ecrits divers

Publié le 17 Mars 2018

Sous le soleil brûlant de cette chaude journée d’été, Ange, bâton de randonnée en main, monte les marches de l’escalier du château de Nice.

Son esprit flâne et divague. Il rêve qu’il est homme volant et qu’il plane la nuit au-dessus de la Baie des Anges une lanterne d’Aladin en main pour éclairer la méditerranée tel le Boeing rutilant qui vient de décoller de l’aéroport et passe en rase motte au-dessus de sa tête dans un vacarme horripilant à rendre sourd lui Ange et les autres anges de la baie. 

Il fait de plus en plus chaud. Il continue à monter. La sueur coulant de son front lui pique les yeux. Enfin la dernière marche. Il atteint le belvédère, s’approche de la rembarde en tremblant de peur pris par le vertige de l’époustouflant paysage s’étalant sous ses yeux une centaine de mètres plus bas : La vieille ville et sa baie turquoise scintillant au soleil sous un ciel d’azur cerné par les sommets des préalpes. C’est beau et émouvant. Il laisse échapper quelques larmes.

Défi 57 de Ghislaine : Ange et la baie des Anges

Ange voit ainsi sa vision changer de cette ville clinquante, superficielle qu’il n’aime pas parce que trop bruyante, polluée avec sa plage de galets surmontée par un grand boulevard à 4 voies grouillant d’automobiles. Il faut parfois prendre de la hauteur pour avoir une autre vision des choses et de ceux qui nous entourent.  

Martine / Mars 2018 pour le Défi 57 de Ghislaine (Les mots imposés sont en gras et les mots se terminant par "lant" soulignés

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Rédigé par Martine.

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Publié le 23 Janvier 2018

Pour son atelier 52 , Ghislaine nous propose un choix entre deux jeux d'écriture. L'inspiration étant là j'ai participé aux deux jeux

Le premier consistait à utiliser dans un texte les huit mots en gras dans ma participation ci-dessous :

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Puisse le Vent souffler

 

Sur votre route de vie

Puisse le vent souffler

Le vent qui donne envie

D’avoir confiance et marcher

Avancer, semer l’amour

Plus besoin qu’on vous soutienne

Avancer, semer l’humour

En souriant et étant zen

Oser fuir les rabat-joie

Sous un ciel serein plus clair

Semer la vie, semer la joie

Pour à Chance errante plaire

Martine pour le Défi écriture no 52 Chez Ghislaine

Le second consistait à utiliser dans un texte au minimum 5 mots commençant par "AN".

Ci-dessous ma participation, je sais qu'elle va déplaire à certains mais j'assume mes idées et cela fait du bien parfois quand on est en colère de l'exprimer.

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L'anti tout

Ange l’angevin au visage angélique est un anti tout. Il est anticonformiste, antimilitariste, antipatriotique, antilibéral, antinucléaire, anti aéroport, anti christ athée.  Néanmoins, Il se prend pour le christ aux cheveux longs mais c’est surtout un antéchrist  Quand il était petit,  il voulait être antiquaire comme un de ses ancêtres. Aujourd’hui il est paysan sur des terres qui ne lui appartiennent pas et qu’il ne veut pas quitter.  Il se prend pour un héros prêt pour un combat violent pour défendre ce qu’il croit être une noble cause  mais ce n’est qu’un anti-héros anarchiste

Martine pour le Défi écriture no 52 Chez Ghislaine

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Rédigé par Martine.

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Publié le 12 Janvier 2018

Le professeur en médecine  m’a dit  sur un ton dénué de toute affectivité que j’ai trouvé superficiel et léger face à la gravité de l’annonce  « il n’y a plus d’espoir.  Je débranche votre mère si vous êtes d’accord ».

 Si le  grand ponte pensait qu’il n’y avait plus d’espoir, c’est qu’évidemment il n’y en avait  plus . Malgré qu’une voix interne me disait : « ne sois pas si bête »,  « n’écoute pas les idoles », elles n’ont pas toujours raison, j’acceptais qu’il  abrège ainsi ses souffrances bien que J’espérais  encore que l’état de maman s’améliore.

L’autre jour je lui ai murmuré à l’oreille résiste maman, je t’aime. La déclaration d’amour tardive que je lui ai faite  semblait illuminer son visage blême elle qui avait tant besoin d’amour.

Avant cette terrible annonce, J’espérais qu’elle sortirait de son coma de plusieurs semaines.  J'aurais pu alors lui dire viens je t’emmène avec moi sur le paquebot Calypso pour un dernier voyage de l’autre côté de l‘océan vers l’Amérique.  Les baleines, les dauphins viendraient nous  saluer lorsque, serrées l’une contre l’autre sur le pont, nous contemplerions l’océan. Peut-être même verrions nous  un bébé requin avec  sa maman ?  C’était un joli rêve mais  il vaut mieux maintenant laisser passer les rêves. 

La seule chose qui compte maintenant c’était de lui annoncer la décision des médecins et la mienne de mettre fin à ses souffrances. Je n’ai jamais su dire les choses difficiles de peur de blesser et même les plus faciles comme l’amour de peur d’être rejetée.  Comment lui dire tout cela ?

Assise au bord de son lit, je me suis penchée vers elle et lui ai murmuré à l’oreille. Maman la nouvelle est arrivée ce matin. France Gall est partie rejoindre son Michel dans le paradis blanc.  Tu vas les retrouver  aussi aujourd’hui  là-haut, plus haut.  Tu ne souffriras plus. Avec France et Michel que tu aimes tant, mais aussi avec ce sacré Charlemagne, tu passeras ton temps avec eux mais aussi avec ce sacré Charlemagne à déguster  «les sucettes » à l’anis tout en  chantant « il jouait du piano debout » et les autres chansons de France.  Pour terminer juste avant qu’elle ne s’éteigne, Les larmes aux yeux, je lui ai chantonné

Si, maman, si
Si, maman, si
Sans toi l’avenir reste gris
Et mon cœur aussi

Adieu ma maman

Je t’aime.

Martine / Janvier 2017 pour L’Atelier  51 de Ghislaine thème phrase imposée : "la nouvelle est arrivée". Les mots en gras sont des titres (18)  des chansons de France Gall.  Amusez-vous à les retrouver où allez les découvrir dans le lien ci-dessous où ils sont en gras dans le texte.

Atelier 51 de Ghislaine : mauvaises nouvelles

Merci Ghislaine d'avoir rajouté ce thème à celui que tu avais prévu initialement, cela m'a permis d'écrire cet hommage à France Gall que j'aime tant décédée d'une récidive de son cancer du sein. Ayant eu récemment un cancer du sein tu comprendras que son décès m'a doublement touchée et me rappelle que je ne suis pas guérie mais en rémission seulement.  Sinon ce texte triste (alors que je voulais écrire quelque chose de gai) est une pure fiction.

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Rédigé par Martine.

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Publié le 23 Octobre 2017

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Les années passent, j’ai beaucoup changé,. Mon corps, cette machine, se grippe et s’use.  Il aurait besoin de la révision des 90 balais. Il faut que je me rende à l’évidence, je suis une « tamalou »... t'as mal où ? Partout.

Rassurez-vous  je n’ai pas encore perdu la vue  même si je ne vois et ne dors plus que d’un seul œil. C’est la raison pour laquelle j’ai renoncé à faire  de l’œil aux beaux papis de la maison de retraite. Je n’ai pas besoin de cela pour leur taper dans l’œil.

Comme je n’ai plus bon œil, vous pouvez imaginer que je n’ai plus bons pieds non plus, ils sont fourbus  pleins de cors. Je n’ai plus besoin de me demander sur quel pied je vais danser : aucun, ils sont foutus tous les deux.  Je ne peux plus faire du pied aux papis sous la table de la salle à manger. Pour me venger, je prends mon pied, avec mes ragots, à casser les pieds de mes vieilles copines de la maison de retraite dont beaucoup d’entre elles sont dans un état avancé de sénilité.  Quelle chance ! ma langue de vipère fonctionne toujours autant et je ne l’ai pas dans ma poche  

Je n’ai pas encore perdu la tête heureusement car sinon je ne pourrais plus faire la tête aux aide soignantes bêtes comme leurs pieds.  Je ne pourrais pas non  plus tenir tête à ces têtes à claques quand elles veulent me faire boire de l’eau de force. Ma chambre est une étuve l’été et l’hiver je m’y gèle mes fesses toutes rabougries. Ma copine Charlotte me dit que je ne devrais pas dormir nue les fesses à l’air. Elle ferait mieux de se mêler de ses fesses que de s’occuper des miennes.

J’ai le cœur brisé quand certaines  compagnes d’infortune avec la bouche en cœur me disent que j’ai un cœur de pierre.  Cela doit être pour cela que mon palpitant résiste encore aux assauts du temps et qu’il bat encore la chamade pour Marcel  un nonagénaire dynamique et drôle qui me fait rire de bon cœur. Je dis ce que je pense à mes copines et au personnel de cette maison certes mais  je suis une grande affective : j’ai le cœur sur la main,  façon de parler car mes mains arthritiques ne peuvent plus supporter de porter quoi que ce soit.

Je vous ai parlé de tout ce que j’avais perdu. Maintenant pour finir sur une note positive je vais vous parler de ce que j’ai gagné en vieillissant : LA GRAISSE. A 90 ans j’ai toujours l’estomac dans les talons, la descente d’organe cela ne s’arrange pas avec les années !  J’ai envie de perdre du poids. Je ferais bien un régime mais j’ai peur qu’il soit un bide… vide. Les diététiciens conseillent de manger cinq  fruits et légumes par jour mais lesquels. Il y a une différence de taille entre une cerise et un potiron.  A mon âge j’ai fini ma croissance et au contraire je rapetisse à vue d’œil et la graisse s’accumule sur le peu de corps qui me reste. A chaque fois avant de monter sur le pèse personne, je me pèse, m’épile et vais aux toilettes pour m’alléger. Je hais le pèse-personne.  Je le traite de « sale balance »  car il me dit  tout ce qu’il devrait garder secret ainsi qu’au médecin qui m’a forcé à me peser. Je suis retombée en enfance ; fini la liberté, je dois obéir au doigt et à l’œil.

Je rêve de m’évader de cette prison pour vieux. Lors d’une des visites de ma fille (elle se font de plus en plus rares), je lui ai parlé de mon  envie de quitter cette prison où elle m’a mise de force pour se débarrasser de moi comme on le fait d’un meuble usé qui ne sert plus.  Elle m’a répondu que pour mes 90 ans, pour me changer les idées,  elle allait m’emmener au soleil avec elle une semaine à Athènes en Grèce….  La graisse quelle horreur. Même si je veux prendre mes jambes pleines de fourmis à mon cou pour me sauver loin d'ici,  tu comprendras, ma pauvre fille,  qu’aller en Grèce continentale même pas en Crète ou je pourrais faire le régime crétois  «Ça me fait une belle jambe ».

Martine / Octobre 2017 pour le défi 193 des croqueurs de mots que j'ai le plaisir d'animer

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Rédigé par Martine.

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Publié le 25 Septembre 2017

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Mon père était teinturier. A tous les sens du mot, il s’est tué à la tâche à détacher et laver en respirant des produits toxiques et en travaillant dans la chaleur torride et moite de sa teinturerie.  Quand, atteint d’un cancer du poumon, il m’a proposé de reprendre sa boutique, j’ai refusé.  Je sais que je l’ai peiné mais il a compris. Je n’aimais pas ce métier et, même si je l’aidais depuis qu’il était tombé malade,  je ne voulais pas vivre toute ma vie enfermée dans une étuve aux effluves toxiques pour satisfaire des clients souvent mécontents et agressifs quand le blanchisseur n'a pas réussi le miracle d’enlever certaines taches anciennes et incrustées.  Ce qu’il n’aura jamais su c’est que je me suis mis à aimer de plus en plus les taches, à admirer leurs formes, leurs couleurs et qu’à force je n’avais même plus envie de les retirer.

N’ayant pas repris la teinturerie de mon père, il me faut maintenant trouver un job pour vivre certes mais aussi un métier qui me passionne. Depuis que je suis enfant, j’ai une âme d’artiste. J’aime  allier au mieux couleurs et formes. J’aide  mes amies à décorer leurs appartements et maisons. Elles me disent que  je suis douée.  J’aurais pu en faire mon métier, devenir architecte d’intérieur.  Hélas je me suis aperçue,  en travaillant dans la teinturerie, que je n’aimais pas le contact avec la clientèle. Je suis une solitaire.

Je vais devenir artiste peintre. Je ne sais pas dessiner mais peu importe, je remplirai des toiles désespérément blanches  de jolies taches colorées. Avouez que, pour une fille de blanchisseur, c’est original.  Je vendrai mes toiles sur internet, dans les marchés de noël et différentes expositions. Petit à Petit je me ferai un nom dans le tachisme .

Je sais que vous allez me dire, qu’avant de gagner ma vie en tant qu’artiste, il va me falloir beaucoup de temps et peut être même que je me tuerai à la « tache » sans devenir célèbre. Vous avez raison c’est pourquoi je fréquente en ce moment les sites de rencontres pour trouver un compagnon qui puisse m’entretenir. Je ne serai pas exigeante il peut être laid, vieux  et il serait préférable qu’il soit sot ;  seule obligation qu’il soit riche, car comme le dit Paris Hilton,  « on a besoin des animaux le jaguar pour la voiture, le vison pour la fourrure et le dindon pour la facture ». Je pourrai ainsi porter un manteau de panthère blanche (j’ai horreur du vison, c’est trop noir) et draguer au volant d’une rutilante Jaguar blanche sur laquelle j’aurai peint des taches colorées.

Martine / Septembre 2017 pour le Défi 191 des Croqueurs de mots .

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Rédigé par Martine.

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Publié le 16 Septembre 2017

Je m’assois souvent sur le banc face au vieux manège de chevaux de bois pour les regarder tourner. Aujourd’hui je sors mon cahier à spirales et je me mets à écrire spontanément ce que je ressens en regardant les chevaux tourner. Satisfait de mon poème, je range mon stylo et mon cahier dans mon sac.

Sur le manège, une jolie jeune-femme blonde me fait signe d’une main. Dans l’autre main elle tient un chapeau noir à large bord qui est bien trop grand pour sa tête si fine. Le manège s’arrête, elle descend prestement avec élégance et se dirige vers moi en souriant. 

  • Bonjour me dit-elle, je m’appelle Léna et vous ?
  • Antoine !
  • Je vous ai vu écrire Antoine. Je suis curieuse. Si ce n’est indiscret qu’écriviez vous, Peut être un roman ?
  • Non un poème Léna.
  • Vous pourriez me le lire
  • Je sors mon cahier du sac, l’ouvre et me mets à lui lire mon poème

Tournez sans vous arrêter
Courageux chevaux de  bois
Tournez sans vous détourner
Toujours et encore tout droit

Nous attrapons le tournis
Pourquoi donc encore tourner
Est-ce donc cela la vie
Quelle est notre destinée

Tournez et obéissez
Courageux chevaux de bois
Tournez sans vous questionnez
dans la musique et la joie

Tournons sans nous arrêter
tournons sans nous retourner
Pour nos enfants un autre tour
Nous avançons par amour

  • C’est beau  Antoine, c’est vrai la vie est un manège dont nous sommes les chevaux. Je suis standardiste à la mairie toute proche et j’aime venir sur ce manège pendant ma pause déjeuner et tourner en rêvant que je chevauche un bel étalon blanc dans les steppes mongoles. Cela me permet d’évacuer le stress des appels incessants de la journée.
  • Votre chapeau m’intrigue Léna, on dirait le chapeau du cuisinier Marc Veyrat  
  • Je l’ai trouvé dans le grenier de ma grand-mère hier et je l’ai mis aujourd’hui pensant qu’il m’aiderait à me projeter encore plus dans mon rêve de chevauchée Mongole. C’était une erreur, il est bien trop grand pour moi, et risque à chaque instant de s’envoler... Mais que faites-vous dans la vie Antoine. ?
  • Je suis Agent bancaire au chômage et à mes heures perdues poète et cuisinier… du dimanche !
  • Alors Antoine permettez-moi de vous offrir ce chapeau qui vous ira si bien. Pendant que je rêve de chevauchées mongoles, en portant ce chapeau dans votre cuisine, vous pourrez rêver que vous êtes comme Marc Veyrat un grand chef.  Nos rêves sont l’essence de notre motivation pour continuer à tourner et avancer.   

Martine / Septembre 2017 pour  le NID DE MOTS d’ABC (mots imposés en gras) 

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Publié le 15 Septembre 2017

Calvaire des filles

C’est la fin de l’été, le temps est exécrable.  Je déprime dans mon studio parisien du boulevard du Temple tout près du métro fille du calvaire. Ce métro doit son nom au couvent voisin Notre Dame du Calvaire. J’envie la vie paisible et protégée des religieuses et si je croyais en Dieu, j’aimerais les rejoindre.  Elles semblent si calmes et joyeuses. On pourrait les appeler filles de joie mais c’est moi qui en suis une même si je peux vous assurer que ce surnom donné aux prostituées est très mal approprié et que mon existence et celles de mes consœurs d’infortune  sont un calvaire permanent.  Nous sommes des filles de tristesse. Nous ne donnons pas la joie à nos clients, juste un peu de plaisir physique et même pas toujours car parfois leur attente est si grande qu’on ne peut la combler. Je veux changer de profession mais quel autre choisir ? Cette question m’obsède la nuit et m’empêche de dormir.  Enfant de la DASS, j’ai quitté l’école très jeune et je n’ai pas de métier. J’ai juste le sens du service. J’ai envie d’être utile aux autres, les rendre plus heureux. Je n’ai que cela à écrire sur mon CV, aucune formation, une expérience professionnelle que je ne peux avouer. Je me sens condamnée à être esclave sexuelle toute ma vie.  En ce moment j’attends la rame en direction de Balard sur le quai du métro, et si je me jetais dessous quand elle arrive. Ce serait un beau titre dans les journaux « une fille de joie se suicide à la station filles du calvaire ». J’y pense bien souvent mais n’ai jamais eu le courage de passer à l’acte. La rame arrive dans un bruit fracassant. Je ne saute pas, je recule même sur le quai.  Je pénètre dans le wagon, m’assois tout près d’une vitre avec comme seule occupation de regarder les stations défiler : « République », « Strasbourg Saint-Denis ». Nous voici arrivés à la station suivante. Une publicité hôtelière affichée près du nom de la station attire mon attention. Il est écrit « Je suis libre ici » il y a aussi le mot « logis » tout près du nom de la station « Bonne Nouvelle ».
 

Calvaire des filles

Une idée me vient : j’ai trouvé ce que je voulais faire et si je devenais agent immobilier. « Enfin une bonne nouvelle dans ma vie ».

Martine / Pour  l'Atelier 47  de Ghislaine (les mots et la phrase en gras sont imposés)

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Publié le 11 Septembre 2017

Domi a lancé le défi 190 des croqueurs de mots avec le thème "et si Jésus naissait de nos jours". Etant Athée c'est un sujet difficile pour moi mais néanmoins il m'arrive parfois de me moquer de la religion et des politiques (la politique n'est-elle pas une religion ). J'avais déjà écrit un texte sur le sujet en décembre dernier "Joseph a avoué". J'ai repris des parties de ce texte pour l'actualiser car en effet depuis nous avons eu des élections et nous avons changé de Président.

Et si Jésus naissait de nos jours

Joseph,  le fiancé de la vierge Marie, a fait aujourd’hui une conférence de presse pour faire des révélations stupéfiantes.

Il affirme que l’enfant prénommé Jésus,  que porte sa fiancée  la Vierge Marie et qui devrait naître le 25 décembre prochain,  est le fruit d’une GPA (gestation pour autrui). 

Aux questions des journalistes qui lui ont demandé qui  était le père biologique de cet enfant ?  Il a répondu que c’était le Saint Esprit et que cette GPA avait été organisée  à la demande de Dieu lui-même qui souhaitait un fils de son compagnon le  Saint Esprit.  Marie et lui-même élèveraient cet enfant  que Dieu leur confiait pour faire son éducation jusqu’à ce qu’il monte au ciel le retrouver.

Aussitôt cette annonce faite, des milliers de manifestants se sont rassemblés dans le pays :

  • Certains traditionalistes pour protester contre le mariage pour tous et  la GPA. Le fait que celle-ci soit divine ne modère en rien leur colère, bien au contraire : Si Dieu ne donne pas l’exemple qui le donnera donc ?
  • Certains musulmans intégristes pour s’ériger contre les festivités de Noël honorant un enfant juif divin né d'une mère porteuse voilée alors que, sous prétexte de  laïcité et de respect de la femme, on interdit  à leurs épouses  et filles de porter le voile intégral,  la burka, le burkini dans les lieux publics.

Ces manifestations ayant été violentes, Joseph a annoncé aujourd’hui que Marie accoucherait de cet enfant dans un lieu tenu secret  et dans la plus stricte intimité pour des raisons évidentes de sécurité en plein état d'urgence.

Joseph demande expressément  :  

  • Au Président de la République d’annuler les festivités de Noël
  • Au Père Noël de rester au Ciel
  • Aux Rois  mages Melchior, Gaspard et Balthazar de  rester chez eux. Cela fera 3 migrants d’orient de moins dans ce pays où ils ne sont plus les bienvenus.

Le père Noël  lui a répondu que, de toute façon,  il ne serait pas venu cette année !  D’une part  ses rênes insoumis, voulant gagner plus tout en travaillant moins, sont  en grève pour une durée illimitée. D’autre part, le numéro d’immatriculation de son chariot se terminant  par un chiffre pair, pour des raisons de circulation alternée,  il doit rester  au garage les jours impairs et le 25 décembre en est un. Quand Joseph lui a rétorqué que les rennes étaient un moyen de traction écologique, il lui a répondu qu'effectivement les rennes n'émettaient pas des gaz à effet de cerf  serre mais, étant très péteurs, des gaz à effet de renne. 

Le président de la république,  après la déclaration de Joseph, a tenu une conférence de presse. Il a déclaré il n’y avait qu’un seul Dieu : lui Jupiter. Il a ajouté, à la stupéfaction de tous les journalistes présents, que Joseph mentait : Jésus n’était pas le fils de Dieu fruit d’une GPA comme le disait Joseph car Jésus était son fils puisqu’il sortirait de sa cuisse le 25 décembre prochain et que c’était un évènement qui méritait d’être célébré.

Martine / Décembre 2016 pour le défi 190 des croqueurs de mots (reprise du défi 176 légèrement modifié)

N.B. je suis consciente que mon impertinence envers Dieu et toutes les religions peut choquer et je vous prie mes amis de m'en excuser.

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Publié le 23 Août 2017

Vive la vraie vie (atelier 45 de Ghislaine)

Notre monde devient de plus en plus virtuel à tel point que certains jeunes passent une grande partie de leur journée à jouer à des jeux vidéo préférant au train-train quotidien de leur vraie vie cette virtualité souvent violente où ils se prennent pour des héros. Certains,  s’identifiant aux personnages de ces jeux,  commettent des actes violents sans même se douter  qu’ils sont sortis du jeu. Quelle tristesse.

Je me rends compte que je vis moi aussi beaucoup trop dans cette virtualité. J’ai des centaines d’amis virtuels sur Facebook, Twitter que je ne connais pas et que je ne rencontrerai jamais. Je corresponds à travers les échanges de commentaires sur les blogs avec ceux et celle qui les tiennent.  Avant ma maladie, je ne m’en rendais pas compte. Cette communication excessive et aisée qui ne m’engageait pas me convenait. Je me cachais, me protégeais derrière elle. Je croyais faussement être une excellente communicante alors que je suis introvertie. J’ai beaucoup changé. Sans me détacher complètement de cette virtualité, je passe de moins en moins de temps sur les blogs et les réseaux sociaux.  J’ai envie de vivre intensément la vraie vie, rencontrer des personnes et oser échanger avec elle oralement en face à face en osant les regarder dans les yeux ce que je ne faisais pas auparavant par timidité. Je préfère maintenant  pour dire parler plutôt qu’écrire. Dans mes différentes activités sportives, je rencontre beaucoup de monde et j’échange avec ceux et celles que je trouve sympathiques. Je ne leur ai pas dévoilé grand-chose de ma vie et je ne cherche pas à m’en faire des amis car l’amitié c’est comme l’amour plus on la cherche, moins on la trouve car on est alors à la recherche d’un idéal qui n’existe pas. La virtualité nous cache les défauts de nos amis virtuels qui nous montrent le plus souvent le meilleur côté d’eux-mêmes, elle nous évite ou limite les déceptions. Le virtuel m'a néanmoins permis de lutter contre ma timidité. C'est la meilleure et la pire des choses.

Vive la vraie vie.

Martine pour l’atelier 45 de Ghislaine (Thème le virtuel. les mots en gras sont les mots imposés) 

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Publié le 3 Août 2017

Irma la rousse

Cette nuit, après  de nombreux  chauds ébats avec Irma une  prostituée  fausse rousse pulpeuse, l’homme s’était endormi fourbu. Quand il s’était réveillé, la belle avait disparu.

En  s’habillant il s’aperçut que son portefeuille et son smartphone qui étaient dans la veste de son complet clair  s’étaient envolé avec elle. Il était furieux après lui.  Il  avait sombré dans les bras de Morphée avant de satisfaire ses pulsions qui le poussaient, après chaque capture, à rapidement « étrangler ses proies».

Pour la première fois  il était la victime.  Décidément il ne pouvait pas faire confiance aux femmes. Pourquoi n’avait-il pas tué  Irma comme les autres ? Il fallait qu’il trouve la réponse pour ne pas se faire avoir de nouveau.

Il n’eut pas le temps d’y réfléchir. Des coups violents furent donnés dans la  porte de la chambre d’hôtel. Des policiers se jetèrent sur lui et le menottèrent. Il comprit aussitôt qu’Irma l’avait dénoncé à la police après avoir trouvé dans son smartphone les photos de toutes ses victimes qu'il avait, par orgueil, conservées comme des trophées. Pas folle la guêpe, bien plus futée que lui !

 

Martine / Août 2017 pour l'Atelier 43 de Ghislaine (Les mots imposés sont en gras).        

Excuse-moi Ghislaine : Mon texte est très court mais ayant mes petites filles jusqu'à mi aout je n'avais qu'un quart d'heure à consacrer à l'exercice !   

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Rédigé par Martine.

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