ecrits divers

Publié le 22 Mai 2022

Chers amis,

Je vous informe que j'arrête de publier sur ce blog quai des rimes qui sera toujours consultable.

Néanmoins je continuerai à

  • écrire des poèmes, nouvelles, écrits divers pour les communautés des croqueurs de mots, prénoms du mercredi, nid de mots
  • de publier de temps en temps des photos pour scène de rue
  • Donner mes avis sur mes lecture

sur un nouveau blog d'auteure que je viens de créer en prémium sur OVERBLOG ce qui vous évitera la publicité.

Vous pouvez vous y abonner dès à présent voir lien ci-dessous

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

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Publié le 16 Mai 2022

Vacances en vacance

Dans la maison silencieuse, le chant du coq réveille Julien. Il caresse la peau veloutée du bras d’Ariane tout en évitant de lui prendre sa main plâtrée à la suite d’une fracture du scaphoïde un des os du carpe. Il lui murmure à l’oreille « bonjour mon cœur,» et quelques mots d’amour. Sa secrète épouse encore endormie, aussi muette qu’une carpe, lui adresse un joli sourire timide. Un début enchanteur pour cette journée de vacances d’été à la campagne.  Julien se lève, ouvre la fenêtre et les volets. L’air pur chaud éveille ses sens. Au moment où il se rend compte que son bonheur d’avoir quitté la ville quelques temps pour cet havre de paix colmate les lézardes de son cœur, son regard est attiré par un long lézard vert qui court sur le vieux mur de pierres. Ce serait une erreur de penser qu’à Paris, il n’y a pas de lézard, il y en a de nombreux chaque jour qu’il doit affronter, ce ne sont pas ces charmants petits reptiles mais des problèmes qu’il doit résoudre.  Un oiseau chante, c’est une alouette des champs qui s’envole en criant mécontente d’avoir été dérangée. Julien se met à chantonner une comptine de son enfance « alouette, gentille alouette, alouette je te plumerai.  Un rouge-gorge picore sur la terrasse quelques miettes de pain du dîner de la veille : Une succulente côte de bœuf grillée au barbecue accompagnée de pommes dauphines. Le fermier voisin passe en bicyclette sur le chemin. Il s’arrête quelques instants le temps de le saluer d’un geste de la main et de lui adresser son sempiternel « Bonjour comment ça va, il fait beau aujourd’hui ». Julien lui sourit et lui souhaite une bonne journée. Ces joies campagnardes qu’Ariane qualifie de petits riens lui font chaud au cœur et lui paraissent plus profondes et sincères que les banalités superficielles de la faune du tout Paris où il y a plus de loups, de requins que de gentils dauphins.  À la campagne où l’on croit que rien ne va se passer, tout est pour lui matière à étonnement, tout peut arriver. Par exemple, vous imaginez que le vent, cet air, est incolore. Ici il est coloré par ce qu’il transporte. Il jaunit après les moissons quand il soulève les brins de foin coupés, roussit à l’automne quand les feuilles virevoltent et dansent enchantant la forêt. Il peut même être de toutes les autres couleurs pour le poète qu’est Julien

Les nuits claires, Julien aime observer les étoiles et la lune à la loupe avec le grand télescope qu’il installe au jardin. Il rêve d’une vie ailleurs en observant les planètes. Souvent il s’imagine un extra-terrestre sur terre tant les autres lui semblent si différents. Adulte, Il retrouve ses sensations de gamin avec ses frères et sœurs. Il était l’aîné de la famille, « le dauphin » comme le surnommait son père, notaire, espérant qu’il reprenne un jour le flambeau de l’étude familiale. . 

Ariane s’approche de lui discrètement et le sort de ses rêveries en lui assénant brutalement :

- Vite, viens prendre ton petit déjeuner. J'aimerais qu'ensuite nous rentrions à Paris, la greffe de la campagne ne prend pas, je m’ennuie ».

C’est un choc pour Julien qui impulsivement lui répond

- oh non, je suis si bien ici loin de la ville et de mon Tribunal.

Il regrette aussitôt avoir exprimé cette pensée égoïste et, pour éviter une brouille conjugale, il s’en excuse. Il a toujours fui les conflits. Julien est, dans l’intimité, un taiseux qui bout à l’intérieur même s’il sait se montrer éloquent en Société. Il aurait tant aimé cet après-midi, au soleil de Provence, lire dans son transat avec pour fond sonore le prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy.

Il va mettre ses vacances en vacance. Ils rentreront à Paris, il reprendra ses fonctions de Directeur du Greffe du Tribunal. Il s’y ennuiera à mourir, mais son Ariane adorée vivra avec bonheur sa vie parisienne. La sentir heureuse le comble de joie.

Martine Martin / Pour le défi du lundi du défi 265 des croqueurs de mots animé par Josette (Thème : écrire une histoire en utilisant les mots carpe, faune, greffe au masculin et féminin et d'intégrer Dauphin et dauphine, lézard et lézarde, loup et loupe)

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Rédigé par Martine.

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Publié le 25 Avril 2022

Quand je suis rentrée à l'école, je savais déjà lire et écrire, ma grand mère qui m'a élevée m'avait appris. Ma matière préférée était donc le français et surtout les rédactions. Je prenais beaucoup de temps à les écrire en veillant à l'orthographe, les relire, les améliorer. À chaque fois, elles étaient lues par les différentes institutrices qui m'attribuaient d'excellentes notes. C'était une fierté pour moi. Cela compensait les mathématiques que je détestais et qui baissaient mes moyennes.

Quand mes parents m'ont repris, ils m'ont mis dans une école privée. Mon père, un panier percé, ne payait pas la scolarité, ce qui m'a valu beaucoup de brimades de la part d'une institutrice et de la directrice. Par exemple, dès qu'il y avait un vol, j'étais accusée à tort. D'après ces dames, il n'y avait que les pauvres qui pouvaient voler.

Je vais vous raconter la pire des humiliations que j'ai connue dans cette école. Après que nous ayons récité comme chaque matin le traditionnel « Notre père », l'institutrice s'assied sort de son cartable un paquet de copies. Elle les dépose sur son bureau et dit d'une voix froide : Je vais vous rendre vos rédactions « Racontez votre dernier  Noël ». Comme à chaque fois, elle lit les écrits qui ont obtenu les meilleures notes.  Après avoir lu 2  rédactions, elle me regarde d'un air hautain et sévère, s'empare de ma copie  et débute sa lecture :

 

« Le jour commence à poindre derrière les persiennes de métal rouillé, Je  reste quelques minutes blottie bien au chaud sous la couverture écossaise, j'hésite quelques instants à quitter cette douce quiétude et affronter la fraîcheur matinale de la pièce mais je me  souviens que c'est Noël aujourd'hui. Que vais-je  avoir cette année ? Impatiente de découvrir mon cadeau. Cela fait plusieurs jours que je résiste à la grande envie de fouiller les placards du petit appartement. Je me lève et me  dirige pieds nus sur le plancher froid vers la salle à manger. Au pied du sapin, je repère très vite mon paquet. Une boîte bien rigide recouverte d'un joli papier cadeau vert sur lequel des pères-noël sont imprimés. Je dénoue avec soin  le ruban rouge, enlève le papier et découvre un coffre en bois clair vernis. Que peut-il contenir ?  Je  l'ouvre  religieusement et découvre .... un microscope noir et de nombreuses lamelles de verre. Je n'ose pas y croire, me  frotte les yeux. Serait-ce un rêve, On  m'a offert le microscope dont je rêve depuis longtemps. Je me retourne, Papa se tient là derrière moi, me regarde comme à chaque fois avec tendresse et fierté. Je me précipite dans ses bras, l'embrasse. Je pose le coffret sur la table de la salle à manger et je sors le microscope. Que vais-je pouvoir observer. Papa va chercher une épingle, la nettoie avec de l'alcool et se pique le doigt, il dépose une goutte sur une lamelle de verre, l'étale et la recouvre d'une seconde lamelle. Il place le tout sous l'optique du microscope et me demande de regarder. Tout est flou, je règle la molette et soudain  apparaissent  de nombreuses cellules rondes grises et transparentes. C'est magique et merveilleux. Je prends conscience à ce moment là que nous sommes constitués de cellules et que chacune d'entre elle porte la vie.

Je me souviendrai de ce matin la toute ma vie comme mon meilleur souvenir de Noël »

 

J'étais heureuse que l'institutrice l'ait lue, je croyais avoir une bonne note.

Après avoir terminé sa lecture, elle se lève de son bureau, ma copie à la main, emprunte l'allée centrale entre les pupitres et se dirige vers moi, elle jette la copie sur mon bureau en éructant :

- "Mademoiselle, bien que cette rédaction soit très bien écrite et qu'il n'y ait aucune faute, vous aurez zéro car vous n'avez pas eu un microscope, vous avez menti par vanité"

- "Je ne mens pas j'ai bien eu un microscope, je peux l'amener pour vous le prouver".

- "Taisez vous immédiatement, vous devriez avoir honte, avouez que vous avez menti ! Comment voulez vous que vos parents qui sont pauvres et qui ne peuvent payer votre scolarité puissent avoir les moyens de vous offrir un microscope ? " 

Cette dernière phrase me transperce comme une blessure. Je ne sais quoi répondre à cette injuste humiliation publique. Toutes mes camarades me regardent, certaines avec un cruel air moqueur.

Je ne pourrai même pas amener le microscope de peur qu'on réclame à mon père de payer ce qu'il doit. Je préfère passer pour une menteuse. J'ai honte. Je retiens mes larmes mais je ne baisserai pas les yeux, Papa doit être fière de moi !

 

Martine Martin / Pour le défi 264 des croqueurs de mots animé par Zaza 

Photo pixabay

Photo pixabay

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Rédigé par Martine.

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Publié le 11 Avril 2022

Nous avons adopté Titus à Pâques à la SPA de Foix. C’est un chat noir gracieux et curieux au pelage soyeux.

Rusé comme un sioux, dehors Il chasse la souris et nous ramène ce qu’il en reste, de piteux détritus. À l’intérieur de notre duplex, plus une mouche ne lui résiste.

Il déborde de tonus, griffe nos fauteuils, lacère nos rideaux, grimpe sur le dessus des meubles et perturbe notre repos ce qui nous rend furax.

Le chien Félix est en permanence aux aguets pour ne pas se retrouver aux abois devant les assauts du petit lynx.

Nous cédons, gâteux, à ses caprices, excusons tous ses travers, ses doux bisous baveux et râpeux sur nos joues sont si affectueux. Quand nous sommes cafardeux, ses mamours sur notre visage avec sa tête et ses vibrisses nous apaisent. Il vient se blottir dans nos bras en ronronnant ce qui nous laisse pantois.

Venez chez nous, nous habitons chez Titus. Nous n’en sommes pas fiers, alors nos amis, s’il-vous-plait, motus.

Martine Martin-Cosquer / avril 2022 pour le défi 263 des croqueurs de mots animé par Gisèle (écrire un texte en insérant des mots qui au singulier se terminent pas S ou X sur la photo de Gisèle ci-dessus).

P.S. excuse-moi Gisèle d'avoir transformé ta jolie Sybelle en Titus.  

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Rédigé par Martine.

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Publié le 14 Février 2022

Mon Valentin, Mon tendre amour

Sans attendre plus longtemps, en ce jour de la Saint Valentin,  Simplement je voulais t’écrire quelques mots d’amour et te dire toute ma gratitude d’être là présent et avoir transformé pour toujours ma vie de nonne timorée sans couleur et saveur en un feu d’artifice flamboyant et passionnel.

Qu’est ce qui m’a séduit chez toi ? En premier ton crane de velours dépourvu de cheveux. Il fait tout ton charme. Pourquoi le caches-tu avec ce grand et élégant chapeau noir.

Quand je viens à ta rencontre, Je sais que tu m’attends, ce n’est pas une surprise, j’ai l’impression que tu me fais un clin-d'oeil. 

Je viens vers toi. Sans réfléchir, je retire doucement ton galure et approche ma bouche de ta peau parfumée et sucrée que j’ai envie de lécher comme une suette. Mais trop timide je ne le fais pas. Je te prends par la main, te guides et c’est toi qui, dans un baiser fusion, caresse mes lèvres exsangues qui tremblent de désir et rougissent soudain de plaisir.  

Quelle sensuelle et douce union entre moi et toi mon indispensable et inséparable, mon célèbre rouge à lèvres "Rosso Valentino", mon Valentin, comme je te surnomme.

 

Martine Martin / Février 2022 pour le défi 261 des croqueurs de mots  animé par les Carbadouche (thème : décrire un valentin célèbre en y ajoutant une anecdote inventée).

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Rédigé par Martine.

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Publié le 3 Février 2022

Au début sur ce blog, je me faisais appeler Églantine. J’avais choisi ce pseudo, car l’églantine est la fleur de la poésie et le nom d’un grand poète français mort guillotiné. Quand j’ai intégré la communauté des croqueurs de mots, j’ai vu qu’il y avait une autre Églantine dont j’appréciais les écrits, alors j’ai repris tout simplement mon prénom que j’aime bien.


Chère Églantine, tu sais que j’aime tes romans aux réflexions philosophiques, aux dialogues populaires à la fois gouleyants et pleins de poésie, aux descriptions colorées de ta Provence comme dans des tableaux impressionnistes.

Je vais arrêter les compliments, je sais que tu es modeste et qu’un excès pourrait te gêner.

Au-delà de notre pseudo, nous avons beaucoup de points communs. Je tenais à t’offrir en gage de mon amitié un poème de ma composition sur la belle fleur de l’églantier.

 

Photo Pixabay

Photo Pixabay

Fleur Églantine mutine

Avec majesté s’obstine.

La fleur de la poésie

Gravit avec frénésie

Les vieilles pierres du mur

Afin d’atteindre l’azur.

Généreuse, son coeur est en or

Elle offre aux abeilles réconfort

Rose rouge elle a été

Avant de se transformer.

En revêtant un habit blanc

Aux fines nervures de sang.

 

Pour Fabre d’Églantine (1)

Mort à la guillotine.

Avant l’instant suprême

Il pensait à son poème.

Quelques larmes il a versé

De n’avoir pu l’achever (2)

En fredonnant une chanson

La bergère et ses moutons.

(1) Fabre dÉglantine, homme politique, auteur, poète français né en 1750 et guillotiné à l’âge de 44 ans auteur de la chanson «il pleut bergère».

(2) L’histoire dit que dans la charrette qui l’emmenait à l’échafaud il aurait pleuré parce qu’il n’avait pas eu le temps de terminer son poème. L’odieux Danton lui aurait dit «Ne t’inquiète pas dans une semaine, des vers tu en auras fais par milliers».

Un autre cadeau pour toi Églantine et vous tous mes amis, ci-dessous une interprétation de cette chanson par Nino Ferrer :

Martine Martin / janvier 2022 pour les jeudis en poésie du défi 260 des croqueurs de mots animé par Domi (adressez un poème à Églantine qui vient de quitter la communauté des croqueurs de mots)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers, #Poèmes

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Publié le 17 Janvier 2022

Coucher de soleil sur la baie des Sables d'Olonne

Coucher de soleil sur la baie des Sables d'Olonne

La Sphère safranée sombre silencieusement dans l’océan. Suzanne est sidérée par  la somptuosité de ce suprême coucher de soleil sur la baie des Sables. Elle songe à Simon qui s’en est allé en silence un soir de septembre, il y a six ans. Elle a soixante-dix-neuf ans aujourd’hui.  Elle s’en retourne dans son studio, secouée par tant de sentiments et sensations. Elle sirote une petite Suze avec quelques sablés salés,  puis elle savoure un sandwich beurré au saucisson sec avec un verre de Saint-Emilion. Son souper est un luxe pour solenniser son anniversaire et clôturer cette splendide soirée.  Tous ses sens sourient encore à la vie et cette sensualité exacerbée lui permet de survivre en supportant  cette sordide solitude qui en son sein  la serre. Elle est seule Suzanne mais  jamais en panne d'S .... sens

Martine Martin - Réédition d'un texte de 2016 (un texte avec un maximum de S) pour le  Défi 259 des croqueurs de mots animé par ABC

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Rédigé par Martine.

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Publié le 15 Novembre 2021

Colette nous demande pour le défi 256 des croqueurs de mots nous demande à partir de paroles de chansons différentes d'écrire un texte sur l'automne.

Comme vous le savez, je ne supporte pas bien la musique, j'ai préféré prendre quelques vers d'un poème empruntés justement à Colette qui sait si bien faire chanter les mots sans musique. Ils débuteront ma participation ci-dessous en italique et en bleu. J'y ai ajouté mes propres mots d'un texte écrit en réaction aux vers de Colette restés ancrés en moi depuis 3 ans  :

Novembre a ses charmes

Novembre a ses larmes

Son décor fait rêver

Son refrain fait pleurer

Depuis ce matin qu’elle avait lu ce refrain chantant sur le blog de son amie Colette elle l’avait en tête et n’arrêtait pas de se le réciter.

En fait ces quelques très jolis vers la perturbaient car Novembre était un de ses mois préférés, un des plus beaux de l’année. Il la comblait de bonheur avec ses couleurs, ses parfums, le bruit des feuilles qui crissaient sous ses pas.  Le décor de Novembre ne la faisait pas rêver puisqu’elle le vivait intensément chaque jour en se promenant le long des étangs, de l’Oise et dans les bois de Cergy.

Novembre je chante

C’était aussi le mois des girolles au goût si subtil, des cèpes délicats, des poires sucrées qui fondaient sous la langue, des premières clémentines juteuses et acidulées (de Corse bien sûr Fanfan) et du Beaujolais nouveau.

C’était le mois où l’on commençait à préparer Noël en achetant les premiers cadeaux, les décorations,   illuminations de la maison et du futur sapin et en lançant les invitations.  Ces préparatifs la comblaient de joie plus que la fête elle-même si éphémère.

Comment le refrain de Novembre pouvait-il la faire pleurer ? Certes le vent glacé et tempétueux de l’océan pouvait lui faire verser quelques larmes quand il la fouettait  de face mais cette confrontation aux premières tempêtes d’automne la réjouissait.

Elle avait pleuré en Novembre il y a bien longtemps le jour de la naissance de son fils mais c’était des larmes de bonheur et rien que d’y penser aujourd’hui elle pleurait d’émotion.

La pluie tombait beaucoup en Novembre, elle pleurait mais ses larmes, comme autant de diamants brillant sur les feuilles pourpres et or,  étaient belles

Novembre je chante

En écrivant les charmes de Novembre, elle termina son écrit par ces quelques vers :

Novembre a ses couleurs

Novembre a ses saveurs

Son décor m’enchante

Ses plaisirs je chante

Martine Martin / Novembre 2021 pour le le défi 256 des croqueurs de mots animé par Colette

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Rédigé par Martine.

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Publié le 8 Septembre 2021

Photo Pixabay

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Depuis que je suis petit je chante. À longueur de journée, j’entonne différentes chansons. J’ai un prénom prédestiné, je m’appelle Anton.

Il m’arrive en classe de faire des vocalises sur les lettres de l’alphabet, ou les chiffres. En retour la maîtresse me chante ramona. Je suis obligé de m’arrêter. Je suis un petit garçon poli, je ne lui chante pas pouilles, mais je la maudis intérieurement et parfois je me mets à pleurer quand elle me punit.

Maman aimerait que je puisse apprendre à jouer d’un instrument de musique mais je ne le veux pas, ma voix est le meilleur des instruments. Tant pis pour maman je ne lui jouerai jamais le boléro de Ravel son morceau de musique préféré. Même si j’ai une voix de soprano, je ne lui chanterai pas non plus des airs d’opéra. Non maman, je ne serai pas chanteur lyrique mais de variété comme celui que j’ai vu récemment à la télévision qui m’a enthousiasmé tant il chantait en ouvrant grand la bouche avec une voix très haute comme moi.

Photo Pixabay

Malheureusement maman a éteint la télévision en disant qu’il ne chantait pas mais qu’il hurlait et que cela lui était insupportable !

Martine Martin / Pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Anton)

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Rédigé par Martine.

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Publié le 31 Mai 2021

Article programmé. Blogueuse en pause pour quelques jours

Courte vie

Quand je suis sortie de mon cocon maternel protecteur mais bien sombre, j’ai eu de la chance de me retrouver dans un autre nid douillet qui m’a protégée. L’accouchement a été long, difficile. Je n’étais pas pressée de sortir, trop angoissée du sort qui me serait réservé mais cela n’a pas été douloureux.

Ma mère a souffert dans sa chair pendant cette naissance. Elle a dû penser que je ressentais de la douleur elle me caressait, me massait. J’ai vécu une vie heureuse avec une mère très protectrice qui s'occupait bien de moi. J’étais obéissante, je faisais ce qu’elle me demandait. Elle me préparait de bons repas qu’avec appétit, je croquais à pleines dents, savourais avec plaisir.

À l’âge de six ans, un soir, par accident, je ne sais trop comment, je suis tombée de haut. Hélas, j’étais morte, j’avais six ans.  Maman m’a ramassée sur le dur et froid carrelage de la cuisine. La nuit, elle m’a gardée contre elle,  au chaud dans son lit. Soudain, dans la nuit quelqu’un m’a séparée d’elle et m’a mis dans une petite boite en bois dont elle a fermé le couvercle et rangé dans un tiroir bien sombre.

Je devenais la dent de la boîte, une dent de lait. Moi qui faisait tant confiance à ma mère, elle m’avait échangée contre dix euros.

Martine Martin - Juin 2021 / Pour le défi 252 des croqueurs de mots animé par Zaza

Il s'agissait de relier deux mots choisis dans une liste, de les relier et d'en donner une définition. J'ai choisi les mots dent et boîte.

Photo Pixabay.

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