vecu

Publié le 9 Octobre 2017

C’est une belle journée d’avril qui débute bien. Nous allons chercher  le permis de construire notre extension à la mairie. Les travaux vont pouvoir débuter.

Avant de fêter l’évènement, je me rends au  cabinet de radiologie faire ma mammographie : la dernière date d’un an et demi. Après avoir très peu attendu dans la salle d’attente, le jeune  manipulateur radio, avec beaucoup de délicatesse,  réalise rapidement l’examen.  Je me rhabille et attend le radiologue dans la salle d’attente. Le manipulateur m’appelle et me demande de me déshabiller à nouveau et me fait attendre dans une autre salle d’examen, le radiologue va arriver pour me faire une échographie. Je sens qu’il y a quelque chose  d’anormal et commence à m’inquiéter.  Dans la salle ultra-moderne un grand écran avec une image lumineuse agrandie me saute aux yeux. J’y vois très clairement un tissu qui pourrait être mon sein avec deux grosses tâches rondes. L’attente se prolonge, j’angoisse de plus en plus. La radiologue arrive et me dit , d’un air grave sans aucune chaleur humaine  et précaution, que  la mammographie  a montré que j’avais deux grosses tumeurs dans le sein et une troisième beaucoup plus petite. Elle me demande de m’allonger sur la table d’examen pour l’échographie. Elle enduit ma poitrine de gel et commence à déplacer son instrument dessus tout en regardant son écran. Imaginez ma peur, ma stupéfaction. Je bouge un peu pendant l’examen. Elle me crie dessus en me disant qu’elle comprend que je sois agitée mais que si je gesticule ainsi, elle ne va jamais y arriver.  Elle a déjà beaucoup de retard à cause de cet imprévu et n’aura pas le temps de déjeuner. J’essaye de garder mon calme mais son attitude inadmissible m’a énervée encore plus. Elle me crie de nouveau dessus. Elle finit tant bien que mal son examen.  Il est plus de 13 heures elle va pouvoir aller déjeuner elle ;  pas moi,  j’ai l’appétit coupé et suis anéantie intérieurement même si je ne laisse rien voir. Le plus difficile va être d’annoncer la mauvaise nouvelle à mon Jeff alors que nous apprêtions à boire le champagne pour fêter le bonheur d’agrandir notre jolie maison vendéenne, maison que je ne verrais peut-être  jamais terminée.  

Une heure c’est très court dans une vie mais il y en a certaines qui sont très longues et changent complètement votre vie.

Un an et demi après ce maudit jour d’avril 2016 et un traitement très lourd de 8 mois dont l’ablation complète du sein, je suis en rémission car heureusement même si beaucoup de ganglions étaient  atteints il n’y avait pas de métastase. Merci aussi aux médecins et soignants de l’institut Curie si humains et compétents.  Je sors de cette épreuve bien différente physiquement et moralement, plus heureuse qu’avant  car je sais que ma vie peut s’arrêter brutalement et j’en profite un maximum.  Surtout Mesdames n’oubliez pas de faire votre mammographie, c’est ce qui m’a sauvé la vie. C’est le message que je voulais passer en ce mois d’octobre rose celui de la sensibilisation au dépistage du cancer du sein.

La dernière heure de ma vie d’avant

Martine/ Octobre 2017 pour le défi n°192 des croqueurs de mots animé par Jeanne Fadosi.

Racontez ou inventez les temps forts d'une heure de votre vie en un minimum de mots. (Idéalement au plus l'équivalent d'une dizaine de nouveaux tweets de 280 caractères).

Désolée Jeanne j’ai été un peu plus longue que suggéré mais je n’ai pas su, malgré mes efforts, raconter cela et faire passer le message en plus court.

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Rédigé par Martine.

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Publié le 26 Août 2017

Pendant trois semaines au mois d'août nous avons eu nos petites filles avec nous dont une semaine avec ma fille et leur papa : que du bonheur pour moi et mon époux en ce beau mois d'été

Bonheur de me baigner avec ma petite Agathe 4 ans qui aime beaucoup l'eau et les vagues, de faire des châteaux de sable et de le lui lire des livres sur la plage

aimé détesté Août 2017
aimé détesté Août 2017
aimé détesté Août 2017

Bonheur d'accompagner mes petites filles aux différentes activités : La plus grande Pauline (11 ans) a fait du surf et du catamaran sur l'océan. Quand j'allais la chercher, j'aimais beaucoup l'aider à remonter le catamaran sur le quai suivie par mes deux autres petites puces. C'était très difficile pour elle de remonter la pente assez forte et cela soulageait les moniteurs qui s'occupaient des autres

aimé détesté Août 2017
aimé détesté Août 2017
aimé détesté Août 2017

et la plus petite Léonore (9 ans) a fait de l'optimist sur le lac du Tanchet. Je l'ai inscrite à la fin de sa semaine de stage à une régate pour les enfants faisant de l'optimist et quel bonheur pour nous de la voir gagner cette régate, remporter la coupe et se faire soulever par son moniteur, j'en avais les larmes aux yeux.

aimé détesté Août 2017
aimé détesté Août 2017

Tristesse de les voir partir au bout de cette semaine mais soulagement aussi de pouvoir un peu me reposer et reprendre mes activités de sport en piscine et nos longues promenades sur le littoral et dans la campagne dont les chemins sont bordés de ronciers remplis de mûres : Plaisir de la cueillette et de faire ensuite des tartes et des confitures

aimé détesté Août 2017aimé détesté Août 2017

Notre petite famille partie je me mets de nouveau à cogiter. Mon oncologue en juillet m'a proposé la reconstruction mammaire et j'avoue que plutôt que de me réconforter elle m'a déstabilisée. De toutes façons, elle a le chic pour me détruire le moral à chaque fois tout en voulant bien faire !! Je n'avais pas l'intention de faire cette reconstruction mais sa sollicitation ajoutée au fait que je suis naturiste et que j'aurais beaucoup du mal, quand je pourrais m'exposer de nouveau au soleil, de dévoiler ma poitrine mutilée sur la plage. Néanmoins je suis arrivée une fois où il n'y avait pas de soleil à aller me baigner nue tout en cachant avec mon bras ma cicatrice. Ce fut un grand bonheur d'y parvenir et de retrouver le plaisir de se baigner nue. Il faudrait maintenant que j'arrive à y aller sans cacher ma mutilation. Je tenterai bien cette reconstruction mais il faut 3 opérations successives et si on choisit la prothèse, il faudra la changer dans 10 ans si je suis toujours en vie ! A 64 ans cela en vaut il la peine ? Si je choisis l'autre technique du grand dorsal j'ai lu sur les forums toutes les complications que cela pouvait entraîner. Mon Jeff m'encourage plutôt à le faire et cela ne facilite pas ma décision non plus. Je n'aurais jamais dû lui faire part de mes interrogations à ce sujet. Si parmi mes lectrices il y en a qui ont tenté la reconstruction merci de faire part de votre vécu en commentaire ou par mail. Néanmoins malgré ces réflexions, je vais très bien comparé il y a un an où je ne pouvais pas du tout me baigner, ni vraiment marcher en raison d'une grande fatigue musculaire.

Nous avons terminé les travaux de la maison et j'en suis très heureuse. J'aime beaucoup le résultat et je n'arrête pas d'admirer notre travail, enfin plutôt le travail de mon Jeff que j'ai aidé comme j'ai pu.

aimé détesté Août 2017aimé détesté Août 2017

En cette fin août, j'ai retrouvé la joie de lire sur la plage, de me baigner, nager et jouer avec les vagues sans avoir à surveiller les petites. La plage voisine où nous allons à pieds est bondée au mois d'août, pire que le métro aux heures de pointe. Il faut y aller en tout début d'après-midi et parfois nous avons du mal à partir tant les gens sont serrés. Alors nous allons souvent sur notre plage naturiste où il y a très peu de monde. 

aimé détesté Août 2017

Hélas faut prendre la voiture et il y a beaucoup de monde sur les routes. Vivement Septembre.

Martine / Août 2017 pour aimé détesté

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Rédigé par Martine.

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Publié le 29 Juillet 2017

Fin juin nous sommes remontés sur Cergy.

Quelle joie de retrouver notre fille et nos petites filles et passer un mercredi avec elle.

Nous sommes allés pour la première fois les chercher dans leur école ce fut un plaisir d'autant plus pour moi que la maîtresse d'Agathe la plus petite m'a pris pour la sœur de ma fille (qui n'a d'ailleurs pas de sœur ). Je ne fais donc pas si vieille que cela malgré mes cheveux blancs et cet affreux jojo qui l'an dernier a beaucoup abimé mon corps.

Nous avons déjeuné avec elle le midi dans un restaurant qu'elles aiment beaucoup (pas nous !) mais que ne ferait-on pas pour leur faire plaisir.

Au restaurant

Au restaurant

J'ai emmené les deux plus grandes à leurs activités.  Flûte traversière pour l'aînée et natation pour la seconde. J'ai détesté me perdre dans Paris et être incapable de retrouver l'endroit de l'académie de musique où j'avais déposé la plus grande (je n'avais pas la bonne adresse, ils avaient changé de locaux). Mon téléphone portable étant déchargé, je ne pouvais même pas appeler ma fille ou faire une recherche. J'ai dû prendre un taxi avec un chauffeur odieux qui ne supportait pas que je sois stressée et qui me criait dessus. Il m'a dit qu'il ne connaissait pas mais m'a tout de même prêté son téléphone J'ai pu appeler Jeff. Le papa a pu récupérer ainsi les deux petites et est même venu me chercher.

Le soir nous avons mis 2H30 pour faire Paris 13ème Cergy en raison d'un colis suspect dans le RER. Quelle journée

Nous avons été dîner un soir chez mon amie Françoise qui partage sa vie entre Nice et Les Yvelines. Quelle joie de la retrouver. A cause de nos problèmes respectifs cela faisait plusieurs mois que nous nous étions pas vues. Nous nous sommes régalés (elle cuisine très bien) et comme toujours tous les plats étaient bien présentés. Merci Françoise, je sais que tu me lis.

Détesté / aimé juillet 2017

Le week-end qui a suivi nous avons fêté l'anniversaire (8 ans) de Léonore avec un peu de retard. Nous étions en Vendée lors de son anniversaire. J'aime faire des gâteaux festifs et je me suis bien amusée à faire un gâteau d'anniversaire poney (Voir photo ci-dessous), l'après midi j'ai initié Pauline la plus grande à l'origami et la plus petite a réussi pour la première fois à faire du vélo dans la pelouse du jardin sans petites roues stabilisatrices. Bravo Agathe. Nous sommes partis ensuite à la cueillette de Cergy où ce fut une joie de cueillir des courgettes, haricots verts, tomates, fraises, salades.

Détesté / aimé juillet 2017 Détesté / aimé juillet 2017
Détesté / aimé juillet 2017 Détesté / aimé juillet 2017

Après cette belle fête familiale qui a mobilisé mon énergie et mes pensées, j'ai commencé à angoisser vraiment à la perspective des examens médicaux (mammographie et visite oncologue) et à ne pas croire qu'ils pouvaient être normaux. La date fatidique est arrivée enfin. J'ai mis 2 heures à rejoindre l'hôpital au lieu de 1 heure quand tout va bien (c'est à dire pas souvent !). Je stressais de plus en plus, il faisait chaud dans le RER bondé. Mes examens se sont révélés complètement normaux, la visite avec l'oncologue a fini de me rassurer.

De nouveau la galère avec le RER pour rentrer mais comme j'étais rassurée, je l'ai pris avec philosophie.

Nous sommes rentrés en Vendée le 10 juillet. Quel bonheur de retrouver notre jardin et ses fleurs qui s'étaient épanouies en deux semaines notamment nos hortensias.

Détesté / aimé juillet 2017 Détesté / aimé juillet 2017
Détesté / aimé juillet 2017 Détesté / aimé juillet 2017

Le plaisir aussi de retrouver notre plage et de pouvoir se baigner, jouer avec les vagues et lire en se faisant sécher au soleil. J'ai détesté devoir garder un tee shirt anti UV sur notre plage naturiste et nager avec mais je ne dois pas pendant 2 ans exposer au soleil  mon torse qui a subi une radiothérapie. J'ai repris le sport en piscine de façon encore plus intense. C'est une bonne addiction.

Nous avons aussi entrepris les travaux de ravalement de la façade de notre maison. Les faces rues et jardin sont terminées. Il reste les volets à peindre. C'est un plaisir pour moi d'aider mon Jeff dans ses travaux de peinture. Le résultat est notre meilleur récompense.

Détesté / aimé juillet 2017 Détesté / aimé juillet 2017

Juillet fut guilleret, Puisse Août être doux.

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Publié le 26 Juin 2017

Quel joli mois de juin. C'est le mois des Fleurs et en Vendée le mois des roses trémières que j'aime tant et que je cultive avec amour dans mon jardin

Aimé / détesté Juin 2017Aimé / détesté Juin 2017Aimé / détesté Juin 2017

J'ai beaucoup aimé randonner sur la corniche vendéenne entre Sion sur L'océan et Saint-Gilles Croix de vie  par une très belle journée sans vent et déjeuner le midi dans un excellent restaurant de poissons et fruits de mer

C'était aussi une promenade du souvenir : Nous avons passé avec mes parents et ma soeur pendant quelques années des vacances à Sion et j'ai enfin, après l'avoir cherché à plusieurs reprises, la maison que nous louions (en photo ci-dessous). Ce fut un grand moment d'émotion.

Aimé / détesté Juin 2017Aimé / détesté Juin 2017
Aimé / détesté Juin 2017Aimé / détesté Juin 2017

Je fais toujours avec beaucoup de bonheur du sport (aquabike, aquafitness et bodypalm) et La piscine avait organisé pour les adhérentes une marche d'une heure en toute fin de journée sur la plage de Sauveterre à Olonne sur Mer. Quel plaisir pour moi de marcher dans l'eau et de partager un moment convivial avec les animateurs et autres adhérentes autour d'un apéritif sur la plage. En fin de moi c'était la fête au Centre aquatique et nous nous sommes bien amusés avec les défis par équipe et ensuite un moment de convivialité autour d'un buffet barbecue.

Aimé / détesté Juin 2017Aimé / détesté Juin 2017
Aimé / détesté Juin 2017Aimé / détesté Juin 2017

Le 10 juin c'était un triste anniversaire celui des un an de mon ablation du sein.

Un petit coup de déprime qui m'a fait penser que début juillet je revois l'oncologue pour l'examen annuel avec mammographie. J'angoisse d'avance. Je ne voudrais jamais revivre cela et le traitement lourd qui a suivi.

Chez moi les petits moments de déprime sont vite chassés par les joies du moment et il y en a eu beaucoup d'autres en cette fin juin : Pour commencer La victoire de la république en marche aux élections législatives. Je me réjouis de savoir que notre Président va pouvoir gouverner et appliquer son programme qui va permettre à la France de retrouver à terme la croissance et qui dit croissance dit baisse du chômage ce qui réjouit la consultante emploi que j'étais et qui a lutté toute sa vie professionnelle pour l'emploi. Cela va permettre aussi aux partis politiques qui ont été laminés de se remettre en cause (enfin je l'espère) et de renaître autrement. C'est aussi une grande victoire pour moi qui a toujours lutté pour une France où l'on prend les meilleurs idées celles qui vont nous faire avancer qu'elles soient à droite ou à gauche tout en pensant aux plus démunis. Voir mes idées enfin gagner m'a procuré une immense joie.

J'ai vraiment beaucoup aimé le Vendée Air Show, grand meeting aérien aux Sables d'Olonne avec de belles démonstrations aérienne notamment celles de la patrouille de France, des cascadeuses debout sur les ailes des avions en vol, la danse des hélicoptères avec des croisements rapprochés et l'atterrissage des parachutes sur une plage bondée

Aimé / détesté Juin 2017Aimé / détesté Juin 2017
Aimé / détesté Juin 2017Aimé / détesté Juin 2017

Le 21 juin jour du Solstice d'été nous avons pu admirer un superbe coucher de Soleil sur les Sables d'olonne

 

Aimé / détesté Juin 2017

Le 23 juin, c'était notre anniversaire de mariage (44 ans), nous l'avons fêté avec nos amis vendéens.

Juin, loin de nous laisser sur notre faim nous a comblé de bonheur du début à sa fin.  Espérons que Juillet sera au minimum joliet. Nous le débuterons à Cergy et espérons revenir le plus rapidement possible en Vendée.

Martine / Juin 2017 pour détesté / aimé de Renée

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Publié le 27 Mai 2017

Quel mois de Mai. Je m’en souviendrai longtemps.

Je me suis engagée sur le terrain pour la campagne d’Emmanuel MACRON. J’ai particulièrement aimé aller avec mon amie Assia à la rencontre des habitants sur le marché de Cergy, échanger avec eux. Cela m'a permis de revoir des amis et connaissances dont je suis éloignée en Vendée

 

J’ai été étonnée de voir à quel point les gens que je ne connaissais pas me confiaient leurs difficultés, leur craintes. Je crois en avoir convaincu quelques-uns qui étaient encore hésitants entre les deux tours. Il y a aussi un jeune qui m’a pris le tract et tout en me regardant avec provocation dans les yeux a déchiré le tract et cela m’aurait plutôt amusée mais ce que j’ai vraiment détesté et qui m’a mis en colère c’est qu’il a jeté les morceaux par terre dans la rue. Je ne supporte pas les incivilités

Quel bonheur le 6 mai au soir à 20 heures, après un suspense intenable (je refusais d'y croire), apprendre l’élection d’Emmanuel MACRON. Ceci représente pour moi la réalisation d’un rêve d’une France sans droite, sans gauche où l’on s’entend pour réfléchir et décider ensemble au-delà des clivages ce qui est meilleur pour le développement économique du pays et l’amélioration des conditions de vie des habitants. J’ai beaucoup aimé voir à la suite de cette élection comme on se déchirait à droite, comme à gauche et j’avoue que c’est pour moi très jouissif. Ces clivages avec les alternances de pouvoir ont tant nui à notre pays.

Nous sommes rentrés le 6 mai en Vendée après avoir voté. J’ai repris avec bonheur mon sport en piscine de manière intensive. Je me suis baignée dans l’océan sur notre plage préférée à Olonne sur Mer. Cela faisait longtemps que je n’avais pas nagé dans l’océan puisque l’été dernier j’en avais été privée à cause de mon intervention chirurgicale et le traitement qui a suivi. Imaginez le plaisir de ce premier bain même s’il n’a pas duré longtemps car il ne faisait pas très chaud. Ce que je déteste c'est de devoir maintenant porter, pendant mes baignades et mes lectures sur notre plage naturiste, un tee-shirt anti UV qui monte jusqu'au cou ne devant pas pendant 2 ans exposer au soleil mon torse qui a été irradié par la radiothérapie.

Aimé détesté / Mai 2017

Quel plaisir de reprendre la lecture. Néanmoins, je n’ai pas eu de chance pour le premier livre que j'ai lu. Je ne dirai pas que j’ai détesté sinon je ne l’aurais pas lu jusqu’au bout mais je n’ai pas vraiment aimé un été à Paris le dernier roman de Guillaume Musso. Je suis très souvent déçue par les thrillers de Musso aux énigmes compliquées et peu réalistes. Alors pourquoi donc, en voyant la pile de livres en tête de gondole au supermarché, je n'ai pas pu m'empêcher de lire le résumé et la première page et ensuite d'en déposer un exemplaire dans mon caddie ?

J’aime le mois de mai car c’est à cette époque que je préfère notre jardin vendéen. J’aime les  arums si élégants dont le blanc éclatant tranche sur les roses foisonnantes Pierre de Ronsard, les iris d’eau, les fleurs de jasmin si odorantes.  Avec la chaleur et la pluie qui est tombée, les mauvaises herbes poussent vite et il m’a fallu désherber en pulvérisant du vinaigre blanc dont je déteste l’odeur.

Aimé détesté / Mai 2017

Nous avons assisté à la fête remise des trophées des skippers du Vendée Globe. J’ai beaucoup aimé le défilé de chars avec les musiciens et danseurs et surtout le magnifique feu d’artifice sur la baie des Sables d’Olonne. Il y avait très longtemps que je n’en avais pas vu d’aussi beau.

Aimé détesté / Mai 2017Aimé détesté / Mai 2017

Notre fille et sa petite famille sont venues pour le week-end de l’ascension. Quel plaisir d’aller à la plage et de jouer avec mes petites filles.

En mai j’ai vraiment fait ce qu’il me plait ou presque.... Je n'arrive pas à trouver de choses que j'ai vraiment détestées mais c'est toujours ainsi je prends beaucoup de recul sur ce qui se passe dans ce monde que je ne pourrais pas changer seule. Cela m'empêcherait d'être heureuse  : résilience quand tu nous tiens

et maintenant vive le mois de juin. J’espère qu’il ne me laissera pas sur ma faim.

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Rédigé par Martine.

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Publié le 12 Mai 2017

Evy nous demande dans son défi  109 de décrire la ville ou le village de son enfance. J'ai repris pour elle ci-dessous un texte écrit en juillet 2013 qui décrit bien le quartier de mon enfance celui qu'il était il y a 60 ans et celui qu'il est aujourd'hui : Le quartier PERNETY au coeur du 14ème arrondissement

Nous avons tous des lieux qui sont chers à notre cœur, où nous avons vécu enfant.

Plus nous nous en éloignons, plus ils s'ancrent en nous même si nous n'y revenons pas.

Ce n'est pas facile de revenir en arrière, de revoir des lieux dans lesquels on n'est pas revenu depuis des dizaines d'années. Je m'étais jurée de ne jamais revenir à Paris dans le quartier Pernety, j'avais peur d'être submergée par les émotions car ce lieu reste profondément liée à ma grand-mère paternelle avec qui j'y ai vécu mon enfance et qui me manque tant aujourd'hui

Ma fille habite le 15ème (arrondissement où je suis née) à côté de la porte de Vanves. En ce beau mardi de juillet, je promenais ma petite fille Agathe (6 mois) et je ne sais pas ce qui m'a pris, une impulsion soudaine, j'ai emprunté la rue Raymond Losserand et je l'ai remontée jusqu'au métro pernety.Il n'avait pas changé mais c'est normal, les stations de métro font partie de notre patrimoine et on n'y touche pas.

Quartier Pernety Paris 14ème

Agathe dormait toujours dans son landau alors j'ai poursuivi ma promenade avec en tête un souvenir de mes promenades au square avec ma grand-mère. Nous nous installions toujours sur le même banc. Je voulais revoir ce square et notre banc

Quartier Pernety Paris 14ème

Il y avait toujours un banc à cet endroit, il était occupé par une nounou et la petite fille qu'elle gardait.

Quartier Pernety Paris 14ème

Cela m'a fait plaisir de le voir occupé même si à la place de la nounou j'aurais préféré voir une grand mère ou un grand père avec sa petite fille. La vie continue.

J'ai eu envie de demander à cette dame, quand elle aurait terminé sa conversation téléphonique, si elle pouvait me prendre en photo avec ma petite Agathe dans les bras sur ce banc en lui expliquant pourquoi.

Elle était au téléphone (je hais le téléphone mobile). Agathe dormait encore. J'aurais pu attendre. Je suis maladivement timide, alors je me suis éloignée, j'ai fait un tour de parc. Il n'avait pas beaucoup changé. Seuls des immeubles assez hauts avaient poussé comme des champignons autour de cet îlot de verdure. Etrangement je n'étais pas émue, c'était une impression étrange, comme si je ne vivais pas vraiment cet instant.

Je me suis demandée si la Cité Bauer, un petit paradis au cœur de la ville, existait toujours.

J'ai traversé la rue, Elle était encore là avec ses petits jardins "qui sentaient bons le métropolitain" autour de leur jolies petites maisons aux volets colorés. Je n'étais plus à Paris, je ne savais plus où j'étais, c'était comme dans un rêve.

Quartier Pernety Paris 14ème

Soudain au bout de la Cité Bauer, J'ai aperçu la rue Boyer-Barret (au fond sur la photo ci-dessous), j'ai progressé lentement en poussant le Landau. Agathe dormait toujours. J'ai ralenti mon allure comme pour repousser la promesse d'une émotion intense

Quartier Pernety Paris 14ème

C'était inexorable, à moins de faire demi-tour, je ne pouvais qu'y arriver, revoir ce lieu où j'ai vécu heureuse avec ma grand-mère, mon oasis au coeur d'une vie familiale tourmentée.

Je n'ai pas de photo de la rue BB comme je l'ai toujours appelé mais j'ai trouvé une année à la Foire de Paris une carte postale datant du début du 20ème siècle

Quartier Pernety Paris 14ème

La voici aujourd'hui. Elle n'a pas changé depuis mon enfance. Seuls les commerces ont changé et il ya beaucoup plus de voitures.

Quartier Pernety Paris 14ème

J'étais triste de voir que beaucoup de commerces étaient fermés. Cette rue est peu passante et les petits commerces de bouche n'ont pas résisté à l'expansion des super-marchés et hyper-marchés.

 

Dans les années soixante, soixante-dix il y a vait un crémier, un marchand de journaux, une marchande de couleurs ce qui donnait de la vie à cette rue dortoir aujourd'hui. il y reste le boulanger à l'intersection avec la rue Raymond Losserand. Je me rappelle chaque jour j'y allais et je demandais à la vendeuse en lui tendant mes pièces un "petit fendu" bien cuit. Elle me faisait un grand sourire et je ramenais fièrement à ma mamie le pain tout chaud.

 

l'ancienne boutique de la marchande de couleurs

l'ancienne boutique de la marchande de couleurs

Je me suis arrêtée longtemps devant le 3 bis de cette rue. Ma grand mère en était la concierge et j'ai vécu mon enfance dans la minuscule loge au fond de la grande entrée qui donnait sur une cour où il y avait les toilettes. Nous n'avions pas non plus de lavabo, d'eau chaude mais j'étais heureuse. Quand ma grand-mère a pris sa retraite, elle a continué à vivre dans cet immeuble au second, les fenêtres avec les stores au 2ème étage. J'étais émue. J'aurais aimé pouvoir rentrer, voir s'il y a vait toujours un gardien ou une gardienne. Je n'ai pas osé et je n'ai vu personne rentrer ou sortir de l'immeuble

 

Quartier Pernety Paris 14ème

A droite de l'entrée la boutique est à louer, c'était auparavant un café tenu par un couple auvergnat qui vendait également du charbon qu'on mettait dans la cuisinière. Le bougnat et sa femme étaient charmants. Je les aimais beaucoup.

Quartier Pernety Paris 14ème

Aujourd'hui la boutique est innoccupée et c'est triste

Quartier Pernety Paris 14ème

Agathe dormait toujours quand j'ai quitté le quartier pour revenir à pieds dans le 15ème. Elle avait fait avec moi sans s'en rendre compte un voyage au pays de ses ancêtres.  Je suis passée par le parc où je la promène habituellement, elle s'est réveillée en pleine forme toujours souriante comme à son habitude.

Quartier Pernety Paris 14ème

Serais-je revenue seule dans ce quartier que j'aime tant ? je ne pense pas. Cette visite spontanée, impulsive était simplement pour moi une façon, en retournant à mes origines avec une de mes petites filles de perpétuer le lien familial. J'espère que j'aurais la force un jour de revenir avec mes trois petites filles ici et de leur raconter ma vie et celle de leur arrière grands parents.

J'espère aussi pouvoir y emmener mes petits fils un jour même si aujourd'hui cela parait fort compromis.... J'ai beaucoup changé, je pensais avant que la famille avait peu d'importance, que c'était une notion un peu dépassée. Je pense qu'inconsciemment, j'ai transmis cela.

C'est quand on devient soi-même grand parent qu'on comprend combien il est important de préserver le lien familial inter-générations pas pour soi-même mais pour nos enfants, petits enfants et les générations à venir.

Peut être aussi pour ceux qui nous ont quitté si, de la haut, ils nous voyaient.

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Rédigé par Martine.

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Publié le 29 Avril 2017

Avril fut encore un mois agréable pour moi :

Je deviens accro aux sports aquatiques et je vais maintenant 5 jours sur 7 à la piscine. J’aime nager, faire du vélo, du fitness et du full contact dans l’eau. J’ai, en deux mois intensifs,  musclé mon ventre et comme j’aime constater dans la glace le fruit de mes efforts devenus plaisir à tel point que j'en suis devenue addict et quand je suis à Cergy cela me manque. Le sport m'a permis aussi de retrouver la forme rapidement après 6 mois de traitement intensif et agressif.

Nous avons accueilli pendant 10 jours nos petites filles et ce fut un vrai plaisir de jouer et de se baigner avec elles. Quelle joie ce premier bain de l'année même si on n'est pas resté longtemps. Je vous rassure elle avaient des combinaisons comme vous le verrez sur la photo.  j'ai aimé  les accompagner la plus grande à la voile, la seconde au poney et pousser la plus petite sur la balançoire du jardin.

Aimé détesté Avril 2017
Aimé détesté Avril 2017 Aimé détesté Avril 2017
Aimé détesté Avril 2017

Ma fille et son conjoint nous on rejoint et ce fut bien agréable de passer un moment en famille. Quel plaisir le jour de Pâques que cette chasse aux oeufs dans notre jardin et celui de la voisine. Tout le monde est reparti heureux à la fin des vacances et nous avons beaucoup aimé aussi le calme et l’ordre de la maison retrouvés.


 

Aimé détesté Avril 2017

Au niveau du temps ce mois d’avril a été merveilleux en Vendée et j’ai fait fait de belles promenades et adoré un soir un splendide coucher de soleil.

Aimé détesté Avril 2017 Aimé détesté Avril 2017
Aimé détesté Avril 2017

Les fleurs ont commencé à poindre au jardin et c'est un vrai bonheur

Aimé détesté Avril 2017 Aimé détesté Avril 2017
Aimé détesté Avril 2017 Aimé détesté Avril 2017 Aimé détesté Avril 2017

Je crois vous l’avoir déjà dit mais j’ai besoin en permanence dans ma vie de mener des combats.

J’ai un peu déprimé en début d’année car après avoir combattu 8 mois contre le cancer, je me trouvais démunie sans aucun autre combat pour remplacer celui-ci.

J’en ai trouvé un en m’engageant activement pour soutenir mon candidat préféré à l’élection présidentielle sur Facebook. Je me suis bien amusée à le faire et aussi et à combattre les candidats extrémistes qui sont un vrai danger pour notre pays.  J’ai pris beaucoup de plaisir à le faire. J’aurais aussi aimé être à Cergy avec une de mes amies et distribuer avec elle des tracts dans les gares, sur les marchés, faire du boîtage, aller à la rencontre des habitants comme nous l’avions fait pour une campagne municipale passée.  Quand elle m’a dit au téléphone qu’en une journée elle avait déposé 1000 programmes de notre candidat, j’ai été vraiment très frustrée de n’avoir pu participer à ma petite échelle.

Certains me diront que j’aurais pu le faire en Vendée oui mais je ne connais personne dans les milieux politiques alors qu’à Cergy je connais beaucoup de monde et je peux le faire en groupe avec des gens que j’apprécie et qui partagent mes idées.

J’ai détesté aussi cette campagne qui tournait souvent à l’injure et la désinformation. Je n'avais jamais vu cela avant et pourtant j'ai une expérience politique après avoir mené plusieurs campagnes électorales sur le terrain à Cergy pour le modem, cap 21 et les verts (Je me qualifierai de sociale libérale donc centriste avec une fibre écologique).

Ce fut une grande joie au soir du premier tour de voir mon candidat arriver en tête. Imaginez que depuis 10 ans je crois fermement à une société à la fois modérément libérale sur le plan économique tenant compte de l'écologie mais aussi sociale. Pour y arriver il faut bien entendu s'exclure des notions droite / gauche qui à mon avis ont causé tant de tort à notre pays. Alors voir que cette vision a convaincu beaucoup d'électeurs et qu'elle risque de triompher m'a remplie d'une profonde joie.

Je suis à Cergy en cette fin de mois et m'engage activement avec des amis dans le second tour de la campagne. Je dois d'ailleurs vous quitter pour aller au contact de la population sur le marché de Cergy distribuer des tracts.

Le mois de mai arrive et j'espère un grand bonheur le 6 mai au soir.

Mes amis en mai faites ce qu'il vous plait.

Martine (Avril 2017) pour détesté aimé du moi d'avril chez Renée

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Publié le 25 Mars 2017

Début mars nous avons quitté la Vendée pour 3 semaines à Cergy.

Je suis toujours triste quand je quitte notre petit paradis au bord de l’océan.

J’ai aimé retrouvé ma maison dans notre village de Cergy. Quel plaisir de s’occuper de notre grand jardin et ramasser les dernières feuilles d’automne qui jonchaient la pelouse.

 

Aimé / Détesté Mars 2017Aimé / Détesté Mars 2017
Aimé / Détesté Mars 2017Aimé / Détesté Mars 2017

Quel bonheur de retrouver notre fille et nos petites filles et de fêter en famille mon anniversaire. Chacune de mes petites filles m'avait fait un dessin et un petit cadeau

Aimé / Détesté Mars 2017Aimé / Détesté Mars 2017
Aimé / Détesté Mars 2017Aimé / Détesté Mars 2017

Mon meilleur souvenir du mois je le dois à Agathe ma petite fille de 4ans qui m’a murmuré à l’oreille pendant le repas. Viens dans la chambre, j’ai un secret à te dire.  Je l’ai suivie et elle m’a fait la plus jolie des déclarations « tu es belle mamie ». J’en avais les larmes aux yeux tant j’ai été émue par cette déclaration si soudaine.

Cela m’a fait beaucoup de bien moi dont le corps a été mutilé. Mes cheveux sont tombés, ils repoussent blancs.  Mes ongles ont été abîmés par la chimiothérapie. J’essaye de compenser en soignant bien plus qu’avant mon image et ma petite-fille l’a vu.

Il a plu une semaine pendant ces trois semaines à Cergy. Je me suis beaucoup ennuyée ne pouvant sortir. Même quand le beau temps est revenu, mon tendon me faisant encore souffrir, je n’ai pu randonner comme avant. J’ai détesté tourner comme un lion en cage et mon moral en a pris un coup.  J’angoisse à chaque petite douleur que je ressens dans mon corps, j’imagine le pire. Je crois que cette peur  n’est pas prête de me quitter

Pour compenser,  J’ai pris beaucoup de plaisir à écrire pour les différents défis d’écriture auxquels  je participe et notamment j’ai traité les prénoms du mercredi de Jill Bill jusqu’à fin avril. J’aime particulièrement ce défi même s’il m’empêche parfois de dormir la nuit quand je cherche mes idées. C’est la nuit que je suis le plus créative.   J’ai détesté culpabiliser de  ne pas participer à deux des défis des croqueurs de mots faute de temps pour chercher l’inspiration sur des sujets qui ne m’inspiraient pas spontanément. Il y a de plus en plus de défi  et j’ai de moins en moins de motivation pour mes blogs.  J’ai envie de profiter de la vie au maximum et pour moi elle n’est plus derrière un écran .

Pour ne pas continuer à déprimer, nous nous sommes offert  un séjour au Center Park du lac d’Ailette dans l’Aisne.   Nous avons eu un temps printanier chaud. Quel plaisir de nager et de se prélasser dans les piscines découvertes dans une eau à 30° dans un environnement tropical.  Ce séjour m’a fait un bien fou. Nous sommes rentrés à Cergy détendus et heureux, d’autant plus joyeux que nous sommes rentrés deux jours après en Vendée.

Aimé / Détesté Mars 2017Aimé / Détesté Mars 2017

Joie de retrouver notre petit jardin, découvrir les fleurs écloses en notre absence.

J’ai repris le chemin du Centre Aquatique où je vais un jour sur deux. Le plaisir de nager, de faire du body palm et de l’aqua bike sport dans lequel je progresse, j’arrive maintenant à faire du « rider » et à tenir un peu (cela consiste à pédaler debout sans se tenir au guidon). J’ai retrouvé ma forme d’antan et cela me rassure. 

Mars fut un bon mois et Avril s’annonce bien, nous le passerons en Vendée dont un peu plus d’une semaine avec nos petites filles. Que du plaisir en perspective et promis je ne me découvrirai pas d’un fil.

Martine / Mars 2017 Pour détesté/aimé du mois de mars de Renée 

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Publié le 25 Février 2017

Pour la première fois je réponds au défi mensuel de Renée "détesté / aimé qui consiste à décrire ce que nous avons aimé et détesté dans le mois écoulé. Je n'y réponds pas d'habitude car chaque jour m'offre une multitude de petits bonheurs et ce serait bien long de les décrire tous. Quand à décrire ce que je n'ai pas aimé, j'ai beaucoup de mal car je n'aime pas parler de ce qui ne va pas.

Ce mois de février a tellement été beau pour moi que j'avais envie de vous faire part de mon bonheur.

C'est le mois de mon anniversaire que j'ai fêté hier mais Février a été pour moi le mois de la renaissance après une année 2016 bien difficile.

Quel bonheur de voir mes cheveux, mes cils, sourcils repousser. Mes cheveux sont encore courts mais bien plus épais qu'avant. Ils repoussent blancs et gris et j'ai hâte de pouvoir faire une couleur. Il faut attendre encore un peu.

Ma tendinite du talon a été bien réduite par la kinésithérapie mais je ne peux pas randonner avant quelques semaines encore le temps de remuscler par des exercices quotidiens mon tendon. Je suis addict à la marche et c'est très difficile pour moi de ne pas enfiler mes chaussures de randonnée et partir pour de grandes promenades océanes.

Mais pour compenser, j'ai pris un abonnement annuel au centre aquatique à côté de mon domicile et je peux faire toutes les activités du centre. Je vais 4 jours par semaine nager comme avant mon cancer. J'ai été ravie de voir que malgré l'opération très invalidante au niveau du bras, cela ne me gêne pas et au contraire va augmenter la mobilité de mon bras. J'ai découvert l'aquabike et j'en fais deux fois par semaine et une fois du body palm que j'ai découvert aussi. C'est un vrai programme de remise en forme que j'ai entrepris. Je suis fatiguée le soir mais en pleine forme physique et mentale aussi.

Mon mois de février en mots et photos

Février a vu cette année la floraison de nos deux grands mimosas dans notre jardin. Quelle joie de les voir en fleurs, d'en cueillir et de les distribuer à tous nos voisins

Mon mois de février en mots et photos
Mon mois de février en mots et photos
Mon mois de février en mots et photos

Avoir nos petites filles avec nous pendant une semaine a été un grand bonheur comme à chaque fois. Nous avons pris plaisir à jouer avec sur la plage.  Le temps était printanier.

Mon mois de février en mots et photos

Comme certains le savent je déteste les chevaux mais j'ai pris beaucoup de plaisir à emmener une de mes petites filles faire du poney à la ferme équestre.
 

Mon mois de février en mots et photos

L'extension de notre maison est enfin terminée après huit mois de travaux  et nous apprécions beaucoup ces pièces supplémentaires (entrée, salle de bain, chambre, bureau) surtout quand nous recevons notre famille et nos amis. Je prends plaisir à écrire au calme dans mon nouveau bureau.

Extension partie gauche

Extension partie gauche

En février nous avons assisté aussi à plusieurs arrivées du Vendée Globe. J'aime applaudir les skippers qui rentrent au port après leur tour du monde. Il y a toujours beaucoup de monde et d'ambiance le long du chenal des Sables d'Olonne. C'est une grande fête à chaque fois.

Mon mois de février en mots et photos

Un moment de petit bonheur émouvant :  les retrouvailles de Louis BURTON avec sa famille.

Mon mois de février en mots et photos

Ma journée d'anniversaire a été fort belle et émouvante.  J'ai été très touchée et heureuse de recevoir un beau bouquet de fleurs de mon amie Assia, d'entendre au téléphone ma fille et mes trois petites puces crier en chœur "Bon anniversaire Mamie".  Une amie Danièle m'a envoyé deux photos de ma fille Laurence quand elle était à l'école avec sa fille.  Cette plongée dans mon passé m'a profondément émue.

Mon mois de février en mots et photos
Mon mois de février en mots et photos

Jeff m'a offert une belle chemise en jean et un pull et nous sommes allés au restaurant. Cela faisait longtemps que je n'y étais allée car pendant ma chimiothérapie les aliments perdaient de leur saveur ou pour certains avaient un goût fort désagréable. J'ai passé une excellente soirée. Je n'avais jamais bu de mojito et j'ai voulu testé. Je n'ai pas vraiment aimé

Mon mois de février en mots et photos

La sociale démocrate et libérale que je suis a aimé le ralliement de François Bayrou au Centriste Emmanuel MACRON, ralliement qui n'a pas été facile pour lui.  J'aime quand l'ambition nationale l'emporte sur l'ambition personnelle.
 

Mon mois de février en mots et photos

Ce que je n'ai pas aimé en ce mois de février est essentiellement politique.  C'est aussi l'échec de l'union de la gauche à cause des égos très forts de ces hommes politiques, J'ose encore croire que Jean-Luc MELENCHON  se ralliera à Benoit HAMON candidat de la gauche issu de la consultation citoyenne pour éviter que l'extrême droite arrive au pouvoir . Ce ralliement de la gauche  et celui du centre devrait m'éviter de devoir choisir entre Marine LE PEN et François FILLON au second tour ce que je détesterai au point de m'abstenir de voter

J'ai détesté les violences de certains policiers. C'est vraiment dommage que quelques brebis galeuses nuisent ainsi à la réputation de tous leurs collègues policiers qui méritent notre respect. Leur travail quotidien, dans nos banlieues notamment, est très difficile mais ne peut justifier de telles violences. 

La réponse à ce défi de Renée me permet aussi de donner de mes nouvelles à vous qui m'en demandez.

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Publié le 5 Décembre 2016

Jeanne nous demande pour le défi 175 des croqueurs de mots de raconter  notre plus beau souvenir d'un petit désagrément transformé en atout et sans faire allusion à l’actualité. Je suis comme une enfant, Dès qu’on m’interdit quelque chose, j’ai  très souvent envie de le faire. Je ne vous parlerai pas de l’Actualité mais de ma propre actualité en ce moment qui me donne l'occasion de positiver chaque jour.

Depuis un mois j’ai de grandes difficultés à marcher à cause de mon tendon d’Achille qui était déjà en mauvais état avant ma maladie et qui a été encore plus détérioré par la chimiothérapie. Marcher est douloureux, je boîte et je ne peux plus randonner ce qui me désespère car marcher est en quelque sorte pour moi une addiction. Avec mon  Jeff nous marchions 2 à 3 heures par jour auparavant dans de très beaux endroits que ce soit en Vendée comme en Ile de France.

Pendant que je marche, j’observe tout autour de moi, je m’émerveille en permanence. J’écoute le vent, le cri strident des oiseaux, les flots venant se briser sur les rochers. Je ressens la caresse du vent et du soleil sur ma peau.  Pour conserver le souvenir de ces petits instants de pure joie, je les capture dans ma boîte à images.

Tout cela me manquait cruellement depuis le début novembre et je m’ennuyais. Comment occuper autrement  ces trois heures, ne pas m’ennuyer moi qui suis hyperactive ?  C’était sans compter sur la radiothérapie que J’ai débutée  il y a 10 jours et qui me prend trois heures par jour (une heure d’attente et de traitement  à l’hôpital et deux heures de transport).  Même s’il y a mieux comme occupation,  je ne m’ennuie plus même si je reste triste de ne plus pouvoir randonner ni même nager à la piscine car pendant le traitement et un mois après je n’ai pas le droit de me baigner.  J’ai désespéré au début et puis,  petit à petit,  j’ai positivé en essayant de profiter au maximum des petits instants de plaisir de ma journée qui sont nombreux et particulièrement du trajet pour me rendre à l’hôpital et en revenir et du temps passé dans la salle d’attente de radiothérapie.

Mon actualité

Compte-tenu de l’état de mon pied,  aller à l’hôpital en transports en commun avec les escaliers devenait très difficile. J’ai donc obtenu une prescription de transport  en taxi.  C’est un vrai plaisir pour moi d’échanger avec les chauffeurs (un nouveau chaque jour tous différents).  Ils me parlent de  leur métier, de leurs passions. Je me suis enrichie à leur contact. J’ai même retrouvé un des anciens salariés licenciés d’une entreprise à qui j’avais fait un bilan de compétences pour sa reconversion.  Quelle joie de le revoir plusieurs années après et de constater qu’il est très heureux dans son nouveau métier qui lui offre des contacts enrichissants avec les clients et une autonomie appréciable même s’il travaille beaucoup plus pour gagner autant qu’avant.  Remarquez cela va devenir le lot de chaque travailleur si François FILLON est élu en mai prochain (excuse-moi Jeanne c’est plus fort que moi je parle d’Actualité).

Quand je vois qu’un chauffeur n’aime pas parler, je profite du paysage. Quel bonheur de passer sur le pont au-dessus de la Seine à Conflans Sainte Honorine et de voir la ville, le  fleuve et les péniches enveloppées de la belle lumière d’or de cette fin novembre, de traverser la forêt de Saint Germain aux grands arbres qui ont revêtu leur manteau d’automne, d’admirer, depuis  la colline à Saint-Cloud,  le soir le coucher de soleil sur Paris.  Je retrouve aussi les embouteillages aux heures de pointe comme si je travaillais. Quel plaisir de revivre la même vie que les actifs.

Dans la salle d’attente bondée de l'hôpital, les patients attendent sagement, qui assis sur des fauteuils pour les valides comme moi, qui assis dans des fauteuils roulants, qui allongés sur des brancards pour les plus malades. Je  lis pour me soustraire à cette misère humaine étalée sans complaisance et me trouve bien chanceuse d’être en forme et honteuse de me plaindre de ma douleur au pied qui guérira dès que j’aurais rencontré le rhumatologue fin décembre et qu’il m’aura donné le traitement adapté.  Cela m’évite aussi de  ne pas trop échanger avec mes compagnes de galère qui vont me raconter leurs difficultés et effets secondaires et me saper mon moral qui est très bon.  

Je viens de terminer le dernier prix Goncourt Chanson Douce de Leila Slimani . Même si ce roman se finit tragiquement et on le sait puisque le drame final nous est dévoilé par l'auteur en tout début de livre,  ce fut un grand plaisir de lecture tant ce livre est bien écrit dans un style très rapide et rythmé qui sert le récit et montre bien comment  la situation va se dégrader petit à petit mais assez rapidement et inexorablement.  C’est une très belle analyse des problèmes des  femmes qui essayent d’allier au mieux réussite professionnelle et éducation des enfants, des rapports de domination entre nourrices et parents empreints souvent de jalousie mutuelle, de compétition pour l’amour des enfants. Ce livre m’a rendu l’attente douce et beaucoup moins longue.  

Le  reste du temps. Je fais quelques courses en voiture. Je pourrais également passer plus de  temps encore sur mon ordinateur mais j’évite. Je ne veux pas devenir encore plus accro et taper sur le clavier m’est très difficile.  La chimiothérapie m’a mis les bouts des doigts à vif et décollé mes  ongles ce qui explique mes commentaires très courts sur vos blogs.  Mes yeux ne coulent plus comme une fontaine, mes cheveux repoussent et mes muscles ne sont plus rouillés. Heureusement les effets secondaires, après plus d’un mois de la fin de ma chimiothérapie,  s’estompent petit à petit.  Ils perdureront de 3 à 6 mois. Je le sais et cela évite d'angoisser inutilement.

J’ai du temps pour une autre passion : Pâtisser. Mes mains soigneusement protégées par des gants, quel plaisir de faire des gâteaux et des confitures oui même en automne où il y a peu de fruits. Je teste des mélanges inhabituels. J’ai fait récemment de la confiture kiwis / ananas (pour 8 pots : 20 kiwis, 1 ananas et 1kg 400 de sucre à confiture). C’est excellent.  Mon premier plaisir de la journée le matin est de déguster ma gâche moelleuse (brioche vendéenne)  recouverte de confiture avec un jus d’orange et un bon thé corsé. Cela me met permet de faire le plein d’énergie et de joie pour toute la journée. Mon prochain essai de confitures sera coings / pommes.

Malgré le traitement très agressif, je suis heureuse. Si je vous disais que je n’ai jamais été aussi joyeuse vous ne me croiriez pas et pourtant c’est vrai. Je me sens beaucoup plus détendue,  je dors beaucoup mieux la nuit et je relativise tous les petits inconvénients du quotidien. 

Je crois que la lutte m’a toujours enthousiasmée.  Je commence à redouter la fin de mon traitement car le combat sera terminé et il va me manquer.  Néanmoins,  j’ai décidé d’accepter la proposition de mon médecin de participer bénévolement à un essai thérapeutique pour tester une molécule déjà utilisée dans le traitement de certains cancers et qui,  associée à l’hormonothérapie dont je vais bénéficier pendant 5 ans,  limiterait le risque de récidive après un cancer du sein chez les femmes ayant eu comme moi les ganglions touchés.  J’aurais une chance sur deux de tester la vraie molécule car je peux avoir le placebo. C’est un tirage au sort qui le décide sans que ni moi, ni mon médecin n’en soyons avertis (essai en triple aveugle).  Ce traitement chimiothérapique dure deux ans mais se prend par médicaments et non par injection à l’hôpital. Je serai suivie régulièrement et je peux l’arrêter à tout moment ce que je ferai si les effets secondaires étaient trop importants mais il ne fait tomber ni les cheveux, ni les ongles.  

Je continuerai ainsi le combat pour toutes les femmes atteintes du cancer du sein et cela me motive beaucoup. C’est mon moyen de remercier aussi  les médecins pour le  traitement efficace  dont je n’aurais pas pu bénéficier  si d’autres avant moi n’avaient pas testé de nouvelles molécules.  

Martine / Décembre 2016

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