ecrits divers

Publié le 8 Septembre 2021

Photo Pixabay

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Depuis que je suis petit je chante. À longueur de journée, j’entonne différentes chansons. J’ai un prénom prédestiné, je m’appelle Anton.

Il m’arrive en classe de faire des vocalises sur les lettres de l’alphabet, ou les chiffres. En retour la maîtresse me chante ramona. Je suis obligé de m’arrêter. Je suis un petit garçon poli, je ne lui chante pas pouilles, mais je la maudis intérieurement et parfois je me mets à pleurer quand elle me punit.

Maman aimerait que je puisse apprendre à jouer d’un instrument de musique mais je ne le veux pas, ma voix est le meilleur des instruments. Tant pis pour maman je ne lui jouerai jamais le boléro de Ravel son morceau de musique préféré. Même si j’ai une voix de soprano, je ne lui chanterai pas non plus des airs d’opéra. Non maman, je ne serai pas chanteur lyrique mais de variété comme celui que j’ai vu récemment à la télévision qui m’a enthousiasmé tant il chantait en ouvrant grand la bouche avec une voix très haute comme moi.

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Malheureusement maman a éteint la télévision en disant qu’il ne chantait pas mais qu’il hurlait et que cela lui était insupportable !

Martine Martin / Pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Anton)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Ecrits divers

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Publié le 31 Mai 2021

Article programmé. Blogueuse en pause pour quelques jours

Courte vie

Quand je suis sortie de mon cocon maternel protecteur mais bien sombre, j’ai eu de la chance de me retrouver dans un autre nid douillet qui m’a protégée. L’accouchement a été long, difficile. Je n’étais pas pressée de sortir, trop angoissée du sort qui me serait réservé mais cela n’a pas été douloureux.

Ma mère a souffert dans sa chair pendant cette naissance. Elle a dû penser que je ressentais de la douleur elle me caressait, me massait. J’ai vécu une vie heureuse avec une mère très protectrice qui s'occupait bien de moi. J’étais obéissante, je faisais ce qu’elle me demandait. Elle me préparait de bons repas qu’avec appétit, je croquais à pleines dents, savourais avec plaisir.

À l’âge de six ans, un soir, par accident, je ne sais trop comment, je suis tombée de haut. Hélas, j’étais morte, j’avais six ans.  Maman m’a ramassée sur le dur et froid carrelage de la cuisine. La nuit, elle m’a gardée contre elle,  au chaud dans son lit. Soudain, dans la nuit quelqu’un m’a séparée d’elle et m’a mis dans une petite boite en bois dont elle a fermé le couvercle et rangé dans un tiroir bien sombre.

Je devenais la dent de la boîte, une dent de lait. Moi qui faisait tant confiance à ma mère, elle m’avait échangée contre dix euros.

Martine Martin - Juin 2021 / Pour le défi 252 des croqueurs de mots animé par Zaza

Il s'agissait de relier deux mots choisis dans une liste, de les relier et d'en donner une définition. J'ai choisi les mots dent et boîte.

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Rédigé par Martine.

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Publié le 10 Mai 2021

Le 3 mai, je vous proposais un article pour le Défi 250 des croqueurs de mots animé par Gisèle pour vous faire deviner une couleur. Il fallait deviner la couleur magenta.


C'est d'une bataille militaire qu'est née la couleur magenta. En 1859 l'autriche vient d'envahir le Piémont. Les troupes franco-piémontaires avec à leur tête Napoléon III vont affronter les autrichiens à Magenta village près de Milan et sortiront victorieuses. Le village de Magenta a été complètement détruit. Stéphane Bern dit même que ce n'était plus qu'un champ de ruines qu'on voyait de loin à cause du sang qui avait coulé et qui le rendait pourpre.

François-Emmanuel Verguin chimiste français en mélangeant plusieurs composant obtient une substance rouge pourpre foncé qu'il appela fushine. Il vendit son brevet aux frères Renard qui la commercialiseront sous le nom de magenta, symbole d'une victoire acquise dans le sang.

En avril 1859, l'Autriche vient d’envahir la région du Piémont, au nord de l'Italie. Engagé à défendre l'Italie par un accord, Napoléon III se retrouve en guerre contre l'Autriche et les armées s'affronteront ainsi à Magenta dans la région de Milan. Les troupes franco-piémontaises vont sortir victorieuses des combats. Le village de Magenta n'est plus qu'un champs de ruines. On dit même qu'on le verrait de loin grâce à sa couleur pourpre tant le sang a coulé sur le champs de bataille, raconte Stéphane Bern.

Réponse : quelle couleur suis-je ?

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Rédigé par Martine.

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Publié le 3 Mai 2021

Quelle couleur suis-je ?

Aujourd'hui les guerres sont le plus souvent urbaines, ce sont des guérilllas autrefois les guerres beaucoup plus meurtrières et sanglantes étaient de campagne. Je suis née après l'une d'entre elles. Aujourd'hui les chimistes inventent des gaz neurotoxiques pour des guerres chimiques autrefois ils mettaient des couleurs à la vie. Même si mon père est français et que je porte le nom d'une ville française et d'une couleur, à l'origine je suis ritale et je le reste. Qui suis-je ?

Martine Martin - Pour le Défi 250 des croqueurs de mots  animé par Gisèle

Les commentaires sont modérés sur cet article pour permettre à tous mes lecteurs de jouer.

Réponse dans un prochain article.

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Rédigé par Martine.

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Publié le 10 Mars 2021

AGATHANGE et la baie des Anges

Sous le soleil brûlant de cette chaude journée d’été, Agathange, bâton de randonnée en main, monte les marches de l’escalier du château de Nice.

Son esprit flâne et divague. Il rêve qu’il est homme volant et qu’il plane la nuit au-dessus de la Baie des Anges. Une lanterne d’Aladin en main, il éclaire la méditerranée tels, la nuit, les phares d’un avion comme celui rutilant qui vient de décoller de l’aéroport et passe en rase motte au-dessus de sa tête dans un vacarme assourdissant.

Il fait de plus en plus chaud. Il continue à monter. La sueur coulant de son front lui pique les yeux. Le belvédère enfin atteint, il s’approche de la rembarde en tremblant de peur pris par le vertige de l’époustouflant paysage s’étalant sous ses yeux une centaine de mètres plus bas. La vieille ville et sa baie turquoise scintillent au soleil sous un ciel d’azur cerné par les sommets des préalpes. C’est beau et époustouflant. Il laisse échapper quelques larmes.

Disparue la vision clinquante et superficielle qu’il avait de cette ville qu’il n’aimait pas parce que trop bruyante, polluée avec sa plage de galets surmontée par un grand boulevard à quatre voies grouillant d’automobiles.

De sa montée au château, Agathange retiendra l’enseignement suivant :

Il faut faire un effort et prendre de la hauteur pour avoir une autre vision des choses et aussi de ceux qui nous entourent.  

Martine Martin / Mars 2021 Pour les prénoms du mercredi de Jill Bill, aujourd’hui Agathange

 

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Rédigé par Martine.

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Publié le 8 Mars 2021

Pour Défi  247 des croqueurs de mots animé par les Cabardouche 

les Cabardouche nous demandent d'écrire un texte sur la photo ci-dessous en incluant impérativement les mots en gras dans ma participation 

Le vieux qui tricote

Les années passent, j’ai beaucoup changé. Les ans ont écuissé (1) ma carapace comme le tronc d’un vieil arbre. Mon corps, cette machine, se grippe et s’use. Il aurait besoin de la révision des 90 balais. Il faut que je me rende à l’évidence, je suis un « tamalou »... T'as mal où ? Partout.

Rassurez-vous,  je n’ai pas encore perdu la vue,  même si je vois et ne dors plus que d’un seul œil. C’est la raison pour laquelle j’ai renoncé à faire de l’œil aux mamies de la maison de retraite. Je n’ai pas besoin de cela pour leur taper dans l’œil.

Comme je n’ai plus bon œil, vous pouvez imaginer que je n’ai plus bon pied non plus. Mes panards sont fourbus  pleins de cors. Je n’ai plus besoin de me demander sur quel pied danser : aucun, ils sont foutus tous les deux. Je ne peux plus faire du pied aux vieilles commères séniles sous la table de la salle à manger. Leurs ragots me cassent les oreilles qui, hélas, entendent encore bien.  

Je n’ai pas encore perdu la tête heureusement car sinon je ne pourrais plus faire la tête aux aide soignantes bêtes comme leurs pieds. Je ne pourrais pas non plus tenir tête à cette tête à claques de Charlotte, l’aide-soignante, quand elle veut me faire boire de l’eau de force. Ma chambre est une étuve. Hiver comme été, je m’y gèle mes fesses toutes rabougries. Quand je me plains auprès d’elle, elle me répond que je ne devrais pas dormir nu les fesses à l’air. Elle ferait mieux de se mêler de ses fesses que de s’occuper des miennes.

J’ai le cœur brisé quand certains compagnons ou compagnes d’infortune, avec la bouche en cœur, me disent que j’ai un cœur de pierre. Cela doit être pour cela que mon palpitant résiste encore aux assauts du temps et qu’il bat encore la chamade pour Jacqueline, une nonagénaire dynamique et drôle qui me fait rire de bon cœur. Au lieu de bougonner en silence, je dis ce que je pense à mes congénères et au personnel de cette maison. Pourtant, je suis très affectif. Même si je le musse (2), j’ai le cœur sur la main,  façon de parler, car les miennes n’ont plus la force de supporter de porter quoi que ce soit. Je ne vais pas me plaindre, je peux encore tricoter et j’adore car ce geste répétitif me permet de réfléchir, de philosopher.

Je vous ai parlé de tout ce que j’avais perdu. Maintenant, pour finir sur une note positive, je vais vous parler de ce que j’ai gagné en vieillissant : la graisse. À 90 ans, j’ai toujours l’estomac dans les talons, la descente d’organe ne s’arrange pas avec les années !  À mon âge, j’ai fini ma croissance et au contraire, je rapetisse à vue d’œil et la graisse s’accumule sur le peu de corps qui me reste. Je hais le pèse-personne, cette sale balance qui me révèle ce qu’il devrait taire : mon poids. Quand le médecin me demande de monter sur la balance, je renaude (3). Quand on me force ici à faire quelque chose, j’ai l’impression d’être retombé en enfance. Dès fois, j’ai envie de m’enfuir de cette maison de retraite, mais je ferai trop de peine aux miens.

Ma petite fille Manon, que j’adore, vient me voir parfois avec sa jolie petite princesse Jade. Je la prends dans mes bras. Elle s’y endort. Manon, à mes côtés, regarde la télévision. Pendant ce temps, je tricote en fouillant le grenier de ma mémoire ou de nombreux souvenirs se  moirent. Que reste-t-il de mes bonheurs ? Que reste-t-il de mes malheurs ? Jouissances et souffrances ne sont que réminiscences. Ma mémoire devient passoire. Alors à quoi bon fouiller mon passé pour nourrir mon présent comme le sanglier vermille (4) la terre pour s’alimenter ? À quoi bon imaginer l’avenir ? Sans barguigner (5), je jouis du moment présent avec Manon, Jade et ma fille Stéphanie quand elle vient me voir. Cela suffit à me rendre heureux et à me faire oublier le reste.

 

Martine MARTIN (Mars 2021)

 

  1. écuisser : abîmer un tronc d’arbre
  2. musser : se cacher
  3. renauder : renâcler, être en colère
  4. vermiller : fouiller la terre pour se nourrir (pour les animaux)
  5. Barguigner : hésiter

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Rédigé par Martine.

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Publié le 4 Mars 2021

Pour le Défi  247 des croqueurs de mots animé par les Cabardouche , voici mes deux logogriphes qui vont ensemble

 

LOGOGRIPHE 1

Sur ses sept pieds, elle ne prend jamais le sien

Sans les quatre avant, son saut ne la mène pas loin

Sans les quatre arrières, elle perd son féminin

 

LOGOGRIPHE 2

Sur mes sept pieds, la femme du premier logoriphe y connut l’apogée

Je brillerai de tous mes feux, si les cinq pieds de queue vous me supprimez

Si vous me laissez que deux pieds, pour faire le mur ce n’est pas assez

Si vous m’otez les quatre pieds de tête, j’en prendrais un chaque année

 

Difficile, certes, mais ce sera plus facile de trouver la solution avec mon poème indice, CLIQUEZ ICI

J'ai modéré les commentaires pour ne pas faire apparaître ceux qui donneraient la solution complète ou partielle. Je les validerai dans quelques jours

Image par Enrique Meseguer de Pixabay

Image par Enrique Meseguer de Pixabay

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Rédigé par Martine.

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Publié le 22 Février 2021

Pour le défi 246 des croqueurs de mots, ABC nous donne la consigne insolite d'écriture suivante :

"Cher Amiral, vos croqueurs sont des « motivores », en passant par mon jardin, ils ont dévoré tous mes mots. Sans mot, mon jardin de mots n’a plus de sens, il est anéanti. Demandez-leur, je vous en conjure, de m’envoyer chacun sa meilleure recette, pour que les mots de mon jardin puissent refleurir dès le début du printemps. Consigne : Écrire une recette simple et efficace pour réparer les dégâts provoqués par tous les motivores."

Voici ma participation :

LES MOTIVORES GASTRONOMES

Les croqueuses ont envahi ton jardin ABC pour dévorer les mots qui dormaient dans ton nid douillet. Chacune, en gastronome avertie, a choisi les siens :

Aimela, en criant aimez-moi, des mots de haine et d’indifférence.

Chloé, des mots pris au hasard tous azimuts.

Colette, les mots rimant avec son prénom.

Durgalola, les mots issus d’une graine.

Eglantine Lilas, les mots de fleurs.

Fanfan a voulu dévorer le mot tulipe, mais Eglantine Lilas l’ayant déjà croqué, par dépit s’est attaquée aux mots débutant par F.

Jeanne Fadosi, les notes de musique

Jill Bill, les mots évoquant un prénom

Josette, les mots trop voyants pour les dissimuler dans sa cachette

Les Cabardouche, tous les mots insolites et étranges

Lénaïg, les Paris-Brest et autres pâtisseries mais aussi les noms de planètes, d’étoiles, d’astres

Luciole, tous les mots d’objets lumineux qui éclairent nos nuits

M’amzelle Jeanne, tous les noms de fêtes

Marie Chevalier, les jolis mots avec lesquels on peut jouer, rimer

Pimprenelle, les mots météorologiques dont la brume et le soleil bien sûr

Jazzy, les noms d’instruments emblématiques du Jazz bien sûr, mais également les mots évoquant la nature

Renée, les mots au gré de ses envies

Zaza, tous les mots débutant par Z

Moi-même, les mots qui expriment une émotion pour mon mois émoi

Domi trop occupée à tenter de ramener son équipage à la raison n’a rien dévoré du tout

image gerd altmann sur pixabay

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Face à un tel carnage, de rage tu as croqué ABC toutes les lettres des mots restant. Tu en as fait une indigestion.  Comment ABC peux-tu récupérer dans ton nid les mots disparus ?

Long et Fastidieux mais simple, il te suffit de vomir toutes les lettres que tu as ingurgitées (ton estomac te remerciera) et de reconstituer avec elles les mots dégustés par tes amies motivores. Bon courage ABC.

Martine Martin-Cosquer / pour le défi 246 des croqueurs de mots animé par ABC.

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Rédigé par Martine.

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Publié le 12 Février 2021

La cage est vide, Colombe s'est envolée

Je m’appelle Colombe. J’aime bien mon prénom. C’est un nom d’oiseau blanc comme celui de ma sœur Swan, de ma jumelle Palombe et de mon frère Corneille. Tout s’explique : notre mère était ornithologue. Difficile tous les jours ce métier qui vous écarte des réalités de la vie. Pour moi le plus pénible est d’être Colombe née à Colomb-Béchar en Algérie. Les gens s’imaginent que je suis blancheur et perfection personnifiées et ne me pardonnent rien, encore moins la couleur de ma peau. Ni blanche, ni noire, ni grise, je suis métisse, enfin marron et blanche. Ma mère est colombienne et mon père péruvien ! Avez-vous déjà vu une colombe une vraie (pas un pigeon) couleur café crème. Un jour, j’irai goûter un café crème à Colombes.

Ce qui ne vous tue pas vous rend plus forte. J’ai gagné en volonté et en combativité. Ma sensibilité se cache sous une indifférence apparente. Éprise de paix et de justice, je défends souvent les causes dites perdues. Aider les autres, les conseiller quand ils sont dans la difficulté ou la peine sont mes moteurs dans la vie. Je fais tout pour me faire aimer, mais peut-on aimer une icône sans la jalouser ? La bave du crapaud n’atteint pas la blanche Colombe. Claustrophobe, j’ai besoin de grands espaces et de liberté. J’aimerais tant voler comme l’oiseau et j’y arrive en faisant pendant les vacances du deltaplane dans mes Pyrénées à Sainte-Colombe.

J’aurais aimé faire des études, mais petit oiseau tombé du nid trop vite, je n’ai pas pu. J’ai dû trouver rapidement du travail. Factrice, je suis ainsi fidèle à mon image de messagère. J’apporte parfois l’amour, le bonheur, mais bien souvent aussi le malheur et les difficultés. Surtout être libre dans la journée sans personne derrière mon dos à me contrôler est une chance. J’aimerais néanmoins me libérer complètement du joug de l’entreprise.

J’ai épousé il y a dix ans Pierre et, depuis, je suis depuis la colombine de mon Pierrot. Le reste de l’année, nous vivons tout près de Paris dans un pavillon à Colombage à Colombes, rue de la paix : une adresse prédestinée. !  Je ne l’ai pas fait exprès. Le pur hasard existe-t-il ? Peut-être ai-je voulu goûter au café-crème des bistrots de Colombes ? Le doute m’habite, c’est ma philosophie contrairement à ma jumelle palombe que je surnomme « pas l’ombre d’un doute » tant elle est assurée d’avoir toujours raison. Quant à Corneille, mon frère, il passe son temps à bayer aux corneilles en regardant le ciel dans la journée et la lune la nuit comme mon Pierrot.

J’écris des poèmes, mais je ne suis pas poète. Ces derniers sont des musiciens qui savent nous enchanter et nous émouvoir juste par la magie de l’association des mots. Ils n’ont pas grand-chose à nous raconter et nous font jouir de la beauté d’un instant, d’une sensation fugace, de leurs émotions. Les poèmes qui ne racontent rien m’ennuient. Je pense que c’est pour cela que la poésie ne se vend pas bien. C’est ludique de faire chanter les mots avec le fol espoir d’amuser et surprendre. Je suis bavarde comme une pie, j’ai toujours quelque chose à écrire, une cause à défendre, des histoires simples fleurant bon la vie à narrer où chacun peut se reconnaître ou à défaut rêver.

J’ai toujours appris de manière empirique. Pour pouvoir monter les échelons à la Poste, il faudrait que je retourne à l’école comme me l’a fait comprendre la conseillère carrière de la DRH  DIR (direction inhumaine des ressources).

Non, je ne retournerai pas à l’école, il y a longtemps que la cage est vide et que l’oiseau s’est envolé. Après celles de l'école, puissent bientôt les portes de ma prison entreprise s’ouvrir pour créer ma propre activité.

Cette pensée me fait chantonner à voix basse le refrain de la chanson de Pierre Perret :

 « Ouvrez, ouvrez la cage aux Oiseaux,

Regardez les s’envoler, c’est beau »

Martine Martin  pour le nid de mots d’ABC de Février 2020 (Thème : la cage est vide, l’oiseau s’est envolé).

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Rédigé par Martine.

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Publié le 25 Janvier 2021

Chambre à louer

Depuis que je loue cette chambre à des hôtes charmants, un couple de dejantés et leur chien fou, tout va à vau l'eau :

  • je leur ai donnés mon adresse.  je suis devenu maladroit.
  • Je n'avais plus de chambre avec vue sur baie, ils ont exigé d'avoir sur le mur un tableau avec  des baies rouges.
  • À marée haute ils n'ont pas pu voir la grève, ils font maintenant la grève de loyers jusqu'à ce que la mer arrête de monter.
  • leur chien a mordu mon index, mon doigt bouffé a été mis à l'index
  • Ils ont percé un immense jour dans les double-rideaux, depuis ils peuvent, sans se lever, voir le jour poindre.


Depuis j'ai changé d'adresse, me suis fait greffer un index, Remplacer les double-rideaux par des rideaux en plastique transparent, j'ai peint l'encadrement et les vitres de la baie de leur chambre en rouge (à défaut de tableau avec des baies rouges). 

Finalement j'ai pété les plombs. J'ai chargé la chambre de ma carabine avec des plombs et j'ai fait des jours dans leur thorax. Depuis ils sont dans une chambre mortuaire en attendant d'être mis en terre et moi en prison.

 

Martine Martin / Pour le défi 244 des croqueurs de mots animé par Josette. Voir lien ci-dessous pour en connaître le thème.

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