Bien que l’océan faisait   intimement partie de moi, je  ne pouvais vivre continuellement en son sein  dans une semi-obscurité privée du soleil  le jour et de ma mère la lune la nuit.

J’aurais dû crier en naissant mais je restais muette, le gosier encombré de cette eau qui m’étouffait et qui fesait que je vivais les premières secondes de ma vie en apnée n’osant pas respirer complètement et profiter de cette jolie vie qui promettait d’être heureuse et prospère.

Mon père le comprit et me sauva.  Il plongea en tenant fermement le manche en bois de son trident avec lequel il éloigna les requins qui auraient dévoré  son bébé, cette étoile innocente  Il me récupéra. Mon cœur palpitait très fort, il me réconforta et me déposa sur le sable de la plage. 

Allongée sur le dos je vis pour la première fois ma maman la lune, je fus conquise par sa beauté lumineuse qui me réchauffa quelques instants avant que je ne comprenne sa déception qu’elle n’osa prononcer mais que je lus dans son regard « Ce n’est pas une étoile de plus que je te demandais Neptune,  Je voulais un garçon, un homme »

Moi qui rêvait dans mes pensées de m’élever dans le ciel la rejoindre avec mes sœurs les autres étoiles, je décidais de rester sur terre, d’être une étoile qui guiderait ici-bas ceux qui avaient besoin d’être éclairés au bord de l'océan, très proche de mon père qui disparut trop tôt dans le naufrage de sa vie.

Toute ma vie je craignais de regarder le ciel la nuit redoutant de retrouver le regard de ma mère la lune quand je la vis pour la première fois. Les rares fois où Je prenais plaisir à observer le ciel c’étaient pendant les rares et courtes éclipses de lune.  C’est pourquoi je préfèrais les jours d’éclipse trop rares quand la lune est dissimulée par l’ombre de la terre.  Il y a des souvenirs cruels qu’il vaut mieux cacher car ils gâchent vos instants de plaisir et de joie.

Martine Martin / Avril 2019 pour l'Atelier 93 de Ghislaine (les mots imposés sont en gras dans le texte. Texte déjà diffusé mais remanié pour les besoins de cet atelier

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Rédigé par Martine.

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Publié le 26 Avril 2019

 

Nous sommes rentrés fin mars à Cergy avec l'objectif de débarasser notre maison de tout ce que nous avons amassés et de la vendre. Nous avons fait de nombreux aller retour à la déchetterie de Cergy qui est très bien car il y a un local pour tout ce qui peut être donné à des associations. Nous avons mis notre maison en vente et en 3 jours nous l'avons vendue au prix sans négociation. Bien sûr je m'en réjouis cela a été un peu trop vite pour moi et très difficile à vivre. J'adore cette maison et son jardin et les quitter me rend très triste et m'a empêchée de dormir. Si tout va bien nous devrions lui dire adieu début Juillet. 

Nous avons aussi profité de ce séjour pour voir nos amis et famille. Nous avons passé un bel après-midi avec Jocelyne. J'ai fait une belle randonnée avec Clotilde à Osny autour du château de Grouchy

Détesté / aimé Avril 2019
Détesté / aimé Avril 2019

et passé un dimanche avec nos filles, gendre et petites filles : que du bonheur !

Détesté / aimé Avril 2019

Entre deux virées à la déchetterie nous avons marché pour évacuer un peu le stress de la vente et retrouvé avec plaisir nos bords d'Oise et les étangs

Détesté / aimé Avril 2019
Détesté / aimé Avril 2019
Détesté / aimé Avril 2019
Détesté / aimé Avril 2019
Détesté / aimé Avril 2019
Détesté / aimé Avril 2019

Notre jardin est un paradis pour les oiseaux. Nous y voyons des hérons, pic verts et un soir nous avons vu des canards et une cane arriver. Nous avons assisté à quelques bagarres entre mâles sous le regard indifférent de la cane et même à un viol collectif #balancetoncanard

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J'ai eu beaucoup de problèmes informatiques qui m'ont empêché de laisser des commentaires sur certains blogs over-blog (pas tous ?) en passant par la new's letter. Cela ne fonctionne qu'en rentrant directement sur le site.

De plus je ne peux accéder à mon administration de blog et à tous les blogs over-blog que par l'intermédiaire de la 4G. Je ne peux pas utiliser mon wifi ADSL. J'y arrivai avec le wifi sur la fibre à Cergy. Je verrai quand j'y retournerai si cela fonctionne toujours. 

J'ai posé le problème à la hot line over-blog qui ne m'a pas répondu et pourtant j'ai deux blogs sur 3 payants. Je suis en colère. Cela ne sert à rien de payer, je ne renouvellerai pas mes abonnements.

Vous comprendrez que j'ai beaucoup de mal à quitter cette maison et ce jardin qui est apprécié aussi par de nombreux oiseaux. 

Nous sommes rentrés en Vendée le 7 avril pour un petit mois. 

Nous avons passé beaucoup de temps à faire du rangement, donner, vendre, jeter ce qui encombrait nos placards pour faire de la place pour ce que nous ramènerons de Cergy. Jeff a optimisé le rangement dans nos nombreux placards en y mettant des étagères complémentaires. Il a même créé un nouveau placard.

Nous avons fait de rares promenades plus petites qu'habituellement. Le matin j'ai marché comme à mon habitude et beaucoup couru pour m'entraîner pour la course "les 10 Km de la chaume aux Sables d'Olonne à laquelle je me suis inscrite. Malgré le changement d'heure les jours rallongent et c'est un vrai plaisir de courir en admirant les levers de soleil

Détesté / aimé Avril 2019

Le jour venu mon thermomètre extérieur affichait 26° en plein cœur de l'après-midi mais je n'ai pas renoncé et j'ai pris plaisir à participer à cette course même si j'ai souffert de la chaleur et du nombre très important de coureurs au départ (1000). J'angoisse quand je suis prise dans la foule sans pouvoir m'extraire, les premières minutes de course ont été les plus difficiles. Je dois être un peu masochiste. Je suis heureuse je l'ai terminée (avec cette chaleur c'était mon seul objectif) en un peu plus d'une heure (1:06:34) me classant

  • 799ème sur 934 qui l'ont terminée
  • 218 sur 319 femmes y participant
  • 8 sur 15 (dans la catégorie 60 à 69 ans)

Sachant,qu'étant dans ma 67ème année, je suis contente de moi même si j'ai mis plus de temps au 10 km qu'à l'entrainement mais mes entraînements ont eu lieu à l'aube avec des températures inférieures à 10°. 

toute petite au milieu de grands jeunes hommes avant le départ

toute petite au milieu de grands jeunes hommes avant le départ

Je ne suis plus aussi souriante qu'au départ
Je ne suis plus aussi souriante qu'au départJe ne suis plus aussi souriante qu'au départ

Je ne suis plus aussi souriante qu'au départ

Je franchis la ligne d'arrivée encadrée par mes deux gardes du corps (lol) exténuée mais heureuse

Je franchis la ligne d'arrivée encadrée par mes deux gardes du corps (lol) exténuée mais heureuse

Autre moment que j'ai beaucoup aimé la remise des trophées aux skippers  de la Golden Globe race avec deux moments particulièrement sympathique

. la remise d'une marinière de bébé au skipper Indien Tomy Abilash pour son fils qui a été conçu aux Sables d'Olonne avant le départ de la course et qui est maintenant né

. La remise d'une maquette de voilier à Susie GOODALL (Grande Bretagne) la seule femme de cette course qui a abandonné après avoir été longtemps parmi les premiers

1. Tous les skippers 2. Tomy Abilash 3. Susie Goodall  4. Les  vainqueurs avec au Centre le 1er J.L. Van Den Heede (France), à sa gauche le second Marks Slats (Pays Bas) et à sa droite Uku Randmaa (Estonie)
1. Tous les skippers 2. Tomy Abilash 3. Susie Goodall  4. Les  vainqueurs avec au Centre le 1er J.L. Van Den Heede (France), à sa gauche le second Marks Slats (Pays Bas) et à sa droite Uku Randmaa (Estonie)1. Tous les skippers 2. Tomy Abilash 3. Susie Goodall  4. Les  vainqueurs avec au Centre le 1er J.L. Van Den Heede (France), à sa gauche le second Marks Slats (Pays Bas) et à sa droite Uku Randmaa (Estonie)
1. Tous les skippers 2. Tomy Abilash 3. Susie Goodall  4. Les  vainqueurs avec au Centre le 1er J.L. Van Den Heede (France), à sa gauche le second Marks Slats (Pays Bas) et à sa droite Uku Randmaa (Estonie)

1. Tous les skippers 2. Tomy Abilash 3. Susie Goodall 4. Les vainqueurs avec au Centre le 1er J.L. Van Den Heede (France), à sa gauche le second Marks Slats (Pays Bas) et à sa droite Uku Randmaa (Estonie)

Mes petites filles arrivent à la fin du mois et nous passerons la première semaine de mai avec elle. Du bonheur en perspective mais ensuite nous rentrons à Cergy pour vider la maison. Cela va être difficile pour moi. Non je ne ferai pas ce qu'il me plait en mai. 

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Rédigé par Martine.

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Publié le 25 Avril 2019

 

Rêve et ambitions

Dans le pays sans étoiles
Que le ciel d’orage voile
Les petites du quai aux fleurs
Les filles du vieil oiseleur
Juliette et sa sœur Geneviève
découvrent la boîte aux rêves
dans un joli écrin de bois
du grenier de Monsieur Ripois.
Au crépuscule le jour s’enfuit
l’heure pour les belles de nuit
l’heure des liaisons dangereuses
pour les jeunes filles rêveuses
En rêvant de Till l’espiègle
Juliette tombe dans le piège
Allongée nue sur le sable
Elle a la beauté du diable
Les yeux fixés sur le rivage
D’une si jolie petite plage.
Till aime le rouge et le noir
Teintes de sang, de désespoir.
La fièvre monte à El Pao :
Avec Sorel , et del dongo
Ils aiment le diable au corps
Sans retenue et sans effort
Comme Fanfan la tulipe
Le joueur qui s’émancipe
Le pouvoir ils vont posséder
Les femmes il vont abuser
Vive les grandes manœuvres
Les tambours, les chefs d’œuvres
Si Paris nous était conté
Si Paris nous était donné

Un indice

Un indice

 

Martine / Avril 2019 pour le Défi 219 des croqueurs de mots animé par Laura Vanel Coytte

Avez-vous deviné quel est un de mes acteurs préférés dont 18 titres de films sont présents dans mon poème ci-dessus. Réponse ICI

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 24 Avril 2019

Photo pixabay

Photo pixabay

Wilgeforte est mon prénom

Je suis une vraie guenon

Les tamarins : ma tribu

D’où mon nom de sainte Barbue

On admire le dimanche

mes barbes et moustache blanches

et celles de mon beau mâle

qui a envie de se faire la malle

Pour vivre son idéal

Libre en forêt tropicale

Si du zoo il s’enfuit

Je m’en irais avec lui

Martine / Mars 2019 pour les prénoms du mercredi de Jill Bill 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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Publié le 22 Avril 2019

Ma mère Marie Jo rencontra mon père  Jean un dimanche de juin  en marchant à Paris au Champ de Mars dans cet endroit unique à Paris où la ville est tranquille.  Ce fut entre eux  un coup de foudre qui lui fit abandonner son prétendant de l’époque qu’elle aimait pourtant beaucoup.  Pour Marie Jo et ses deux amours qui, très sensible, avait une éponge trop pleine à la place du cœur,  ce fut un choix difficile entre un amour raisonné et rassurant et une passion amoureuse incontrôlée avec tous ses dangers. Ce fut le dernier été de son célibat.

Dix mois après Le promeneur du champ de mars  (comme elle l’appelait avant qu’il ne l’aborde et passe à l’attaque pour faire tomber sa réserve naturelle) devint son époux à la vie à la mort ou pour le meilleur, et pour le pire en présence de leur parents : Abraham et Aïda pour ma mère. Marius et Jeannette pour mon père.

Je naquis deux ans après à Paris au milieu du 20ème siècle. Je m’appelle Jeanne.

A cette époque, Mon père est ingénieur, Il est sorti indemne physiquement de la guerre d’Indochine mais très atteint psychologiquement par les exactions commises par les armées française et Viet Minh cette dernière qu’il surnommait "l’armée du crime".

Ma mère vient de quitter  son poste de vendeuse dans une grande mercerie parisienne « Au fil d’Ariane »,  pour être embauchée au rayon chapeau du grand magasin « Le bon marché » si bien décrit par Emile Zola dans « le bonheur des dames ». C’est vrai que pouvoir s’acheter de belles toilettes dans un grand magasin parisien est un grand bonheur mais pas pour tout le monde. Il faut bien gagner sa vie. l’argent fait le bonheur des dames coquettes et aisées !

Mes parents avaient suffisamment d’argent pour vivre bien et heureux  mais cet argent ne fit pas leur bonheur. Mon père se mit à boire et à dépenser beaucoup plus qu’il ne gagnait, il perdit son travail. Au lieu d’avoir en banlieue la villa en pierres de meulière dont ils rêvaient,  ils eurent la visite des huissiers qui saisissaient tout le mobilier de l’appartement familial. Leurs disputes étaient violentes et me traumatisaient.

Pour m’évader de cette enfance difficile, j’allais dans un petit cinéma de quartier voir les aventures d’Angélique Marquise des anges à laquelle je m’identifiais. Le soir dans mon lit, je lisais les romans de Dehli et  je rêvais d’épouser plus tard un beau et riche lord anglais pour devenir  Lady Jane.  Il m’emmènerait en Tanzanie voir les neiges du Kilimandjaro et faire le voyage en Arménie :  pays d’origine de mes grands-parents maternels et que je rêvais de découvrir.

Photo Pixabay

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Pour échapper à un quotidien sordide, j’avais besoin de faire chaque jour un rêve impossible, de me raconter une histoire de fou dont j’étais l’héroïne extravertie et risque-tout (Dieu vomit les tièdes !)  moi qui était si timide et prudente.

C’est ainsi que la résilience m’envahit et qu’elle ne me quitta plus ce qui me permit d’être heureuse et de supporter par la suite toutes les tempêtes de ma vie.

 

Martine : Pour le  Défi 219 des croqueurs de mots animé par Laura Vanel Coytte (quel est votre réalisateur préféré)

A vous maintenant de découvrir mon réalisateur préféré à travers sa filmographie (18 titres de ses films sont présents dans mon texte). 

Si vous n'avez pas trouvé : Réponse ici

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

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Publié le 19 Avril 2019

Pour Image Citation 43 voici les photos de  Gisèle qui étaient à illustrer  par une photo (pour mieux lire les citations cliquez sur les photos)

Photos Pixabay
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Photos Pixabay
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et maintenant voici les citations proposées par Gisèle et qui étaient à illustrer  par une photo (pour mieux lire les citations cliquez sur les photos)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Citations

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Publié le 18 Avril 2019

 

Pour le premier jeudi en poésie du défi 219 des croqueurs de Mots sur le thème général du cinéma, Laura Vanel Coytte nous demande d'écrire à partir de la citation "aimer quelqu'un c'est s'intéresser à lui" qu'elle croit être de François Truffaut. 

N'ayant pas la motivation pour écrire en ce moment trop préoccupée par le débarras de notre maison de Cergy que nous avons vendue et la place que nous devons faire dans celle des Sables d'Olonne pour y accueillir tout ce que nous ramènerons, je publie la chanson de Serge Reggianni "Ciné Cinéma" qui s'intéressait plus à  son amour Angela  qu'aux films quand il était au cinéma.  Il m'est arrivé quand j'étais jeune d'aller au cinéma et de ne rien voir du film tant j'étais captivée par le jeune homme qui m'accompagnait !

Ciné Cinéma / Serge REGGIANI

Ciné ciné 
Ciné cinéma 
Ce n'est jamais 
Qu'ainsi qu'on aima 
Nous deux, sérieux 
Assis dans la salle 

Du cinéma muet et municipal 


Ciné ciné 
J'en ai dessiné 
Des cœurs cassés 
À rembobiner 
Le tien avec lequel je jouais 
Pendant "Le fils du Cheikh" 
Quand tu valentinais 

Souviens-moi 
J'avais l'âge de tes yeux 
Quelquefois 

On s'y voyait à deux 
Souviens-moi 
Angela 
La séance commence avec toi 

Ciné ciné 
Fenêtre sur cour 
Au rez-de-chaussée 
D'un premier amour 
Flash-back usé 
À force de faire 
Ma visite au musée 
De la marche arrière 

Ciné ciné 
On était si bien 
Serrés, serrés 
La main dans la main 
Deux gosses heureux 
De l'aube à l'été 
Qui promènent avec eux 
Le ciel en liberté 

Souviens-moi 
J'avais l'âge de tes yeux 
Quelquefois 
On s'y voyait à deux 
Souviens-moi 
Angela 
La séance finit déjà 

Ciné ciné 

C'est la destinée 
Tu m'as laissé 
Au coin du ciné 
Pour un ballon 
Roulant dans la rue 
Et la de Dion-Bouton 
Qui ne t'a pas vue 

Ciné ciné 
Ciné cinéma 
Si on rejouait 
La scène où tu m'as 
Donné sur les 
Sentiers de l'enfance 
Le tout premier baiser 
De la première séance 

Ciné ciné 

Ciné cinéma

Pour entendre Serge Reggiani, cliquez sur le lien avec la vidéo ci-dessous

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Rédigé par Martine.

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Publié le 17 Avril 2019

Photo Pixabay

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Je suis le coq Kofi, le roi et la coqueluche de la basse-cour.

Mes maîtres m’ont appelé Kofi car je suis de couleur café leur boisson de prédilection et ils ont prénommé étrangement ma Cocotte préférée Cocaïne. N’allez pas croire qu’ils font usage de cette substance. Les humains sont étranges, je crois que  je ne les comprendrai jamais. Ils auraient dû l’appeler ma cocotte coquine car c’est une sacrée poulette. En plus, pour une poule avoir un prénom qui commence par Coq il faut le faire.

Vous allez dire et vous aurez raison que je passe du coq à l’âne alors revenons à ma présentation. Je suis un coq fier, coquet et cocardier. Je suis l’emblème du pays. Je suis allée avec mon maître sur un terrain ou des humains jouaient au ballon et il parait que j’ai porté bonheur à l’équipe de France. Aux salons agricoles j’arbore avec fierté la cocarde tricolore.

Je fais moins le fier en ce moment car ma cocotte me snobe. Elle s’est entichée de coca-cola l’autre coq de la basse-cour très laid et tout juste sorti de sa coquille. Il s’enhardit en ce moment et a arrêté de cocooner. Ils coquinent ensemble et je suis cocu. Cocaïne a tort et risque de le payer. Vous en conviendrez le café c’est beaucoup plus sain pour elle que le coca.

Quant à Coca-cola il n’a pas intérêt à chanter en premier le matin où je lui vole dans les plumes. Tant pis si je vous casse les oreilles, je manifeste ma colère cela soulage : cocorico, cocorico !!!

En attendant pour me calmer dans la journée je vais aller à l’école de Madame Jill Bill, et, foi de Kofi,  je trouverai bien dans son bestiaire une autre poulette. Une de perdue, dix de retrouvées ! Cocorico, cocorico….

Martine / Février 2019 pour les prénoms du mercredi de Jill Bill

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Ecrits divers

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Publié le 15 Avril 2019

Un amour haut en couleurs

Elle était un peu fleur bleue et se levait chaque matin en voyant la vie avec des lunettes roses.

Quand la première fois,  elle le vit frais comme une rose avec son regard noir intense ce fut le coup de foudre. Cette attirance irrésistible qu’elle n’avait jamais ressentie pour un homme auparavant la fit rougir de honte. Elle savait qu’elle devait fuir pour ne pas mettre en danger sa vie calme et paisible d’épouse et de mère de famille. Si elle voulait continuer à manger son pain blanc elle ne devait pas franchir cette ligne jaune de l’adultère. Elle la franchit pourtant !  A chaque fois qu’ils s’aimaient c’était l’apothéose : un bouquet multicolore de feu d’artifice aux mille étincelles et reflets.

Pourtant son vécu avec lui n’était pas tout rose. Elle avait du mal à le comprendre. Il était versatile, passait souvent du blanc au noir. Elle ne savait pas de quel bord il était et ne savait comment le prendre. Il la boudait quelques temps puis revenait comme si rien ne s’était passé. Au lieu de lui donner une volée de bois vert, elle était heureuse de le retrouver. Aveuglée d’amour comme si elle avait un chapeau qui lui cachait les yeux,  elle ne voyait que du bleu et parfois même des éléphants roses alors qu’il était en train de lui en faire des vertes et des pas mûres.  

Sa dernière facétie était celle de trop. Elle l’avait ressentie comme une brise glaciale. Elle tira sur lui à boulet rouge et mit un point final à cette liaison.  S’il revenait une nouvelle fois, elle ne jouerait plus l’oie blanche qui pardonne tout et l’emmenerait au diable vauvert en faire voir de toutes les couleurs à une autre fleur bleue !

Martine / Avril 2019 pour l'Atelier 92 Ghislaine (Thème : couleurs. Les mots imposés sont en gras dans le texte)            

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Publié le 12 Avril 2019

Photo Pixabay

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Était-ce un songe,

Un vain mensonge

Un peu de miel,

Un arc en ciel ?

 

Était-ce un rêve

Une suave trêve,

Un interlude,

Un gai prélude ?

 

Ce n’était qu’un songe

Mirage ou mensonge

Un amour qui plonge

Un amour qui ronge

Son cœur en éponge

 

Martine Martin / Mars 2019 pour le nid de Mots d'ABC  

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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