ecrits divers

Publié le 22 Février 2019

Fait divers d'hiver à Champvert

Dans la soirée du 21 décembre premier jour de l’hiver, le magasin de jardinage Prévert de Champvert a été victime d’un braquage. . Un homme cagoulé, ganté, portant pour cacher ses yeux des lunettes de soleil et sur son corps un survêtement est entré dans le magasin un revolver à la main avec lequel il menace le jeune employé qui lui indique qu’il n’a pas les clefs de la caisse. L’individu de 42 ans, semblant en état d’ébriété, se dirige avec le jeune homme vers le sous-sol ou une autre employée, la mort dans l’âme, lui ouvre le coffre et lui en remet, tout le contenu : la modique somme de 110 euros. Il remonte vers le magasin en tenant tant bien que mal en joug les deux employés et sort après avoir eu l’idée de voler au passage une bouteille de whisky. Il s’enfuit en coup de vent à vélo.

Le braqueur a été trahi par son sac à dos vert visible sur les caméras de surveillance de la supérette qui provenait du magasin de sport proche. Grace aux cartes de fidélité des clients ayant acquis ce sac, le braqueur a pu être identifié par la police et interpellé. La perquisition effectuée  à son domicile permet de retrouver le sac, et le revolver qui s’avère être un faux. Il ne peut rendre l’argent qu’il s’est empressé de dépenser. L’homme avoue. Il est jugé en comparution immédiate et  condamné à deux ans de prison ferme.

Martine pour l'Atelier 87 de Ghislaine. Thème Fait divers d'hiver. Les mots imposés sont en gras dans le texte.

Ce fait divers est inspiré par un réel fait d'hiver mais qui ne s'est pas déroulé à Champvert  mais dans une supérette que je fréquente et que j'ai légèrement modifié pour les besoins du défi

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Rédigé par Martine.

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Publié le 15 Février 2019

Dans les plaideurs de Racine, Petit Jean le portier reproche à son Maître, le juge Perrin Dandin, de se lever trop tôt le matin en lui disant « Qui veut voyager loin ménage sa monture ; Buvez, mangez, dormez, et faisons feu qui dure ».

Au 17ème siècle : ménager sa monture c’était manger grassement, boire, dormir.  C’était considéré comme bon pour la santé et cela a duré jusqu’au vingtième siècle. Je me souviens de mon grand-père qui m’incitait à manger de la viande rouge que je n’aimais pas trop en disant qu’elle était pleine de vitamines et que si je m’en passais j’aurais des carences.

Aujourd’hui les médias vous assènent à outrance que si l’on veut rester en bonne santé et vivre longtemps, il faut manger peu et sain (bio, vegan…) en tous cas éviter de manger trop de viande, de charcuterie, de poisson, de sucre, de sel, ne pas boire d’alcool et bouger en faisant du sport. Ce n’est pas très gai comme programme.

Au-delà de son sens premier, cette citation est souvent exprimée au sens figuré. Voyager loin veut dire avoir des projets à long terme ambitieux  et ménager sa monture signifie qu’il ne faut pas être trop impatient, prendre son temps, réfléchir, se poser,  se ménager au lieu de se presser, de s’ essoufler et d’échouer. On peut citer d’autres citations qui se rapprochent 

  • la morale de la fable de La Fontaine « : Le lion et le rat » « Patience et longueur de temps valent mieux que force ni que rage »
  • Paris ne s’est pas fait en un jour

Effectivement pour réussir, aller loin,  il faut être patient mais je ne pense pas non plus qu’on y arrive en se ménageant comme le montre le pauvre homme qui ménage sa monture en inversant les rôles et en tirant son âne. Gageons qu’il ne tiendra pas longtemps et n’ira pas bien loin.

Celui qui veut voyager loin doit-il ménager sa monture ?

Quand j’étais enfant j’ai souvent vu les huissiers venir chercher les meubles pour payer les dettes de mes parents. Pourtant mon  père avait un bon travail dans une grande banque assez bien payé et avec des avantages sociaux mais il dépensait tout en des choses superflues et au café aussi hélas et ma mère, au lieu de travailler, restait au foyer. Petite fille pauvre parmi les riches à l’école privée ou l’on m’acceptait par charité chrétienne malgré que ma scolarité n’était pas payée, j’ai connu  toutes les vexations des adultes et de mes camarades

J’étais mal partie pour réussir mais je m’étais jurée de m’en sortir de monter dans la hiérarchie sociale. Après le BEPC, j’ai fait des études courtes de secrétariat. J’ai démarré comme sténodactylo. Je n’ai pas ménagé mes efforts au contraire, j’ai été ensuite secrétaire d’un DRH., parfois j’ai travaillé de nuit quand il fallait rapatrier notre personnel de chantier dans des pays en guerre et aller les chercher à l’aéroport avec ma voiture. A la fin des chantiers, j’allais sur place en province, éloignée de mon époux et de nos enfants en semaine pour plusieurs semaines,  pour reclasser le personnel local sur place embauché pour les besoins d’un chantier. C’était difficile de se faire accepter notamment par les élus du personnel (tous des hommes) qui voyaient mal une jeune femme venir les reclasser. Ils n’y croyaient pas et ils ne m’ont pas ménagé au début : une femme sur un chantier envoyée par un homme, qui plus est un patron ce n’était pas la meilleure entrée en matière !!!.  L’hiver je conduisais sur des routes verglacées, enneigées notamment dans le Cotentin pour aller rencontrer les chefs d’entreprise et leur « vendre » nos ouvriers. J’en ai versé des larmes seule le soir dans ma chambre d’hôtel, mes enfants et mon mari me manquaient mais je continuais et à la fin des chantiers ces délégués syndicaux me remerciaient chaleureusement des résultats obtenus auxquels ils n’auraient jamais cru. D’assistante de Direction, je suis devenue Adjointe sociale puis j’ai quitté cette entreprise pour devenir Consultante emploi dans un cabinet conseil en ressources humaines ou j’ai conseillé des ouvriers, employés et cadres dans leur recherche d’emploi. Je conseillais aussi les Directeurs des ressources humaines dans la conception et la conduite de leurs plans sociaux pour y mettre les vraies mesures favorables à l’emploi (pas forcément les plus rémunératrices à court terme pour les salariés). J’ai aussi animé des stages de formation de la maîtrise à conduire des entretiens de séparation le plus humainement possible en évitant de commettre des erreurs qui pourraient nuire à la santé psychologique des salariés. Lors des réunions des comités d’entreprise, je venais présenter nos résultats de reclassements aux élus. Ils ne me ménageaient pas non plus bien au contraire car je représentais la Direction. Parfois après les réunions, je pleurais mais je continuais mon travail pour que tout se termine bien. J’ai terminé ainsi ma carrière en gagnant très bien ma vie mais c’était mérité je le devais qu’à mon travail, à ma volonté, à mon engagement. Cela n’a pas été facile, je n’ai pas été très présente pour mes enfants, je crois que je n’ai pas vu que mon fils en avait particulièrement souffert car tous les efforts que je faisais c’était pour eux pour qu’ils puissent faire des longues études pour avoir le métier qui leur plaisait et comprendre qu’on n’a rien sans travail et qu’il ne faut rien attendre des autres. En  cela j’ai réussi : Ma fille est gastro-entérologue et mon fils ingénieur mais je pense qu’ils se sont sentis délaissés mal aimés.  Pour réussir, je ne me suis pas ménagée et je ne les ai donc pas ménagés non plus.

Pour conclure J’aimerais voir aussi dans cette expression ou citation : une incitation individuelle et collective à sauvegarder notre monture «la Terre » afin qu’elle continue à « voyager loin » c’est-à-dire à assurer la préservation à long terme de la vie de toutes les espèces humaines, animales, végétales gravement menacées par les pollutions humaines ». Si tous les hommes et femme de la terre pouvaient se donner la main pour ménager notre planète et la sauver, nous sauver et sauver les générations à venir  La encore il ne faut pas tout attendre de ceux qui gouvernent le pays mais c’est à chacun de faire un effort pour diminuer son empreinte écologique.

Martine Martin / Janvier 2019 pour Nid de mots d’ABC   

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Publié le 13 Février 2019

Moïsette le bébé sauvé des eaux

Je vais vous raconter mon histoire depuis ma naissance il y a près de deux ans .

Ma mère qui me portait en elle depuis plus de 8 mois fuyait son pays en guerre le Nigéria. Nous étions sur une embarcation de fortune remplie de migrants en train de couler au large de la Sicile.

C’est à ce moment que j’ai voulu quitter mon doux et chaud cocon pour affronter la dure réalité de la vie. Heureusement un grand bateau humanitaire l’Aquarius était tout près et nous a recueillis avec tous nos compagnons d’infortune avant que nous sombrions dans les flots en furie.  C’est sur ce grand bateau que j’ai ouvert les yeux et poussé mon premier cri.

Tous les bénévoles sur le bateau ont applaudi et heureux se sont mis à chanter One love de Bob Marley.

Maman m’a appelé Moïsette puisque j’ai été comme Le pophète Moïse sauvé des eaux.

Nous avons accosté dans le port de Catane. Nous vivons maintenant dans un camp de réfugiés en attendant d’être accueillis dans un pays d’Europe et d’y vivre heureux.

Martine / Décembre 2018 pour Liste des prénoms du mercredi (aujourd'hui Moïsette) de Jill Bill

N.B. Cette histoire est une histoire vraie (Voir ci-dessous l'article en lien) à une exception près la petite fille s'appelle Mercy

Pour écouter la chanson voir lien ci-dessous

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Rédigé par Martine.

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Publié le 28 Janvier 2019

Écrire une seule phrase qui parle de moi sans me décrire et à travers laquelle ceux qui me connaissent me reconnaitront à coup sûr : c’est le défi 215  des croqueurs de mots qui m’a déroutée pour plusieurs raisons :

  • Difficile d’écrire sur soi sans se décrire
  • J’écris sur mon blog donc on me reconnaitra forcément,

Alors comme ceux qui me connaissent le savent je n’aime pas trop appliquer des consignes qui me gênent, Je prends le contre-pied en vous avouant aujourd'hui des choses sur moi parfois étonnantes dont je n’ai pas ou très peu évoqué sur mon blog.

Excuse moi ABC, mon texte est long mais je suis une grande bavarde  !

Bas les masques où je ne vous ai pas tout dit

Bas les masques ou Je ne vous ai pas tout dit

  • J’ai connu le harcèlement scolaire comme tous ceux qui sont différents et c'est ce qui m'a rendu forte
  • Je me suis fait virer d’une école pour avoir transformé la punition injuste qu’on m’avait donnée. Au lieu de conjuguer à tous les temps « je ne dois pas taper mes camarades », j’ai conjugué en transformant en « Je dois rendre quand on me tape ».
  • Un prof de collège avait écrit sur mon bulletin scolaire : "capable du meilleur comme du pire mais devrait réussir" ! Je ne l'aimais pas le pire c'était avec elle, le meilleur avec les autres professeurs mais j'avoue qu'elle avait raison et j'ai réussi ma vie.
  • Adolescente, je mettais des tuteurs allumettes aux brins de muguet dans les jardinières ce qui a fait rire mon Jeff et l’a séduit aussi.  
  • Je suis fascinée par les jambes. C’est elles que je regarde en premier chez les hommes sur la plage et chez les femmes aussi quand elles les montrent en ville. Je montre jamais les miennes sauf à la piscine ou sur la plage : je porte des pantalons
  • Je suis passée dans un journal télévisé de la 3 pour parler d’un de mes blogs citoyens mais au lieu d’en parler,  j’ai demandé à la journaliste de venir avec moi faire un reportage sur une commerçante qui allait fermer son point presse. Elle a trouvé l’idée excellente, a fait le reportage. Résultat : cela n’a pas évité sa fermeture et le maire n’a pas beaucoup apprécié cette critique du laissez faire de la municipalité passée au journal de la mi journée
  • Je n’aime pas lire des poèmes, encore moins les écouter mais j’adore en écrire car c’est très ludique de jouer avec les mots, les mélanger au mieux pour une belle musicalité
  • Je déteste tout ce qui est trop sage, policé et particulièrement les jardins à la française

Je ne finirai pas par « qui suis-je ? », vous savez maintenant que c’est moi et qui suis-je vraiment : je n’en sais rien : je m’efforce d’être moi tout simplement ce qui me fait penser que j’ai oublié de vous dire que je détestais les masques surtout les vénitiens aux yeux très creux.

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Rédigé par Martine.

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Publié le 16 Janvier 2019

Julienne Poirot

Julienne Poirot, depuis qu’elle est toute petite,  fait l’objet de toutes les moqueries. Depuis elle ne supporte plus les légumes mais adore les fruits et continuera à les aimer tant qu’on ne l’appellera pas Salade.

Ces fruits préférés sont les agrumes c’est normal elle vit à Menton… Ne lui dites  surtout pas : «Tu habites Menton poil au menton»  cela lui rappellerait le poireau vous savez celui qu’on dit être « blanc comme neige et barbu comme un capucin ».

Liberté, égalité,  fraternité sont ses valeurs.  Elle aurait aimé s’appeler Marianne comme le symbole de notre République. Elle aime défendre ses valeurs et les causes perdues d’avance. 

Tous les ans elle défile à la fête des citrons dans sa ville. Cette année elle porte un gilet jaune composé de citrons et d’oranges.  

Elle ne bloquera pas les routes et les entrées de supermarchés avec, sur son dos, ce symbole de la révolte populaire et populiste. Elle n’est pas un mouton et surtout elle n’est pas sur terre pour ennuyer les français,  ceux que les trublions prétendent défendre, alors qu’en bloquant l’économie du pays ils font fermer des commerces, des entreprises et augmenter ainsi  le nombre de chômeurs et la paupérisation.

Avec une sorte de bonnet phrygien sur la tête elle tire la langue aux politiques de tous bords qui ont contribué à cette situation. Elle brandit fièrement  une francisque. Ne croyez pas que c’est celle du Régime de Vichy et qu’elle soutient ainsi l’extrême droite comme certains gilets jaunes qui viennent profiter de la colère populaire pour commettre des exactions. Non elle s’est peint le visage et les bras en bleu mais ce n’est pas du bleu marine.

Tout en tirant la langue aux politiques de tous bords qui ont contribué à la paupérisation du pays bien avant le Président Macron, elle s’est munie de cette hache pour transformer en julienne tous ceux qui, en la reconnaissant, se permettraient de lui lancer des quolibets sur ses nom et prénom.

Foi de Julienne Poirot, elle la gardera et l’emmènera à l’école, qu’on se le dise dans la cour de récréation de Madame Jill Bill.

Martine / Novembre 2018 pour les prénoms du mercredi chez Jill Bill       

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Rédigé par Martine.

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Publié le 12 Janvier 2019

Flamme de vie

Il est une heure du matin. Couché dans mon lit, je contemple la bougie. Dans sa prison de verre, la protégeant des courants d’air, cette jolie fleur d’argent dans son pot neigeux  vacille mais résiste toujours. Elle contemple ses multiples reflets dans les miroirs trompeurs  de son écrin et du joyau en vert émeraude qu’elle sublime. Elle n’est plus seule cette nuit. Ma rayonnante amie  résistera jusqu’au bout de l’usure. Combien de temps ses clartés d’or jouant avec les ombres obscures trembloteront-elles encore en enluminant les pages de mon livre dont je ne connaitrai jamais la fin.  C’est la dernière page de ce roman, la dernière page de ma vie, je n’ai plus la force d’en  tourner une nouvelle. Combien de temps résisterai-je encore, je ne veux pas m’éteindre avant elle. Inexorables, les aiguilles du réveil continuent leur route sereinement, sans s’enflammer, sans chanceler.  Le temps est un fleuve infini et impavide dont nul ne peut arrêter le cours.  Envoûté par cette flamme ardente comme celle du calumet de  la paix que les hommes n’arrivent pas à maintenir bien longtemps allumé, mon cœur, rempli d’amour et de mélancolie, apaisé, ralentit. La flamme tressaute, mollit, se meurt. Je m’éteins en paix riche des pages tournées de ma vie. Au même moment dans le monde entier des flammes de vie s’allument insouciantes et confiantes.

Martine / Réédition d'un texte de 2016 pour le nid de mots d'ABC (Thème la vie, l'amour, la mort)  

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Publié le 26 Décembre 2018

Bon dieu qu’est ce qui a pris à mes  parents avec leur nom de famille DONNADIEU de me donner comme prénom Dieudonné. Que Dieu leur pardonne. 

Imaginez les rires narquois lorsque je dois décliner mon identité Dieudonné DONNADIEU.

Le pire c’est que,  pour reprendre une expression de ma bourgeoise, Dieu n’est pas ma tasse de thé. Dieu Merci, plus athée que moi tu meures. En plus je ne donne rien à personne encore moins à Dieu. Je vends tout  ma mère, mon père et tout le Saint Frusquin. Enfin je ne peux pas vendre mes parents, les pauvre mangent les pissenlits par la racine: Dieu (s’il existe) ait leur âme
 

Dieudonné l'athée

J’aimerais changer de prénom et de nom : mais je ne sais pas comment les remplacer. En attendant, à dieu va, je vais déménager car le comble, je ne vous ai pas tout dit, c’est que j’habite toujours ma ville de naissance Villedieu-les-Poêles et dieu vous préserve de vous poiler.  Nom de dieu,  je ne me contiens plus quand on me met de mauvais poil.

Martine / Novembre 2018 pour les Prénoms du mercredi de Jill bill

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Rédigé par Martine.

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Publié le 24 Décembre 2018

Photos Martine : Balade des père Noël 2017 aux Sables d'Olonne
Photos Martine : Balade des père Noël 2017 aux Sables d'Olonne
Photos Martine : Balade des père Noël 2017 aux Sables d'Olonne
Photos Martine : Balade des père Noël 2017 aux Sables d'Olonne

Photos Martine : Balade des père Noël 2017 aux Sables d'Olonne

Plus de Cent pères noël excentriques en effervescence concentrés en centre-ville se transcendent pour vous chanter avec moi

Noël, joyeux Noël! Bons baisers des Sables d’Olonne

Avec les passants qui se pressent

Face à la mer On va chanter

 

Noël, joyeux Noël! Bons baisers des Sables d’Olonne

Avec les touristes qui visitent

Tous ensemble on va dire

 

Y-a-pas de sapins en bord de mer

On a décoré les lampadaires

et les longs mâts des grand voiliers

Pour Chacun il y aura un cadeau

Ici les avenues blanches de neige

On les connait plus en photo

Les Pères Noël n'ont pas de traineau

Jeunes et plus vieux se déplacent à moto

 

Noël, joyeux Noël! Bons baisers des Sables d’Olonne

Sous le vent qui s'accentue

Face à la mer on va chanter

 

Noël, joyeux Noël! Bons baisers des Sables d’Olonne

Plus de désaccord, faisons corps

Face à la mer On va chanter

Martine / Décembre 2018 pour l'atelier 82 de Ghislaine en lien ci-dessous (Les mots contenant "CEN" sont soulignés dans mon texte et les mots imposés sont en gras dans ma parodie de la chanson "Bons baisers de Fort de France" de la Compagnie Créole)

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Rédigé par Martine.

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Publié le 13 Décembre 2018

Lors de sa promenade en ce dimanche de décembre le long de du remblai, son regard fut soudain  attiré par un  étrange et inhabituel paysage.

Il avança vers la rambarde qui surplombait la baie. Sur la vaste plage Il vit  un groupe de gilets jaunes  dont certains portaient le drapeau national. Ils posaient regroupés devant un joli dessin gravé sur le sable blond.

Cliquez sur la photo pour la voir en grand

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Il aurait pu descendre sur la plage pour s'approcher du groupe afin de mieux voir leur éphémère œuvre mais il ne le fit pas par crainte de souiller ses chaussures neuves sur le sable mouillé. 

Pour observer de plus près ce très joli dessin il sortit de son sac son appareil photo et zooma pour déchiffrer ce qui était écrit sur le sable dans tous les sens et il lut "J'ai un remède pour la tête de l'état : Le Docteur Guillotin".. 

Il relut de peur de s'être trompé mais non il avait parfaitement lu et il ne rêvait pas. Ce message faisant  allusion aux heures les plus  sombres de l'histoire de France provoqua au plus profond de lui comme un tsunami.  Il était au bord du malaise. Il s'assit sur un banc le temps de se remettre et de raisonner pour chasser ce trop plein d'émotions qui le submergeait. 

il avait toujours admiré ceux qui se battaient avec pugnacité pour défendre leurs idées ou intérêts c'est pourquoi au début il avait eu  de la sympathie pour les gilets jaunes même s'il ne comprenait pas bien leurs revendications hétéroclites et parfois irréalistes avec de nouvelles chaque jour un peu comme les enfants préparent leur lettre au Père Noël.  Et puis il y avait eu les manifestations de Paris dont la violence l'avait sidéré. La colère avait remplacé sa sympathie.

Cet ignoble appel populiste au meurtre du Président affiché ici en grosses lettres sur cette plage avec leurs auteurs bêtement fiers de leur  trophée, œuvre éphémère que la marée allait heureusement effacer, fut pour lui un déclic.

Il y avait urgence à agir. Au loin il voyait arriver un avenir bien noir.  Il allait lutter contre ces émeutiers récupérés et guidés en sous-marin par les extrémistes radicaux de droite et de gauche. Ils mettaient en péril l'économie du pays et la paix civile sans même se rendre compte qu'eux et leurs enfants en seraient les premières victimes parce que c’était toujours les plus défavorisés qui étaient fragilisés lors des crises économiques.

Il espérait que beaucoup de Français feraient comme lui s’ils arrêtaient de se taire ou de suivre comme leur ombre ceux qui parlaient le plus fort. Ensemble ils pourraient endiguer cette vague jaune pour espérer des lendemains plus roses.

 

Martine / Décembre 2018 pour l'Atelier 81 de Ghislaine (les mots soulignés sont les mots imposés)

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Rédigé par Martine.

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Publié le 3 Décembre 2018

Novembre a ses charmes

Novembre a ses larmes

Son décor fait rêver

Son refrain fait pleurer

Depuis ce matin qu’elle avait lu ce refrain chantant sur le blog de son amie Colette elle l’avait en tête et n’arrêtait pas de se le réciter.

En fait ces quelques très jolis vers la perturbaient car Novembre était un de ses mois préférés, un des plus beaux de l’année. Il la comblait de bonheur avec ses couleurs, ses parfums, le bruit des feuilles qui crissaient sous ses pas.  Le décor de Novembre ne la faisait pas rêver puisqu’elle le vivait intensément chaque jour en se promenant le long des étangs, de l’Oise et dans les bois de Cergy.

Photo Martine Martin

Photo Martine Martin

C’était aussi le mois des girolles au goût si subtil, des cèpes délicats, des poires sucrées qui fondaient sous la langue, des premières clémentines juteuses et acidulées (de Corse bien sûr Fanfan) et du Beaujolais nouveau.

C’était le mois où l’on commençait à préparer Noël en achetant les premiers cadeaux, les décorations,   illuminations de la maison et du futur sapin et en lançant les invitations.  Ces préparatifs la comblaient de joie plus que la fête elle-même si éphémère.

Comment le refrain de Novembre pouvait-il la faire pleurer ? Certes le vent glacé et tempétueux de l’océan pouvait lui faire verser quelques larmes quand il la fouettait  de face mais cette confrontation aux premières tempêtes d’automne la réjouissait.

Elle avait pleuré en Novembre il y a bien longtemps le jour de la naissance de son fils mais c’était des larmes de bonheur et rien que d’y penser aujourd’hui elle pleurait d’émotion.

La pluie tombait beaucoup en Novembre, elle pleurait mais ses larmes, comme autant de diamants brillant sur les feuilles pourpres et or,  étaient belles

Photo Pixabay

Photo Pixabay

En écrivant les charmes de Novembre, elle avait oublié le refrain qui l’avait perturbée et elle en chantait un autre :

Novembre a ses couleurs

Novembre a ses saveurs

Son décor m’enchante

Ses plaisirs je chante

 

Martine pour le Défi 213 des croqueurs de mots animé par Colette

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Rédigé par Martine.

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