poemes

Publié le 16 Avril 2020

Photo Pixabay

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ZENOBE est  un vilain microbe

Qui n’est  pas du tout xénophobe

Mais se sent parfois claustrophobe.

Il veut faire le tour du globe.

Être un parasite est son job,

Même si ce n’est pas très probe

Dans son étincelante robe,

Qu'on ne voit pas et qui l’enrobe,

La santé des humains  il dérobe

Il rit qu'on le couvre d’opprobre

Martine Martin Cosquer / Réédition d'un poème de 2014 (écrit pour les prénoms du mercredi) pour les jeudis en poésie des croqueurs de mots du défi 235 animé par Dominique du blog Mes antidotes.

Même si je parlais d'un microbe et non d'un virus, c'était assez prémonitoire !

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 15 Avril 2020

Je ne suis pas très beau

Je ne bois que de l’eau

Mais j’suis un peu rond

et je suis bien noir

Je suis pétochard

J’suis pas un breton

Je suis vulnérable

Je vis sur le sable

Non pas du chômage

Celui de la plage

J’suis un peu lâche

Dans les trous j’me cache

Je m’appelle Jarno

Je suis un bigorneau

Vendéen de Jard

Ne me pêchez pas

Au secours au secours

Ne me crachez pas

Même pour un concours

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Martine Martin / Février 2020 pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Jarno)

NB : Et oui le cracher de bigorneau existe en Bretagne (pas en Vendée) voir ci-dessous

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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Publié le 9 Avril 2020

Photo Pixabay / Oeuvre d'Arcimboldo

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Toi qui me dévisages

En faisant le poireau

En te fendant la pêche

Espèce de cornichon !

Occupe-toi de tes oignons

Espèce de sale patate !

Ne ramène pas ta fraise

Ne me raconte pas des salades

Je suis grand comme une asperge

Tu es haut comme trois pommes

J’ai peut-être une tête de chou

Tu as les oreilles en feuilles de chou

Tu es rouge comme une tomate

J’ai de beaux yeux en amande

Tu n’as plus un radis

Je n’ai plus du tout de blé

Mais papa est une grosse légume

Il met du beurre dans mes épinards

Tu tentes de me filmer

Tu fais des quantités de navets

Tu vas avoir un vrai potager

Tu as un pois chiche dans la tête

Tu oses me prendre pour une poire

Tu n’as pas la banane

J’ai tout le temps la pêche

Mon pauvre tu as la cerise

A force d’avancer à la carotte

A force de te prendre le chou

Tu appuies trop sur le champignon

Et tu n’avais pas d’attestation

En venant tu t’es pris une prune

Douloureux, Tu l’as prise en pleine poire

Les carottes sont-elles  cuites pour toi ?

Est-ce la fin des haricots pour nous ?

Mangerons-nous les pissenlits par la racine ?

Franchement  je n’y crois pas

L’espoir doit être toujours en nous

Le coronavirus ensemble nous vaincrons.

 

Martine Martin-Cosquer/ Avril 2010 pour les jeudis en poésie du défi 235 des croqueurs de mots animé par Dominique du blog : Mes antidotes

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 2 Avril 2020

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Nuit blanche

Page blanche

Archi blanche

Idées blanches

Comme le jour

En Contre- jour

Page à noircir

À adoucir

Cherche chimère

Douce-amère

Cherche une ébauche

Sans la débauche

Cherche mes mots

Sans mes maux

Lyre s’amuse

Pas d’autre muse

Trou noir infini

Ma nuit restera blanche

Et ma page aussi

 

Martine / Réédition d'un poème de 2016 pour les jeudis en poésie du défi 234 des croqueurs de mots animé par Durgalola 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 1 Avril 2020

En Belle Isère

Le beau Bélisaire

Ne manque pas d’air

C’est un beau cerf

Un cerf-volant vert

Bélisaire

Martine Martin / Février 2020 pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Bélisaire)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 26 Mars 2020

Pour tirer ta pauvre charrette
Par tous les vents et les tempêtes
Pour marcher ton chemin tout droit
Sans trébucher à chaque pas
Pour ne jamais baisser le front
Et sous l'insulte et sous l'affront
Pour ne pas suivre les idées
Qu'on glisse sous ton oreiller
Pour pouvoir regarder en face
Cet homme qui vieillit dans ta glace

Prends Ton Courage à deux mains
Suffira-t-il je n'en sais rien
Pour faire tourner dans le bon sens
La grande roue de l'existence
Prends Ton Courage à deux mains
Suffira-t-il je n'en sais rien
Pour faire tourner jour après jour
La grande roue du temps qui court

Photo Pixabay

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Pour aimer ton unique femme
Parmi trois cent millions de femmes
Pour lui garder le coeur fidèle
Malgré le temps et les querelles
Ne pas céder aux opinions
Des loups qui mènent les moutons
Ni des moutons qui mènent les gens
Comme ça arrive trop souvent
Pour bien savoir pour qui tu roules
Sur ce billard rempli de boules

Prends Ton Courage à deux mains
Suffira-t-il je n'en sais rien
Pour faire tourner dans le bon sens
La grande roue de l'existence
Prends Ton Courage à deux mains
Suffira-t-il je n'en sais rien
Pour faire tourner jour après jour
La grande roue du temps qui court

Paroliers : Pierre Andre Bachelet / Jean-Pierre Lang

Paroles de Prends ton courage © Avrep Ste Arl

 

Martine Martin / Mars 2020 / Réédition pour les jeudis en poésie du défi 234 des croqueurs de mots animé par Durgalola 

Désolée Andrée de cette réédition et des deux autres pour ce défi mais je me consacre uniquement en ce moment à l'écriture de mon second thriller psychologique qui me prends beaucoup de temps (j'en ai en confinement !) et j'ai l'esprit aussi très préoccupé par ma fille qui est médecin à l'hôpital en première ligne de la guerre contre le virus. J'ai tellement peur qu'elle l'attrape et le passe à toute sa petite famille malgré toutes les précautions importantes qu'elle prend. Elle en a du courage.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 20 Mars 2020

Printemps ne nous laisse pas

Te voici arrivé désiré printemps

Qui de soleil illumine le ponant

Saison des fleurs aux parfums délicats

Joie des arcs en ciels sur la mer et l’estuaire

Monts et vallées baignés de douce lumière

Je sais que tu n'as pas de frontière

Je veux t’attacher, te serrer dans mes bras

Soit sympa cher Printemps ne nous laisse pas

 

Martine / Rediffusion d'un poème de 2017 remanié pour le nid de mots d'ABC de mars 2020

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 18 Mars 2020

Materne l'assistant maternel

Ce n’est pas une baliverne

Je me prénomme Materne

Je ne suis pas une femme

Je suis un homme à femmes

J’ai un nom de confiture

Oh quelle déconfiture

J’habite à Saint-Paterne

Un vieux village bien terne

Je suis assistant-maternel

C’est quelque peu surréel

J’aime les petits materner

Et par eux être taquiné

J’ai du succès c’est dément

J’materne aussi les mamans

Qui ne disent rien aux papas

Je devrais faire mon mea-culpa

mais des regrets j'en n'ai pas

Je suis un nounou sympa

 

Martine Martin / Février 2020 pour les prénoms du mercredi de Jill Bill --(aujourd'hui Materne)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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Publié le 12 Mars 2020

LA SUPPLIQUE DE CLAIRE

Où Vas-tu ?

Le sais-tu ?

Retourne-toi ?

Jean je suis là ,

l’ombre après toi

Ne m’oublie pas ?

 

Peu importe le destin

Seul compte notre chemin

Même avec quelques ornières.

Méfie-toi de la lumière,

Un Miroir aux alouettes

Qui te fait perdre la tête.

Vers elle je n’irai point

Je prends un autre chemin

 

Où Vas-tu ?

Le sais-tu ?

Oh Jean Ne m’oublie pas

Vite Retourne-toi ?

Je suis encore là

Prenons nous par la main

Pour un nouveau départ

Sur un autre chemin

Demain il sera trop tard

Supplique et monologue

LE MONOLOGUE DE JEAN

Le ciel a tant pleuré sur notre passé,  qu’aujourd’hui  j’ai décidé d’avancer tout droit sans me retourner jusqu’à l’astre lumineux de l’horizon.

J’entends Claire derrière moi me supplier de ne pas y aller. Surtout ne pas l’écouter, ne pas penser, avancer aveuglé  par la lumière, marcher vite atteindre l’horizon,  l’inaccessible étoile.

Encore quelques pas,  j’y suis presque.  Le ciel s’assombrit soudain et se zèbre d’éclairs, le tonnerre retentit. La terre vibre sous mes pas. Je tremble de froid, de peur. Ne pas m’arrêter. Je continue à progresser.

Soudain l’horizon est atteint,  je ne peux aller plus loin. Une force incroyable me projette  dans le vide,  je bascule de l’autre côté la tête en avant. Chute vertigineuse dans une cascade de lumière, chute interminable qui me terrifie.  

Soudain une sonnerie stridente retentit,  elle ne s’arrête pas ... C’est le réveil de mon téléphone portable qui met fin à cet affreux cauchemar….

Je me réveille couché en chien de fusil cramponné à mon oreiller que je sers dans mes bras comme un doudou.  J’ai froid, je n’ai plus de couette sur mon corps. Encore terrifié je ne veux pas lâcher l’oreiller…. Mais il est tout rugueux, Ce n’est pas mon oreiller que je serre. J’ouvre les yeux et je m’aperçois  que je suis cramponnée à un tronc d’arbre la tête à l’envers dans une futaie inconnue à quelques centimètres du plancher des vaches…. 

Mais où es-tu Claire,  m’as-tu suivi ? Claire, Claire où es-tu ?

Martine Martin / Réédition d'avril 2015 pour les jeudis en poésie du défi 233 des croqueurs de mots animé par Marie Chevalier.

Avec une semaine d'avance, je ne pourrais pas ensuite, je devrais être à Paris

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes, #Ecrits divers

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Publié le 9 Mars 2020

Assise dans le bus elle lit et butte sur cette phrase  de l'écrivaine parlant de son père :

« peut être sa plus grande fierté, ou même la justification de son existence, que j’appartienne au monde qui l’avait dédaigné »

Un discret parfum de lavande la surprend. Elle abandonne sa lecture, lève les yeux. Un homme, assis en face d’elle dans le bus, fait des mots croisés. 
La blancheur de son visage contraste avec ses cheveux très bruns, brillants, lissés en arrière. Ses yeux vifs et noirs sont cerclés de lunettes rondes aux épaisses montures d’écaille.
La bouche fine affiche une moue perplexe pendant que sa longue main aux ongles courts et soignés s’agite et remplit, hésitante, avec un crayon à papier quelques cases blanches.

L'homme soudain met son crayon dans la poche interne de sa veste bleue marine, referme sa revue de mots croisés et la range dans une serviette plate en cuir noir. Il lève les yeux, l’aperçoit, la contemple avec un regard surpris exprimant à la fois fierté et fragilité. Le bus ralentit, il lui sourit tout en se levant et murmure à son attention : « je t’ai aimé, crois moi »

Elle le suit du regard. Des larmes, qu’elle ne peut retenir, coulent sur son visage. Le bus s’arrête, l’homme descend allume une cigarette. « Papa » crie t’elle sans pouvoir se lever et le suivre. Elle le regarde attendrie disparaître dans la rue.

Une sonnerie stridente vient interrompre le bonheur fugace de l’instant. Elle se réveille, son oreiller est trempé de larmes.  Elle se lève laissant derrière elle son passé pour songer à la journée qui débute.  Elle aime la magie de l’aube , ce moment unique où tout est encore possible.

Mon papa et moi dans le landeau

Mon papa et moi dans le landeau

Martine Martin/ Réédition d'un texte de 2008 pour le défi 233 des croqueurs de mots animé par Marie Chevalier (thème : parler d'un rêve). Avec une semaine d'avance mais mieux vaut plus tôt que jamais, après je serais vraisemblablement à Paris et je ne pourrais plus. 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes, #Ecrits divers

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