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Publié le 7 Avril 2011

AVANT HIER JE VOUS DISAIS QUE DEMAIN JE LE FERAI,

 

HIER JE L'AI FAIT COMME BABAR COMME DIT MA PETITE FILLE PAULINE. VOIR ICI

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Rédigé par eglantine

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Publié le 5 Avril 2011

Depuis longtemps c’est un de mes rêves. Je me suis souvent dit, je ne veux pas mourir sans l’avoir fait, j’y pense souvent et puis j’oublie par peur. Pourtant cela ne semble pas terrible mais à chacun ses peurs incontrôlées.  

 

Il m’arrive pourtant de prendre des risques, de conduire vite .  Je suis montée par défi dans l’attraction de space-mountain de Dysney Land  avec la peur au ventre pour tenter justement de dominer cette angoisse. J'ai fait une randonnée de 3 jours en moto neige en Laponie.  Je me suis  baignée avec une combinaison de survie l’hiver en Finlande dans une piscine creusée par le brise glace SAMPO dans la banquise.

Quand j’ai descendu l’échelle du bateau que j’ai marché sur la glace avant de me plonger dans l’eau glaciale, je ne tremblais pas de froid, mais de peur. Je nageais bien et j’ai vu que d’autres qui ne savaient pas nager le faisaient puisque la combinaison de survie permet de flotter.  Alors je me suis immergée. S’allonger sur le dos, flotter sur la mer entourée par la glace et regarder le ciel polaire doré dans une demi-pénombre est un grand moment de bonheur. Je vous promets on n'a pas froid. Voir le film ci-dessous trouvé sur internet à défaut d'avoir retrouvé mes photos.

 

 

 

Je sais que, si j’ose réaliser mon rêve, ce sera un instant inoubliable dont je me souviendrais avant de mourir quand le film de ma vie défilera.

 

Peut être ne l’aurais je jamais fait et puis par amour, pour faire plaisir à mon Jeff. Je me suis décidée.

 

Inutile de vous dire dans quel état d’angoisse et de fébrilité je suis aujourd'hui, d’incertitude aussi. Vais-je oser, ne vais-je pas y renoncer à la dernière minute….

 

Non maintenant c’est trop tard pour revenir en arrière, je serais frustrée, la nuit risque d’être blanche mais je ne me dégonflerai pas, demain Je le ferai.

 

Promis Je vous raconterai....

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Rédigé par eglantine

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Publié le 20 Janvier 2011

Aujourd’hui je vais vous raconter mon entretien d’évaluation avec mon manager qui a duré 2H45. Près de trois heures pendant lesquelles, je me suis contrôlée, contenue mais  bien amusée aussi.


Mon manager :  Es tu mobile ? .

Moi : Qu’entendez vous par Mobile ? . Je mets un point  d’honneur à le vouvoyer en insistant sur le « vous » alors que la plupart le tutoie

Mon manager : As-tu envie d’aller en France par exemple à Bordeaux, à l’étranger Hong Kong, Singapour…

Tous mes contrôles sautent devant l’incongruité de cette tirade et je lui réponds

«Oh non pas en Asie, je n’aime pas les nems,  si vous avez quelque chose de sympa  au soleil aux Antilles ou à Tahiti, faites moi signe, j’étudierai sérieusement votre proposition !!!

 

Rire de mon manager certes assez retenu mais c’est tellement rare de le voir sourire que cela me fait plaisir d’avoir réussi à le dérider avec mes chinoiseries !

Je pense qu’il s’est rendu compte alors de l’absurdité de sa réponse qui a entraîné mon trait d’humour

 

 

Quelques temps plus tard.

Mon manager : Il faut que vous développiez encore plus en vous appuyant sur votre réseau que vous n’utilisez pas suffisamment. Et il ajoute « Qui d’autre que vous peut développer le business dans votre département ? » alors qu’il était prêt il y a quelques secondes à m’envoyer chez les chinois.

 

Silence de ma part

Mon manager : Voyez vous ne trouvez personne d’autre

Moi (plagiant Clémenceau) :  « Les irremplaçables les cimetières en sont plein » et vu les circonstances  il va bien falloir que vous songiez sérieusement à me remplacer et j’ajoute avec un petit sourire malicieux.. je pense que vous avez déjà une petite idée sur le sujet…

Il se contente d’un sourire moqueur pour me répondre.

 

Quelques  temps plus tard :

Mon manager  : Vous vous dites créative mais qu’avez-vous fait en 2010 qui peut me le prouver

Moi : J’ai toujours trouvé de quoi m’occuper quand  vous me donniez volontairement plus rien à faire et la je peux vraiment dire que j’ai fait preuve d’une très grande créativité pour ne pas m’ennuyer.

Je pensais le faire rire à nouveau mais il ne rit pas.


Il remplit au fur et à mesure le compte-rendu d’entretien d’évaluation sur son ordinateur portable. A la fin de l’entretien, il me dit de « prendre sa place » enfin pardon juste de m’assoir dans son fauteuil pour relire sur écran le compte-rendu. « Je vous laisse le relire tranquille et je reviens pour la signature me dit-il en sortant de la pièce »

Je ne relis rien du tout, j’attends qu’il revienne


Quand nous réintégrons chacun notre place il me dit : "puis je l’imprimer".

Je lui réponds "bien sûr". Il s’absente de nouveau pour aller chercher le document à l’imprimante, s’empresse de le signer et me le tend. Je lui  dis "Permettez moi que je relise sur papier, je ne sais pas relire sur écran". Je prends tout mon temps à la relecture. Je sens que l’hyperactif qu’il est commence à perdre patience. Je reste imperturbable, je termine ma lecture, je prends mon stylo et je le regarde en lui demandant,

« Puis-je écrire des réserves sur ce que vous avez écrit. »


Il me regarde faussement étonné en me disant mais « cela voudrait-il que ce je j’ai écrit ne correspond pas à notre échange ?"

Je lui réponds « d’après vous ? »

"Faites toutes les réserves que vous voulez" me répond t-il ?


Et la j’écris de ma plus belle écrire très lentement que ma signature sur ce document atteste de la remise du compte-rendu mais aucunement de mon accord sur son contenu notamment sur quelques points que je précise.

Pendant que je suis entrain d’écrire mes réserves, j’entends mon manager énervé qui s’exclame

« Ce ne sont plus des réserves mais un roman que vous écrivez ». J’arrête ma rédaction et je le regarde avec un grand sourire moqueur qui vaut toutes les réponses. Il sourit aussi avec malice. Je lui tends un des exemplaires. Il me souhaite une bonne journée


Bien que satisfaite de cet entretien, je ressors vidée comme si j’avais couru un marathon.

 

Je prends les transports en commun et je reviens dans mon bureau.

 

J’ouvre mes mails en commençant par celui du Service Communication dont l’objet pique ma curiosité : « Ascension du Mont Ventoux »….

 

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Si vous êtes cycliste aguerri et si l’ascension du mont Ventoux vous tente, posez votre candidature. Seules 9 places seront attribuées pour la Région France.  Une présélection aura lieu et sera menée par le Comité Exécutif (Quel honneur mais franchement je pensais que le comité exécutif avait autre chose à faire…)

 

Cette course sera dure, exigeante et ne peut s’adresser qu’à des amateurs confirmés (on s’en doute, nous prennent–ils pour des demeurés).

 

Les conditions requises pour poser sa candidature

  • Avoir moins de 55 ans (et pourquoi qu’un cycliste entraîné de plus de 55 ans ne pourrait pas monter le Ventoux, c’est de la discrimination sur l’âge inadmissible)
  • Etre un sportif accompli    
  • Etre depuis plus de 3 ans dans l’entreprise  (et que fait-on pour l'intégration des nouveaux qui vont se sentir exclus. Remarquez que cela prouve que ceux qui ont 3 ans dans cette entreprise sont très résistants du point de vue physique mais surtout psychologique important pour ce challenge sportif)

Et alors le pompon

  • Parler l’anglais (je pense que lorsque que  l’on monte le ventoux  à vélo, il vau mieux ne pas parler du tout même en anglais sous peine de risquer l'asphyxie !) 

Je préfèrerai que mon entreprise s’engage dans des actions humanitaires ou chaque salarié qui le souhaite pourrait participer.

 

Ce n'est qu'une entreprise me direz vous mais ne trouvez-vous pas qu’elle ressemble à beaucoup d’autres….

 

Beaucoup de salariés aujourd'hui cherchent à grimper dans l'entreprise, à se dépasser mais gare à ceux qui sont trop vieux, trop jeunes, trop gros, qui ne parlent pas l'anglais, qui n'ont pas de diplôme, qui ne sont pas mobiles, qui ne sont pas ci, qui ne sont pas ça.... car leur cheminement dans l'entreprise est comparable à celle du Ventoux, elle devient pour beaucoup impossible et à défaut de pouvoir monter plus haut ou même tout simplement de se maintenir,  il pédalent dans le vide et finissent par dégringoler...  dure est leur chute pour eux et pour leur famille.

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Rédigé par eglantine

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Publié le 30 Décembre 2010

Si 2009 fût une année ordinaire, 2010 ne le fût pas et je pense qu’avec 1982 l’année de la mort de ma grand-mère ce fut la plus mauvaise année de ma vie :

 

Nous  passons le 1er janvier à l’île de Ré. Il fait froid, il y a beaucoup de vent mais nous aimons cette île qui est si belle à toute saison.  A défaut d’être aventurière et de traverser cet océan, J’aime les îles de l’atlantique. Je peux y rêver d’autres rivages, d’autres îles lointaines. Je m’y sens comme sur un bateau au milieu des flots et  sans le mal de mer. Eh oui, c’est un comble d’avoir le mal de mer quand on est descendante de marins bretons !

Nous passons une semaine à sillonner l’île à pieds et en voiture. Je me souviens, du coucher de soleil sur Saint-Martin vu depuis le clocher de l'église et un soir au dessus du phare des baleines après l’orage, un arc en ciel marquant le ciel d’encre de sa courbe diaphane multicolore : un instant d’émotion et de pur bonheur.

 

 

 

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Je n’oublierai pas la tempête à Ars sur le Martray,  la mer en colère,  les vagues géantes  venant se briser sur la jetée où nous étions et nous arroser pour nous punir  de les figer sur les photos, pour nous engager aussi à plus de modestie et nous rappeler que leur force pouvait nous emporter.  

J’ai rencontré dans l’île à la flotte un de mes premiers « blogopotes » Michel, allias Pich : le photographe, le peintre qui sait si bien traduire sur ses photos et tableaux  les contrastes de cette île partagée entre rudesse de l’océan  et douceur de ses villages aux maisons blanches fleuries. Un bel échange amical dans un café du port de La Flotte.

  

En Janvier, je suis pleine d’énergie et d’espoir, je commençe un combat. J’ai décidé de ne plus me laisser faire, de ne pas céder aux pressions humiliantes de toutes sortes pour me forcer à négocier mon départ de l’entreprise. Oui j’ai décidé  d’ester devant les prud’hommes pour que le harcèlement dont je suis la victime soit reconnu et puni. J’ajoute à ma demande d’indemnité une demande de résiliation de mon contrat de travail aux torts de l’employeur. Puisqu’ils veulent que je parte, je ne vais pas m’imposer après le jugement.  J’ai bien pesé cette décision. C’est certain je retrouverai du travail mais pas aussi bien payé que celui que j’avais mais avec les indemnités cela pouvait compenser et il faut que je parte de cette entreprise pour retrouver la sérénité perdue.

 

Beaucoup d’amis, de relations me disent admiratifs : c’est courageux ce que tu fais. Je ne le pense pas à l’époque. Je suis certaine de gagner, cela fait  3 ans que je prépare cette action et mon dossier est bien fourni.

 

 

 

En Mars ; la conciliation  a lieu. Elle ne sert à rien sinon à connaître la date du jugement./le jeune avocat de mon employeur se contente de dire « nous ne comprenons pas la demande de Madame X…, nous avons besoin d’elle, c’est un élément de très grande valeur, pourquoi veut –elle partir à 3 ans de la retraite ? Nous en avons besoin, pourquoi la licencierions nous ? Je suis stupéfaite par tant d’hypocrisie,  pourquoi alors m’ont-ils alors supprimé ma prime annuelle. Mon avocate s’étonne aussi devant cette stratégie de défense ce qui est rare pour un avocat !  . Elle  m’avait dit qu’il fallait que je m’attende au jugement à ce qu’ils me critiquent et que ce ne serait pas facile.

 

Je vais mettre toute mon énergie dans  ce combat avec l’objectif d’enrichir mon dossier chaque jour. La solidarité de certains collègues qui me font  des attestations factuelles pour prouver ce que j’avançe me touche beaucoup alors qu’ils sont encore présents dans la Société. Certains d’entre eux n’y sont plus aujourd’hui, Eux ont accepté une négociation pour partir la préférant à une action judiciaire plus longue et risquée.

 

 

Seules les vacances me permettent de me ressourcer et ainsi de tenir sur la longueur. Fin mars, nous partons une semaine à La clusaz  à  dont 4 jours avec notre fille, son conjoint, nos deux rayons de soleil que sont nos petites filles de 2 ans ½ et 8 mois et la sour de mon marie et sa fille de 10 ans  petite haïtienne adoptée. Joie de les voir faire de la luge, de rire ensemble, de se promener dans la neige et de jouer avec elles aux dominos et lotos imagés les jours d’intempéries. Elles sont souriantes, pleines de joie de vivre, d’énergie et très affectueuses.

 

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Après cette semaine retour à la réalité du travail. Le plus difficile : échanger avec mon avocate à l’emploi du temps très chargé. Je ne suis pas la seule, il faut savoir que les avocats travaillent dans l’urgence, peut être une façon de ne pas confondre les dossiers qui peuvent se ressembler parfois mais c’est très difficile à vivre pour le client angoissé.

 

Juin à Nice où nous avons passé 4 jours. Plaisir de revoir notre fils et sa compagne, nos deux petits fils qui sont très gentils. Nous les voyons peu, ils nous manquent tant. Quel Bonheur qu’ils acceptent de passer une semaine avec nous en Ardèche en Août avec ainsi la perspective de les revoir bientôt pour oublier la frustration de passer seulement une seule demi-journée avec eux.

 

Joie de revoir mon amie Françoise, qui habite Nice, de nous promener avec elle dans ce beau jardin  botanique italien à la végétation luxuriante, invitation permanente au voyage. C’est peut être pour cela que lorsque je repense à ce jardin, ces quelques vers de Baudelaire me reviennent : « Là tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté »... Je me souviens aussi de notre arrêt sur la moyenne corniche et la vue superbe sur la baie et Villefranche….

 

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Plaisir de déjeuner ensemble une immense paella dans un des restaurants de Menton en bord de plage.

 

Retour à la réalité avant les prochaines vacances mais pour peu de temps.

 

Fin aout arrive vite et les vacances en Ardèche. Joie de retrouver notre fils, sa compagne et les petits. Un début de semaine agréable. Nous renouons vite la relation avec les petits qui sont très éveillés et gentils.  Nous ressentons profondément que notre fils est gêné à notre contact. Il s’efforce d’être agréable  mais il nous parait triste et cela nous peine vraiment. Après 4 jours ensemble, c’est le clash. Je déplace un de mes petits fils pour mettre la table et sa maman me dit de le laisser où il est. J’allais le laisser quand Jeff s’énerve en lui disant que ce n’est pas aux enfants de décider.

Notre fils s’emporte, traite son père de con et d’abruti. Ils font leurs  valises et s’en vont sur le champ à 20 heures le soir. J’essaye de le raisonner mais rien n’y fait.  Cela nous gâche la fin des vacances. De plus nous n’avons pas aimé l’Ardèche, trop de monde en août et paysages bouchés comme à la montagne. Connaissant notre fils je sais qu’il ne nous rappellera pas et nous n’osons pas le faire de peur de nous faire de nouveau rejeter.

 

 

En septembre nous lui écrivons pour lui dire que nous l’aimons tout simplement. Aucune réponse.

En octobre pour son anniversaire, nous appelons chez lui , sur son portable. Aucune réponse. Nous lui envoyons des chèques cadeau. Nous ne saurons jamais s’il les a reçus.

 

En novembre, nous fêtons les 60 ans de jeff, mon époux. Nous recevons une vingtaine d’invités à la maison. La fête est réussie même si le cœur n’y est pas. Nous espérions que notre fils allait appeler son papa pour ses 60 ans. Silence, de nouveau. Notre fille lui offre un week-end pour 2 à Prague (hôtel et avion compris).

 

 

Autre préoccupation : Novembre et le jugement aux prud’hommes approchent. Je n’arrive plus à me concentrer, à écrire, je perds ma créativité. Mon esprit est trop absorbé par toutes ces difficultés

 

 

La semaine d’avant le jugement, nous la passons au Center Park de l’Aisne. Nous sommes tellement préoccupés que nous oublions tous nos appareils photos. Une semaine de vraie détente afin d’aborder la semaine décisive avec plus de recul. Il fait froid dehors et c’est à la fois relaxant  et vivifiant de pouvoir descendre les rivières artificielles d’eau chaude fumante  avec vue parfois sur le lac d’Ailette.

 

Détente le soir dans notre cottage en pilotis sur le lac où nous avons la chance de pouvoir profiter d’un sauna privé, de flambées le soir dans la cheminée et de pouvoir admirer les oiseaux du lac depuis notre grande terrasse.

 

 

 

 

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 La terrasse de notre cottage et sa vue

 

Joie de faire la connaissance d’Alrisha une blogopote et de visiter Soissons avec elle

 

Nous revenons et je suis prête pour le jugement.  La veille j’apprends qu’il n’aura pas lieu parce que l’avocat de mon employeur ne peut pas s’y rendre, il a une autre audience je jour la !!! C’est un des prétextes  utilisés très souvent par les employeurs pour gagner du temps, épuiser l’adversaire, le forcer à négocier.

 

Résultat, le jugement est repoussé en Juin 2011 et pendant ce temps , on ne me donne plus de missions, plus de projet à manager. Quand je m’en émeus, on me répond : prospectez, il faut développer le chiffre d’affaires. Je prospecte donc sans motivation mais je n’y arrive pas à le faire à plein temps. Mes objectifs annuels se partagent de façon également entre développement commercial et réalisation de missions.  Je m’y tiens.

 

Ils ont sous-estimé ma ténacité et le fait que je ne m’ennuie pas, cela me permet de réfléchir, de prendre du recul aussi.

 

Début décembre, nous partons à Prague et nous passons 4 jours merveilleux dans cette ville surprenante par ses contrastes, sa luxuriance mais si attachante. Une trêve bienvenue .

 

 

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Les fêtes de fin d’année approchent. Nous écrivons à notre fils pour savoir ce que veulent les petits pour Noël. 2 jours après, j’appelle avec un nouveau téléphone dont il n’a pas le numéro et il répond. Je suis heureuse d’entendre sa voix même si il est très sec avec moi. Je lui dis que nous l’aimons, que nous sommes tristes. « Bien sûr, Qu’est ce que tu veux ? » me répond il d’un air moqueur. Tant pis, Je l’ai eu et je suis contente.

Il accuse réception mais très brièvement des cadeaux reçus. Nous écrivons des cartes pour leur souhaiter un joyeux Noël.

 

C’est le noël le plus triste de ma vie. C’est la première année que nous ne faisons pas de sapin. Nous ne pourrons même pas le passer avec ma fille et nos petites filles puisque notre fille qui est gastro-entérologue hospitalière est d’astreinte ce jour la. Nous le ferons un autre jour mais cela ne sera pas pareil.   J'essaye d'avoir mon fils au téléphone et les petits mais je tombe sur la messagerie. Je laisse un message, il ne rappelle pas.

 

 

La Saint-Sylvestre approche ….Alors sauves toi vite Année 2010.  l'année en trop, la première année du reste de ma vie, de ma survie…. et je ne dirai pas vive 2011 car Je n'en  attends rien. 

Que va-t-elle néanmoins m’apporter ? Rendez-vous dans un an.

 

 

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Publié le 22 Octobre 2010

Après :

 

Voici la suite de ma biographie que beaucoup d'entre vous attendaient avec impatience.....

 

Les années passent. Nous avons trente cinq ans environ. C’est le temps des amis, des copains, des fêtes. Nous organisons à la maison des soirées déguisées. Notre soirée thématique « Métro » a beaucoup de succès. Chaque invité doit se déguiser en s’inspirant d’une station du métropolitain de Paris.

  Je recouvre complètement la porte de la maison de papier doré et nous invitons nos amis, voisins  et collègues de travail  à la station « porte dorée ».

 

Je me déguise avec un grand tee shirt jaune que je recouvre d’affichettes de films et je me coiffe d'un chapeau plateau de garçon de café fait main pour représenter la  station champs Elysées avec ses cinémas et ses brasseries.

 

 

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Jeff  a choisi la station « chambre des députés » avec son chapeau melon, ses moustaches et son tee shirt « good night ».

   

 

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Les enfants se déguisent aussi et participent avec plaisir.

 

Certains invités ont de l’humour et je me souviens d’un copain qui arrive avec un veston auquel il a accroché 6 sachets de thé pour représenter la station « cité ».

 

Nous dansons autour du buffet et ces soirées se terminent bien tard.

 

Je n’ai jamais trop aimé les fêtes, pourquoi ce besoin soudain d’en organiser. Peut être inconsciemment pour cacher un certain mal être dans notre couple malgré les apparences. 

 

Je m’implique de plus en plus dans mon travail et les journées sont longues. Quand je rentre le soir, je suis fatiguée. Je consacre l’énergie qui me reste à Laurence et Grégorie pour les aider dans leurs devoirs. Une fois les enfants couchés, je regarde un peu la télévision et je m’endors rapidement. Je ne m’en aperçois pas mais je délaisse Jeff. 

 

Je le trouve très taciturne, triste mais à aucun moment je ne pense que c’est de ma faute. Jeff a toujours intériorisé ces sentiments de peur du conflit. Quand je l’interroge à ce sujet, il me dit que c’est à cause de son travail. Je le crois. La vie continue. Jeff passe de plus en plus de temps à son travail, rentre de plus en plus tard. Il est souvent en déplacement.  Son absence, ses silences, son mal être me peinent vraiment. Quelques années passent ainsi

 

Un samedi Jeff travaille sur le stand de son entreprise au salon de l’automobile. Il est 21 heures, il n’est toujours pas rentré et ne m’a pas appelé. Pas de téléphone portable à cette époque pour l’appeler, l’angoisse monte. Pour la maîtriser, je continue une tapisserie représentant une scène belle époque à Paris. Je me plais à penser que je suis Pénélope qui attend son Ulysse.  Je pense qu’il lui est arrivé un accident et je suis très angoissée.

 

Vers 23 heures, il arrive dans un état d’énervement inhabituel et m’indique qu’il a rencontré une jeune femme qu’il fréquente depuis 4 ans et qu’il va me quitter. Il a eu beaucoup de mal à choisir mais elle lui a lancé l'ultimatum de choisir entre elle et moi. Il ne veut pas la perdre et partira donc demain matin. C’est le drame pour moi qui n’avait absolument rien deviné de cette liaison ce qui est certes une marque de confiance envers jeff mais prouve bien à quel point j'étais absorbé par mon travail….

 

Je ne suis pas jalouse, peut-être n’avais je pas voulu voir. Il me sort alors brutalement tout ce qu’il avait contenu pendant ces années où je l’ai délaissé. Je ne lui en veux pas, tout cela est de ma faute. Ce qui me fait le plus mal c’est qu’il m’ait menti mais je comprends que c’était pour ne pas me faire souffrir.

 

Je passe une nuit détestable. Le lendemain matin, comme il me l’avait annoncé, il prend sa voiture pour aller la rejoindre et lui annoncer qu’il m'a fait part de sa décision.

 

Il est tellement perturbé et pressé de la retrouver qu’il sort du garage très vite sans regarder autour de lui et tamponne la voiture d’une voisine qui a eu le malheur de passer à ce moment la. Juste de la tôle froissée. Il fait le constat et je pense qu’il va repartir aussitôt après.

 

Sentant qu'il n'est pas en état réellement de conduire, Il ne part pas et restetoute la journée à la maison couché pour ne pas avoir à m'affronter. Les enfants sont perturbés, je leur dis que papa est malade mais je pense qu’au fond d’eux-mêmes ils savent que quelque chose de grave vient de se passer.

 

Au bout d’une semaine Jeff est toujours la, il rentre chaque soir. J’attends qu’il me parle de sa décision et je ne veux pas le brusquer.  Mais voyant qu’il ne me reparle plus de rien et qu’il fait comme si rien ne c’était passé, je lui demande où en est son projet de départ. Il me dit tout simplement « tu vois bien je suis restée ». Et quand je lui demande s’il continue à la voir il me dit que non. Nous n’en parlerons plus jamais. Je ne finirai pas ma tapisserie qui me rappellera trop ce soir la ou tout s'est brisé. Je pardonnerai d'autant plus facilement que tout cela est de ma faute.  

 

La vie reprend son cours comme si rien ne s’était passé et cet incident rend paradoxalement nos relations plus harmonieuses.

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Publié le 10 Septembre 2010

Après :

 

Après la mort de ma grand-mère, c’est le vide, le vide complet. Nous vidons son appartement, elle ne gardait pas grand-chose et j’ai tenu cela d’elle. Néanmoins nous conservons les photos dont certaines que je diffuse ici aujourd’hui. J’ai mis 20 ans à pouvoir les regarder sans que cela me fasse trop souffrir. Je mettrai bien un an à me remettre de ce décès. Au bureau je suis insupportable, mes relations avec mon patron que pourtant j’aime beaucoup seront cette année la un peu houleuses car n’étant pas bien, j’ai du mal à supporter son exigence et la pression du travail, des journées de 11 heures. Je fête mes trente ans mais pas dans la joie car j’ai l’impression de rentrer vraiment dans l’âge adulte, cela me fait peur aussi.

 

Les vacances me permettent de prendre du recul et surtout de pouvoir profiter de mes enfants et ce sont de grands moments de bonheur au bord de la mer. Nous partons en camping chaque mois d'août d'abord avec la tente et ensuite nous adopterons la caravane et nous partirons avec elle à travers l'europe jusqu'au sud du Portugal. Je vous raconterai un jour ces voyages.

 

 

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Je suis à peine remise du décès de ma mamie que je perds mon autre grand-mère maternelle qui était en pleine santé mais qui est morte subitement chez elle. Elle ne m’avait pas élevé, ce n’était pas pareil mais je l’aimais beaucoup.  Nous vidons aussi l’appartement et c’est très long parce qu’elle conservait absolument tout.  Je ne peux pas compter sur ma sœur pour cela. Elle a déjà assez de problèmes personnels à régler.

 

 

J’ai encore ma mère mais nos relations ne sont pas très bonnes et c’est une partie de mon enfance qui s’en va brutalement. Grégorie fait un blocage à l’école. Il ne veut pas apprendre à lire. Il est dans une école ouverte et il a trois ans pour apprendre mais tout de même cela m’inquiète beaucoup. Je pense que cela vient de l’institutrice avec qui je sens que cela ne va pas. Même dans les écoles ouvertes, il peut y avoir des enseignants qui ne sont pas à la hauteur.  Un jour elle me jette et le mot jeter n’est pas trop fort  « vous devriez consulter un psychologue pour votre fils et y aller avec par la même occasion !»… Je suis sous le choc. J’ai l’impression de faire le maximum. Je culpabilise. J’en parle à mon médecin de famille qui me rassure en me disant que je vais bien et que Grégorie aussi mais qu’il fait certainement un complexe par rapport à sa sœur qui est très douée et très en avance. Il ont seulement 20 mois d’écart , il est plus grand qu’elle et est dans la même classe de trois niveaux CP et CE 1 et 2 mais forcément son développement intellectuel est moins avancé. Il me conseille de les mettre « en compétition » sur des sujets où Grégorie est meilleur.

 

Il me conseille de consulter une orthophoniste pour vérifier qu’il n’y a pas de problème de dyslexie et m’en recommande une. C’est une jeune femme très agréable et le contact passe très bien tout de suite avec Grégorie. Elle lui fait passer des tests et me dit qu’il n’y a aucun problème et que c’est un enfant très doué mais qu’il mettra certainement un peu plus de temps que la moyenne à apprendre parce qu’il a son propre rythme… Je me rappelle en riant qu’il était effectivement né avec près d'un mois de retard….

 

Elle me conseille néanmoins une dizaine de séances juste pour essayer de le débloquer sur la lecture. Ces séances seront très efficaces et tout rentre dans l’ordre ensuite. A la rentrée suivante, il change d’institutrice qui arrive très bien à le motiver. Grégorie ne redoublera aucune classe. Il est aujourd'hui ingénieur. 

 

Nous participons aussi activement à la vie de l’école, aidons à préparer les fêtes et participons aux activités pour les parents. Je découvre ainsi les ateliers d’écriture destinés à montrer aux parents comment on apprend l’écriture aux enfants. La directrice de l’école anime cet atelier, elle nous montre une fourchette et nous demande d’écrire un texte sur cet objet. J’ai l’habitude d’écrire mais cet objet banal ne m’inspire pas du tout,  Nos textes sont d’une grande banalité et ne passeront pas à la postérité. Ensuite elle nous demande d’exprimer oralement tous les mots que nous inspire cette fourchette. Elle les écrit au tableau. Ensuite elle nous demande d’écrire un nouveau texte sur cette fourchette. Nous lisons nos textes qui sont ainsi beaucoup plus créatifs et nous nous étonnons de ce que nous avons pu écrire sur cette objet quotidien.

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Publié le 10 Juillet 2010

Après :

Voici la suite de ma biographie :  Merci Mamie

 

Seul gros nuage à notre bonheur, l’état de santé de ma grand-mère paternelle, celle qui m’a élevée. 

 

Mamie est très diminuée physiquement mais elle a encore toute sa tête.

 

Elle ne peut rester seule à la maison.

 

Nous avions trouvé l’année précédente une maison de retraite à Courbevoie qui vue de l’extérieur et de l’intérieur était agréable.

 

Nous allions la voir le week-end.  Le personnel était sympathique avec nous.

mais un jour, je suis choquée d’entendre une aide soignante s’adresser devant nous  à une vieille dame en criant avec des propos désagréables et humiliants.

 

Mamie ne se plaignait pas, je pense qu’elle ne voulait pas nous ennuyer. D’autre fois je fus aussi témoins de scènes semblables. Mon opinion était faite. Beaucoup de personnes dans cet établissement étaient maltraitées par des membres du personnel. J’interrogeais Mamie qui me dit qu’effectivement, certains vieux les plus handicapés  étaient maltraités mais pas elle. Néanmoins je ne la sens pas heureuse dans ce mouroir.

Je lui promets que je vais la sortir de la et trouver une autre maison de retraite agréable.

 

Après avoir contacté la mairie de Paris et expliqué les traitements qu’on faisait subir aux petits vieux dans cette maison de retraite de Courbevoie, J’obtiens comme par miracle une place pour elle dans une des maisons de retraite de la ville de Paris sur les côteaux d’Argenteuil.

 

Le cadre est verdoyant, il y a un beau jardin et des chambres individuelles. Mamie s’y installe donc. Le personnel est très aimable, attentionné. Je sens ma grand-mère heureuse dans cet endroit  qui est proche de chez nous où nous pouvons venir le week-end la voir et elle peut venir aussi pour les repas de famille.  J’espère qu’elle pourra y vivre encore quelques heureuses années.

 

Hélas peu de temps après y être installée, elle fait un accident vasculaire cérébral, elle s’en sort mais est très diminuée, elle nous reconnaît à peine et délire. La voir dans cet état m’est insupportable et me peine beaucoup. Un matin de bonne heure je suis appelée par le médecin de la maison de retraite qui me dit que ma grand-mère vient de faire un nouvel accident vasculaire cérébral.  Il  peut la garder en vie un peu en la traitant mais nous lui disons qu’il ne faut pas faire d’acharnement thérapeutique. Son pronostic vital étant de toutes façons compromis à très court terme, nous ne souhaitons pas qu’elle souffre inutilement. Nous nous précipitons à Argenteuil pour lui dire adieu. Elle nous regarde ne prononce aucun mot. J’ai du mal à contenir mes larmes, je voudrais lui que je l’aime et surtout MERCI mes les mots ne sortent pas et je m'en veux énormément et culpabilise. Elle nous quitte quelques instants après.

 

J’organise son enterrement. Mamie avait économisé depuis quelques années pour se payer des funérailles et une tombe décente. C'était important pour elle.  Je souhaite qu’elle ait plus que cela.

 

Je préviens sa sœur à la Rochelle, ma tante chez qui je passais mes étés, son frêre, père dominicain, qui est en vacances chez elle, souvenez vous celui qui avait fait notre mariage. Il ne se déplacera même pas, ma tante non plus. Si je pardonne à cette dernière qui est très affaiblie et pratiquement aveugle, je ne peux l’admettre pour mon oncle qui est en bonne forme. Je couperai tout contact avec lui.

 

Les deux soeurs de Mamie  qu’elle n’avaient pas vu depuis un moment  se déplacent. Elles séjournent chez nous et je me force, malgré ma peine,  à leur faire visiter Paris qu’elles ne connaissent pas.  Je pense qu’elles n’y reviendront jamais.  Tante Yvonne se fait voler son porte-monnaie dans le métro par un pickpocket !

 

La cérémonie religieuse a lieu dans la basilique Saint Denys d’Argenteuil et l’inhumation au Cimetière du Val.

 

 

 

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Le film de cette journée repasse souvent aujourd’hui dans ma tête. C’est la première fois que je perds quelqu’un que j’aimais réellement.

 

La mort de mon père m’a peinée aussi mais pas de la même façon car à l’époque où il est mort, je lui en voulais beaucoup de son alcoolisme. Il m’aimait pourtant mais j’en doutais à l’époque, j’en suis certaine aujourd’hui.

 

Je commande une jolie pierre tombale moderne et un petit livret en pierres sur lequel je fais graver en lettres d’or ces mots que je n’ai pu prononcer « MERCI MAMIE ».

 

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Rédigé par eglantine

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Publié le 3 Juillet 2010

Après :

Voici la suite de ma biographie : Une nouvelle vie

 


Nous faisons la connaissance de nos nouveaux voisins. 

 

Nous sympathisons avec Camille et Gérard un jeune couple avec deux garçons qui ont l’âge de Laurence et Grégorie qui s’est installé en même temps que nous dans la maison mitoyenne. Camille très avenante d’origine portugaise ne travaille pas, Gérard est responsable de maintenance dans une société industrielle. Ils deviennent rapidement des amis. Arriver dans une ville où nous ne connaissons personne rapproche.  Nos enfant sympathisent aussitôt et s’amusent ensemble dans le jardin.

 

De l’autre côté de notre maison il y a une autre maison mitoyenne avec aussi un jeune couple. Lui est peu présent et elle passe son temps assise dans son garage à lire. Ils sont peu parlants et ont l’air triste en permanence.

Leurs enfants sont plus grands que les nôtres.

 

Le mois d’aout arrive rapidement, nous partons en vacances à La Rochelle. 

 

Quand nous revenons, Camille nous annonce que notre voisin que nous trouvions si triste s’est suicidé pendant notre absence et que c’est un nouvel habitant de la rue qui intrigué par la lumière, qui persistait depuis deux jours même la nuit, a découvert son corps pendu dans le garage. Sa femme l’avait quitté emmenant les enfants et il ne l’avait pas supporté.  La maison restera vide quelques mois, le temps d’être vendue à un couple de retraités dont le mari décédera quelques jours après avoir signé le contrat de vente.  Nous l'appellerons : "la maison du malheur". La dame s’y installera néanmoins avec son fils adulte.

 

La rentrée arrive vite. Les enfants vont dans leur nouvelle école, une école ouverte à pédagogie (style Freinet) sein même du hameau. Laurence a cinq ans et demi et Grégorie 4 ans. J’ai trouvé une dame qui habite le hameau qui va les chercher à l’école le soir et les garde jusqu’à ce que Jeff rentre du travail.

 

Il est souvent le premier à rentrer quand il n’est pas en déplacement puisqu’il travaille à 5 minutes à pieds de la maison. 

 

A mes longues journées de travail s’ajoute le temps de transport en voiture. Je suis donc absente de la maison 11 heures par jour et j’ai peu de temps pour les petits le soir.

 

Je m’en occupe surtout le week-end. Nous faisons de jolies promenades à Saint-Ouen-l’Aumône, Cergy, Eragny. Nous les emmenons à la piscine juste à côté de chez nous. Je m’inscris au club de natation de Saint-Ouen. J’ai toujours aimé nagé et je nage assez bien, ces cours de natation vont encore me faire progresser.

 

Je suis une hyperactive et j’ai besoin même le week-end d’agir, de m’impliquer. Je m’inscris à l’association de Quartier du Hameau et j’y prends une part active. Nous allons organiser de nombreuses fêtes annuelles : feu de la Saint-Jean, galette des rois, rallye auto dans le Vexin.

 

 

Ci-dessous des photos de notre première st jean aux Bourseaux en 1982

 

Grégorie avec son papa prêt à partir dans tout le hameau pour annoncer le feu :

 

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 Laurence avec jeff et moi devant notre maison

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Nous organiserons aussi dans le LCR du quartier des cours de gymnastique et de danse.

 

Tous ces projets m’enthousiasment et Jeff lui s’inscrit dans l’association syndicale pour s’occuper de l’antenne collective de télévision. Nous découvrons que des gens n’hésitent pas à vous appeler tard le soir parce qu’ils ne reçoivent plus la télévision. Nous sommes jeunes, plein de bonne volonté, altruistes à souhait. Nous perdrons notre candeur concernant la nature humaine !

 

 

Nous fêtons notre premier Noël à Saint-Ouen-l’Aumône. Cela fait 7 mois que nous y habitons mais nous sommes si bien intégrés que nous avons l’impression que cela fait très longtemps que nous vivons ici.

1982 arrive pleine de promesses. Je ne sais pas en fêtant cette nouvelle année chez Camille et Gérard entourée de leurs amis et leur famille que cette année sera une des plus tristes de mon existence.

 

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Rédigé par eglantine

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Publié le 26 Juin 2010

Après :

 

Je suis heureuse de reprendre le travail dans une nouvelle entreprise à 2 minutes à pieds de chez moi.

 

Ma mère vient garder les petits à la maison, c'est très confortable. Je n'ai qu'à me lever le matin, prendre mon petit déjeuner, m'habiller et partir. Maman s'occupe de tout. Le soir je suis de bonne heure à la maison et je m'occupe avec plaisir de mes deux petits.  Mais tout se passe bien je suis heureuse même si ce nouveau travail de sténodactylo ne m'enthousiasme guère.

 

Je le fais néanmoins avec beaucoup de conscience professionnelle. Au bout d'un an, je suis promue assistante de Direction (voir...). C'est vraiment un travail autonome d'assistante, mon patron me fait confiance mais je dois m'impliquer beaucoup plus et mes journées de travail s'allongent. Je suis moins disponible pour les petits mais maman accepte de rester jusqu'à ce que Jeff arrive.

 

Les petits sont souvent malades car lorsque l'un attrape un rhume, l'autre l'attrape aussi et le médecin est souvent à la maison.

Grégorie m'inquiète beaucoup, il a le teint  jaune et  est assez maigre. Heureusement que le médecin m'avait prévenu à l'hôpital. Je ne fais rien de particulier. Mon médecin généraliste ne s'inquiète pas non plus mais des personnes de la famille, des amis me disent que nous devrions aller voir un spécialiste alors cela m'inquiète mais je fais confiance au pédiatre de l'hôpital.

 

Laurence à 8 mois a un sévère érythème fessier, nous l'emmenons aux enfants malades à Paris voir un professeur qui nous reçoit accompagné d'une armée d'étudiants et qui pendant que ma petite lolo était déshabillée sur la table continuait à plaisanter avec ses étudiants en leur montrant des photos d'horribles affections dermatologiques dont la syphylis qu'il qualifie de "syndrome du club méditerranée" ce qui ne nous fait pas rire du tout mais au contraire nou énerve. . Jeff menace de rhabiller lolo et de partir immédiatement si elle n'est pas examinée immédiatement. Il abandonne son cours et ses blagues de potache et examine Lolo. il nous donnera un traitement qui  n'a aucun effet. C'est une dermatologue dans une clinique qui viendra à bout de cet erythème en nous donnant une pommage miracle. Tout cela pour vous dire que nous inquiétons en permanence pour nos deux petits bouts.

 

L'été 1978 arrive bien vite. Nous louons à La Rochelle un appartement dans une villa et nous partons avec les deux petits. Nous les promenons dans le parc près de la plage et ils sont heureux de voir les animaux : des paons, des chèvres et même une panthère dans une cage ce qui m'attriste à chaque fois que je la vois. Les animaux sauvages ne sont pas fait pour vivre en cage. L'été passe vite. Nous reprenons notre travail et notre vie  bien cadencée.

 

Le week-end nous faisons les comptes de nos dépenses. Nous nous en sortons bien mais nous devons pas faire de dépenses démesurées. Mon salaire ayant beaucoup augmenté, nous décidons de mettre chaque mois un peu d'argent de côté qui nous servira plus tard à acheter notre maison. 

 

 

Jeff travaillait à Paris, il m'annonce un soir que son entreprise déménage pour s'installer à Saint-Ouen-L'Aumône dans la ville nouvelle de Cergy-Pontoise, cela allonge un peu ses trajets mais il a un véhicule de fonctions.

   

Laurence est une petite fille maintenant qui parle très bien et a déjà beaucoup de caractère. Grégorie est un adorable bambin calme, toujours de bonne humeur. Il est propre très tôt même la nuit.

 

Une nouvelle décennie s'ouvre à nous en ce premier janvier 1980. Que nous réserve-t'elle ?

 

Rueil s'urbanise. Notre propriétaire nous annonce qu'elle sera bientôt expulsée par les domaines en raison des projets de construction de la rocade du pont de Chatou et des projets immobiliers sur ce quartier proche de la gare de Rueil. Nous devrons donc déménager. Cette perspective ne nous réjouit guère car nous étions habitués à ce petit pavillon et à ce jardin très agréable pour jouer avec les enfants.

 

 

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Nous nous voyons mal vivre en appartement. 

 

Nous déposons néanmoins une demande d'appartement à la Mairie qui va en rejoindre de nombreuses autres sur la liste d'attente. Vu notre salaire, nous ne sommes pas prioritaires. Nous rencontrerons même le Maire pour essayer de faire avancer notre dossier qui nous dira très poliment "nous allons nous occuper de vous" ce que nous traduisons par "nous ne pouvons rien pour vous".

 

Notre envie d'acheter une maison devient plus forte mais il faut quitter Rueil ou l'immobilier est très cher. Nous décidons d'axer nos recherches sur Cergy-Pontoise, Jeff pourrait ainsi mettre les enfants à l'école le matin.

Nous visitons de nombreux pavillons sur Jouy le Moutier, Cergy et notre choix se fixe sur le Hameau des Bourseaux à Saint-Ouen-l'Aumône (à cinq minutes à pieds du travail de Jeff) dont la première tranche de construction est en fin de commercialisation. Nous visitons les pavillons restants mais décidons d'attendre la seconde tranche pour choisir notre emplacement. Avec nos maigres économies, les prêts 1 % de nos employeurs nous réussissons à réunir l'apport nécessaire à l'achat. Nos salaire nous permettent d'assurer le remboursement des mensualités pendant 20 ans si nous n'avons pas d'accident de parcours professionnel.

 

Nous achetons donc une petite maison de 4 pièces mitoyenne mais sans vis à vis ce qui est très rare dans ce hameau. Il nous reste plus qu'à attendre la fin de la construction pour emménager. Nous sommes impatients et le week-end nous allons contrôler l'avancement des travaux.

 

Pour patienter, je travaille de plus en plus.  Début 1981, la guerre Iran / Irak est à son apogée, les bases vies qui hébergent les salariés de mon entreprise en Irak sont bombardées, nous devons organiser le rapatriement sur la france des personnels et de leur famille. Je passe des soirées, des nuits à aller récupérer nos personnels à l'aéroport et à les véhiculer dans ma petite R10.

 

Cette forte implication au travail nuit à mes relations avec Jeff qui me reproche de ne pas être assez disponible pour lui et les enfants et il a raison.

 

Le 8 mai 1981, nous avons les clés de notre nouvelle maison et nous déménageons le 9 mai avec l'aide d'un collègue de travail à Jeff qui a un camion. Quel bonheur de s'installer dans cette maison. Le dimanche 10 mai nous retournons à Rueil voter et le soir nous fêtons la victoire de François Mitterrand au champagne dans notre nouvelle maison.

 

 

 

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Une page se tourne pour la France et pour nous et tous les espoirs sont permis.

 

 

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Rédigé par eglantine

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Publié le 19 Juin 2010

Après :

 

C’est une grossesse fort agréable, je n’ai pas de nausées comme la première fois. J’angoisse beaucoup moins aussi et les deux sont peut être liés.  Mi août je suis en congé de maternité, la naissance étant prévu pour la mi octobre. 

 

Je ne me doute pas à ce moment la que  l’attente va être longue, très longue, angoissante sur la fin. En effet mi octobre arrive et je pense que je vais accoucher très rapidement, les jours passent rien.

 

A l’hôpital, le gynécologue me dit que je me suis trompée sur mes dates. Je lui assure avec fermeté le contraire sans lui indiquer la raison de mon assurance de peur qu’il se moque de moi. En effet ayant tout calculé pour avoir un garçon, si une chose dont je suis certaine, c’est bien de la date de conception. J

 

Je rappelle, pour les plus jeunes de mes lecteurs, qu’il n’y avait pas d’échographie à ce moment qui aurait permis de vérifier. Le Gynécologue ne veut pas provoquer l’accouchement de peur de faire naître un bébé prématuré.

 

Début Novembre, je guette toujours les premières contractions… Je vais tous les 2 jours à l’hôpital où l’on me fait une ponction du liquide amniotique pour vérifier que le bébé ne souffre pas. A chaque fois c’est négatif. Pendant ce temps la le bébé continue de grandir. Je suis énorme et j’ai de plus en plus de mal à m’asseoir et surtout à me relever du canapé.

 

L’attente est insupportable, j’angoisse.  C’est stupide mais j’ai peur qu’il ne sorte pas. Une collègue pour me faire rire me raconte l’histoire d’une très  vieille dame qui est morte sans avoir accouché. Pendant qu’elle était enceinte, elle se caressait tous les soirs  le  ventre en disant à voix haute « soit poli, soit poli ». A l’autopsie on trouva dans son ventre 2 vieillards avec 2 longues barbes , l’un disait à l’autre  « passe devant » et l’autre répétait « non c’est à toi, je t’en prie » et cela indéfiniment.

Cette blague ne me fait pas rire vraiment et ne fait que renforcer mon angoisse.

 

Néanmoins, je continue à vivre normalement en attendant. Le samedi 5 Novembre, je vais l’après-midi à la piscine aux bébés nageurs avec Laurence. Le maillot de bain ne fait que renforcer l’énormité de mon ventre mais tant pis, je n’y suis pour rien et j'assume ma grossesse. De  plus ce bain familial m’apaise.

 

La nuit suivante, je perds les eaux et je ressens les premières contractions. Jeff m’emmène très rapidement à l’hôpital. A peine installée dans la salle de travail, j’accouche le dimanche 6 Novembre d’un beau bébé de 4 kilos 100  et de 54 cms…. Je suis heureuse de pouvoir assister consciente à sa naissance.

 

Quel bonheur ce bébé criant que l’on pose sur mon ventre. Un souvenir inoubliable qui me fait encore plus regretter de n’avoir pu assister à la naissance de Laurence. Jeff aussi peut assister. J’ai peur qu’il se trouve mal comme à chaque examen médical mais curieusement, il tient le coup.

 

 

Et le bonheur est encore amplifié par le fait que  c’est , c'est ..... un garçon

 

 

Ce bébé qu'on aurait pu appeler "désiré" pour l'avoir "programmé" et si longtemps attendu. nous avons décidé de l'appeler Grégorie.  Nous remplaçons le « y » au bout par « ie » pour franciser le prénom.

Certains nous dirons que cela fait féminin mais nous nous en fichons, ce prénom nous plait.  Nous choisissons Brice en second prénom puisque c’était un prénom que Jeff aimait bien.

 

 L’accouchement a nécessité que l’on me fasse une épisiotomie. Un jeune homme arrive dans la salle pour procéder à la couture de la déchirure faite. Il me dit bonjour et en guise d’introduction me demande si j’ai peur. Je lui réponds que je ne suis pas vraiment rassurée. Il me répond et bien nous sommes quittes Madame car c’est la première épisiotomie que je fais. Cette sincérité me touche mais n’est pas de nature à me rassurer, vous en conviendrez. Néanmoins, il s’applique avec sa tête de bon élève, premier de la classe et ma couture est un vrai travail d’orfèvrerie. Je souffrirai beaucoup moins des suites de cette épisiotomie que celle que l’on m’avait faite quand j’étais endormie lors de l’accouchement de Laurence.

 

Je regagne ma chambre avec mon petit « grégo » et Jeff. Ce bébé est magnifique on dirait qu’il a un mois, il les a en effet puisqu’il a fait 3 semaines de rab dans le ventre maternel. Je suis ravie.

 

 

On vient très rapidement me faire des examens de sang pour détecter un éventuel diabète ; En effet souvent les mères diabétiques donnent naissance à des bébés dont le poids est plus important que la moyenne. Je leur dis que c’est absurde et que c’est normal que Grégorie ait ce poids puisque j’ai presque eu 10 mois de grossesse. On ne m’écoute pas, le règlement est le règlement. Mon bébé fait plus de 4 kilos, je dois passer les examens. Je me plie donc au règlement.

 

Le pédiatre arrive et m’explique que j’ai donné naissance à un enfant post-mature et qu’un enfant post-mature qui sera pendant sa première année aussi fragile qu’un prématuré. Il m’explique qu’il va perdre très rapidement son poids de naissance, qu’il reprendra difficilement ces kilos perdus et qu’en plus il devrait avoir pendant sa première année un teint assez jaune. C’est normal me dit-il et il ne faudra pas que je m’inquiète. Tout reviendra normal en fin de première année.  

Pourquoi n’ont-ils pas déclenché l’accouchement comme je leur demandais une fois le terme passé. J'ai du mal à contenir ma colère.

 

Je décide d’allaiter Grégorie pendant les premières semaines et c’est avec plaisir que je lui donne le sein. Je reste une dizaine de jours à l’hôpital car Grégorie a beaucoup perdu en poids comme prévu et qu’il ne les a pas repris. Je sors avant qu’il les ai repris puisque les médecins savent que ce sera long.

 

Le retour à domicile sera un vrai plaisir. Laurence découvre avec joie son petit-frère et est très affectueuse avec lui. Grégorie est un bébé très calme qui ne pleure très peu. 

 

 

La vie reprends son cours. Jeff a de longues journées au travail et pendant ce temps je reste seule avec les enfants. C’est l’hiver, je ne peux pas trop sortir. Je passe mon temps à laver les pointes en tissus et plastiques qui contiennent les couches en papier, à donner les tétées puis les biberons à grégo, à faire manger Lolo, à les laver tous les deux. Mon seul moment de répit sont les siestes de l’après-midi. J’essaye de les coucher à la même heure pour qu’ils dorment ensemble afin de me réserver un temps pour moi, pour lire ou faire la sieste.

 

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Je m’ennuie moralement, je n’ai rien de passionnant à raconter à Jeff le soir. Il me raconte ses journée de travail et je l’envie.

 

J’avais fait dès la naissance de Grégo une demande de congé parental d’une année pour élever mes enfants. Je le regrette maintenant. J’appelle mon entreprise pour savoir si je ne peux pas reprendre mon activité à l’issue de mon congé de maternité. Hélas mon patron m’a remplacé et il n’y a pas d’autres postes d’assistante actuellement à pourvoir. La Directrice du Personnel avec laquelle je suis en très bon terme me promet de me faire signe quand il y aura une opportunité.

 

Je n’ai pas la patience d’attendre et je décide de retrouver rapidement du travail sur Rueil pour m’éviter de long temps de transport. Je trouve facilement un poste de Secrétaire sténodactylo dans une entreprise d’ingénierie travaux-publics (voir les hommes de ma vie / Le vrai boss).

 

J’ai environ 3 minutes à pied entre ma maison et l’entreprise. C’est pour moi l’idéal.


Maman qui a besoin d’occupation et de gagner sa vie après la mort de papa et qui habite l’immeuble à côté de chez moi me gardera les deux petits anges chez moi et je la paierai. Plus besoin ainsi de les réveiller de bonne heure le matin.


Je reprends donc mon travail.

 

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Rédigé par eglantine

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