ecrits divers

Publié le 3 Juin 2019

Qu’est ce qu’un TOC

  • La maladie d'une poule qui ne bégaye plus "cot cot cot" mais s’exprime en verlan "toc toc toc"
  • Une onomatopée souvent répétée :

toc toc toc qui est là

C'est Shahira la chatte noire 

chat ira mieux demain

Ça ira mieux demain   

Comme tout finira bien

Il faut profiter du jour qui vient

  • Un trouble obsessionnel compulsif :  Un nom compliqué pour toutes nos petites manies, mieux vaut dire TOC et le comble pour une horloge c’est de guérir de son TOC qui est de faire tic tac sans arrêt.

Quant à moi, j’ai de nombreux TOC ou petites manies :

  • Quand je parle au téléphone au lieu de rester en place bien à mon aise, je fais les cent pas dans la maison. Ne me demandez pas pourquoi,  je n’en sais rien.
  • Face à des objets trop bien alignés sur le buffet de ma salle de séjour, c’est trop net et droit : je les bouge aussitôt, les mets de travers, essaye de les disposer de manière esthétique. J’ai l’obsession du non-alignement. "L’ennui naquit un jour de l’uniformité". Cela devient vraiment un toc parce que, à peine les ai-je déplacés, que mon époux se plait à  les aligner de nouveau, ce qui m’oblige à les déplacer sans arrêt.
  • Quand je vois un chat noir dans la rue, au lieu de fuir, je ne peux m’empêcher de le caresser pour qu’il me porte chance
  • Quand il y a une échelle appuyée contre un mur, pour ne pas jouer les superstitieuses cela porte malheur je passe fièrement dessous même si cela peut être dangereux. En évitant de passer sous l’échelle je pourrais passer sous un camion et ne plus pouvoir passer mes vacances aux Seychelles !
Qu'est ce qu'un toc ?  (Atelier 97 de Ghislaine)

Est-ce grave Docteur Ghislaine ? Avez-vous le produit miracle qui pourrait me guérir de mes TOC ?

Martine / Mai 2019 pour l'atelier 97 de Ghislaine  (Thème : manies et toc. Les mots imposés sont en gras dans le texte)

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Rédigé par Martine.

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Publié le 7 Mai 2019

Amitié virtuelle

Je n’ai jamais trop cru à la vraie amitié sur la blogosphère et pourtant je me suis fait quelques vraies amies mais le plus souvent après les avoir rencontrées. Je ne les citerai pas ici de peur d’en froisser certaines si par malheur je les oubliais car J’en ai rencontrées beaucoup depuis maintenant 12 ans et j’éprouve une vraie amitié pour beaucoup d’entre elles.

Je préfère rendre hommage  deux d’entre elles qui ne sont plus puisque fauchées toutes deux par ce qu’on nomme "une longue maladie" pour ne pas dire cancer ce mot qui fait si peur !

  • Armide dont les chroniques drôles, vivantes et sensibles de sa vie à Paris avec son bouledogue PISTOL m’enchantaient chaque matin. Elle est venue sur mon blog grâce à une de mes amies poète dont j'avais parlé. C’était une magicienne de l’écriture, intuitive, curieuse avec une grande élégance de cœur et d’esprit : Une bien belle personne. Nous nous sommes rencontrées plusieurs fois à Paris et à Cergy. Une profonde amitié est née. Pistol est mort en 2013. Armide nous a quittés en juin 2014. Je pense souvent à elle lors de mes promenades Cergyssoises. J'ai la curieuse impression qu'elle est présente à mes côtés lors de mes promenades aux étangs qu’elle avait beaucoup aimés tant j’en trouve là partout le souvenir.

 

  • Marithé tant attachée à ma terre d’adoption le Val d’Oise qui l’avait vu naître et qu’elle avait quitté pour le littoral de la Loire Atlantique. C’est ce qui l’a fait venir sur mon blog Cergyrama. Je suis allée voir le sien en retour. Chaque matin elle me faisait beaucoup rire avec les photos, les dessins légendés qu’elle publiait. Derrière cet humour particulier, Marithé cachait une grande sensibilité, générosité, gentillesse. Elle aimait que les autres soient heureux et elle les faisait rire. Je me souviendrai toujours de la journée que nous avons passée ensemble avec nos époux respectifs sur l’île de Noirmoutier. Je garde précieusement dans ma cuisine le pot à sel qu’elle m’avait si gentiment offert. Ce geste témoignage d’amitié m’avait beaucoup émue. Une amitié est née de cette belle rencontre. Nous continuions à échanger par mail. Elle s’est éteinte en juin 2016. Je ne peux pas revenir à Noirmoutier dans les lieux où nous sommes allées ensemble sans avoir le cœur serré et retenir mes pleurs.

Je reste attachée à certains amis de blog que je n’ai jamais rencontrés car échanger des commentaires pendant plusieurs années cela tisse des liens même si souvent ces quelques mots laissés sont bien souvent des politesses sans réel intérêt si ce n’est celui de dire qu’on est passé, qu’on est là toujours fidèles.

Parmi ces amis il y en a que j’ai depuis longtemps envie de rencontrer mais je n’ose pas le leur dire par timidité certes mais souvent aussi parce que je ne sens pas, peut-être à tort, la même envie de l’autre côté et que j’ai peur d’être une nouvelle fois jetée comme l’a fait ma mère depuis ma naissance pour des raisons que j’ai comprises bien trop tard.

J'ai aussi de  nouvelles amies de blog auxquelles je rends visite à chaque fois qu’elles publient un nouveau billet sauf le samedi et le dimanche qui sont des jours de repos sans PC. J’aime leurs blogs, je devine leur personnalité à travers leurs écrits et je suis certaines que la plupart d’entre-elles sont de belles personnes. J’aurais parfois envie d’en rencontrer quelques-unes notamment celles qui écrivent avec lesquelles je me sens en parfaite harmonie de pensée. C’est plus difficile pour moi de trouver cette osmose avec des blogueurs photographes que je n’ai jamais rencontrés et qui n’accompagnent pas leurs photos de texte. De nature méfiante, j’estime que je ne les connais pas assez pour envisager une rencontre, que nous pourrions être mutuellement déçues alors je me contente de ces échanges virtuels et c’est vraiment dommage.

Avant mon cancer, je pensais qu’il n’y avait pas de réelle amitié quand on n’avait pas dépassé le virtuel. J’ai changé d’avis depuis. Quelques-uns de mes vrais amis dans la vie pendant cette période m’ont laissé un peu tomber comme si j’étais contagieuse. Je pense qu’ils étaient gênés, ils ne savaient plus quoi me dire. J’en ai été profondément meurtrie. Certains sont revenus dès qu’ils ont su que j’étais en rémission. Peut-être que j’aurais eu la même réaction, la même peur à leur place alors je ne leur en veux pas.

Quelle ne fut pas ma surprise de voir que c’est une amie de blog que je n’ai jamais rencontrée dont je visite le blog depuis peu de temps qui m’a le plus soutenue. Elle m’a écrit régulièrement des mails me demandant de mes nouvelles, me racontant aussi son quotidien car elle a compris qu’il ne fallait pas me parler de ma maladie mais me distraire avec d’autres jolies choses de la vie et d’être là tout simplement. Elle m’a même adressé une carte postale qui m’a énormément touchée et que je garde précieusement dans le tiroir de ma table de nuit et un petit cadeau pour Noël : un petit pantin de bois à suspendre dans le sapin. Je ne vous dirai pas son nom. En me lisant elle se reconnaîtra. J’aimerais tant la rencontrer mais nous habitons loin l’une de l’autre à l’opposé du pays.

Je voulais la remercier particulièrement. Sa bienveillance et son amitié m’ont été précieuses et ont participé à ma guérison. Je suis reconnaissante aussi à tous ceux que je n’ai jamais rencontrés mais qui, à travers les commentaires du blog ou même par mail, m’ont demandé de mes nouvelles. Ce n’est pas grand-chose, un tout petit rien qui est vraiment beaucoup pour celui qui reçoit ce témoignage de sympathie. J’en suis d’autant plus touchée que je suis une taiseuse. Je n’aime pas afficher avec bruit et sans pudeur mon amour, mon amitié et qui n’ose pas ouvrir ma porte et donner la clef de mon cœur. Cela peut paraître paradoxal, je peux plus facilement exprimer maladroitement sous stress mon désaccord ou mon inimitié et comme on dit dans le langage populaire « jeter le bébé avec l’eau du bain ».

Martine / Rediffusion d’un texte de 2016 légèrement modifié pour l’Atelier N° 94  de Ghislaine ayant pour thème l’amitié (les mots imprimés sont en gras dans mon texte).

Excuse moi Ghislaine je n’ai pas eu le temps d’écrire un texte inédit. Je me suis occupée de mes petites filles pendant une semaine et je prépare maintenant mon déménagement ce qui explique aussi mon absence sur les blogs amis que je visite mais en laissant peu de commentaires. 

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Rédigé par Martine.

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Publié le 29 Avril 2019

Le retour de Neptune de John Singleton Copley

Le retour de Neptune de John Singleton Copley

Ma mère la lune était déjà bien pleine quand mon père Neptune la rencontra.  Qui l’avait enfantée ? Il ne le sut jamais, il faut dire que Lune était souvent pleine mais n’avait jamais donné naissance à aucun enfant. Elle retrouvait sa ligne très rapidement pour regrossir à nouveau. 

Dès qu’elle vit mon père, armé d’un trident avec lequel il combattait les flots bien paisibles de l’océan, menant triomphalement son radeau « le drakkar » tiré par des chevaux. Avec sa couronne en or et son corps d’athlète,  Il avait l’air d’un Dieu.  Lune en tomba aussitôt amoureuse. Elle se mit à le faire danser et tanguer sur l’océan qu’elle agitait pour lui. Cela rajoutait à sa superbe.

Mon père prit goût à danser sur les flots. Il avait souvent rêvé de décrocher la lune et il y était parvenu.  Le dieu de notre monde ne peut rien refuser à ses seigneurs.  Ils s’unirent et Lune une nouvelle fois se mit à grossir jusqu’à devenir toute ronde, elle n’avait jamais été aussi ronde. On aurait dit un ballon, mon père lui dit un soir il serait temps d’accoucher maintenant sinon Lune chérie  tu vas exploser.  Tous les dieux faisant des Miracles, elle n’explosa pas mais mis au monde le lendemain, une nuit de Février sous le signe du poisson,  une jolie étoile qui aussitôt tombât dans les flots obscurs de l’océan !  

Cette étoile c’était moi, La mer m’avait engendrée. Bien que l’océan faisait   intimement partie de moi, je  ne pouvais vivre continuellement en son sein  dans une semi-obscurité privée du soleil  le jour et de ma mère la lune la nuit.

J’aurais dû crier en naissant mais je restais muette, le gosier encombré de cette eau qui m’étouffait et qui fesait que je vivais les premières secondes de ma vie en apnée n’osant pas respirer complètement et profiter de cette jolie vie qui promettait d’être heureuse et prospère.

Mon père le comprit et me sauva.  Il plongea en tenant fermement le manche en bois de son trident avec lequel il éloigna les requins qui auraient dévoré  son bébé, cette étoile innocente  Il me récupéra. Mon cœur palpitait très fort, il me réconforta et me déposa sur le sable de la plage. 

Allongée sur le dos je vis pour la première fois ma maman la lune, je fus conquise par sa beauté lumineuse qui me réchauffa quelques instants avant que je ne comprenne sa déception qu’elle n’osa prononcer mais que je lus dans son regard « Ce n’est pas une étoile de plus que je te demandais Neptune,  Je voulais un garçon, un homme »

Moi qui rêvait dans mes pensées de m’élever dans le ciel la rejoindre avec mes sœurs les autres étoiles, je décidais de rester sur terre, d’être une étoile qui guiderait ici-bas ceux qui avaient besoin d’être éclairés au bord de l'océan, très proche de mon père qui disparut trop tôt dans le naufrage de sa vie.

Toute ma vie je craignais de regarder le ciel la nuit redoutant de retrouver le regard de ma mère la lune quand je la vis pour la première fois. Les rares fois où Je prenais plaisir à observer le ciel c’étaient pendant les rares et courtes éclipses de lune.  C’est pourquoi je préfèrais les jours d’éclipse trop rares quand la lune est dissimulée par l’ombre de la terre.  Il y a des souvenirs cruels qu’il vaut mieux cacher car ils gâchent vos instants de plaisir et de joie.

Martine Martin / Avril 2019 pour l'Atelier 93 de Ghislaine (les mots imposés sont en gras dans le texte. Texte déjà diffusé mais remanié pour les besoins de cet atelier

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Rédigé par Martine.

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Publié le 22 Avril 2019

Ma mère Marie Jo rencontra mon père  Jean un dimanche de juin  en marchant à Paris au Champ de Mars dans cet endroit unique à Paris où la ville est tranquille.  Ce fut entre eux  un coup de foudre qui lui fit abandonner son prétendant de l’époque qu’elle aimait pourtant beaucoup.  Pour Marie Jo et ses deux amours qui, très sensible, avait une éponge trop pleine à la place du cœur,  ce fut un choix difficile entre un amour raisonné et rassurant et une passion amoureuse incontrôlée avec tous ses dangers. Ce fut le dernier été de son célibat.

Dix mois après Le promeneur du champ de mars  (comme elle l’appelait avant qu’il ne l’aborde et passe à l’attaque pour faire tomber sa réserve naturelle) devint son époux à la vie à la mort ou pour le meilleur, et pour le pire en présence de leur parents : Abraham et Aïda pour ma mère. Marius et Jeannette pour mon père.

Je naquis deux ans après à Paris au milieu du 20ème siècle. Je m’appelle Jeanne.

A cette époque, Mon père est ingénieur, Il est sorti indemne physiquement de la guerre d’Indochine mais très atteint psychologiquement par les exactions commises par les armées française et Viet Minh cette dernière qu’il surnommait "l’armée du crime".

Ma mère vient de quitter  son poste de vendeuse dans une grande mercerie parisienne « Au fil d’Ariane »,  pour être embauchée au rayon chapeau du grand magasin « Le bon marché » si bien décrit par Emile Zola dans « le bonheur des dames ». C’est vrai que pouvoir s’acheter de belles toilettes dans un grand magasin parisien est un grand bonheur mais pas pour tout le monde. Il faut bien gagner sa vie. l’argent fait le bonheur des dames coquettes et aisées !

Mes parents avaient suffisamment d’argent pour vivre bien et heureux  mais cet argent ne fit pas leur bonheur. Mon père se mit à boire et à dépenser beaucoup plus qu’il ne gagnait, il perdit son travail. Au lieu d’avoir en banlieue la villa en pierres de meulière dont ils rêvaient,  ils eurent la visite des huissiers qui saisissaient tout le mobilier de l’appartement familial. Leurs disputes étaient violentes et me traumatisaient.

Pour m’évader de cette enfance difficile, j’allais dans un petit cinéma de quartier voir les aventures d’Angélique Marquise des anges à laquelle je m’identifiais. Le soir dans mon lit, je lisais les romans de Dehli et  je rêvais d’épouser plus tard un beau et riche lord anglais pour devenir  Lady Jane.  Il m’emmènerait en Tanzanie voir les neiges du Kilimandjaro et faire le voyage en Arménie :  pays d’origine de mes grands-parents maternels et que je rêvais de découvrir.

Photo Pixabay

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Pour échapper à un quotidien sordide, j’avais besoin de faire chaque jour un rêve impossible, de me raconter une histoire de fou dont j’étais l’héroïne extravertie et risque-tout (Dieu vomit les tièdes !)  moi qui était si timide et prudente.

C’est ainsi que la résilience m’envahit et qu’elle ne me quitta plus ce qui me permit d’être heureuse et de supporter par la suite toutes les tempêtes de ma vie.

 

Martine : Pour le  Défi 219 des croqueurs de mots animé par Laura Vanel Coytte (quel est votre réalisateur préféré)

A vous maintenant de découvrir mon réalisateur préféré à travers sa filmographie (18 titres de ses films sont présents dans mon texte). 

Si vous n'avez pas trouvé : Réponse ici

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Rédigé par Martine.

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Publié le 17 Avril 2019

Photo Pixabay

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Je suis le coq Kofi, le roi et la coqueluche de la basse-cour.

Mes maîtres m’ont appelé Kofi car je suis de couleur café leur boisson de prédilection et ils ont prénommé étrangement ma Cocotte préférée Cocaïne. N’allez pas croire qu’ils font usage de cette substance. Les humains sont étranges, je crois que  je ne les comprendrai jamais. Ils auraient dû l’appeler ma cocotte coquine car c’est une sacrée poulette. En plus, pour une poule avoir un prénom qui commence par Coq il faut le faire.

Vous allez dire et vous aurez raison que je passe du coq à l’âne alors revenons à ma présentation. Je suis un coq fier, coquet et cocardier. Je suis l’emblème du pays. Je suis allée avec mon maître sur un terrain ou des humains jouaient au ballon et il parait que j’ai porté bonheur à l’équipe de France. Aux salons agricoles j’arbore avec fierté la cocarde tricolore.

Je fais moins le fier en ce moment car ma cocotte me snobe. Elle s’est entichée de coca-cola l’autre coq de la basse-cour très laid et tout juste sorti de sa coquille. Il s’enhardit en ce moment et a arrêté de cocooner. Ils coquinent ensemble et je suis cocu. Cocaïne a tort et risque de le payer. Vous en conviendrez le café c’est beaucoup plus sain pour elle que le coca.

Quant à Coca-cola il n’a pas intérêt à chanter en premier le matin où je lui vole dans les plumes. Tant pis si je vous casse les oreilles, je manifeste ma colère cela soulage : cocorico, cocorico !!!

En attendant pour me calmer dans la journée je vais aller à l’école de Madame Jill Bill, et, foi de Kofi,  je trouverai bien dans son bestiaire une autre poulette. Une de perdue, dix de retrouvées ! Cocorico, cocorico….

Martine / Février 2019 pour les prénoms du mercredi de Jill Bill

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Rédigé par Martine.

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Publié le 15 Avril 2019

Un amour haut en couleurs

Elle était un peu fleur bleue et se levait chaque matin en voyant la vie avec des lunettes roses.

Quand la première fois,  elle le vit frais comme une rose avec son regard noir intense ce fut le coup de foudre. Cette attirance irrésistible qu’elle n’avait jamais ressentie pour un homme auparavant la fit rougir de honte. Elle savait qu’elle devait fuir pour ne pas mettre en danger sa vie calme et paisible d’épouse et de mère de famille. Si elle voulait continuer à manger son pain blanc elle ne devait pas franchir cette ligne jaune de l’adultère. Elle la franchit pourtant !  A chaque fois qu’ils s’aimaient c’était l’apothéose : un bouquet multicolore de feu d’artifice aux mille étincelles et reflets.

Pourtant son vécu avec lui n’était pas tout rose. Elle avait du mal à le comprendre. Il était versatile, passait souvent du blanc au noir. Elle ne savait pas de quel bord il était et ne savait comment le prendre. Il la boudait quelques temps puis revenait comme si rien ne s’était passé. Au lieu de lui donner une volée de bois vert, elle était heureuse de le retrouver. Aveuglée d’amour comme si elle avait un chapeau qui lui cachait les yeux,  elle ne voyait que du bleu et parfois même des éléphants roses alors qu’il était en train de lui en faire des vertes et des pas mûres.  

Sa dernière facétie était celle de trop. Elle l’avait ressentie comme une brise glaciale. Elle tira sur lui à boulet rouge et mit un point final à cette liaison.  S’il revenait une nouvelle fois, elle ne jouerait plus l’oie blanche qui pardonne tout et l’emmenerait au diable vauvert en faire voir de toutes les couleurs à une autre fleur bleue !

Martine / Avril 2019 pour l'Atelier 92 Ghislaine (Thème : couleurs. Les mots imposés sont en gras dans le texte)            

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Rédigé par Martine.

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Publié le 10 Avril 2019

Je suis la fille d’un couple de  poissonniers .

Ils m’ont appelé lotte pourtant Je ne ressemble pas à une grosse lotte, je suis plutôt agréable à regarder et loin d’être boulotte.

Photo Pixabay

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Mon frère s’appelle Colin. Nous aidons nos parents à la poissonnerie.

Certains clients hommes quand je leur demande ce qu’ils veulent se font un plaisir de me répondre avec un air grivois et ironique : « une belle lotte comme toi ». Qu’on se le dise : Je ne suis pas à vendre !

Je passe les compliments de certains comme « joli cul lotte »

Un jour un client m’a même maté de la tête aux pieds en me disant je mate Lotte alors donne-moi des anguilles.  Je n’ai pas trouvé sa blague rigolote. Saperlotte, J’en sanglote encore.

Il y avait des jours où j’avais envie d’en finir et de me jeter dans la flotte, quoi de plus normal pour une lotte.

Je parle à l’imparfait car ma vie a beaucoup changé depuis que j’ai rencontré l’amour sur un marché.

Je me suis mariée ;  J’ai quitté la poissonnerie familiale pour vendre des gâteaux.  Mon charmant époux Paul est pâtissier. Son nom de famille étant CHARLES, je m’appelle maintenant CHARLES Lotte et sa spécialité est la charlotte à la framboise !

Martine / Février 2019 pour les prénoms du mercredi de Jill Bill

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Rédigé par Martine.

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Publié le 1 Avril 2019

« A la sainte Foy prends la nèfle si tu la vois »

Dans un grand jardin d’une résidence secondaire de Montpellier, Il y a 25 ans le 6 octobre, jour de la Sainte Foy, je fus cueillie délicatement sur mon arbre par une sympathique et attentionnée jardinière.  Elle ne me croqua point pourtant j’étais mûre à cœur et juteuse comme il se doit. Peut-être pensait-elle comme beaucoup que je n’avais aucune saveur. Ma mauvaise réputation m’a certainement sauvée la vie. Elle me déposa dans un petit sac en papier qu’elle referma avec soin et me déposa dans le coffre d’une voiture au milieu de nombreux bagages. Je fis un long voyage dans le noir. J’angoissais : Quel allait être mon sort ?  Au bout de longues heures la voiture s’arrêta et ma jardinière ouvrit le coffre et me libéra. Elle me sortit de mon emballage et je vis alors un beau jardin fleuri et arboré bien plus grand que celui où j’avais vu le jour.

Elle me déposa dans un trou qu’elle avait au préalable creusé dans le sol et me recouvrit de terre. 

Je n’étais pas encore morte encore: pourquoi m’enterrait-elle vivante ?

J’étais de nouveau dans le noir. Je fus Brusquement mouillée jusqu’au cœur. M’arrosait elle comme une fleur ou bien était-ce une grosse pluie ?Quel triste sort : J’allais mourir noyée et dans l’obscurité la plus totale.

Ce que je croyais être mon agonie fut long et douloureux. Un matin mon noyau se creva, je croyais que c’était la fin mais je sentis comme une poussée légère, je venais de donner naissance à une jolie pousse verte qui se nourrissait de ma chair. Je mourrais heureuse car en donnant la vie, je renaîtrai bientôt.

Je poussais vite, je devins un arbre : un néflier du Japon aux grandes feuilles brillantes et vertes qui faisaient le bonheur été comme hiver de ma jardinière préférée qui m’admirait sans cesse.

L’hiver je donnais de petites fleurs blanches mais pas encore de fruits. Ma jardinière se désespérait chaque année de ne pas avoir de fruits.

J’aurais aimé pouvoir lui en donner mais il faisait trop froid lors de ma floraison. Un jour elle me fit ses adieux et me présenta sa remplaçante en lui disant que son seul regret de quitter ce jardin c’était que je ne lui ai pas donné de fruits.  Ma nouvelle propriétaire m’aimait beaucoup et me bichonnait en m’arrosant dès que je m’asséchais. L’hiver suivant fut doux et il ne gela pas quand j’étais en fleurs et celles-ci devinrent de tous petits fruits verts qui prirent vite une teinte orangée et grossirent pour arriver à maturité en fin d’été. 

Néflier japonais de mon jardin de Cergy (Photos Martine)Néflier japonais de mon jardin de Cergy (Photos Martine)

Néflier japonais de mon jardin de Cergy (Photos Martine)

Elle n’arrêtait pas de m’admirer et de me photographier. Seul regret, elle non plus ne goûtât pas à mes fruits même à l’automne le jour de la Sainte Foy. 

Je vais encore changer de propriétaire, ma jardinière va me quitter et me fait admirer à de futurs remplaçants potentiels. Elle m’a promis, si mes fruits venaient à maturité avant son départ, de  cueillir un de mes fruits pour le planter dans son autre jardin.

Quel sera mon avenir ici ? j’espère que mes nouveaux propriétaires  ne me couperont pas

Martine / Mars 2019 pour le Défi 218 des croqueurs de mots animé par Durgalola

NB : Ceci est l'histoire vraie de mon néflier japonais de Cergy qui va me manquer

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Rédigé par Martine.

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Publié le 11 Mars 2019

Journées agitées et nuits tranquilles

Hyperactive depuis toujours, dans la journée je suis en permanence en mouvement et il m’est bien difficile de me poser. M’activer est mon destin. Cette réalité peut paraître impensable à beaucoup et particulièrement à mon Jeff qui doit le supporter au quotidien et qui ne comprend que je ne sache pas m’asseoir plus de quelques  instants sans avoir envie de bouger.

Mes journées sont bien remplies depuis mon réveil  à 5 heures. Après avoir fait quelques commentaires rapides sur les blogs de mes amis en utilisant la reconnaissance vocale de mon smartphone ce qui est beaucoup plus rapide.

Ensuite, avant d’aller courir ou marcher,  je commence mes échauffements  fenêtre ouverte pour entendre l’océan et le chant des oiseaux.

Ensuite je quitte la maison et mon Jeff qui est encore endormi quand je ne l’ai pas réveillé ! Je ferme la porte d’entrée avec beaucoup de précautions pour ne pas faire de bruit.

Quel plaisir de courir ou marcher vite à l’aube le long de la mer sous le soleil levant et même l’hiver la nuit quand la ville n’est pas encore réveillée.

Je m’arrête en revenant à la boulangerie proche de chez moi pour acheter le pain et mon  petit croissant que je partage avec Jeff autour d’un café en fin de matinée. J’aime l’odeur du pain chaud dans cette boulangerie et le sourire de la vendeuse.  

En rentrant de mes fugues matinales,  je prends une douche froide pour me vivifier encore un peu plus ce qui est très agréable après avoir eu chaud en courant. Jeff est encore couché à 8 heures quand je rentre. Je me recouche. Quel plaisir d’écouter  ma radio préférée bien au chaud sous la couette à ses côtés et de rire des imitations pleines d’humour de Laurent Gerra que j’aime beaucoup.  C’est un des seuls petits moments de repos que je m’accorde dans la journée.

Nous prenons ensuite notre petit déjeuner, le repas que je préfère. Il est important pour moi de faire le plein d’énergie. Au menu  thé, jus d’orange, Brioche ou gâche vendéennes avec confiture maison allégée en sucre et des céréales complètes auxquelles je rajoute des raisins secs, noix et noisettes (le tout bio).

Je pars ensuite pour la piscine pour faire 45 minutes d’aqua fitness ou de body palm.

Après le déjeuner, je me pose juste le temps d’un café.

Ensuite Nous partons avec Jeff pour de petites longues randonnées en fonction de notre forme. Le plaisir de marcher ensemble et de discuter tout en admirant l’océan et quand nous sommes à Cergy : l’Oise, les étangs et parfois la campagne du Vexin.

Quand nous rentrons, nous prenons notre goûter composé d’une tisane bio et de petites galettes de Pont Aven. Ensuite assise dans le canapé, je me repose d’une journée très active en regardant la télévision ou tout du moins en essayant car le plus souvent je m’endors tant je suis fatiguée. En fonction des jours, j’ai parcouru, en marchant, courant et sautillant dans la piscine entre 10 et 25 km et dépensé entre 1000 et 1700 calories.

Après un dîner très léger, Je me détends en regardant au lit la télévision ou en lisant et le plus souvent je m’endors. Inutile de vous dire que je n’ai aucun problème pour dormir et que si mes journées sont agitées, mes nuits sont tranquilles et reposantes.

Martine / Mars 2013 pour l'Atelier 89 Ghislaine   

Thème repos, tranquillité ou mots imposés. Les mots en gras dans mon texte sont les mots imposés

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Rédigé par Martine.

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Publié le 4 Mars 2019

Je n’habite pas à la campagne  mais je suis une femme de campagne !

Militante dans l’âme pour les causes qui me semblent justes (souvent perdues d’avance), plusieurs fois dans ma vie je me suis lancée dans des campagnes électorales avec beaucoup de conviction, de volonté,  de dynamisme mais parfois de candeur aussi.

J’ai été adhérente aux Verts, à Cap 21(Mouvement d’écologie libérale fondée par Corine Lepage pour laquelle j’ai beaucoup d’estime) et au Modem et j’ai fait quelques campagnes électorales avec eux (municipales et législatives).Par la suite, après quelques déceptions que je ne décrirai pas ici,  j’ai soutenu les Verts de ma ville. Aujourd’hui je suis  adhérente à la République en marche et j’ai participé à la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron.

Ma campagne électorale la plus marquante et attachante fut les municipales avec les verts de ma ville qui sont venus me chercher pour m’inscrire sur leur liste.

Quand on est une blogueuse influente dans sa ville, on est souvent sujette à des visites de courtoisie et sollicitations ou pressions appuyées.  Le blog est un moyen très rapide et efficace de communiquer en campagne surtout s’il a une forte audience !  Je n’aurais jamais imaginé auparavant à quel point. J’ai accepté la proposition des verts plus je l’avoue pour des raisons plus affectives que politiques ! Je les trouvais très sympathiques et intéressants sur le plan intellectuel.  Les verts sont très à gauche, je suis centriste et, même si je suis sensible à l’écologie,  je n’en ferai pas le combat de ma vie. 

J’ai découvert le "boîtage" qui consiste à déposer notre communication de campagne dans les boîtes à lettres, le tractage sur les marchés, dans les gares et lieux fréquentés de la ville. Certains habitants étaient très chaleureux, d’autres habitants transformaient fièrement devant mes yeux le tract reçu  en un effiloché de papier.  Combien de troncs d’arbres sacrifiés pour cette communication papier qui finit à la poubelle ! En dehors de la campagne la tenue d’un stand lors de la fête annuelle des associations a fait aussi partie de ma contribution.

J’ai dû lutter contre ma grande timidité pour aller au-devant des gens ce que j’ai beaucoup aimé.  J’ai ainsi repris confiance en moi et  suis devenue plus extravertie. J’ai adoré parcourir un samedi après-midi ma ville à vélo avec mes amis verts. Nous nous arrêtions dans chaque quartier pour échanger avec les habitants. Nous avons reçu partout un accueil chaleureux. 

photo martine

photo martine

Même si j’appréciais beaucoup certains de mes camarades politiques, Je ne me suis pas fait de vrais ami parmi eux car comme disait leur chef de file « on ne se fait pas d’amis en politique ». On se fait plus facilement des ennemis. Je m’en suis fait parmi  les adjoints municipaux.  Je savais que je pouvais courir des risques en pleine campagne électorale à communiquer sur mon blog aussi je faisais très attention à ma communication.  Je n’ai pas eu de procès, juste quelques pressions de la part d’un élu.

Le  maire de l’époque, très intelligent, avait bien compris qui j’étais et savait que s’il me mettait la pression je continuerai de plus belle. Au contraire il a été  sympathique et ouvert même si j’ai bien conscience de la superficialité de nos relations..  Je n’ai pas non plus franchi les limites et j’ai toujours sur mon blog critiqué la politique menée, jamais les hommes. Je crois qu'il le savait et appréciait.

Comme c’était prévisible, nous n’avons pas gagné et nous avons été éliminés dès le  premier tour puisque il n’y en a pas eu de deuxième.  

Je garde un excellent souvenir de cette période mais si c’était à refaire je crois que je préférerais partir me promener à la campagne qui ne me gagne pas pourtant que de partir en campagne

Martine / Mars 2019 pour le Atelier 88 de Ghislaine sur le thème campagne (les mots imposés sont en gras dans le texte

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

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