poemes de mes amis

Publié le 4 Février 2009

Aujourd'hui j'ai envie de vous parler de mon voisin Lucien GONDRET, artiste peintre qui expose aux Etats unis, en Chine
(Pour voir quelques unes de ces toiles sur un article que
je lui ai consacré dans mon autre blog, cliquez ici)

Lucien GONDRET est aussi poète et je suis heureuse de publier aujourd'hui sur mon quai son poème sur son Cher Vexin
que j'aime tant également illustré par quelques unes de mes photos :



Depuis le jour où je suis né,
Voila déjà un bon moment,
Personne n'aurait pu le deviner
Qu'on s'aimerait aussi longtemps.

Et après toutes ces années
Qu'on a passées à vivre ensemble,
Je crois qu'on peut se tutoyer
C'est bien plus sympa il me semble

Je te le dis, et le répète :
Vexin tu m'as tout apporté
Si ma peinture est une fête
C'est toi que je dois remercier

Avec mon âme de paysan,
J'aime te peindre par tous les temps,
Et sous la neige, ou dans le vent
Dans l'aube claire du firmament.

Car tout m'inspire et tout m'étonne :
L'enchantement d'un soir d'été,
La pluie d'avril, brouillard d'automne
Tant de beauté, de volupté



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Mais pour moi cette belle terre,
Restera toujours un mystère

J'aime l'argile encore fumante
De tes gros labours de printemps,
Dans une brume frémissante,
Le matin, au milieu des champs

Telle une marée de blés d'or,
Qui ondule comme la mer,
L'été s'achèvera encore,
Dans une impression douce-amère,



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Mais laisse la fenêtre ouverte,
Je veux respirer ta peau,
Le chaud parfum de l'herbe verte,
Qui fleurit le long du coteau.

Sur les chemins, dans tes forêts,
J'ai toujours trouvé l'harmonie
Et la musique dont je rêvais
Pour une douce litanie.

Je suis content, car hier soir,
Alors qu'il faisait presque noir,
J'ai retrouvé dans la vallée
La cressonnière abandonnée
Où j'allais jouer quand j'étais môme,
Dans une boucle de la Viosne,
Sa cabane au toit de roseaux
Où vont se nicher les oiseaux.
Si elle est un peu délabrée,
A cause du froid et des années,
Fièrement , elle a conservé
Tout son charme et sa beauté.

La nuit tombe sur la Villetertre
Et tout s'endort, je le regrette
Le vent chuchote sur l'étang
Des mots d'amour, d'un autre temps.
C'est tellement beau que j'en frissonne.
Mais j'y pense, c'est déjà l'automne.

Et je voudrais encore flâner,
Continuer de m'émerveiller
Dans les marais et sur les bords
De l'Aubette ou du Sausseron
Parmi ce fabuleux décor
D'iris d'eau et de liseron.



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Tu as gardé dans ta mémoire
les souvenirs de mon enfance
Heures sombres ou moments de gloire,
Sur cette bonne terre de France.

Août 44, je me souviens
Du soldat noir américain
Debout et fier sur son char
Qui descendait les rues de Chars
Il revenait de Normandie,
Pour aller libérer Paris.
J'espère qu'il est encore en vie
Je voudrais tant lui dire : Merci


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Te souviens tu de nos glissades
Sur l'eau gelée des caniveaux
Rue de l'église, après le caté ?
C'était trop beau ces rigolades
Nos mains glacées sous le manteau
Avec nos galoches cloutées

Le monde avance, et la vie change

On ne met plus de blé dans les granges.
L'eau fumante des lessiveuses
Ne s'écoule plus dans la rue.
Cette tâche si laborieuse
Heureusement a disparu.

Du coup, les enfants d'aujourd'hui

Se retrouvent privés de glissade
Le temps tue la poésie
J'ai le coeur qui bat la chamade

Dans tes vallons et tes vallées

De Vetheuil à Nesles la Vallée,
Sous de grands ciels radieux
Aux paysages bénis des dieux,
J'ai écouté battre ton coeur,
Et comme Joe le compositeur
J'ai tout essayé pour traduire
Cette passion que tu m'inspires.



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J'aurais tellement voulu pouvoir
Atteindre ce rêve illusoire
Clef de sol de mon répertoire :
Surtout ne pas te décevoir

Tu as su enrichir mon oeuvre

De tes clochers, de tes villages
Si je n'ai pas peint de chef-d'oeuvre
Je t'ai rendu un bel hommage.

Pourquoit faut-il toujours douter

Quand on veut peindre la beauté ?
L'art n'est pas simple, vous le savez
Ca ne suffit pas de barbouiller

J'ai donc prié dans tes chapelles

Dans tes églises, tes champs de blé,
Qu'un élan mystique m'appelle,
En quête d'authenticité.

Car moi qui me croyait si fort

J'ai bien besoin de réconfort.

J'aime les grandes symphonies,

En musique ou bien en couleurs,
Mais avec toi je communie
Au concerto en la mineur,
Un dialogue, une confidence
Chacun dévoilant ses secrets
Dans une tendre connivence
A mots feutrés, pleins de respect

J'ai toujours bien suivi ta voie

A la recherche d'absolu.
Mais si pourtant, malgré tout ca
Je t'ai quand même un peu déçu

Vexin ne m'en veux pas

J'ai fait ce que j'ai pu

VIncent, Camille, Claude et les autres,

A Auvers, Pontoise ou Giverny,
J'aurais aimé être des vôtres
Pour partager votre folie

Cent ans après, modestement

Ivre d'amour et inconscient
J'ai voulu marcher dans vos pas
Mais ils sont bien trop grands pour moi

Que laisserai-je de mon passage ?

Quelques tableaux, quelques images
Eparpillés de par le monde
Dans mes rêveries vagabondes
Bien peu de chose, en vérité,
Aux regards de l'humanité

Mais si je n'ai pas pu vous faire plaisir,

En concrétisant vos désirs,
Entre nous, je veux bien l'avouer,
C'est ca ma plus grande fierté

Vexin mon frêre mon amour,

Un jour il faudra se quitter,
Pour un voyage sans retour,
Sans regretter, ni pleurnicher
Et commencer cette autre vie,
Où on pourra s'aimer aussi.

Car puisque tel est mon destin

Dès la naissance, je le savais
C'est dans la terre du Vexin
Que pour toujours je dormirai


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Rédigé par eglantine

Publié dans #poèmes de mes amis

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Publié le 17 Janvier 2009

 

Photos et texte de Brigitte Lécuyer Janvier 2009


Le temps parait figé, la neige lourde, la température largement en dessous de zéro. Ce matin sur mon balcon, le thermomètre affichait moins six. De petites stalactites pendaient des rambardes gelées.


Il a neigé toute la journée d’hier, le ciel était bas, l’atmosphère étouffée. Je suis allée marcher, mes pas crissaient comme sur du coton. J’ai aimé cette sensation-là que mes pas laissent une trace profonde. J’ai voulu immortaliser ce moment pur, avec quelques photos, qui sont belles sans plus, parce que le ciel était gris et bouché.


neige janvier 2009 021

neige janvier 2009 015

neige janvier 2009 017

Dommage. J’avais mis ma casquette pour protéger mes lunettes des flocons, j’avais enfilé de grosses chaussettes fourrées, des bottillons aux semelles crantées pour ne pas glisser, mais on ne glissait pas, sauf là où la neige avait fondu d’avoir été trop longtemps foulée. Sur la chaussée c’était une boue immonde, une bouillasse noirâtre, une soupe glauque qui pénétrait les chaussures et salissait les bas de pantalons. Je marchais sur la pointe des pieds.


Ce matin aux première heures du jour, j’ai fais le tri de ma réserve de vivres et mixé des vieux biscuits pour les oiseaux. J’ai déposé le tout dans une assiette en priant le ciel que les oiseaux ne soient pas tous morts de froid. Je sais, je devrai me préoccuper davantage des humains que des piafs, mais eux aussi ont besoin de nourriture. Et puis je ne me sens pas si utile pour aider les SDF.


Il y a quelques années j’ai aidé ceux de ma rue, en leur portant des litres de soupe. Je leur ai fournis habits chauds et café. Michel était en piteux état. Souvent blessé par des chutes et castagnes. On ne voulait plus de lui à la porte de Monoprix, il perturbait les clients, les apostrophait. Sa tête d’ivrogne faisait peur aux enfants. Il allait parfois dans un refuge, mais n’y restait jamais longtemps. La rue le reprenait et l’ivresse en faisait chaque jour de plus une vraie cloche. Quand je l’ai connu il n’avait pas quarante ans. Il buvait toute la journée devenait de plus en plus hirsute et dormait près de la librairie, derrière la maison de quartier, dans le renfoncement, là où il y avait des bancs. Il y a toujours des bancs, mais plus aucun SDF aujourd’hui.


Michel et Rudy faisaient presque partie du paysage, de notre rue de l’Abondance, si mal nommée. D’autres personnes que moi les aidaient Bien sur, je connaissais un peu leur parcours, Rudy avait été électronicien en aviation et à la suite d’un accident à une main, il ne pouvait plus travailler. Par contre, je ne savais pas comment il avait atterri en France, il parlait mal le français et bien qu’ayant quelques origines allemandes, je parlais bien peu d’allemand. Je leur ai ouvert ma porte très souvent et ma salle de bains aussi, sans rien dire à mon mari, qui n’aurait pas franchement compris ni apprécié. A cette époque, mon mari était souvent en déplacement, et on ne lui disait pas tout ce qu’on faisait sans lui. Rudy et Michel m’ont proposé de m’aider à faire de la peinture dans mon salon. Ils étaient gauches mais plein de bonne volonté, j’ai vite arrêté les frais, disant qu’il n’y avait plus rien à faire. Quand je proposais à Rudy, thé ou café, il répondait d’un gros ton bourru, oui ! Et ça faisait rire mes enfants.


J’avais du temps libre et je donnais un peu de ce temps aux restos du cœur de Cergy. Pour eux j’ai récupéré des vêtements propres, et surtout des sous-vêtements. Mais Michel est tombé gravement malade. Il devait partir en sanatorium. Il s’était fait volé tous ses habits, et le peu d’argent qu’il lui restait. Rudy vivait sans vie, et se débrouillait mieux que lui. Il jouait au loto, et gagnait parfois de petites sommes. Un jour il a gagné pas mal d’argent et il est parti vivre en Corse, d’après Michel. Michel était plus seul que jamais et désespéré sans son ami. J’ai décidé de m’occuper de lui de trouver de quoi partir en sanatorium avec le minimum vital. Comme il aidait un peu sur le marché, c’est sur le marché, j’ai fais la quête pour lui, de chaussettes, gants, pulls et anoraks, tout le monde le connaissait de loin ou de près et beaucoup ont donné un petit quelque chose. J’ai fourni le reste. Un sac de voyage inutile, mais en bon état, et ce qu’il fallait pour la toilette, une trousse, des savonnettes, de la mousse à raser, des rasoirs, et un peigne. Je lui ai apporté tout ça à l’hôpital, avec le sac de sport et les fringues données par les gens du marché. Il m’a écrit du Plateau d’Assy pour me remercier. Une longue lettre. Bourrée de fautes d’orthographe, mais j’ai été très touchée. Il est revenu tout guilleret, rasé et en forme, il s’était fait une copine, il disait qu’il allait partir vivre avec elle à Grenoble. Je l’ai cru. L’idylle n’a pas duré longtemps. Il est revenu à la rue, plus diminué qu’avant, son pote Rudy, l’allemand si sympathique, avait carrément disparu du quartier.


C’était il y a longtemps. J’ai revu Michel une bonne dizaine de fois, il allait de mal en pis, il ne me reconnaissait plus, et je me sentais maintenant inutile. Et puis j’ai eu cet accident stupide, une mauvaise chute, j’ai été longtemps absente de chez moi. Je me suis préoccupée davantage de ma santé que de celles des autres. J’ai pris d’autres directions. J’ai écrit. Les enfants ont grandi. Ils sont partis de la maison. Mon fils Jean m’a rappelé à Noël alors que nous étions tous ensemble que Rudy se déguisait en père noël et animait un pantin au son de sa musique. Rudy et Michel, Michel et Rudy, et leur chien plus tard. Une histoire d’amitié, de galères, une triste histoire en somme.


En ce jour de neige, de froid glacial, j’ai une tendre pensée pour eux, que sont-ils devenus ? Sont-ils morts quelque part, ignorés de tous, et qu’est ce que je pouvais faire de plus pour eux. Ils avaient choisi la rue, délibérément, ils n’étaient pas prêts à se fondre dans notre société, ils ne le voulaient pas. Ils étaient libres, libres de mourir de froid, de s’endormir pour toujours dans l’indifférence générale.Photos et texte de Brigitte Lécuyer Janvier 2009


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Rédigé par Brigitte Lecuyer

Publié dans #poèmes de mes amis

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Publié le 7 Janvier 2009

Ci dessous un poème de Fransua  qui clôture cette série de la dame dans la vitrine :


Pourquoi tu me regardes comme cela ?

Tes yeux me percent comme du métal

Je ne suis pas une femme fatale

Juste une nana que Dieu a faite blonde

Pas non plus la copine à James Bond


On m'a maquillée et enfermée ici

Mon rôle c'est d'épater la galerie

Les hommes fantasment sur moi

Elles, me tuent d'un regard narquois

Qui s'intéresse à ce qui se passe en Moi ?


Tu crois que j'ai choisi d'être ici

Que c'est marrant d'être reluquée à l'infini

Je voudrai juste retourner dans la vraie vie

Qu'on arrête de me prendre pour une barbie

Qu'on me laisse juste mener ma petite vie


Regarde ce que disent mes mains

Elles n'en veulent plus de ce destin

Je ne veux pas être prise pour une catin

Regarde mes yeux qui sont si noirs

Dans la nuit, ils pleurent leur désespoir


Fransua

Merci à tous ceux qui ont participé et m'ont permis ainsi de prendre quelques jours de congés d'écriture. De nouveaux poèmes d'églantine très prochainement

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Rédigé par Eglantine

Publié dans #poèmes de mes amis

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Publié le 18 Octobre 2008

ABC a eu la gentillesse de répondre à mon appel sur mon article "arrêtez le monde, je veux descendre" :

Expliquerle monde je veux comprendre
Réveillons le monde, il est temps d'apprendre
Construisons le monde, j'ai soif d'entreprendre
Respectons le monde, il n'est pas à prendre
Aimons le monde, il ne faut plus attendre
Il n'est jamais trop tard pour le défendre

ABC

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Rédigé par Eglantine

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Publié le 15 Octobre 2008

Merci beaucoup à Moni pour avoir répondu à mon appel à créativité sur mon article "arrêtez le monde, je veux descendre" en m'adressant l'haïku ci-dessous :

Ouvrez la porte
Etouffement du monde
Je veux en sortir



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Rédigé par Eglantine

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Publié le 1 Septembre 2008

Pour illustrer la photo "Méditation" et clôturer ce thème quelques vers de Laurent :


Regard ailleurs
Regard dans le vague
C'est là que la méditation l'emmène

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Rédigé par eglantine

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Publié le 1 Septembre 2008

Pour illustrer la photo "Méditation" et clôturer ce thème quelques vers de Lilounette :


Le songe doit à la vie tous ses murmures.

Ecoutez-le se blottir dans le silence quand en lui repose les plus beaux de ses mots, auxquels seule notre âme a  plaisir d'entendre

 

Lilounette

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Rédigé par eglantine

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Publié le 30 Août 2008

Pour illustrer la photo "Méditation" l'acrostiche d'  Annick de Guyane

Merveilleuse
Envie
Donner
Inspirer
toujours
Amour
Total
Infini
Offert
Naturellement

Annick




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Rédigé par eglantine

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Publié le 29 Août 2008

Pour illustrer la photo "Méditation" des haïkus de Alrisha et de Katherine


Penchée, yeux mis-clos
Belle dame savoure
Ses précieux souvenirs

Alrisha



 Beauté de femme
Figée dans l'espace temps
Au coeur de la pierre
Katherine

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Rédigé par eglantine

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Publié le 28 Août 2008

Pour illustrer la photo "Méditation" , un poème de Tilk

Commencer par voir le paysage
Jusqu'à l' apparition du silence
  

Communier avec le paysage
Jusqu'à devenir silence
 

 Puis se regarder
En silence

Tilk


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Rédigé par eglantine

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