ecrits divers

Publié le 15 Mai 2017

C’est difficile d’avoir les pieds sur terre et la tête ailleurs, d’être à la fois ici ancrée dans la réalité d’aujourd’hui et avoir l’esprit qui vagabonde sur d’autres rivages.au goût d’hier ou de demain .

Quand je suis inoccupée et lascive ce que je déteste, J’ai bien souvent la tête ailleurs.

Je peux l’avoir aussi tout en étant occupée quand ce que je fais ne me plait pas vraiment. Par exemple, c’est le cas en ce moment même où je suis en train d’écrire pour le défi des croqueurs de mots sur un thème qui ne me motive pas vraiment l’ayant déjà traité plusieurs fois en poème et n’ayant pas de nouvelles idées, Je me suis mise à écrire sans savoir ce que j’allais vous dire et cela me bloque alors mon esprit voyage. Je dois ressembler à l’écolier distrait de Doisneau (photo ci-dessous)

La tête ailleurs

Je pense à d’autres défis d’écriture et notamment à celui « l’erreur positivée » de Ghislaine. Je me demande parmi les nombreuses erreurs que j’ai commises laquelle je vais choisir. Des fautes j’en ai commises quelques-unes et j’en ai positivé certaines. Même si ma tête continue à être ailleurs, j’ai conservé mon esprit autocritique et je n’ai pas attrapé le melon pour mettre à la place de ma tête perdue. Oui mes amis je divague, c’est de votre faute de Monsieur Magritte avec vos personnage qui n’ont plus de tête.

Magritte / Le pélerin

Magritte / Le pélerin

Elles sont ailleurs ! On ne sait où ? Bien souvent elles sont remplacées par des fruits et même dans un tableau par ce qui ressemble à à un gros melon sans sa peau ou à une lune rousse. C'est vrai que lorsque notre tête est ailleurs on dit que nous sommes dans la lune...?

Magritte - l'art de vivre

Magritte - l'art de vivre

Je reprends le cours de mon récit. Ma vie est belle quand je suis concentrée sur ce que je fais quand ma tête est ici avec moi. A ce moment-là mon esprit est en totale harmonie avec mon corps et est à son service pour l’aider à ressentir pleinement le moment présent.

Face à la nature quand j’admire par exemple un coucher de soleil sur l’océan. Je ne pense à rien d’autre qu’au plaisir de tous mes sens. J’en ai plein les yeux de la beauté, plein les narines du parfum iodé de l’océan, plein les oreilles du bruit des vagues s’échouant sur la plage, plein ma peau de la caresse du vent. Je jouis intensément de l’instant.

Ma tête n’est jamais ailleurs quand je suis avec des personnes que j’aime et que nous sommes en harmonie sur le plan intellectuel et affectif.

Quand je fais du sport de manière intensive. La tête dans le guidon de mon vélo de piscine, je ne m’imagine pas faisant un sprint en fin d’étape comme nous le suggère le coach pour nous motiver sinon mon esprit partirait en vagabondage sur les routes du Tour de France. Non ma seule pensée est d’aller le plus vite possible en me concentrant uniquement sur ma respiration et en l’adaptant à mon rythme. J’en sors épuisée mais j’ai vidé ma tête de toutes les préoccupations du moment ce qui me fait le plus grand bien. Elle peut alors partir vagabonder et rêver ailleurs.

Face à une photographie, un tableau, une sculpture que j’aime, je jouis intensément du plaisir visuel, de l’harmonie des formes, des couleurs. Dans un premier temps, je suis bien présente dans la salle d’exposition mon esprit ne vagabonde pas et aide mon corps à jouir intensément de l’harmonie des formes, des couleurs. Puis le moment de plaisir s’estompe, je reste face au tableau, je ne vois plus rien. « Les yeux sont aveugles lorsque l’esprit est ailleurs » disait le poète latin Publius Syrus. Ma tête s’est échappée du musée pour voyager dans le monde de l’artiste, rêver d’un ailleurs merveilleux ou parfois plus sombre.

Je suis une visuelle, ne me demandez pas si ma tête est ici ou ailleurs en entendant de la musique, ma tête est bien là, elle voudrait être ailleurs mais elle ne le peut tant la musique m’insupporte. Alors j’éteins la radio et j’écoute le silence pour me permettre de me concentrer sur ce que je fais ou de rêver.

Seul moment où mon corps et ma tête sont ailleurs mais ensemble, la nuit quand je rêve. Ma vie est à ce moment là est mise en pause, comme entre parenthèses, quelques heures seulement pour que nous puissions nous reposer. Est-ce que nos nuits ressembleront à nos vies après la mort ?

Pour conclure mes réflexions, je dirais que ce que je préfère c’est être ici maintenant. Je suis heureuse depuis que j’ai compris que le bonheur était dans l’instant et qu’il fallait vivre chacun intensément comme si c'était le dernier sans penser au passé, à son propre avenir ou celui du monde que l’on ne changera pas. C’est une vue égoïste je l’avoue mais les altruistes sont-ils vraiment heureux ?

Martine (Mai 2017) pour le défi 186 des croqueurs de mots animé par lénaïg (thème : la tête ailleurs)

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Rédigé par Martine.

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Publié le 26 Avril 2017

Je me prénomme Estéban. C’est un prénom qui au premier regard n’a rien de particulier. Détrompez-vous mes amis, il est pour moi difficile à porter. Cela nécessite une explication .

Certains comme moi le prononcent ESTEBAN à la française comme Florian, Yvan et je trouve que cela me va plutôt comme un gant… D’autres le prononcent à l’espagnole ou à l’anglaise : Estébane. Ce n’est pas banal mais un peu banane je trouve. Je n’ai jamais su quelle prononciation était la bonne mais passons.

Le plus difficile c’est que mon prénom débute par «EST » qu’on peut pronom « è» comme le verbe être conjugué à la troisième personne du singulier en oubliant le «S» comme dans Etienne (le saint patron d’Estéban). Néanmoins personne ou presque ne sachant cela prononce le «S» dans mon prénom. Je suis alors toujours cantonné à l’Est alors qu’habitant dans le Finistère, là où finit à l’ouest la terre de France, et étant un doux rêveur souvent endormi, je suis vraiment à l’ouest dans tous les sens du terme.

Si vous me suiviez toujours (ce serait méritoire) vous me diriez que je suis toujours à l’ouest ou à l’est de quelqu’un. Vous auriez raison. En effet je suis, par exemple, à l’est des américains notamment ceux habitant la côte ouest de l’Amérique. Quand je rêve d’occident de l’autre côté de l’océan, eux, au même moment, rêvent d’orient. Néanmoins, comme la terre est ronde, je suis aussi à l’ouest de ces américains même si la distance est plus grande (l’Amérique et un autre océan le Pacifique à traverser).

Supprimons dans mon prénom ces notions :

  • d’est et d’ouest,
  • De prononciation « ban » ou « bane » suivant la langue que nous parlons.

C’est fait : C’est terrible je ne suis plus rien !

Rassurez-vous, je reste plus que jamais un citoyen du monde. Comme il n’y a pas de prénom mondialiste : appelez-moi «Univers»

Martine / Avril 2017 pour les Prénoms du Mercedi de Jill Bill (aujourd'hui Esteban)

Photo Pixabay

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Publié le 29 Mars 2017

Je suis un petit garçon de 6 ans.  Fils unique je n’ai  ni frère, ni sœur pour jouer avec moi. Fragile, je n’ai pas une santé de fer et ma maman a préféré me garder avec moi plutôt que me mettre à l’école où je risquais d’attraper des maladies. Je vais avoir six ans et, à la rentrée prochaine, je vais rentrer à l’école. Je suis heureux car je vais pouvoir enfin me faire des camarades et jouer avec eux. D’un autre côté je suis très inquiet car l’institutrice de mon village Madame JILL BILL est réputée pour faire régner une discipline de fer dans sa classe. Maman me dit pour me rassurer que c’est vrai mais que cette dame  c’est une main de fer mais dans un gant de velours. Je ne comprenais pas très bien ce qu’elle voulait dire. Elle m’a expliqué qu’elle savait se faire obéir mais sans coup férir c’est  à dire qu’elle le faisait avec beaucoup de gentillesse sans s’énerver. Elle a ajouté que j’étais un petit garçon très sage à la maison et que si j’étais ainsi à l’école, que j’obéissais à ma maîtresse, ne battait pas le fer avec mes camarades et faisait mes devoirs, je n’aurais aucun problème.  Comme j’avais du mal à la croire, elle m’a dit en souriant « Croix de bois, croix de fer,  si je mens je vais en enfer. Je suis rassuré et je crois dur comme fer ma maman.  Je suis aussi un peu triste d’aller à l’école car je ne pourrai plus souvent aller voir mon papa artisan travailler dans son atelier.

Regarder sa main dessiner les pièces qu’il va réaliser, découper dans les plaques de fer avec beaucoup de précisions le métal au chalumeau dans un nuage d’étincelles de feu et pour finir peindre me fascine. J’y passe des heures. Un jour je lui ai dit que plus tard je ferai le même métier que lui. Je n’avais jamais vu son visage s’illuminer autant. Il m’a simplement dit « mais avant il faut que tu ailles à l’école mon garçon et que tu y travailles bien. Je suis très heureux et fier de ce que tu me dis. J’espère, depuis que tu es né, que tu reprendras plus tard mon atelier et c’est pour cela que ta maman et moi t’avons donné le joli prénom de Ferréol : l’alliance du Fer et d’Éole le dieu du vent C’était à mes yeux le plus beau des prénoms pour un Girouettier à la vie de fer et de vent.

Martine / Mars 2017 pour les   Prénoms du mercredi (aujourd'hui Ferréol)

Une vie de fer et de ....

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Publié le 22 Mars 2017

Photo pixabay

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Je suis tombée de mon arbre, plutôt je suis née un beau matin de juillet en Lorraine à Nancy.

Mon prénom « Prune » a été douloureux à porter pendant mes années d’enfance et m’a valu, à l’école, quelques moqueries de mes camarades, du genre « t’es tarte, oh Prune ». Néanmoins, je suis heureuse de m’appeler ainsi. C’est beaucoup mieux que de s’appeler « poire » ou « Banane ». Prune est un joli prénom à la fois doux et acidulé comme le fruit.

J’étais une enfant vive hyperactive mais réfléchie. J’ai mûri très vite. On me dit jolie. Malgré mon caractère prononcé, je m’accommode facilement avec beaucoup. Je suis conventionnelle et je ne déroge jamais aux lois et règlement. Je suis certainement un peu narcissique.  Mon fruit préféré, vous l’aurez deviné, est la prune et particulièrement la mirabelle pour son joli nom signifiant « belle à voir », sa peau douce et son goût si délicat et sucré.

Parce que j’ai toujours la pêche et que je suis affriolante, mon époux Olivier me dit souvent en riant : « Tu es juteuse comme une prune ». Je suis très heureuse avec lui. Nous vivons à Paris. Seule ombre à notre bonheur nous ne pouvons pas avoir d’enfants. J’aurais tant aimé en avoir : au moins une petite fille, une petite prunelle avec les yeux en amande.

Je me console chaque jour en m’impliquant beaucoup dans mon métier que j’aime tant car il me permet de distribuer de nombreuses prunes à beaucoup de Parisiens. Non je ne suis ni maraichère, ni primeur, je suis tout simplement contractuelle ou plutôt aubergine, ou pervenche (c’est plus joli). Je porte un bel uniforme couleur quetsche. J’ai ainsi donné, sans aucun scrupule, des milliers de prunes à des automobilistes en stationnement gênant ou non payé. Je suis heureuse car mes prunes sont juteuses pas pour moi mais pour mon employeur la ville de Paris et permettent aussi aux automobilistes respectueux, en diminuant le nombre d'infractions, de se garer plus facilement.

Prune

Martine / Pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Prune)

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Publié le 8 Mars 2017

Généreuse est un prénom rare, il est doux, mais je peux vous l’assurer car c’est le mien, difficile à porter. Ma mère qui me l’a donné avait fait de la générosité un principe de vie. Altruiste, elle a passé sa vie à donner aux autres mais les autres n’étaient ni mon père, ni moi. Elle a même un jour donné ma poupée à une petite fille pauvre. Nous faisions partie d’elle-même alors elle nous négligeait comme elle s’oubliait. Je pense qu’elle avait besoin, en donnant,  de revaloriser une estime de soi très détériorée.

Un prénom représente  consciemment ou inconsciemment une image d’une personne et en choisir un pour son enfant n’est pas anodin. On Transfère dans ce prénom l’image idéale de la fille ou du fils qu’on voudrait avoir.  Ma mère me voulait généreuse et elle pensait qu’en m’appelant ainsi je le serai. Comme  elle se trompait, ne supportant pas mon prénom et le fait que ma mère s’occupe des autres mais jamais de moi,  j’ai pris petit à petit  le contrepied inconsciemment pour surtout ne pas lui ressembler.

A l’école,  j’étais constamment sollicitée pour donner un de mes bonbons, une partie de mon goûter, un stylo qui plaisait. Je refusais toujours et plus je refusais plus on me demandait en se moquant de moi et me narguant par des  « allez sois généreuse ».  J’avais quelques amies néanmoins qui ne participaient pas à cet harcèlement collectif et qui, sachant que je ne supportais pas mon prénom, m’avait donné le diminutif de « Géné ». Je préférais mais n’aimait pas non plus. Gênée je ne l’étais pas du tout. Je m’appelais Généreuse et je me devais d’être  sans gêne et heureuse. Ma devise dans la vie allait devenir « Où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir ». 

Ce qui se passe dans le monde me laisse indifférent tant je suis centrée sur moi-même et mon plaisir immédiat et ne comprend pas ses élans de solidarité bien éphémères.   Lors des attentats de Janvier 2015 à Paris alors que tout le monde affichait sur Facebook « je suis Charlie »,  j’avais affiché « Je suis Généreuse ». Je l’avoue je suis provocatrice notamment sur ce qui touche à la solidarité et au don de soi surtout lorsqu’ils sont affichés ainsi.  On ne peut pas changer le monde par des paroles et même par des actes tant que ceux qui nous gouvernent n’auront pas décidé ensemble de le changer.  Inutile de perdre du temps à le faire et être frustré de ne voir aucun résultat

Epicurienne, je jouis de tous les petits et grands plaisirs de la vie que j’aime tant. J’aime me dorer au soleil et me baigner nue sur les plages naturistes sans gêne ni complexe malgré un physique peu avantageux.

Sans être une femme fatale, Je suis une boulimique d’amour et de sexe et ne suis jamais rassasiée ce qui peut non seulement me rendre infidèle mais aussi en épuiser certains !

Manger et boire du vin me procure un plaisir infini. Je profite des plaisirs de la table et abuse de charcuterie, de plats en sauce  de pâtisseries  sans me soucier aucunement de ma ligne. Au diable ceux qui préconisent des régimes pour vous sauver soi-disant d’une mort prématurée. Mieux vaut mourir jeune et avoir bien vécu que mourir vieille sans avoir eu du plaisir.

Au diable aussi ceux qui vous conseillent de faire du sport pour votre santé. Je hais le sport et j’aime me prélasser dans mon canapé devant la télévision un paquet de chips à la main.

Pour terminer ce bref portrait, je dirais que si ce prénom ne ressemble pas dans le fond à l’égoïste que je suis, il me ressemble dans la forme. En effet ce mode de vie qui me rend heureuse rend mes formes généreuses.

Peinture Botero

Peinture Botero

Martine / Mars 2017 pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Généreuse)

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Publié le 6 Février 2017

Je suis une Jeune demoiselle marin d’eau douce élégante qui en a assez d’être scotchée au-dessus des rochers de papier toilette, avec vue imprenable sur la cuvette des WC et la lune de ma  maman et où je respire des odeurs parfois nauséabondes ou de déodorants

Je recherche parents d’adoption qui

  • m’installeront sur une terrasse face à l’océan et à la plage où je pourrais à longueur de journée contempler l’océan, admirer la nuit la lune au-dessus des ondes argentées, humer le bon air iodé et, si c’est possible, décrocher du ciel les étoiles
  • m’emmèneront à la plage pour que je puisse y faire des pâtés et des châteaux avec mon joli seau et pêcher les étoiles de mer

Je leur offrirai en échange tout mon amour et mon immuable sourire

 

Cliquez dessus les photos pour les voir en grand
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Martine / Pour le défi 179 des croqueurs de mots animé par ABC

N.B. : j'ai pris plaisir à vous présenter cette petite figurine pour laquelle j'ai eu un coup de foudre et que j'ai récemment achetée pour égayer mon étagère à papier toilettes. Je vais essayer de lui trouver un compagnon pour qu'elle s'ennuie moins.

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Rédigé par Martine.

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Publié le 1 Février 2017

Photo PIXABAY

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Chère Madame JILL  BILL

Vous vous demandez peut-être  pourquoi nous avons nommé notre fils Fortuné.  Nous avons donné à tous nos enfants des prénoms adjectifs pouvant les qualifier. Fortuné est notre plus jeune,  Il a deux grandes sœurs  l’ainée Désirée que nous avons eu beaucoup de mal à avoir et  Belle qui est jolie comme un cœur.

Nous aurions pu prénommer Fortuné Benjamin car il sera certainement le dernier de nos enfants  mais sait-on jamais.

Nous reconnaissons que se prénommer Fortuné dans notre famille pauvre n’est pas tous les jours faciles à porter et lui valent parfois des surnoms comme « infortuné fortuné » ou encore pire "pauvre fortuné" mais nous sommes persuadés que ce prénom portera chance à notre fils et qu’un jour il fera fortune. Ceci vaut bien quelques désagréments.

Fortuné  est un petit garçon travailleur constant dans l’effort ce qui est très important pour réussir dans la vie et être un jour prospère. Aimant l’océan, il veut être marin plus tard. Nous ne doutons pas qu’il changera d’avis car ce n’est pas ainsi qu’il deviendra riche.  Nous aimerions qu’il soit moins placide, un peu plus martial car pour réussir il faut être combatif et avoir l’esprit de compétition.    Juste et clément,  Fortuné  sait pardonner à ceux qui l’ont peiné et est fidèle en amitié. Il est aimé et honoré par la plupart de ses camarades. Il est aussi manuel.  Nul doute qu’il a de l’or dans les mains. Fortuné n’est pas léger comme beaucoup d’enfants de son âge. D’une grande maturité, il est Intelligent et  profond dans ses réflexions même si son côté un peu céleste le rend parfois bien candide.  Malgré toutes ses qualités, il sait rester modeste et humble.   Il est toujours respectueux des autres  et urbain avec tous.

Si nous avions su à sa naissance qu’il avait toutes ses qualités nous aurions pu l’appeler Parfait.

Vous vous réjouirez d’avoir Fortuné dans votre classe comme lui se réjouit de vous avoir comme institutrice cette année.

Bien à vous Madame Jill Bill

Auguste et Claire RICH

Martine Février 2017 pour les prénoms du Mercredi de JILL BILL

Le texte a été écrit avec un maximum d'adjectifs qualificatifs en gras dans le texte qui sont aussi des prénoms sauf benjamin qui est un nom.

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Publié le 23 Janvier 2017

Bye Bye les anges

Elle arrive aux portes du grand jardin d’Eden. Deux vigiles à la mine patibulaire l’y accueillent froidement. l’un est armé et l’autre tient un molosse en laisse qui ressemble à Cerbère le chien gardien des enfers. Cet accueil la refroidit, elle n’a plus du tout envie d’aller au paradis et si elle allait voir comment est l’accueil au purgatoire ou en enfer !

Le vigile armé lui indique qu’il va la fouiller. Elle lui répond qu’elle a fait fausse route car c’est le paradis qu’elle cherche et non l’enfer. En riant il lui rétorque qu’elle est bien arrivée aux portes du paradis et il se met à fredonner  « vous irez tous au paradis, même toi » (1)

Elle se laisse donc fouiller. Elle le soupçonne d’en profiter pour lui  tripoter un peu les nichons. C’est comme sur terre, les hommes au Paradis, dès qu’ils voient des seins ne sont plus des saints. Il lui demande de se dévêtir et de lui remettre ses vêtements en lui précisant que tout le monde est nu au paradis et qu’il y fait toujours chaud. Cela ne la choque pas. En effet sur terre l’été elle s’adonnait aux joies du nudisme sur les plages. C’était si bon qu’elle imaginait le paradis comme un grand camp de naturistes. Comme elle avait raison.

Avant de remettre ses habits au Vigile, elle récupère dans la poche de son pantalon son smartphone , son paquet de cigarettes et son briquet.

  • Hop la ma petite dame lui dit le vigile donnez-moi ce que vous venez de garder. Il est interdit ici de ramener quoi que ce soit de votre ancienne vie. Il n’y a ni wi-fi ni 4G au ciel
  • Juste mes cigarettes et mon briquet s’il vous plait Monsieur et elle se met à Fredonner « Dieu est un fumeur de Havanes» (2).
  • Dieu a tous les droits. Il fume les cigarettes prises à tous ceux qui rentrent ici et vous avez raison depuis que son ami Fidel Castro nous a rejoint, il fume même des havanes !
  • Castro au Paradis et Dieu ami d'un Dictateur et profitant des petits,  j'ai peine à y croire....
  • «Castro est bien au paradis, même lui » (1bis) chantonne t'il et il ajoute Il est interdit d’exprimer ses idées et ses critiques. Il faut se taire au Paradis sous peine d’en être exclu. tout ce que vous aurez à dire à qui que ce soit il faudra le chanter et il fredonne

"Le ciel c'est plus marrant
C'est moins désespérant
En chantant"
(3)

  • Ok lui répond-elle en chantant du Trenet

                        je chant’rai sur mon chemin, je chantr'ai                                    mais la faim qui m’affaiblit tourmente mon appétit » (4)           Que mange t’on et boit t’on au paradis ?

  • Absolument rien, votre corps est virtuel. Il n’a plus besoin ni de se nourrir, ni de s’hydrater.
  • On mange pour le plaisir, c'est triste de s'en priver mais est-ce que je pourrai au moins aimer au paradis ?
  • Bien sûr non seulement vous pourrez mais vous devrez aimer tous les autres anges en silence ou en chantant
  • Mais c’est Super

Y'a rien à s'dire
Y'a qu'à s'aimer
Y'a plus qu'à s'taire
Qu'à la fermer
Parce qu'on fond les phrases
Ca fait tort à l'extase
Quand j'vois tes chasses
Moi ça m'suffit pour imaginer l'paradis
J'me débin' c'est étrange
Avec les anges
(5)

        je vais leur chanter aux anges

On va s'aimer, à se brûler la peau
Et s'envoler, toujours, toujours plus haut
Où l'amour est beau, oui
On va s'aimer
(6)

  • Vous ne pourrez pas vous brûler la peau l’amour au paradis ne peut être que platonique
  • Que je suis bête, d’avoir pu imaginer que Dieu puisse me permettre de prendre mon pied au paradis et elle chante

Pas de boogie woogie avant de faire vos prières du soir
Boogie woogie, pas de boogie woogie
(7)

  • Je vois que vous vous adaptez bien pour chanter et vous avez une voix angélique alors, même si vous me semblez rebelle, je vous ouvre les portes mais attention n’allez pas mettre le bordel au paradis, vous en seriez chassé
  • Votre paradis sans les plaisirs terrestres et sans pouvoir s'exprimer et résister, je n'en veux pas et en faisant demi-tour pour prendre le chemin de l'enfer, elle chantonne une chanson de sa composition

Ni chips, ni saucisses

Ni bière, ni canabis

Même pas un radis

Même pas Jennifer

Dans ce faux paradis

On ne peut pas baiser

Ce n'est pas le panard

non plus le lupanar

Si j'dois en plus me  taire

Alors brûler en enfer

C'est certain je préfère

Bye Bye les anges

 

 

 

Photo PIXABAY

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Martine / Janvier 2017 pour le défi 178 des croqueurs de mots animé par Lilou. 

(1 / 1bis ) Extrait parodié de la chanson de Michel Polnareff "On ira tous aux paradis"

(2)           Extrait de la chanson de Serge Gainsbourg "Dieu est un fumeur de havanes"

(3)           Extrait de la chanson de Michel Sardou "en chantant"

(4)           Extrait parodié de la chanson de Charles Trenet "Je chante"

(5)           Extrait de la chanson de Marguerite MONOD et de Breffort "Avec les anges"

 

 

(6)           Extrait de la chanson de Gilbert Montagné " "On va s'aimer"

(7)           Extrait de la chanson " d'Eddy Mitchell "pas de boogie woogie"

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Rédigé par Martine.

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Publié le 13 Janvier 2017

Je suis un matou roux intrépide.  J’aurais pu m’appeler Rouky ou Abricot mais ma maîtresse a préféré me surnommer Plouf car, contrairement à beaucoup d’autres chats,  j’aime l’eau.

Autrefois je prenais beaucoup de plaisir à entrer dans la salle de bain  quand elle prenait son bain et à sauter dans l’eau délicieusement chaude. Depuis que je lui ai fait très peur un jour en la rejoignant  dans la baignoire un mulot dans la gueule, elle verrouille la porte quand elle se baigne.  Fini le plaisir du plongeon et du bain.  Dans le jardin de la maison il y a un grand bassin avec des poissons rouges, jaunes, noirs d’une grande vivacité. J’aime m’en approcher et les regarder évoluer.  J’aurais aimé être un poisson.  

Plouf le chat qui rêvait d'être poisson

Maintenant que la baignoire m’est interdite j’ai très envie de sauter dans le bassin pour m’y baigner et croquer au passage quelques poissons.  C’est certainement dangereux. Je pourrais m’y noyer ou pire être gobé par une des très grosses carpes qui se ferait un plaisir d’avoir un chat dans la gorge. Malheureusement je ne puis. J’ai bien essayé de mordiller le filet dont ma maîtresse a recouvert le bassin mais il est en plastique très solide et je n’y suis pas encore parvenu.

Il ne me reste plus que l’aquarium et là c’est possible.  L’eau doit être froide et il est connu que « chat échaudé craint l’eau froide » mais comme je n’ai jamais été échaudé, l’eau froide non seulement ne me fait pas peur mais m’attire. Nemo tes jours sont comptés, je vais te dévorer.

Le moment est venu. Quand les maîtres ne sont pas là les chats dansent enfin en ce qui me concerne plongent,  je ne m’appelle pas plouf pour rien.  Je  monte sur l’étagère au-dessus de l’aquarium et je saute. Ce que je n’avais pas imaginé, c’est que Nemo allait sauter et s’échapper et que je resterai coincé au fond du bocal.

Photo Pixabay

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Je vais me noyer sous le regard narquois de deux petites souris qui sont remontées de la cave pour assister au spectacle. Elles me regardent en riant et en dansant. Quand le chat n’est pas là les souris dansent. Et qu’est-ce qu’elles dansent d’après vous ?  Le cha-cha-cha. Une danse  n’est pas un chat, il faut appeler un chat un chat Mesdemoiselles les souris et vous ne perdez rien pour attendre si par bonheur j’arrive à échapper à la noyade.

Photo Pixabay

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Soudain j’entends la sonnerie stridente du téléphone et j’émerge bien installé dans mon panier moelleux. J’ai encore rêvé.  Qu’est-ce que vous croyez vous les humains ? Les chats rêvent aussi.

Martine / Janvier 2016 pour les expressions du mois de Clara. Les expressions en gras dans le texte sont celles qu'on devait utiliser dans un texte.

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Publié le 9 Janvier 2017

Photo PIXABAY

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Journal de Natacha / Moscou Janvier 1964

Comme chaque matin en me réveillant, je tire les rideaux. La Moskova gelée est recouverte d’un épais manteau de neige. A travers la brume, le soleil essaye de percer pour réchauffer la ville. C’est une belle journée qui débute. Je ne me doute pas à cet instant qu’elle marquera à jamais ma vie.

Après avoir avalé rapidement quelques blinis tartinés de fromage blanc et du café bien chaud. Je sors de chez moi et me dirige vers l’hôtel pour venir chercher mon client du jour, Monsieur SILLY. C’est un français ce qui est exceptionnel. Ils sont rares les touristes de l’Europe de l’ouest venant en URSS en pleine guerre froide.  Dans le hall de l’hôtel, je l’attends comme convenu.

Soudain, un homme brun mince d’une trentaine d’années descend  prestement avec élégance  les dernières marches du grand escalier.  Il a les cheveux bruns lissés en arrière avec de la brillantine Il porte un manteau en daim brun au col de fourrure. Il s’arrête brusquement, jette un bref regard circulaire dans le hall, se remet en marche et se dirige vers moi.

  • Bonjour  François Silly, Vous êtes Natacha ?
  • Oui Monsieur enchantée de vous accompagner ?
  • Excusez-moi de vous avoir posé cette question mais je suis surpris, agréablement, vous êtes rousse et j’imaginais les russes blondes : stupide idée reçue.
  • Que voulez-vous visiter Monsieur ?
  • Je ne sais pas, c'est vous qui décidez, je vous suivrai avec plaisir  Natacha.
  • Alors nous allons débuter par le mausolée de Lénine

Je suis troublée par son regard noir pétillant de vie, mais curieusement doux et charmant.

Il sort de l’hôtel, se coiffe d’une chapka noire. Nous marchons dans les rues presque désertes à cette heure matinale.

Sur l'immense place. nous nous arrêtons pour admirer la vue d’ensemble. J’attire son attention sur la cathédrale Basile le Bienheureux, véritable château de conte de fée aux dômes ressemblant à des berlingots recouverts d'un soupçon de chantilly neigeuse. De l’autre côté de la place, je lui montre l’imposant musée d’histoire rouge foncé avec de fines tourelles blanches. Je termine ma présentation par le  Mausolée de Lénine  adossé au Kremlin avec sa coupole de cuivre recouverte de neige. Pendant que je lui raconte la révolution de 1917, je le sens rêveur, absent comme si l’histoire ne l’intéressait pas.

  • Dois-je continuer mes explications Monsieur ?
  • Mais oui bien sûr. Excusez moi Natacha : vous avez une très jolie voix avec un accent charmant qui me fait rêver.

Devant le cercueil de verre ou Lénine repose embaumé, rien ne vient briser le silence mais je sens derrière moi son regard insistant.

Nous quittons la place. Il fait très froid, Il me propose de nous arrêter dans un café pour boire une boisson chaude afin de nous réchauffer. J’accepte volontiers son invitation.

Attablés dans la salle sombre de ce café moscovite, en dégustant chacun notre chocolat brûlant, je le découvre enfin. Il fume en me regardant une cigarette brune. Il attire ma curiosité. Je ne sais rien de lui. Je ne sais jamais rien sur mes clients, c’est la règle. Que fait cet homme en France ? Pourquoi vient-il visiter Moscou ?

Il interrompt mes pensées :

  • J’aime bien votre prénom Natacha
  • Merci, je l’aime bien aussi
  • Vous paraissez si jeune Natacha, Peut- être êtes-vous mariée ?
  • Je suis célibataire, étudiante en français et je vous sers de guide pour gagner quelques roubles pour payer mes études. Je suis intriguée de voir un français visiter Moscou. Si ce n’est pas indiscret, puis je savoir ce qui vous amène ici ?
  • Le plaisir de la découverte Natacha et un certain goût pour ce qui sort des normes. J’aime aller où les autres ne vont pas et pourquoi pas ensuite en témoigner
  • En témoigner mais comment ?
  • Par la chanson Natacha, je suis chanteur
  • Chanteur mais que chantez vous ?

 

Sans répondre il se penche ver moi et se met à chantonner à voix basse

« Et maintenant, que vais-je faire
Vers quel néant glissera ma vie
Tu m'as laissé la terre entière
Mais la terre sans toi c'est petit »

Je suis sous le charme de sa voix chaude et vive

  • C’est beau et triste. Vous chantez très bien Monsieur
  • Accepteriez-vous Natacha de me chanter une chanson russe.
  • Je chante très mal Monsieur, je préfère vous réciter quelques vers de notre célèbre poète Pouchkine ;
  • Je vous écoute Natacha

Je me mets à réciter langoureusement tout en le regardant.

Ciel de brume ; la tempête
Tourbillonne en flocons blancs,
Vient hurler comme une bête
Ou gémit comme un enfant. 
Mais buvons, compagne chère
D'une enfance de malheur !
Noyons tout chagrin ! qu'un verre
Mette de la joie au cœur !

 

Je m’arrête, garde le silence quelques instants…. Il semble ailleurs.

  • Vous aimez ces vers ?

Il me prend la main et la tient dans les siennes soutient mon regard. Je suis sous le charme. Le désir monte. La table qui nous sépare freine mon impulsif désir d’étreinte. Il me serre la main plus fort la caresse, se lève et me fait un petit bisou sur la joue en me disant :

  • Un petit bécot Natacha.... avant le grand.... peut-être !

N'osant nous l'étreindre dans ce café devant de nombreuses personnes, je lui propose de sortir et de continuer la visite.

Nous nous levons à regret, il paye le serveur. Nous sortons. Nous continuons la visite de Moscou. Je suis tellement troublée que je n’ai plus aucun souvenir de ce que nous avons vu.

Je lui propose de passer la soirée avec mes copains étudiants à l’université. Il accepte avec plaisir.

Dans ma petite chambre, nous lui parlons de la vie à Moscou, de nos joies et difficultés quotidiennes. Il nous parle de la France, de Paris, des Champs Elysées.

Nous buvons beaucoup, beaucoup trop. Il fume ses cigarettes brunes en chantant :


Salut les copains
Voyez j'ai mauvaise mine
Les rues de Pantin
Manquent de mandoline

Je pars en voyage
Avec pour bagage
Dans ma petite musette
Cinq ou six chaussettes

Deux ou trois chemises
Ma plus belle mise
Moi je pars pour l'Italie

Vous me voyez sur des gondoles
Emporté au fil des canaux
De tarentelle en barcarolle
Dansant l'soir au bord du Lido

Au petit matin, mes copains un à un nous ont quittés. Seuls dans la chambre, nous nous aimons.

François me quitte, il doit passer à son hôtel chercher sa valise avant de prendre son avion. il me promet de revenir un jour prochain. Il m’invite à Paris où il me servira de guide.

J’irais peut être un jour à Paris.

 

Journal de Natacha / Mars 1965

Ce matin j'ai reçu un courrier venant de Paris. À l'intérieur de l'enveloppe une courte lettre de François : Pour vous Natacha ces quelques vers de Pouchkine et mon dernier disque "Nathalie".
Je lis les quelques vers de Pouchkine en Français

"Je vous ai aimé et mes sentiments
Tressaillent encore dans mon âme,
Et si mon cœur est dans les tourments
Ne vous inquiétez surtout pas, Madame.
Je vous ai aimé sans grand espoir,
Jaloux, suspendu à vos regards,
Je vous ai aimée timidement et si sincèrement
Que Dieu fasse qu’un autre vous aime autant.
"

 

Sur la pochette du disque la photo de François (alias Gilbert Bécaud). Je met ce disque sur l’électrophone. J'écoute et chantonne avec lui :

La place Rouge était vide
Devant moi marchait Nathalie
Il avait un joli nom, mon guide
Nathalie

Quelle émotion, je pleure. Je n’ai pas oublié François, je l’aime toujours. Je ne suis pas pour lui non plus un amour de passage. Non seulement il ne m'a pas oublié et il me célébre en me dédiant cette chanson ……. Et si j’allais à Paris.

Martine / Janvier 2017 . Réédition pour le défi 177 des croqueurs de mots animé par Fanfan.

N.B. : Excusez cette réédition mais je viens de terminer mon traitement. Curieusement lorsque j'étais malade j'avais tous les courages pour écrire, agir. Cela me permettait de tenir. Depuis que je reprends ma vie normale  en Vendée loin de l'hôpital (juste une visite de contrôle tous les 6 mois) je n'ai plus aucun courage. Cette lutte m'a épuisée et je vais me reposer, enfin je vais essayer car pour moi c'est très difficile de ne rien faire.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

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