vecu

Publié le 19 Avril 2021

Photo Pixabay

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Aujourd’hui, c’est le lundi de Pentecôte. Il est cinq heures. Mon réveil de poils blancs et tigrés lové à mes côtés miaule suffisamment pour me sortir de mes rêves, mais néanmoins discrètement pour ne pas m’énerver. J'aimerais tant rester au lit ....

Je m'éveille par ci.

Et je me lève par là.

 

Je me dirige vers mon bureau, allume l’ordinateur, m'installe sur le canapé. Le réveil Bondit sur l’accoudoir. Je saisis le peigne à chat. J'aimerais tant me recoucher....

Et je le caresse par ci.

Et le peigne par là.

 

Je me dirige vers la cuisine, j’ouvre une boîte de croquettes de luxe pour chats délicats que je verse dans une assiette. Pourquoi donc lui en mettre autant alors que je vais jeter le reste ensuite ? Au bord de l’océan, tout prend l’humidité. Je remplis un bol d’eau et je pose le tout sur le carrelage de la cuisine. J’aimerais tant savoir résister à ses envies.

 Et je le nourris par ci.

Et je le gave par là.

 

Je m’installe à mon bureau. Je commence par lire les mails reçus sur mes messageries. Je supprime la quantité de spams non filtrés. J’efface aussi les avis de newsletters de blogueurs que je n’ai plus envie de visiter. J’aimerais tant me désabonner, mais je n’ose pas de peur de les peiner.  

Et je trie par ci.

Et J’efface par là.

 

Je débute ma lecture des mails des amis, famille et lecteurs de mon blog citoyen « La gazette des Olonnes » dont certains me prenant pour la mairie, ou une entreprise dont j’ai parlé me posent des questions sur les heures d’ouverture, me demandent des renseignements sur les produits et services. J’aimerais ne pas répondre....

Et je les conseille par ci.

Et je les aiguille par là.

 

J’attaque ensuite la lecture des commentaires de mes blogs. C’est vite fait : beaucoup sont sans aucun intérêt, juste une façon de me dire qu’ils sont passés et me témoigner de l’intérêt ou de l’amitié. Je leur rends visite en retour. Chez certains, c’est un grand plaisir, mais chez d’autres, je vais par habitude et amitié virtuelle. J’aimerais tant ne plus y aller

Et je clique par ci.

Et je visite par là.

 

Je lis rapidement, mais complètement, sauf quand je n’accroche pas et que c’est trop long. En général, je ne regarde pas les vidéos, mon temps est compté. J’essaye de trouver un commentaire, mais bien souvent, je manque d’inspiration surtout pour les articles où il n’y a que des photos sans texte (j'aime tant l'écrit) et pour les poèmes de qualité auxquels ce serait injure de rajouter des banalités. J’aimerais tant trouver une remarque intelligente :

Et je blablate par ci.

Et je "bise" par là.

 

Il est six heures, déjà plus d’une heure que je suis levée. J’enfile mon jogging, mes baskets et je marche dans l’appartement pour m’échauffer avant de partir courir. J’aimerais tant me recoucher et lire :

Et je m’habille par ci.

Et je déambule par là.

 

Je sors de la maison et me voilà partie pour 1 h 30 de jogging au bord de l’océan. J’admire les clairs de lune sur les flots, les levers de soleils des plus brumeux aux plus éclatants. Je m’arrête parfois pour prendre une photo.

Et je cours par ci.

Et je photographie par là.

 

Une fois rentrée, je prends une douche en écoutant ma radio préférée RTL qui m’informe des faits divers sanglants, des catastrophes écologiques, de la pandémie… J’aimerais tant éteindre la radio, écouter le silence.

Et je me lave par ci.

Et je m’émeus par là.

 

Il est 8 h 30, je me recouche une demi-heure avec mon Jeff. Je ris en écoutant Laurent Gerra si je ne me suis pas endormie avant. J’aimerais ne pas me recoucher, utiliser ce temps pour écrire.

Et je ris par ci.

Et je dors par là.

 

Nous nous levons. Pendant que je m’habille, Jeff prépare le  petit-déjeuner j’avale un verre de jus d’orange, un peu de thé, grignote quelques céréales aux fruits et déguste de la brioche vendéenne à la confiture maison. C’est un de mes moments préférés de la journée.

Et j’avale par ci.

Et me régale par là.

 

Je pars faire des courses au supermarché. Au passage devant le rayon vêtement, je craque pour un très joli pyjama en solde à 6,99 euros ! C’est le deuxième que j'achète ce mois-ci. Certaines sont addictes aux chaussures, moi, j'ai la folie des pyjamas. j'ai l’habitude de dormir nue comme un ver. Ce n’est pas vraiment logique, mais l’être humain est fait de paradoxes. Je me dirige vers la caisse en jaugeant le nombre de clients à chaque caisse, et je choisis la caisse où je pense le moins attendre, mais comme presque à chaque fois, je n’ai pas prévu l’incident. Cette fois-ci, c’est un client qui a oublié de peser ses poireaux et qui retourne le faire sans se presser et en se moquant éperdument que les autres poireautent. Je m’énerve. Enfin, c’est mon tour, je charge mon caddie à toute vitesse, paye et rejoins ma voiture. J’aimerais tant me faire livrer mes courses.

Et j’achète par ci.

Et je bougonne par là.

 

Rentrée à la maison, je range mes courses. Ensuite quel plaisir de retrouver mon cher ordinateur ! Après avoir fait quelques commentaires sur des blogs, je peux enfin me mettre à écrire. J’adore raconter des histoires dans mes nouvelles et romans et jouer avec les mots, les faire rimer et chanter dans les poésies.

Et raconter par ci.

Et jouer avec les mots par là.

 

Je n’ai pas vu la matinée passer, l’heure du déjeuner est arrivée. Jeff comme chaque midi a cuisiné et mis la table. Après un Kir en apéritif, je déguste les bons petits plats mitonnés avec amour et passion par mon chéri accompagné d’un verre de vin car c’est jour férié. Nous buvons de l’eau en semaine. Nous terminons le repas par un expresso et un carré de chocolat noir de qualité.

Et prendre l’apéro par ci

Et me régaler par là

 

Nous partons randonner en semaine sur le littoral vendéen. Mais aujourd’hui,  c’est lundi de Pentecôte. Comme tous les week-ends et jours fériés,  nous délaissons la côte où il y a trop de monde pour marcher dans la campagne Sablaise. Nous admirons le paysage, les fleurs, les animaux, oiseaux, papillons l’été. Autant d’occasions de prendre des photos pour animer mon blog et Facebook. J’aimerais tant arrêter mon blog pour ne plus avoir à prendre de photos, je n’aime pas cela.

Et marcher par ci

Et prendre des photos par là.

 

Après 1 heure 30 de marche, nous rentrons et prenons notre goûter : tisane et palets et galettes bretonnes. Si je m’en passais, je perdrais peut être le kilo que j’ai en trop.

Et me détendre par ci,

Et me goinfrer par là.

 

Ensuite, pendant que mon Jeff regarde la télévision, je lis essentiellement des thrillers et des romans psychosociologiques. C’est une détente en fin de journée que j’apprécie particulièrement. Je me lâche tellement après avoir tant bougé, que souvent, je m’endors sur mon livre.

Et lire par ci.

Et dormir par là.

 

Je prépare un repas léger mais cuisiné, mets la table. Nous mangeons en regardant la télévision.

Et cuisiner par ci

Et manger par là.

 

Après le dîner, nous regardons le 20 heures de TF1 et l’émission ou la série qui suit au moins en partie, car quand c’est trop long, nous arrêtons et visionnons la fin le lendemain ou plus tard en « replay ». Aux environs de 22 heures, je me couche et m’endors comme un bébé.

Regarder la télévision par ci.

Me coucher par là

 

Depuis que je suis à la retraite,  les jours se ressemblent tellement qu’il n’y a pas vraiment de différence les jours fériés. J’aspire à :

  • transformer la routine en route off. Sortir des habitudes, de la route toute tracée pour en suivre une autre toujours avec mon Jeff,
  • changer, de passions, de maison, de région, de vie surtout en ce moment où avec les confinements nous ne pouvons pas voyager.  

Et rêver d’une autre vie par ci

Et continuer par là.

 

Martine Martin / pour le défi 249 des croqueurs de mots animé par Laura (thème : raconter ce que l'on fait un jour férié)

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Rédigé par Martine.

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Publié le 29 Mars 2021

Pour le défi des croqueurs de mots N° 248, Durgalola nous demande d'écrire un texte avec les dix mots que j'ai écrits en gras dans mon récit ci-dessous.

En toute honnêteté, j'avoue qu'écrire avec des mots imposés freine ma créativité. Je déteste, alors j'ai repris un texte que j'avais écrit en 2010 que j'avais envie de partager avec vous et j'y ai rajouté les mots imposés par mon amie Andrée

Je suis née en février 1953 à Paris dans un foyer d’employés d’un grand magasin de la rive gauche « Le bon marché » supposé faire « le bonheur des dames ». Pour mon père, j’étais un miracle, la lumière au bout du tunnel. La vie avait eu le dessus. Il chérit immédiatement sa petite fille très brune aux grands yeux noirs qui hurla dès qu’elle fut libérée du cocon maternel. Ce cri effaçait le silence insoutenable de la naissance de leur premier enfant mort-né et tarissait les larmes de douleur.

 

Avec Papa

Pour ma mère, ce premier cri prouvait que son bébé était bien vivant mais quand elle apprit qu'elle avait donné naissance à une fille,  elle me rejeta. Elle voulait un garçon pour faire le deuil de son petit Bernard silencieux et immobile à jamais. Elle décida de me confier quelque temps à ma grand-mère. Mon père  souffrit de cette décision, mais se tût. Dans sa famille, les femmes dirigent depuis plusieurs générations, les hommes pacifistes se taisent pour éviter les conflits : penser, intérioriser, surtout ne rien dire, laisser faire…

J’ai ainsi consacré une grande partie des premières années de ma vie chez Jeanne ma grand-mère paternelle qui me couvrit d’affection et de tendresse. Elle n’avait eu qu’un fils mon père et je la comblais de bonheur.

avec Mamie

avec Mamie

Jeanne, à 53 ans, s’ennuyait à Paris dans sa loge de concierge avec mon grand-père très effacé, silencieux et triste. Sa Bretagne natale lui manquait. En cirant à genoux les marches des six étages de l’escalier de l’immeuble, elle rêvait des côtes de granite que les vagues déchaînées viennent frotter

Mamie était née en 1900 à Quimper. Aînée d’une famille de 6 enfants,  elle s'occupat ensuite de ses frères et sœurs. Puis elle dût travailler jeune en tant que femme de chambre, puis gouvernante chez des notables. Particulièrement fière d’avoir travaillé pour le vice-amiral Exelmans petit-fils du Maréchal d’empire du même nom, elle me montra le certificat qu’il lui avait rédigé à son départ : « Intelligente et dévouée telle la jugeait Madame Exelmans et telle je la juge moi-même ».

Elle était tombée amoureuse de Jean mon grand-père, un beau facteur, s’était mariée et avait dû le suivre au fur et à mesure de ses mutations.

C’est au centre de la France, dans le département du Loir et Cher à Gièvres que mon père naquit en 1921. Ensuite, ils quittèrent cette campagne pour Paris et s’installèrent comme beaucoup de Bretons dans le quatorzième arrondissement à proximité de la Gare Montparnasse.

Mon père, malgré ses excellents résultats scolaires, leur donna beaucoup de soucis, car il était de santé fragile. Il attrapa la diphtérie ce qui l’obligea à renoncer à son désir d’être instituteur. Par idéal anti-communiste, il s’engagea dans la guerre d’Indochine. Trop sensible, il revint traumatisé par les atrocités de cette guerre qu’il me racontait d’une voix tremblante d’émotion.

Mon grand-père Jean portait de grosses lunettes d’écaille et gardait toujours sur sa tête un vieux béret noir de feutre râpé. Peu démonstratif, il n’embrassait pas, ne caressait pas, mais était d’une grande bonté. Il m’aimait à sa façon, en silence. Il m’emmenait parfois au Parc Montsouris. Assis à terre, Penché au-dessus du bassin, il faisait voguer un mini voilier sur l’eau en me chantant doucement « Maman les petits bateaux qui vont sur l’eau ont-ils des jambes ».

Avec Papi

Avec Papi

Mamie m’emmenait souvent à la Samaritaine. Nous y allions en bus. J’aimais rester sur la plate-forme arrière. Les rues défilaient sous mon regard émerveillé. J’observais les passants pressés, les automobiles. La traversée de la Seine au Pont Neuf me plaisait particulièrement. Je dominais les bateaux-mouches et les péniches qui voguaient.  Ce grand magasin  imposant  au  toit en coupoles me fascinait. Nous prenions les escaliers mécaniques et nous arpentions les rayons aux vieux planchers de bois. Y parcourir ceux des vêtements pour enfants était source de joie. Ma grand-mère, avec les bons de la Semeuse, m’achetait robes, jupes, pulls, manteaux et parfois même des jouets.

Le soir, au sein de l’unique petite pièce, bien au chaud dans mon lit placé sous la cheminée, J’étais à l’écoute de ma grand-mère. Les contes d’Andersen et de Perrault qu’elle me lisait peuplaient mes rêves de princes charmants, de princesses et de châteaux.

Je garde de cette période un souvenir présent mais très estompé, mes parents me reprirent dans leur studio de la rue Saint-Sébastien du 11ème arrondissement.  Pendant la journée, ils travaillaient et me confièrent à des voisines. Je me souviens toujours de l’une d’entre elles, Hélène, que j’aimais beaucoup. Elle était Israélienne avait un garçon plus grand que moi qui me chérissait comme une petite sœur. Tata Hélène, c’est ainsi que je l’appelais, me couvrit d’affection. Puis dès que j’ai eu l’âge d’aller à l’école, je revins chez ma grand-mère.

Je passais tous mes étés avec ma tante Germaine à La Rochelle et son amie de toujours que j'appelais Tatie Jo. Elles me gâtaient beaucoup. J’ai gardé de ces étés un souvenir encore aujourd'hui très présent et un attachementa fort à cette ville. Mon père et ma grand-mère m'y rejoignaient parfois. Nous allions à la plage tous les après-midi.

Avec Tatie Joe et sa maman dans le parc de La Rochelle sur le chemin de la plage

Avec Tatie Joe et sa maman dans le parc de La Rochelle sur le chemin de la plage

À quatre ans, je rentrais à l’école privée Sainte-Elizabeth dans le 14ème arrondissement. Je me souviens encore de la cour carrée avec le vaste préau à l’ancienne. J’étais une petite fille timide, polie et calme.  J'obtenais souvent la croix de mérite que j’arborais avec fierté avec son joli ruban sur mon tablier d’écolière.  Une fois même, j’eus la croix d’honneur. Pour me récompenser ma grand-mère m’offrit une maginifique poupée Bella à qui j'attribuais le prénom de Laurence.

Ecole Ste Elisabeth / Paris 14ème  (Avril 1959) Je suis la 3ème en haut à partir de la gauche.

Ecole Ste Elisabeth / Paris 14ème (Avril 1959) Je suis la 3ème en haut à partir de la gauche.

Mamie m’avait enseigné la lecture et l’écriture et, à cinq ans, je savais déjà lire. À six ans, je rentrais directement au cours élémentaire en sautant le cours préparatoire. Mon père me rendait visite le weekend. Je l'attendais avec impatience. Parfois, je rentrais chez mes parents, mais pas  souvent, car c’était loin. Ils avaient quitté Paris pour emménager dans un appartement deux pièces en banlieue à Rueil-Malmaison parce que ma mère attendait un enfant. J'eus ainsi une petite sœur, Christine, en mars 1959. J’étais pleine de compassion pour ma pauvre maman : encore une fille alors qu’elle souhaitait désespérément un fils. J’ignorais que j’allais bientôt les rejoindre. Ce serait la fin de ce que j’appelle les années bonheur de mon enfance, celle d’une petite fille qui ne possédait qu’un unique défaut celui de ne pas être un garçon.

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Rédigé par Martine.

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Publié le 8 Février 2021

Papa, Maman, Mamie, et moi
Papa, Maman, Mamie, et moi

Papa, Maman, Mamie, et moi

Encore dans le ventre de sa mère, elle fait déjà de la résistance. Trop confortablement nichée dans son cocon douillet, son souhait le plus cher est d’y rester. Hélas, la sage-femme la sort de force avec une grande pince qui la marque au visage et la blesse à jamais au plus profond de son être. Tous les autres bébés en naissant crient, pas elle. On la secoue dans tous les sens, un cri perçant, regretté aussitôt, lui échappe. C’est à ce moment précis qu’elle entre en résilience.

Elle est un bébé sage qui pleure peu. Curieuse, ses grands yeux noirs observent ceux qui l’entourent. Elle apprend vite à Marcher et apprécie ce début d’autonomie. « Non » est son premier mot prononcé, prononce, elle en abuse. Ses parents s’amusent à la supplier de formuler un « oui ». Sa réponse est toujours un « non » catégorique. Ils éclatent de rire. Elle a l’impression d’être un animal de cirque qu’on essaye de dresser. Sa grand-mère qui l’élève et qui la connaît bien lui dit « allez fais plaisir à mamie, dis-moi non ». Elle profère enfin un « oui ». Adorant sa mamie, elle ne peut s’empêcher de lui sourire, mais pour la première fois, on l’a piégée. Elle comprend alors inconsciemment qu’on peut obtenir beaucoup de choses par l’intelligence et la ruse. À cinq ans, elle sait lire, mais sa grand-mère continue à lui raconter des histoires en la hissant sur ses genoux ce qui la comble de bonheur. C’est la seule personne qui peut lui prodiguer des câlins et bisous. Sa maman ne le fait par manque d’envie probablement. Elle préfère croire que c’est par crainte d’être rejetée et c’est vrai que ses bisous ne seraient pas acceptés. Sa grand-mère l’excuse toujours et répète à tous que sa petite fille est gentille avec ceux qui la connaissent et savent l’aborder.

 

Ses débuts à l’école sont difficiles, contrairement aux autres enfants, elle sait lire, les autres enfants la regardent comme un singe savant, un extra-terrestre.

Alors, elle se tait, reste seule au pied d’un arbre de la cour de récréation à les observer jouer, crier, rire. Curieusement, au lieu de les envier, elle les plaint d’être aussi insouciants. Discrète en classe, ne s’exprimant jamais sans y avoir été invitée, elle écoute avec beaucoup d’attention tout ce que l’institutrice leur apprend  et mémorise. Sa maîtresse ne la punit jamais et lui remet souvent des croix blanches et bleues aux jolis rubans dont elle est fière, mais qu’elle garde dans la poche de son tablier ce qui lui permet de les sentir, les caresser discrètement sans les exhiber. Ses distinctions et honneurs qu’elle ne pense pas mériter la gênent. À 7 ans, ses parents la reprennent chez eux. Elle fait connaissance avec sa petite sœur un gros bébé joufflu qui pleure souvent mais qu’elle aime et se promet de protéger toute sa vie. Elle va à l’école publique où, venant d’un établissement privé (crime de lèse-majesté à cette époque), on ne l’accepte pas. Aucune brimade ne lui sera épargnée : tours de cour, punitions en tous genres. N’acceptant pas cette injustice, la petite fille discrète devient très dissipée et rebelle. Un jour une de ses camarades la gifle en classe, elle lui en administre une en retour. L’institutrice donne à elle seule une punition, alors qu’elle avait vu sa camarade la gifler en premier. Elle est condamnée à conjuguer à tous les temps la phrase « je ne dois pas taper mes camarades ». Elle exécute la punition, mais en transformant la phrase en « je dois rendre quand on me tape » que son père signe en se réjouissant d’avoir une fille qui ne se laisse pas faire. Ceci lui vaudra d’être renvoyée de l’école ce qui curieusement la réjouit, car elle ne supportait pas d’être harcelée tout simplement parce que ses parents avaient osé préférer l’école des curés à celle de la République dite Laïque. Elle réintègre l’école privée où on la tolère plus qu’on ne l’accepte. Chez les curés, on n’aime pas les fortes têtes, surtout quand leurs parents n’ont pas les moyens de payer la scolarité. Si son père n’avait pas été un ancien combattant mutilé de guerre, engagé volontaire dans la guerre d’Indochine pour aller combattre le communisme, on ne l’aurait pas acceptée. Révoltée par les représentants de Dieu, qui agissent en contradiction avec la charité chrétienne qu’ils prônent pourtant en permanence, elle cesse de croire en Dieu, mais y a-t-elle réellement cru un jour. Elle ne sent aucune affinité avec ses camarades, pour la plupart des filles de bourgeois qu’elle trouve superficielles, mais qui ne l’ennuient aucunement. En effet, son attitude leur a vite fait comprendre qu’elles n’auraient aucune prise sur elle. Elle retombe en résilience et ne répond pas aux injustices et humiliations en tous genres que certains professeurs lui font subir en classe. Un jour, on lui reproche devant ses camarades de mentir. Puisque ses parents, ne payent pas sa scolarité, il est impossible qu’ils aient pu lui offrir un microscope à Noël comme elle l’écrit dans sa rédaction. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que son père a un salaire suffisant, mais aussitôt reçu, il le dilapide. Elle refuse d’emmener ce microscope à l’école pour prouver qu’elle dit la vérité, comme on le lui demande. Non seulement, ce serait humiliant, mais surtout elle sait que son père devrait ensuite payer sa scolarité. Quand un vol est commis dans l’école, on l’accuse. Les enfants des riches ne peuvent pas voler. Elle ne répond rien et reste stoïque devant l’injustice et les humiliations. Ils veulent la pousser à bout, la forcer à réagir, elle ne leur donnera pas ce plaisir.

Elle quitte avec bonheur l’école privée pour le collège d’enseignement technique pour préparer un BEP de secrétariat. S’entendant bien avec la prof de français, elles discutent ensemble souvent après la classe. Une fille de son âge, se sentant aussi perdue et étrangère à ce monde qu’elle, devient son amie. Elles unissent leur solitude.

La prise de son premier poste de secrétaire d’un directeur du personnel et son mariage peu de temps après, mettent fin à son enfance.

Martine Martin / Février 2021 pour le défi 245 des croqueurs de mots animé par Fanfan (Thème souvenir d'enfance)

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Rédigé par Martine.

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Publié le 16 Novembre 2020

Très prise par l'écriture de mon troisième roman (et oui !), c'est avec beaucoup de retard que je publie ce récapitulatif de vos participations d'Octobre à mon mois émoi :

Si je vous ai oublié, je vous prie de m'en excuser. Merci de mettre en commentaires les coordonnées de votre participation.

Vous avez jusqu'au 5 Décembre pour publier sur votre blog votre participation de Novembre.

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Rédigé par Martine.

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Publié le 7 Septembre 2020

Ci-dessous les liens avec vos participations à "Mon mois émoi" pour le mois d'Août 2020  (suite -de détesté aimé qui était animé par Renée) :

 

Si j'avais oublié un lien, merci de me le signaler.

Merci à toutes les participantes.

Pour  le mois de Septembre 2020, vous avez jusqu'au 5 septembre pour les publier sur vos blogs et mettre vos liens en commentaire de cet article.

Bon mois de septembre.

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Rédigé par Martine.

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Publié le 31 Août 2020

Le début du mois fut très chaud aux Sables d'Olonne. Quel plaisir le soir de dîner sur la plage !

Mon mois émoi : Août 2020
Mon mois émoi : Août 2020

Août c'est le mois des mûres. Il y en a beaucoup le long de nos chemins de randonnée et nous avons pris, comme chaque année, du plaisir à les cueillir et à en faire des tartes. Il y en aura jusqu'en septembre nous retournerons en cueillir pour faire des confitures.

Mon mois émoi : Août 2020Mon mois émoi : Août 2020

C'est aussi le mois des mirabelles. Nous n'avons pas comme à Cergy un mirabellier dans notre jardin. Mais nous en avons acheté et avons fait des tartes et confitures.

Mon mois émoi : Août 2020

Toute l'année nous faisons du barbecue électrique. C'est beaucoup plus rapide, mais l'été, quand nous déjeunons au jardin, nous aimons faire griller sur notre grand barbecue avec un vrai feu.  Ce premier barbecue 2020 avec une entrecôte de notre boucher fut un vrai plaisir.

Mon mois émoi : Août 2020
Mon mois émoi : Août 2020

Je continue mes promenades matinales avec plaisir mais moins qu'en juin ou juillet car il fait nuit beaucoup plus tard et je dois être rentrée à la maison à huit heures pour me rendre à mes séances d'aquafitness que j'adore et où j'ai plaisir à échanger avec mes copines de piscine dont certaines sont devenues des amies. Néanmoins, cela ne m'empêche pas encore d'assister à de beaux lever de soleil. J'ai même eu la chance d'admirer un matin un bel arc en ciel dans un ciel tourmenté.

La baie des Sables au petit matinLa baie des Sables au petit matin
La baie des Sables au petit matinLa baie des Sables au petit matin

La baie des Sables au petit matin

Nous sommes remontés sur l'Île de France mi-août. Nous avons fait une escale à Chartres . Depuis le temps que je rêvais de visiter la cathédrale Notre-Dame. En ce week-end de l'Assomption, sa visite s'imposait. L'intérieur est magnifique et vient en grande partie d'être restauré. Les vitraux sont magnifiques. Nous avons déjeuné face à la cathédrale. Quelle belle journée !

Mon mois émoi : Août 2020
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Cliquez sur les photos pour les voir en grand
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Le soir nous sommes remontés sur Marnes la Vallée. Nous avions réservé une chambre à l'hôtel IBIS et, COVID oblige, nous avons eu le droit au Novotel mitoyen pour le même prix. Accord avait fermé l'hôtel IBIS pour regrouper la clientèle sur le Novotel. Nous avions une très grande chambre, donnant sur la piscine, avec un lit grand format et un coin salon avec canapé. Ce fut un vrai plaisir de se baigner dans la piscine après cette journée de voyage et de visite. Le soir, depuis notre chambre, nous avons pu admirer le coucher de soleil.

Mon mois émoi : Août 2020
Mon mois émoi : Août 2020

Le lendemain 15 août c'était l'anniversaire de la maman de Jeff qui fêtait ses 94 ans chez une des soeurs de Jeff à Esbly. Toute la famille (ou presque) était réunie. De voir l'émotion de sa maman quand elle a découvert sa photo bébé avec ses parents (voir ci-dessous) et son bonheur nous a rendus heureux. Nous n'avons pas regretté d'être venu malgré la distance. 

Mon mois émoi : Août 2020
Mon mois émoi : Août 2020
Mon mois émoi : Août 2020

Il ne manquait plus que notre fille, son conjoint et les petites qui étaient en vacances en Croatie et qui nous ont beaucoup manqué.

Nous avions eu Pauline au mois de juillet mais pas Agathe (8 ans) et Léonore (10 ans) qui nous a envoyé une très gentille lettre depuis sa colonie. Elle préfère écrire des lettres que d'envoyer des cartes postales. Celle-ci nous a beaucoup touchés.

Mon mois émoi : Août 2020

En fin de mois, les grandes marées m'ont encore fascinée. C'est impressionnant la force de l'océan et sa beauté quand il est tourmenté

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Malgré nos gros problèmes, ce fut un bon mois. En effet une fuite d'eau sous le sol de notre maison a mouillé les câbles électriques des prises de terre, résultat plus d'électricité sur les prises et plus d'eau puisqu'il nous a fallu la couper. Heureusement que le réseau de l'extension de notre maison n'a pas été touché et nous avons pu nous doucher dans la baignoire de l'extension,  faire la vaisselle dans le lavabo(Je ne sais pas si vous avez déjà essayé, mais ce n'est pas très pratique.) et nous brancher avec de très longues rallonges sur les prises de l'extension. Jeff a refait l'électricité et avec l'aide d'un plombier le réseau d'eau en faisant passer de nouveaux tuyaux par les combles. Chapeau à lui, car c'est un travail énorme. Tout fonctionne désormais normalement !

Je n'ai pas été très présente sur les blogs car je suis en train de finaliser mon prochain roman qui s'appellera " Souviens-toi du bus 96  " que je vais envoyer aux éditeurs début septembre. Je l'ai fait lire à des lecteurs tests choisis parmi mes amis blogueurs et autres et les retours critiques positifs, voire enthousiastes pour certains me laissent espérer pouvoir intéresser un éditeur à compte d'éditeur cette fois. Je n'avais pas eu le courage de patienter leur réponse toujours plus longue à venir que celles des éditeurs à compte d'auteur. Mais cela nécessite un gros travail de relecture, de rédaction d'un synopsis, avec les thèmes abordés pour ce roman qui sont nombreux :

  • Le destin et ses facéties, les coïncidences
  • Les fléaux de ce début du vingt-et-unième siècle :

           - Le terrorisme,

           - La pandémie

  • Le confinement qui pousse au retour sur le passé, à la recherche d’amis ou de proches perdus de vue
  • Les dangers des sites de rencontre et réseaux sociaux
  • La difficulté de s’émanciper de l’amour intrusif d’une mère
  • L’identification au père décédé et sacralisé
  • La complexité de trouver chez un partenaire à la fois le plaisir physique et le bien-être psychique
  • La dépendance amoureuse

Ne comptant pas le faire paraître avant le début 2021, je vais patienter sagement la réponse des éditeurs. Pour ceux qui m'ont dit attendre sa sortie avec impatience, ci-dessous le début de la bande annonce de mon roman. Vous la verrez en entier juste avant sa parution. Il faut cliquer sur le lien ci-dessous, puis sur la photo pour pouvoir la visionner.

Tout cela me prend beaucoup de temps ce qui explique mon silence sur vos blogs et le peu de publication sur celui-ci.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #aimé détesté, #vécu

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Publié le 26 Août 2020

Ecureuil Bleu sur son blog " Une bonne nouvelle par jour ", dans son article de dimanche dernier, nous parlait de ces dix activités préférées et nous incitait à parler des nôtres.

Voici les miennes :

  • Écrire est inné chez moi.  Il faut croire que je suis née avec un stylo à la main. Mon blog s’appelle quai des rimes parce que j’aime écrire de la poésie pour le plaisir de jouer avec les mots mais je préfère néanmoins la prose qui me permet d’écrire plus librement sans la contrainte de respecter les pieds et les rimes qui me pèse de plus en plus. J’aime conter par écrit des histoires c’est pour cela que j’ai écrit un premier roman récemment paru "Je dis ça mais je ne dis rien" et vient de terminer le second. Je ne participe pas ou peu aux défis d’écriture qui ont des contraintes comme des mots imposés, des thèmes qui ne limitent ma créativité. Il faut que je m’amuse en écrivant sinon cela devient une corvée. C’est aussi un vrai plaisir pour moi d’échanger avec deux de mes petites filles par SMS qui, spontanément, m’envoient des photos, la plus petite n’a pas encore de smartphone. Il faut dire que je hais le téléphone. Elles ont l’air d’aimer. Si je suis prolixe à l’écrit, je suis une taiseuse à l’oral.

 

  • Lire : je n’ai pas beaucoup de temps mais je m’efforce de lire quelques pages chaque jour. J’aime particulièrement les thrillers et les romans psychosociologiques. Les histoires d’amour, les romans historiques, philosophiques m’ennuient.

 

  • Courir : il y a 3 ans je me suis mise à courir et je ne peux plus m’en passer. Je cours de 10 à 15 km 3 fois par semaine. Le début de mes courses est un peu laborieux, j’ai besoin de me chauffer et je ne ressens un vrai plaisir qu’au bout de 4 à 5 km. J’adore participer à des courses. J’aime les challenges et c’est un réel plaisir de terminer une course en étant classée comme l’an dernier aux 10 km de la Chaume mais en ce moment avec la Covid il n’y a plus de compétition.

 

  • Marcher le matin à l’aube en admirant les lumières et couleurs des levers de soleil sur l’océan. Quel bonheur de vivre dans un tel endroit. J’ai vraiment beaucoup de chance.

 

  • Nager nue dans l’océan et me sécher au soleil sur la plage naturiste. Faire de l’aquafitness en piscine pour le plaisir de me donner à fond physiquement sans difficulté, l’eau rendant les mouvements plus aisés. C’est l’occasion aussi pour moi de créer un lien social avec toutes mes camarades de piscine dont certaines sont devenues des amies. Je suis née sous le signe du Poissons, l'eau est mon élément de prédilection.

 

  • Faire du shopping avec mes petites filles. Elles adorent aussi, car elles savent qu’elles vont ressortir avec des vêtements que Mamie leur aura achetés ! Au delà de la joie de leur faire plaisir, j’aime les conseiller tout en respectant leurs goûts très différents que je commence à bien connaître (l’une est classique, l’autre plus artiste).

 

  • Cuisiner et surtout pâtisser pour le plaisir ensuite de décorer notamment les gâteaux d’anniversaire de mes petites filles qui, d’après ce qu’elles en disent, sont beaux et bons.  La joie de procurer du plaisir à ceux que j'aime.

 

  • Recevoir ma famille, mes amis. C'est un bonheur pour moi de dresser et décorer la table avec des menus faits maison et d'échanger avec mes hôtes.

 

  • Faire des montages photos et vidéos même si photographier commence à me lasser. J’ai l’impression de prendre toujours les mêmes endroits.

 

  • Jouer avec mon chat ce qui correspond à courir avec lui dans le jardin ou dans la rue, mon Oops adore. Dans le quartier je suis devenue la dame qui court avec son chat. J’aime aussi le caresser cela m’apaise et le calme aussi.

 

  • Découvrir des endroits inconnus même si je n’aime plus voyager comme avant, étant tellement bien aux Sables d’Olonne où j’ai l’impression d’être toujours en vacances.

 

Mes dix activités préféréesMes dix activités préférées
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Rédigé par Martine.

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Publié le 10 Août 2020

Pour répondre au défi de Victoria sur le blog de Lénaïg pour les acrostiches du mercredi avec pour thème "Retour vers le passé", voici un texte en prose que j'ai écrit en mai 2012 où j'évoque mon enfance à Rueil-Malmaison. J'y évoque aussi un peu la fin de ma vie professionnelle, il y a huit ans. J'aurais dû écrire un acrostiche mais je n'en avais ni l'envie, ni l'inspiration.  En fait, depuis que j'écris des romans, j'ai perdu le goût pour écrire de la poésie surtout daans une forme contrainte comme celle de l'acrostiche.

Vous trouverez, ci-dessous, un autre article encore plus ancien puisqu'il date de 2009 dont je parle dans celui que vous venez de lire et où j'évoque ma rencontre avec mon Jeff.

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Rédigé par Martine.

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Publié le 12 Juin 2020

Photo Pixabay

Photo Pixabay

L’écriture est un chemin qui n’a pas de destination, le passionné d’écriture chemine doucement au gré de ses inspirations, de ses émotions, de ses joies, de ses peines, de ses accidents de vie. Il ne sait pas où il va, où l’écriture va le mener mais il continue de cheminer juste pour le plaisir de jouer avec les mots tout en exprimant ce qu’il a bien souvent enfoui en lui pour en alléger le poids.

En finissant l’année 2019, je continuais d’écrire comme je l’ai toujours fait depuis l’adolescence d’abord sur mon journal intime mais je me suis lassée d’écrire juste pour moi-même, puis sur mon blog quai des rimes pour partager avec d’autres mes poèmes et nouvelles et avoir un retour sur mes écrits.

Début 2020 soudainement, l’idée d’écrire un roman un thriller psychologique épistolaire et choral (à plusieurs voix) m’est venue. Je crois que ce livre mûrissait depuis longtemps en moi.

Dans mon métier de consultante en mobilité professionnelle, j’ai aidé beaucoup de candidats à rédiger leurs lettres de motivation pour les entreprises. J’aimais stimuler leur créativité pour que le contenu de leur lettre sorte du commun afin qu’ils puissent eux sortir du lot des nombreux candidats sur un poste et donner ainsi aux recruteurs l’envie de les rencontrer. Il était important aussi, dans mon métier, de pouvoir rapidement cerner les personnalités des demandeurs d’emploi que je conseillais pour leur apporter une aide personnalisée.

C’est grâce à mon expérience de vie que «Je dis ça mais je ne dis rien» mon premier roman m’est venu.

J’en ai situé l’action à la campagne. Le microcosme d’un village, où tout le monde se connait, m’a semblé le plus approprié pour le cadre de mon roman. Cela me permettait aussi d’aborder les problématiques des villages ruraux qui me tiennent à cœur : désertification médicale, fermeture de commerces, d’écoles, agriculture intensive, intégration des citadins venant y passer leur retraite. Autre Sujet abordé les difficultés de faire vivre un vrai blog citoyen surtout dans un contexte politique tendu, je connais bien cette problématique qui me tient à cœur pour avoir tenu, pendant seize un vrai blog citoyen «Cergyrama».

Chacune des lettres anonymes du corbeau dénonce des péchés capitaux ou des inconduites des habitants les plus connus. J’ai pris beaucoup de plaisir à dresser ces portraits caricaturaux.

Autre thème, qui me tient à cœur, que j’ai abordé dans ce roman, est la double personnalité qui peut souvent faire réagir de façon très instinctive et impulsive des personnes par ailleurs très calmes, posées et sociables. J’ai voulu montrer aussi comment un accident de vie traumatisant comme une grave maladie par exemple pouvait faire ressortir en quelqu’un son Mister Hyde caché (comme il peut également le faire disparaitre).

Les idées de mon roman, pour la plupart, me sont venues en faisant mon jogging quotidien. Courir ou marcher attise ma créativité. J’ai mis deux mois à l’écrire à raison de 2 à 3 heures par jour.

«Je dis ça mais je ne dis rien» est paru début mars juste avant le confinement et cette publication qui aurait pu me réjouir m’a attristé, comme un accouchement, j’avais perdu mon bébé.

Alors pour éviter la dépression « post-partum », le baby blues, j’ai commencé à écrire mon second roman pendant le confinement et je l’ai terminé.Il est un peu moins original dans la forme que le premier, mais plus dans le contenu. Le personnage principal est un jeune Policier qui, en cherchant le grand amour, via un site de rencontre, va être amené à se lancer dans une course poursuite vengeresse de terroristes à travers la France (Paris, Les Sables d’Olonne, Nice) marquée par les attentats et le coronavirus, fléaux de ce début du 21ème siècle ce qui va complètement bouleverser sa vie. C’est aussi un roman sur les coïncidences, les armes facétieuses du destin. Il devrait s’appeler «Souviens-toi du bus 96» si je ne change pas d’avis avant de le faire éditer. Il paraitra début 2021

Ce début d’année est une progression de mon cheminement d’écriture et en même temps de celui de ma vie mais ce n’est pas une fin en soi.

Pour conclure je citerai Katherine Pancol : « Écrire, c’est vivre d’autres vies, ajouter des vies à la belle vie, qui n’est plus si courte que ça »

Pour vous, mes chers lecteurs, je vais transformer cette citation : «Lire, c’est vivre d’autres vies, ajouter des vies à la belle vie, qui n’est plus si courte que ça»

Et c’est en ça qu’écrivains et lecteurs se retrouvent.

Martine / Mai 2020 pour le nid de mots d'ABC de Juin

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Rédigé par Martine.

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Publié le 4 Juin 2020

Qui a la fièvre au mois de mai

Qu’est-ce qu’il me plairait de faire à partir du 11 mai, jour du déconfinement tant attendu

  • Aller à Paris voir ma fille et mes petits-enfants, les serrer dans mes bras, leur offrir les cadeaux achetés pour eux avant le confinement !
  • En profiter pour revoir mes amies de Cergy et y faire des promenades autour des étangs et sur les bords de l’Oise. Paris étant à plus de 400 Km, 4 fois la limite autorisée, ce ne sera pas possible en mai.
  • Retourner à la piscine, y retrouver mes amies et faire avec elles de l’aquafitness. Les piscines ne rouvriront pas en mai et on ne sait pas quand on pourra y aller.
  • Me bronzer, lire et nager sur ma plage naturiste où il n’y a personne en temps habituel, même l’été. Les plages resteront fermées. Notre maire a demandé leur réouverture, ce n’est pas certain qu’il obtienne satisfaction et, même s'il l’obtenait, on pourrait seulement s’y promener mais en bougeant, pas de statique. Adieu la lecture, le bronzage, et même la natation car on ne pourra même pas se sécher au soleil.
  • Partir dans un rayon de 100 km dans une île : Yeu, Noirmoutier, Ré ou Oléron mais sans plage, camping avec piscine, café et restaurant ouvert. J’attendrai !

Il ne nous reste plus qu’à randonner et marcher autour de chez nous. La république en marche n’aura jamais aussi bien porté son nom.

Vous avez dit déconfinement, liberté ! Ce n’est qu’une semi-liberté qui sera contrôlée. Alors, de grâce, mes amis, ne prononcez plus ce dicton « en mai fais ce qu’il te plait » ! Dites plutôt : «Qui a la fièvre au mois de mai, le reste de l'an vit sain et gai !"

Martine : Mai 2020 pour le café-thé 121 animé par Brigitte du blog "une bonne nouvelle par jour"

Texte écrit début mai. Voir ci-dessous en lien les autres participations

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Rédigé par Martine.

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