ecrits divers

Publié le 13 Avril 2020

Anne Roumanoff et Victor Hugo sont au comptoir d'un bistrot :

  • Mais c’est ce cher Victor,  ça fait une paye…  Je te paye un coup
  • "Veni, Vidi…"
  • Qu’est-ce que tu racontes Totor,
  • Je suis venu, j’ai vu  et assez vu  demain à l’aube je partirai  Madame Roumanoff
  • Appelle moi Anne. Qu’est-ce que je t’ai fait ?
  • « Fier jadis, dominant les lointains horizons,
    Aujourd'hui n'ayant plus que de hideux tronçons,
    Épars, couchés, perdus dans l'obscure vallée ;
    C'est l'épopée humaine, âpre, immense — écroulée ».
  • Qu’est ce tu racontes encore Totor, c’est puissant, on dirait du Fabrice Luchini
  • La légende des siècles, les siècles passent et tout se dégrade : des femmes dans les cafés qui boivent du vin rouge.. Mais qui est ce Fabrice ?
  • Un acteur … bobo comme on dit aujourd’hui
  • Bobo, il a bobo partout, il est  hypocondriaque !
  • Qu’est ce tu as dit « hypocon… » Il n’est pas con même pas hypo, c’est un intello comme toi et pas con au contraire, juste un petit peu déjanté. Quand il commence à  parler, c’est un vrai moulin à paroles, mais moi ,dès la première phrase, je ne capte pas alors je réfléchis à ce qu’il a voulu dire mais lui continue sans s’arrêter. On ne nous dit pas tout mais lui est le seul à tout dire mais je ne comprends rien.
  • Anne, citez moi un exemple ou vous n’avez pas compris
  • Oh que oui ! souvent il te cite Totor, il a répété par exemple une de tes phrases : "La forme, c'est le fond qui revient à la surface." Et pour nous épater encore plus,  il ajoute…. Puissant Hugo,  « Cela va mille fois plus vite et ça prouve un esprit assez humble qui a, en plus,  un sens aigu de la hiérarchie ».
  • C’est bien vu : Je suis modeste et conformiste . Quant à la forme et le fond je vais t’expliquer Anne ce que j’ai écrit… la forme en dit long sur…
  • Arrête Totor, ne perds pas ton temps…. Les formes je les ai en surface quant au fond je vais bientôt l’atteindre sans qu’il remonte, il tombera encore plus bas  et moi avec lui.
  • Tu m’appelles Totor, cela me touche, Juliette me surnommait Toto.
  • Pourquoi ? Tu n’es pas un zéro même si tu as une tête Toto, et quelle tête ! Chapeau Totor

 

  • C’est que me disait Juliette.
  • On ne nous dit pas tout et cela ne me regarde pas mais on dit que tu la trompais ta Juliette. Si les temps ont changé Totor, les hommes  sont toujours les mêmes. Demain à l’aube, tu resteras Totor.
  • Non je partirai Anne.
  • Non restes Totor ! Tu aimes les femmes, Attends, Il y a un cœur à prendre et à consoler. Une femme de lettres vient d’être larguée par son mec, un politique illustre, ancien député comme toi. Il lui a préféré une actrice Julie Gayet comme ta Juliette Drouet ! Julie, juliette… Drouet, Gayet... Que de coïncidences !
  • Les coïncidences sont les facéties du destin ! C’est étonnant en effet, Anne, mais qui est cet homme politique ? 
  • Le commandant du pédalo France. Il risque de toucher le fond avec nous sans y mettre les formes.
  • La misère existe donc toujours moi qui voulait la voir supprimée et non secourue.
  • Des Cosette, Gavroche, il y en a toujours plein Totor et de plus en plus et ils ne sont même pas secourus
  • Tant pis pour la première dame à consoler, Demain à l’aube je partirai. je ne veux pas voir la France sombrer :

« Charme l'Europe et plaît au monde... - Ah ! je voudrais,
Je voudrais n'être pas Français pour pouvoir dire
Que je te choisis, France, et que, dans ton martyre,
Je te proclame, toi que ronge le vautour,
Ma patrie et ma gloire et mon unique amour
! » 

  • Tu ne pourras pas partir Totor c’est "le" grève SNCF, à moins que tu veuilles aller à Rocamadour, le seul train maintenu, désolée ce ne sera pas à l’aube il part ce soir !
  • Mais qu’est-ce que j’irai faire à Rocamadour
  • Manger du foie gras et du fromage de biquette avant de repartir 
  • C’est une bonne idée Anne, je suis un bon vivant, je vais à Rocamadour mais avant de repartir promettez moi  de ne plus boire autant, vous allez vraiment tomber au fond et ce n'est pas bon pour votre forme.
  • Je ne promets jamais rien mais, parce que je t’aime bien, je te chante une de tes chansons revisitée à ma sauce

Comme dirait mon beau frère

Si je tombe par terre

Pas la faute à Voltaire

C’est la faute au Jaja

Dont je suis si fada

 

Martine Martin-Cosquer/ Rediffusion d'un article de Février 2014 pour le défi 235 des croqueurs de mots animé par Dominique du blog les antidotes

Toutes mes excuses à Fabrice Luchini, Anne Roumanoff (qui ne boit que dans ses sketches Radio Bistrot) ; je les aime beaucoup tous les deux mais c'était pour les besoins du texte.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Humour, #Ecrits divers

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Publié le 30 Mars 2020

Je viens de lire ces quelques vers sur Venise extraits de "Verrerie" de Marie de Hérédia-Régnier

Tour à tout orangée, ou rouge, ou rose, ou grise,
Découpée ou cassante au soleil qui l’irise,
Comme le reflétaient les détours des canaux
Je la revois, changeante en ses légers cristaux,
Voluptueuse, triste et fardée, et fragile.
Le verre bleuissant mire toute la ville
Matinale et riante, au fond du vase aimé,
Ou me la rends nocturne en son cristal fumé ;
Le dôme de Saint-Marc s’arrondit dans sa panse
Et le col des pigeons en a recourbé l’anse,
Tandis qu’en carillons tintent les pendentifs,
Liquides et gelés, des lustres aux feux vifs.

Je ne connais pas Venise cela me donne envie d'y aller et comme j'ai quelques jours de vacances, demain à l'aube je partirai. Hélas faute de trouver un billet de train ou d'avion, je pars à Bruges.

Cela m’apprendra à réserver à la dernière minute. Je vais voir tout de même Venise mais celle du Nord, celle du plat pays de Jacques Brel. Non Jacques je n'ai  voulu voir ni Vesoul, ni Vierzon et Honfleur je connais.

J'ai voulu voir Venise mais j'ai vu Bruges

Alors pour faire illusion jusqu’au bout et rechercher un peu de fraîcheur sur l’eau, faute de gondole,  je décide  de me faire mener en Bateau. Après une demi-heure de queue, je me retrouve enfin dans une longue barque avec une quinzaine de personnes. Ce n’est pas une promenade en amoureux avec le gondolier, il y a beaucoup moins d’intimité mais comme j'étais seule, je serai au moins accompagnée et peut-être trouverais je l'amour dans cette barque ! J’essaye de passer le temps en regardant le paysage : que des vieilles pierres, des ponts anciens, des clochers. Sur les berges des pêcheurs  taquinent je ne sais quel poisson.  Je crains fort qu’ils rentrent bredouilles avec tout ce trafic sur les canaux. Tu as voulu voir Venise et tu as vu Bruges". Quelle idée saugrenue d’aller à Bruges en plein été, il y fait chaud, il y a trop de touristes qui envahissent la ville.  J’étouffe à Bruges. En Belgique, je pense à Jacques BREL et je chantonne en moi.

Les barques en  font le tour et se suivent de si près qu’elles pourraient presque se toucher.  J’ai l’impression d’être sur la rivière enchantée du jardin d’acclimatation ou dans un grand manège.  J’aimais, quand j’étais enfant, monter sur les éléphants ou dans les barques qui décollaient et qui me permettaient d’attraper la queue du singe. J’y arrivais souvent. La compétition m’a toujours stimulée. "Il faut  toujours que tu te fasses remarquer" me reprochait sans cesse ma mère qui n’avait qu’un seul objectif être invisible,  complètement transparente.

Ici à Bruges, je suis grugée, il n’y a même pas de queue de singe.  J’ose toujours espérer qu’un jour les  éléphants et les barques  pourront voler comme des soucoupes volantes et si cela arrivait  je monterais dans la première et  j'en serais chef d’escadrille pour  retourner sur Mars. Me prénommant Martine, pour avoir des idées pareilles, je suis sûre que je suis une martienne venue un jour sur terre

Au moment précis où je me vois dans l’embarcation de tête d’une escadrille composée de barques et d’éléphants roses, notre bateau se met lentement à décoller, puis accélère pour faire du rase-motte au-dessus du canal. Les autres barques derrière décollent également et nous suivent…. Les passagers affolés crient :  « Attention le pont nous allons nous écraser sur son tablier ». 

Étant chef d’escadrille je dois prendre tout de suite la bonne décision,  j’appuie sur la flèche du haut de mon téléphone mobile et la barque prend de la hauteur et passe au-dessus du pont, j’attrape au passage une queue de singe sortie de je ne sais où qui volait.

J’ai gagné un tour gratuit mais pour en bénéficier, il faut que je redescende. J’appuie sur la flèche du bas de mon mobile, et la  barque redescend et suit le cours du canal à petite vitesse.  A chaque pont je fais prendre de l’altitude à la barque puis l’obstacle passé, je redescends. C’est angoissant mais grisant de voir ainsi Bruges en apesanteur.

Et si notre barque arrêtait de suivre le cours de sa vie normale, celle du canal, pour s’évader enfin, emprunter d’autres voies, sortir de son destin. Je prends de l’altitude pour dépasser les toits des maisons et des clochers. Ensuite j’hésite une seconde : appuyer sur la flèche de gauche de mon téléphone ou celle de droite et  j’enfonce la touche gauche (j’ai toujours été à gauche), la barque volante vire à gauche et prend de la vitesse. Nous arrivons sur la place centrale. Le beffroi  se met à sonner midi. Je crois que c’est la sonnerie de mon téléphone portable. J’appuie sur la touche pour répondre à cet appel et soudain la barque tombe à pic à toute vitesse. « Téléphoner ou conduire il faut choisir ». Nous nous écrasons juste au milieu de la place  et  nous passons à travers le dallage.

Je me réveille horrifiée.  Dans mon rêve je suis encore tombée brusquement dans un trou sans savoir comment j’y étais parvenue, je ne me souviens de rien.

Martine / Réédition d'un texte de Novembre 2012 le défi 234 des croqueurs de mots animé par Durgalola 

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Rédigé par Martine.

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Publié le 12 Mars 2020

LA SUPPLIQUE DE CLAIRE

Où Vas-tu ?

Le sais-tu ?

Retourne-toi ?

Jean je suis là ,

l’ombre après toi

Ne m’oublie pas ?

 

Peu importe le destin

Seul compte notre chemin

Même avec quelques ornières.

Méfie-toi de la lumière,

Un Miroir aux alouettes

Qui te fait perdre la tête.

Vers elle je n’irai point

Je prends un autre chemin

 

Où Vas-tu ?

Le sais-tu ?

Oh Jean Ne m’oublie pas

Vite Retourne-toi ?

Je suis encore là

Prenons nous par la main

Pour un nouveau départ

Sur un autre chemin

Demain il sera trop tard

Supplique et monologue

LE MONOLOGUE DE JEAN

Le ciel a tant pleuré sur notre passé,  qu’aujourd’hui  j’ai décidé d’avancer tout droit sans me retourner jusqu’à l’astre lumineux de l’horizon.

J’entends Claire derrière moi me supplier de ne pas y aller. Surtout ne pas l’écouter, ne pas penser, avancer aveuglé  par la lumière, marcher vite atteindre l’horizon,  l’inaccessible étoile.

Encore quelques pas,  j’y suis presque.  Le ciel s’assombrit soudain et se zèbre d’éclairs, le tonnerre retentit. La terre vibre sous mes pas. Je tremble de froid, de peur. Ne pas m’arrêter. Je continue à progresser.

Soudain l’horizon est atteint,  je ne peux aller plus loin. Une force incroyable me projette  dans le vide,  je bascule de l’autre côté la tête en avant. Chute vertigineuse dans une cascade de lumière, chute interminable qui me terrifie.  

Soudain une sonnerie stridente retentit,  elle ne s’arrête pas ... C’est le réveil de mon téléphone portable qui met fin à cet affreux cauchemar….

Je me réveille couché en chien de fusil cramponné à mon oreiller que je sers dans mes bras comme un doudou.  J’ai froid, je n’ai plus de couette sur mon corps. Encore terrifié je ne veux pas lâcher l’oreiller…. Mais il est tout rugueux, Ce n’est pas mon oreiller que je serre. J’ouvre les yeux et je m’aperçois  que je suis cramponnée à un tronc d’arbre la tête à l’envers dans une futaie inconnue à quelques centimètres du plancher des vaches…. 

Mais où es-tu Claire,  m’as-tu suivi ? Claire, Claire où es-tu ?

Martine Martin / Réédition d'avril 2015 pour les jeudis en poésie du défi 233 des croqueurs de mots animé par Marie Chevalier.

Avec une semaine d'avance, je ne pourrais pas ensuite, je devrais être à Paris

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes, #Ecrits divers

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Publié le 11 Mars 2020

Je m’appelle Kléber. Ce prénom m’a été donné par mon père passionné par l’Empire en souvenir du général  qui  combattit courageusement pendant la campagne d’Egypte. Je l’ai échappé belle, il aurait pu m’appeler Bonaparte. Ce nom aurait été beaucoup plus difficile à porter pour quelqu’un qu’Austerlitz ne fait pas vibrer et qui a tout fait tout pour éviter de remplir son obligation nationale. J’ai quitté les Pyrénées (mes pyramides à moi) pour vivre dans une jolie cité au bord du Danube quelque part au nord de l’Europe.

En ce début de matinée,  je m’y promène sur le chemin vert, un sentier de randonnée qui débute dans la plaine au hameau du bel air au milieu des champs maraîchers, se poursuit jusqu’au port de plaisance sur le fleuve et monte ensuite jusqu’à la chapelle du château rouge

Tu apparais soudain sur mon chemin  Ta peau si blanche fait ressortir tes grands yeux noirs. Tu me souris en humant une fleur de jasmin que tu viens de cueillir. Cette image de gaieté et de liberté ressortira toujours du  monceau de souvenirs flous qui s’estompera au fil du temps. Je me plais à penser que tu t'appelles Jasmine. Je m’approche de toi, tu me tends ta  fleur en restant muette. Je m’imprègne de son parfum délicat puis je range ce précieux cadeau religieusement dans ma bourse en cuir. Je prends  ta main dans la mienne et nous continuons à marcher.

Face au château d'eau, à la fourche des chemins,  je coupe une ou deux de ses frondes de fougères luisantes pour en faire des couronnes. J'en pose une délicatement sur tes cheveux d'ébène. Je te donne l'autre dont tu me coiffes. Tu ressembles ainsi Jasmine  à une reine grecque ou de la Rome antique qui pourrait être l’héroïne d’un opéra du châtelet. Je suis ton chevalier décoré de la légion d'honneur de la cité dont j'arbore fièrement l'insigne à ma boutonnière. Ne me demandez pas comment je l'ai obtenue. On décore n'importe qui avec n'importe quoi.

Nous nous arrêtons  devant une petite maison blanche  curieusement appelée « les boulets de Liège ». Tu es arrivée Jasmine. Nous avons du mal à nous séparer. Je ne suis pas encore un boulet pour toi et j’espère que je ne le serai jamais (même de liège).

Tu pousses une porte dorée, nous pénétrons dans un grand couloir. La défense d’éléphant, que fièrement tu me montres en me chuchotant à l’oreille que tu l’as obtenue au Venezuela pour quelques bolivars,  semble tout à fait anachronique. Où peut-on trouver des éléphants au Venezuela ? Je ne connais que les éléphants de mer d’Argentine sans  défense (à tous les sens du terme). Je n’ai pas le temps d’y réfléchir Tu m’invites à entrer avec toi dans ta petite république, ton temple, ta petite chambre peinte en bleu nuit avec une grande étoile lumineuse au-dessus du lit. J'ai froid , Il fait sombre, on se croirait soudain dans une glacière. Que tu es étrange Jasmine presque irréelle. Je te prends dans mes bras.

Au moment où Je m’apprête à t’embrasser je sursaute quand une voie tonitruante annonce « Mairie d’Issy, terminus. Tout le monde descend »

Je me réveille soudain à Paris dans le métro, Je m’étais endormi. Le mot de Cambronne m’échappe…  mais bonne nouvelle : Jasmine tu es en face de moi mais sans couronne. Tu te lèves et tu te diriges vers la porte… Je crie en chantant Jasmine, Jasmine… Tu ne te retournes pas, tu sors de la rame… Cela ne doit pas être ton prénom. Jasmine. Peut être que tu t’appelles Madeleine. Je crie Madeleine, Madeleine ! mais comme chante Jacques Brel « Tu n'viendras pas »  même si je t’apporte du jasmin à la station Jasmin ou à la porte des lilas.

Jasmine

Martine / Pour les prénoms du mercredi animé par Jill Bill (Aujourd'hui Jasmine). 

Les mots en bleu dans le texte sont ceux de  stations de métro parisiennes

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Ecrits divers

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Publié le 9 Mars 2020

Assise dans le bus elle lit et butte sur cette phrase  de l'écrivaine parlant de son père :

« peut être sa plus grande fierté, ou même la justification de son existence, que j’appartienne au monde qui l’avait dédaigné »

Un discret parfum de lavande la surprend. Elle abandonne sa lecture, lève les yeux. Un homme, assis en face d’elle dans le bus, fait des mots croisés. 
La blancheur de son visage contraste avec ses cheveux très bruns, brillants, lissés en arrière. Ses yeux vifs et noirs sont cerclés de lunettes rondes aux épaisses montures d’écaille.
La bouche fine affiche une moue perplexe pendant que sa longue main aux ongles courts et soignés s’agite et remplit, hésitante, avec un crayon à papier quelques cases blanches.

L'homme soudain met son crayon dans la poche interne de sa veste bleue marine, referme sa revue de mots croisés et la range dans une serviette plate en cuir noir. Il lève les yeux, l’aperçoit, la contemple avec un regard surpris exprimant à la fois fierté et fragilité. Le bus ralentit, il lui sourit tout en se levant et murmure à son attention : « je t’ai aimé, crois moi »

Elle le suit du regard. Des larmes, qu’elle ne peut retenir, coulent sur son visage. Le bus s’arrête, l’homme descend allume une cigarette. « Papa » crie t’elle sans pouvoir se lever et le suivre. Elle le regarde attendrie disparaître dans la rue.

Une sonnerie stridente vient interrompre le bonheur fugace de l’instant. Elle se réveille, son oreiller est trempé de larmes.  Elle se lève laissant derrière elle son passé pour songer à la journée qui débute.  Elle aime la magie de l’aube , ce moment unique où tout est encore possible.

Mon papa et moi dans le landeau

Mon papa et moi dans le landeau

Martine Martin/ Réédition d'un texte de 2008 pour le défi 233 des croqueurs de mots animé par Marie Chevalier (thème : parler d'un rêve). Avec une semaine d'avance mais mieux vaut plus tôt que jamais, après je serais vraisemblablement à Paris et je ne pourrais plus. 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes, #Ecrits divers

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Publié le 10 Février 2020

La montagne ça se gagne

Notre amie ABC a décidé de quitter son nid et la goélette des croqueurs de mots pour aller randonner en Montagne avec le Capitaine Domi et tout l’équipage de la goélette dont je fais partie.  Elle nous promet une surprise un message crypté nous sera envoyé du haut du plateau.  

Je suis bretonne de Naissance et Vendéenne de cœur, la montagne ne m’a jamais gagnée. Je me sens enfermée, oppressée dans les vallées. J’adore les cimes mais il faut monter et surtout après en redescendre et le vertige me gagne alors.

Nous sommes en mai. Nous nous retrouvons sur le parking d’où part un des sentiers de randonnée du mont Canigou. ABC nous rassure nous ne monterons pas jusqu’au sommet, ascension réservée aux montagnards entraînés. L’objectif est de marcher ensemble, à notre rythme, jusqu’au pied du pic tout en admirant la beauté du paysage. Pourquoi avoir choisi le Mont Canigou cette montagne au nom de pâtée pour chien, je ne lui ai même pas demandé. Cela ne nous a pas porté chance il fait un temps de chien et je n’aime pas les chiens.

Certaines de mes amies qui pensaient monter jusqu’au pic avaient emmené avec elle un drapeau pour le planter au sommet : qui le breton,  qui le corse, qui la France insoumise. J’avais moi-même emmené celui de la Vendée au double cœur rouge sur fond blanc surmonté d’une croix qui ressemble un peu au logo (le Phi) du parti de Jean-Luc Melenchon. C’est amusant le drapeau des royalistes catholiques chouans ressemblant à celui d’un parti d’extrême gauche. Dommage que la république en marche n’ait pas vraiment de drapeau, je l’aurais emmené, il aurait été de circonstance pour accompagner les marcheurs.

J’avais aussi emmené dans mon sac à dos une bouteille de vin, pas un fief Vendéen peu connu mais qui mérite de l’être, mais un excellent vin de bourgogne, du Montrachet.

Nous débutons l’ascension avec à la tête de notre groupe ABC, notre capitaine Domi et Jeanne FADOSI.  Avec tous nos drapeaux, nous ne passons pas inaperçus, on ressemble à des manifestants déambulant joyeusement.  

Je suis sportive, j’ai l’habitude de marcher, de courir mais le matin de bonne heure à la fraîche et sur du terrain plat ou presque au bord de l’océan. Ici cela monte sec, il fait frais et humide mais j’ai chaud. Je me suis trop couverte. Heureusement je n’ai pas que du vin dans mon sac à dos mais aussi une grande bouteille d’eau que je consomme sans modération. Je ne regarde que mes pieds et surtout pas le sommet pour ne pas voir la dénivellation et le chemin qui reste à faire.  Mes amies des croqueurs, pour la plupart très heureuses de faire connaissance après plusieurs années de relations virtuelles, n’arrêtent pas de papoter sur la beauté du paysage, les élections municipales, le corona virus et tous les malheurs du monde.

Les randonnées en groupe ce n’est pas pour moi.  Je préfère partir seule, cela me permet de penser, méditer et c’est en marchant que toutes mes idées d’écriture viennent. J’essaye de faire un effort pour observer le cadre qui m’entoure, m’en imprégner, écouter le chant des oiseaux, les cris des insectes mais je n’y arrive pas tant il y a du bruit. Au risque de passer pour une enquiquineuse, je demande à mes compagnes de marche au minimum de baisser le ton, voire de se taire. Elles continuent de plus belle. Je peste intérieurement. Soudain j’aperçois un chamois au loin sur un rocher. Personne ne semble l’avoir vu, on ne peut pas parler et observer en même temps. Je ne garde pas cette belle découverte pour moi et je leur signale la présence de l’animal. Enfin les bavardages s’arrêtent et tout le monde admire, sort son appareil photo ou son téléphone portable pour conserver le souvenir de cette rencontre. François Cardabouche sort son carnet et se met  à dessiner.  Je ne connais pas la faune montagnarde et je me suis trompée. On me fait remarquer que ce n’est pas un chamois, mais un bouquetin. Il y en a toujours qui aiment ramener leur science. J’en ai assez, je commence à être fatiguée. Je propose de faire une halte mais ABC me dit que si l’on veut revenir avant la nuit on ne peut pas s’arrêter tout le temps. Je fais remarquer qu’on n’a pas encore fait de pause.

Nous continuons à monter. Soudain une petite pluie fine se met à tomber. Chacun sort son vêtement de pluie. Après avoir enfilé ma cape imperméable, je me mets à chanter en parodiant « je suis le plombier » de Pierre Perret :

Je n’veux pas marcher, ché ché ché

J’ai très mal aux pieds

J’vis un martyr dans le canigou, gou gou gou gou

Il fait un temps d’chien

Entendez-vous le tonnerre ?

J’veux rentrer chez ma mère

C’est encore loin la mer

Ma chansonnette a l’air de plaire et beaucoup de mes camarades d’infortune la reprennent en chœur !

Cela m’aide à monter. Il n’y a rien de plus dynamisant que de râler en chantant. Seulement, Je chante faux et la pluie devient plus intense.

Je sens que j’ai fâché nos trois capitaines qui me lancent des regards courroucés. Je change de chanson et me mets à chanter en parodiant Hugues Auffray

Tiens bon le cap et tiens bon le coup

Monte plus haut, Monte dans la boue

Sous la pluie qui nous mouille le cou

Nous irons tout en haut du Canigou

Domi en tant que Capitaine des croqueurs se sent obligée d’intervenir et me lance un « MM (c’est mon surnom) arrête, il pleut déjà suffisamment »

On se rapproche de notre but, le pied du pic que l’on aperçoit, mais il reste encore de la route à faire. Mon smartphone se met à sonner, je viens de recevoir un MMS, je le consulte et clique sur l’image envoyée. Un message crypté s’affiche sur mon écran.

Si vous n'avez pas envie de le traduire ou n'y arrivez pas voir le lien ci-dessous

Si vous n'avez pas envie de le traduire ou n'y arrivez pas voir le lien ci-dessous

Je mets plusieurs minutes à le déchiffrer. 

C’est un message d’encouragement mais son côté critique ne me plait pas.

J’en ai assez de cette randonnée. Je retire mon sac à dos, je l’ouvre, je sors la bouteille de vin et en verse dans la timbale que j’avais emmenée et sous le regard médusé de mes compagnes de randonnée je le bois sans le partager et m’exclame  « Plutôt que de monter le Mont Canigou, je descends le Montrachet et j’aurais descendu le Montbazillac si j’en avais amené ». Continuez à monter sans moi, je descends seule.

Je plante mon drapeau vendéen. Je fais demi-tour et commence la descente en chantant l’hymne de la Vendée d'Alban Lepsy

« La montagne nous offre le décor, à nous d’inventer l’histoire qui va avec. Nicolas Helmbacher».

Martine Martin / Février 2020 pour le défi 231 des croqueurs de mots animé par ABC

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Rédigé par Martine.

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Publié le 11 Décembre 2019

Photo Pixabay

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Je m’appelle Pépin. Je suis né à Cassis dans les bouches du Rhône. Quand ma mère Clémentine annonça à mon père qu’elle était enceinte  William ne se fendit pas la poire, comme elle l’aurait cru. il n’était pas prêt à être père et elle ne le revit jamais. Même si elle se réjouissait d’être mère,  elle était mi-figue mi-raisin, elle devrait arrêter ses études et travailler pour pouvoir subvenir à nos besoins. J’étais son plus gros pépin et ne pouvant me prénommer Désiré, elle décida de m’appeler Pépin.  

Quand à la maternité, elle me vit pour la première fois : gros comme une pastèque,  rouge comme une tomate avec les yeux en amande elle fut conquise même si je ressemblais plus à un noyau qu’à un pépin.

Elle trouva un travail d’employée libre-service au rayon fruits et légumes d’un super marché où pour des queues de cerise, elle fut pressée comme un citron. Même si elle était très fatiguée le soir, elle s’occupait avec tendresse et amour de son petit bonhomme haut comme trois pommes comme elle disait auquel elle tenait comme à la prunelle de ses yeux.

A l’école  J’appris qu’il y eut un le roi des Francs qui s’appelait Pépin le Bref parce qu’il était de petite taille comme moi.  J’en avais gros sur la citrouille car on se moquait de moi à cause de mon prénom. Dès que je ramenais ma fraise certains de mes camarades entonnaient en chœur « bref comme disait pépin ». Je me sentais un peu courge

Au temps de mes premières amours, certaines filles aussi se moquaient de moi quand j’éjaculais précocement et me surnommaient «  Pépin le Bref ». Bonne pomme j’étais pris pour une poire. Néanmoins je gardais la pêche.

A Menton, à la fête du citron,  je fis la connaissance de Myrtille. Ce fut un coup de foudre mutuel. Nous nous marièrent et n’eurent pas beaucoup d’enfants. Juste une petite Cerise sur le gâteau de notre vie qui nous combla de bonheur.

Le soir au coucher nous lui chantions en choeur la chanson de Bourvil : Salade de fruits

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Ecrits divers

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Publié le 9 Décembre 2019

 « Le train quotidien va bientôt dérailler,

qui veut rester dedans n’a qu’a bien s’accrocher. »

Robert de Houx

Cinq heure trente, mon réveil de poils noirs lové à mes côtés miaule suffisamment pour me sortir de mes rêves mais néanmoins discrètement pour ne pas m’énerver. J'aimerais  tant rester au lit ....

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Je m'éveille par ci

et je me lève par là

 

Je me lève, me dirige vers mon bureau, allume l’ordinateur. m'installe sur le canapé. Le réveil Bondit sur l’accoudoir. Je saisis le peigne à chat. J'aimerais tant me recoucher....

Et je le caresse par ci

Et le peigne par là

 

Je me dirige vers la cuisine, j’ouvre une boîte de pâté pour chat de luxe que je mets dans une assiette. Je complète par des croquettes. Je verse un peu de lait pour chat dans un bol et je pose le tout sur le carrelage de la cuisine. Je sais qu'il ne va presque pas manger. En vieillissant il devient délicat. Pourquoi donc lui en mettre autant alors que je vais le jeter ensuite  ?

 Et je le gave par ci

Et je le gave par là

Réglisse mon chat de l'époque qui hélas n'est plus

Réglisse mon chat de l'époque qui hélas n'est plus

Je m’installe à mon bureau. Je commence par lire les mails reçus sur mes messageries. J’efface la quantité de spams non filtrés, j’efface également les envois de fleurs, bisous, cœurs reçus de certains amis de Face de Bouc. Il serait préférable de leur dire de ne plus m’en envoyer (tous les débordements affectifs m’exaspèrent). J’efface aussi les avis de new’s letter de blogueurs que je n’ai plus envie de visiter. Ce serait plus simple de me désabonner mais je n’ose pas de peur de les peiner....

Et j’efface par ci

Et J’efface par là

 

Ce tri fait, il ne reste plus grand-chose. Je débute ma lecture des mails des amis, famille et lecteurs de mon blog citoyen« Cergyrama » qui me prennent pour la mairie de Cergy et m’envoient leur CV pour candidater à la Mairie, me posent des questions sur les heures d’ouverture et tarifs de la patinoire dans laquelle je n’ai jamais mis ni les pieds, ni les patins et m'en posent bien d'autres encore. J'hésite à ne pas répondre....

Et je les conseille par ci

Et je les aiguille par là

 

J’attaque ensuite la lecture des commentaires de Cergyrama. C’est vite fait : Beaucoup sont sans aucun intérêt des « copier coller » de bises, images, gifs… juste une façon de me dire qu’ils sont passés. Je vais donc devoir leur rendre la visite. Chez certains c’est un plaisir mais chez d’autres je vais par habitude en rêvant de ne plus y aller ...

Et je clique par ci

Et je clique par là

 

Je lis d’une lecture rapide mais complète, sauf quand je n’accroche pas et que c’est trop long. Je ne regarde pas les vidéos quand elles excèdent 3 minutes, mon temps est compté. J’essaye de trouver un commentaire mais bien souvent je manque d’inspiration surtout pour les articles où il n’y a que des photos sans texte (j'aime tant l'écrit) et pour les poèmes de qualité auxquels ce serait injure de rajouter des banalités ...

Et je commente par ci

Et je "blablate" par la

 

Et quand je ne peux pas commenter de façon intéressante, je fais des commentaires sans intérêt :

Et je salue par ci

Et je bise par la

 

Il est 7H30, déjà 2 heures que je suis levée, je me précipite dans la salle de bain prendre ma douche en écoutant ma radio préférée (RTL) qui nous informe de tous les malheurs du Monde. Et si j'éteignais...

Et je m’émeus par ci

Et je m’énerve par la

 

Jeff  se lève et va me faire mon petit déjeuner. Je le rejoins dans la cuisine et j’avale un verre de jus d’orange, un peu de thé et grignote quelques céréales aux fruits. J'aimerais tant prendre le temps d'un vrai petit déjeuner..... 

Et j’avale par ci

Et je grappille par là

 

Je suis maintenant prête à débuter la course au temps, et en premier lieu : courir pour attraper mon bus en haut de la rue. Pourquoi courir, si je le rate, il y en a un dix minutes après ?

Et je cours par ci

Et je cours par là

 

Je cours vers mon travail, pressée de « sauver les démunis»….. transformer de malheureux demandeurs d’emplois en salariés heureux…… Les sauver du chômage est tâche plus aisée  qu'on ne pourrait le penser. En faire des salariés heureux est bien plus complexe….. Le bonheur dans l’entreprise existe-t-il encore ? Est-ce un service que je leur rends ?

Et je déprime par ci

Et je déprime par là

 

J’aspire à transformer la routine en route off…Sortir des habitudes, de la route toute tracée pour en suivre une autre ou plutôt ne pas en suivre du tout, faire uniquement ce qu'il me plaît ....

Et Continuer par ci

Et Continuer par là

 

Martine / Rediffusion d'un texte de 2011 (légèrement modifié) pour les jeudis en poésie du  Défi 228 des croqueurs de mots  animé par Colette

Je te remercie de m'excuser Colette pour avoir rediffusé un ancien article pour le défi du lundi ce qui ne m'arrive jamais mais je suis entrain d'écrire mon premier roman et c'est tellement ludique que j'ai du mal à m'en décrocher et à me concentrer sur autre chose.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

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Publié le 25 Novembre 2019

ARTICLE FICTIF DE "L'ECHO DU POLAR"

Critique de "Robe rouge et Menthes à l'eau" de Martine Martin

 

Photo Pixabay

Photo Pixabay

Résumé :

Adam pour trouver son Eve passe une annonce sur internet. Nadia lui répond. Ils échangent quelques mails. Ce coup de foudre épistolaire leur donne envie de se rencontrer. Des circonstances dramatiques feront échouer le rendez-vous qu’ils s’étaient donnés. Adam décidé à punir ceux qui ont fait échouer cette rencontre amoureuse se lance à la recherche et la poursuite des coupables jusqu'à un dénouement final stupéfiant

Extrait :

11 juin 2015 : ADAM

Adam attablé au café du Zanzi bar consulte le dernier échange de messages sur le smartphone perdu par l’inconnue à la robe rouge qu’il a croisée et en débute la lecture :

  • Momo le bus est coincé derrière un camion
  • Descends Zora, continue à pieds
  • Le sac est lourd, j’attends
  • Ok, Calme toi, n’ai pas peur
  • On redémarre
  • Ouf !
  • Je laisse le paquet dans le bus et je descend.
  • Pas dans le bus Zora !
  • Si, Momo
  • Non ! •
  • Le bus s'arrête à une station, je descend, je ne viendrai pas au Zanzi bar,  tu peux boire tes deux menthes à l'eau
  • Zora qu’as-tu fait ?  Zora, j’ai entendu une explosion, répond moi ?

ADAM troublé, se tourne vers l’iroquois aux deux menthes à l’eau qui semble de plus en plus énervé. Il est toujours seul.

Serait-ce lui le Momo et Zora  l' inconnue à la robe rouge et quel est ce paquet laissé dans le bus ?

il se souvient soudain de l’explosion entendue ! Il frémit. Non ce n’est pas possible.

Il reprend le smartphone de l’inconnue, une alerte d’informations s’affiche « Attentat à Paris, explosion du bus 96. Plusieurs morts ».

Il blêmit et se tourne vers l’Iroquois qui regarde paniqué l’écran de son portable. Il est vert de colère rentrée, vert comme ces deux menthes à l'eau et rouge comme le sang versé et la robe de sa Zora.

Adam prend conscience qu’il ne faut pas rester dans ce café à côté de ce terroriste, il faut partir et prévenir aussitôt la police.

Il prend son propre portable et envoie un SMS à Nadia pour lui dire qu’il l’a attendue comme convenu et que, ne la voyant pas arriver au bout de vingt minutes, il s’en est allé. Il paye sa consommation et quitte rapidement le café.

Mais que vont penser les policiers ? Il aurait dû, immédiatement, aller leur porter ce mobile et on va lui reprocher d’avoir consulté les messages. Il le rendra de manière anonyme en effaçant ses empreintes. Il rentre chez lui abattu et triste de n’avoir pas pu rencontrer Nadia. Sans l’avoir jamais vue, il croit bien qu’il est amoureux. Il ressort de son portefeuille la photo de Nadia et la regarde ému. Demain il l’appellera.

L'auteur :

A 66 ans c'est son premier roman. Après avoir passé les 20 dernières années de sa vie à écrire essentiellement des curriculum-vitae et des lettres de motivations dont beaucoup ont permis aux salariés licenciés économiques qu'elle accompagnait et conseillait dans leur recherche d'emploi de retrouver un emploi, Martine Martin a pris une retraite bien méritée. Elle a créé des blogs et s'est mise naturellement à écrire

Forte de cette expérience d'écriture, elle vient de terminer son premier roman "Robe rouge et menthes à l'eau" qui, c'est à espérer, sera suivi de nombreux autres pour le plaisir des lecteurs

Martine Martin / Novembre 2019 pour le  Défi 227 des croqueurs de mots    animé par Lenaïg.

N.B. : Je n'ai pas encore écrit ce livre, j'ai simplement écrit sur ce blog en 2016 une nouvelle à lire ici . Si je devais écrire un roman c'est cette nouvelle qui serait un début pour le roman dont je viens d'écrire le résumé. J'ai juste modifié quelques détails dans l'extrait ci-dessus pour que cela convienne mieux si j'écrivais un jour ce livre dont j'ai maintenant une idée précise d'une fin surprenante. Pour cela il faudrait qu'une  motivation forte me vienne pour me faire diminuer mon activité sportive qui me prend 3 à 4 heures par jour mais qui me fait tant de bien ! Merci beaucoup Hélène pour le thème de ce défi qui m'a permis de mener cette réflexion

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

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Publié le 24 Novembre 2019

Il y a des amitiés virtuelles qui nous sont précieuses. Lady Marianne nous a quittés hier. Je suis très triste. J'aimais sa générosité, son empathie, son courage face à la maladie et ce sourire qu'elle gardait toujours malgré tout. C'était une belle personne.

J'avais eu la même passion qu'elle pour les collections et j'aimais quand elle en parlait sur son blog. Quand j'ai fait le vide dans ma maison de Cergy l'été dernier, je suis heureuse de lui avoir offert toute la collection de fèves que j'avais conservées et que je ne continuais plus.

Je ne participais pas aux défis qu'elle lançait sur son blog :  son jeu de lettres était trop compliqué pour moi qui n'aime pas trop me triturer l'esprit).  Je me disais depuis longtemps il faut que je participe au moins au défi du partage de poésie mais trouver une poésie chaque semaine ne me motivait pas suffisamment. Alors aujourd'hui, je vais partager rien que pour elle une poésie qu'elle connaît et qu'elle aime puisqu'elle la diffusait sur son blog en Novembre 2016

Espère.

Louise Colet (1810-1876)

Ainsi, j'avais en vain suivi d'un œil avide,
Mille rêves d'amour, de gloire et d'amitié :
Toujours ils avaient fui ; mon âme restait vide ;
Je me faisais pitié !

La douleur arrêtait ma course haletante,
Je renonçais au but avant qu'il fut atteint ;
Dans mon cœur, épuisé par une longue attente,
L'espoir semblait éteint.

Et je disais : mon Dieu, je mourrai solitaire !
Et je n'attendais plus de beaux jours sur la terre,
Quand soudain, à ta voix, mon cœur s'est rajeuni :
Cette voix m'a promis un avenir prospère :
Cette voix m'a jeté ce mot si doux : ESPERE !...
Que ton nom soit béni !

Tous les chastes désirs que mon âme renferme,
Tous ces purs sentiments étouffés dans leur germe,
De ton cri d'espérance, ont entendu l'appel :
Oh ! que ton amitié me guide et me soutienne,
Laisse-moi reposer mon âme sur la tienne :
L'amitié, c'est l'amour que l'on ressent au ciel !...

Louise Colet.

Image parSusan Cipriano de Pixabay

Image parSusan Cipriano de Pixabay

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers, #Poèmes

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