Publié le 29 Novembre 2011

 Le défi d'écriture N° 69 de la communauté des croqueurs de mots   nous propose grace à la créativité de  Lilou Fredotte d'écrire un texte avec les consigne suivantes  

 

des personnages : un grand-père et un enfant,  Jean-Mimi

une profession :   clown

une période :       mars 1889

des lieux :            Le pont Charles à Prague et le département du  Rhône  

un objet :             un pendentif

un animal :          un  lapin  

 

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Le texte devra contenir  la phrase  «  et pourtant, je t’avais prévenu(e) »

 

Ci-dessous ma participation

   

 

 Cher Jean-Mimi,

 

Je  suis à Prague en haut de la colline de PETRIN, au pied de la Tour Effel.  Je tiens par la main ta petite cousine Emma qui serre dans ses bras son doudou, un petit lapin en peluche.

 

Ne crois pas que j'ai abusé de la bière tchèque fort bonne. Je suis revenu dans la ville où je suis né pour montrer à Emma ma ville de naissance. Je suis au pied de  la Rohzledna , tour Praguoise construite par des architectes praguois qui ont voulu copier la tour de Monsieur Effel qu'ils avaient admiré à l'exposition universelle en mars 1889 à Paris. 

 

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Il fait très froid , – 10 % et une brume fumeuse monte du  long ruban gris de la Vltava  (Nom tchèque de la Moldau) vers la colline. Elle enveloppe les monuments aux toits couverts de neige cachant ainsi leur excès de couleur et de luxe baroques parfois impudiques.

 

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J’observe le vieux Pont Charles en pierres Quelques touristes, qui ressemblent à des fourmis vus de haut,  toisent avec respect les statues des saints qui surplombent le pont et les photograhient. Est-ce cette protection divine qui a permis à Prague de se relever de tous les assauts qu’elle a connus dont le dernier en 1968 quand les chars russes ont envahi la ville.

 

Avec Ivana ta grand-mère, nous sommes arrivés en France 10 ans ,auparavant pour fuir  les communistes et nous avons culpabilisé de ne pas participer à cette révolution.  Nous nous étions installés dans le département du Rhône et des fenêtres de notre petit studio, en écoutant « la Moldau » nous pouvions apercevoir le fleuve. Cela nous rappelait notre enfance à Prague au bord de la Vltava.

 

Quand nous sommes arrivés en France en parlant mal le français, j’ai dû prendre des petits boulots alimentaire avant de réussir et avoir mon entreprise.  J'ai même été clown dans un cirque. J’aurais voulu être un clown gai mais on a trouvé, qu’étant très grand et mince, je n’avais pas le profil d'un clown triste rôle pour lequel il voulait m'embaucher. J'ai eu beau dire au Directeur du cirque qu'en étant quelqu’un de face,  je n’avais pas de profil et encore moins celui d’un clown triste puisque j’étais toujours gai et optimiste. Je ne crois pas qu’il m’ait compris. J'ai donc été, bien malgré moi, un clown triste quelques jour seulement. Quand il m’a mis à la porte peu de temps après je lui ai dit « et pourtant je t’avais prévenu"

 

 Dans la vie ne joue jamais de rôle, reste toi-même Jean-Mimi, regarde la vie en face et fais face à tous ses aléas. 

 

J’ai les larmes aux yeux en pensant à ta grand-mère Ivana qui vient de nous quitter sans jamais te connaître. Je peux t’assurer Jean-Mimi qu’elle est partie en te gardant avec ton papa bien enfouis au fond de son cœur. 

En pensant à elle et à toi, je prends dans mes mains le pendentif qu’elle gardait en permanence. Il contenait  ta photo avec ton papa. Je la caresse doucement.

 

Quand tu liras cette lettre et que tu recevras ce médaillon, j’aurais  rejoint ta mamie la haut dans l’immense jardin des cieux. Tous les deux nous serons là invisibles mais présents auprès de toi et de ton papa ce que nous n’avons pas pu faire de notre vivant.

 

Je ne peux pas t’expliquer pourquoi car je ne le sais pas. Les adultes ne sont pas toujours raisonnables et nous ne l’avons jamais été ta grand-mère et moi et ton papa a de qui tenir.

 

Au diable la raison ! Soit fou Jean-Mimi. Fais ce qu'il te plait. Vis le jour présent sans penser ni au passé, ni à l'avenir.

 

Que ta vie soit belle. 

Je t’embrasse très fort

   

Ton grand-père Borisek


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Rédigé par eglantine

Publié dans #Ecrits divers

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Publié le 20 Novembre 2011

 

Bien au chaud dans mon cocon douillet,

A côté de mes sœurs je dormais.

Une vibration me secouât.

Dans un trou noir je chus sans dégât.

Des milliers de têtards luisaient.

En se bousculant vers moi ils couraient.

Un d’entre eux soudain me pénétrât.

Au chaud dans mon cœur il se lovât.

Féérie d’une symbiose  en Mai

Nous n’étions plus qu’une à jamais.

Promesse de vie, instant chanceux

Un plus une n’égale plus deux

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

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Publié le 13 Novembre 2011

Comme chaque matin, j’arrive devant la porte de l’immeuble de mon entreprise,  l’ascenseur est là et je vais monter vers mon bureau du 3ème étage.  

 

J’appuie machinalement sur le chiffre 3.  Les portes se referment.  Je suis seule dans la cabine, N’aimant pas trop les espaces clos,  une légère angoisse monte en moi.  Je crains que l’ascenseur s’arrête entre deux étages et l’idée de rester coincée dans cette boîte de fer est insupportable. Je regarde les chiffres défiler :  1, 2, 3 ;  Je me rapproche des portes coulissantes pensant qu’elles vont s’ouvrir. Elles ne s’ouvrent pas et  je sens que l’ascenseur continue à monter…. Je lève les yeux sur le panneau lumineux indiquant les étages, les chiffres continuent à défiler très vite 4, 5, 6 . Je me dis que peut être quelqu’un a appelé l’ascenseur, ce n’est pas grave, je redescendrai au 3ème avec lui.  

L’ascenseur a pris de la vitesse. Il va de plus en plus vite, trop vite : 7, 8, 9, 10. Angoisse totale l’immeuble n’a que 10 étages…. L’ascension vertigineuse continue  …La cabine est devenue transparente,  je suis maintenant dans le ciel de Paris que je vois en tout petit à mes pieds….  Curieusement  j’angoisse moins, je me sens libérée de la cage de fer,  mais il faut stopper cette ascension, je ne crois pas en Dieu.

Dans un bref éclair de clairvoyance,  je me dirige vers le clavier et j’appuie sur le RC espérant que l’ascenseur se mette à  descendre…. C’est ce qui  se produit. soudain la cabine s’obscurcit à nouveau et les chiffres réapparaissent sur le cadran :  8, 7, 6, 5. J’émets l’espoir soudain qu’il s’arrêtera  bien au 3ème  mais il continue sa descente inexorablement :  2, 1, RC, - 1, - 2..…. Vite appuyer, je ne veux absolument pas m’enfoncer dans les entrailles de la terre s’il dépassait le 3ème sous-sol.  J’appuie sur le 4, peut être que le 3 ne fonctionne pas  et je redescendrai à pieds par l’escalier….  L’ascenseur stoppe aussitôt sa descente et se remet à monter  doucement d’abord puis très vite il dépasse le 4ème, de nouveau le ciel et Paris à mes pieds.  Non ne pas monter plus haut. J’appuie sur RC de nouveau.

 

 

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L’ascenseur stoppe aussitôt son ascension vertigineuse et se met à redescendre à très grande vitesse, c’est certain je vais m’écraser au sol. Je transpire à grosses gouttes, ma vie défile très vite dans ma tête.

Soudain freinage violent de la cabine qui atteint le RC et s’arrête. Soulagement les portes vont s’ouvrir et je vais pouvoir sortir de ma prison. Les portes ne s’ouvrent pas. Je sonne pour appeler les services de maintenance. Pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ? J’appuie sur la petite cloche et au même moment l’ascenseur repart mais il ne monte plus, il ne descend plus non plus. C’est étrange il se déplace au niveau du sol, il est parti sur la gauche et  emprunte le trottoir de la rue de Clichy. Les portes sont devenues transparentes, la circulation est intense à cette heure, je vois les voitures défiler, les bus, les « Vélib », la brasserie du casino de Paris où je déjeune le midi. Aucun passant  semble voir cette cabine motorisée….

La sonnette du téléphone retentit soudain dans ma boîte, ce doit être le service de maintenance. Je décroche le téléphone mais il continue curieusement à sonner….

 

Je me retrouve soudain dans mon lit le réveil sonne insistant et je prends conscience que j’ai encore fait ce stupide rêve de l’ascenseur que je fais très souvent mais nouveauté aujourd’hui, l’ascenseur s’est  déplacé horizontalement dans mon rêve…. Aurais- je enfin trouvé la sagesse qui vient dit-on avec l’âge ?

 

N.B. N'hésitez pas chers lecteurs à interpréter mon rêve en commentaires si le coeur vous en dit

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Nouvelles

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Publié le 6 Novembre 2011

 

Pour le jeu de Pierre pasticher le poème de Victor Hugo : APRES LA BATAILLE

 

 

 

APRES LA DISPUTE

 

Notre  enfant gentil que nous avons tant chéri,

Depuis qu’il est papa, de nous s’est affranchi

Sans dire pourquoi il prenait ses distances,

Nous traitant brusquement avec défiance

 

Au début nous ne nous en inquiétâmes point,

De couper le cordon il avait grand besoin.

Plus d’appel, plus de mails : un silence inique

Quand nous l’appelions, il était laconique,

 

Nous sommes descendus dans le sud pour le voir

D’une explication nous conservions l’espoir.

Nous avons passé une heureuse journée

Décidant d’un séjour Ardéchois à l’été.


Août enfin  arrivé,  nous nous retrouvâmes

A parler, s’expliquer point nous arrivâmes

Ensemble nous étions sans l’être pour de bon

Tenir, ne pas craquer tous nous le désirions

 

Un caprice du petit : Papi s'est énervé

Notre fils bruquement son père a injurié

Il fuit et ne veut plus nous parler ni nous voir

Dites lui que nous l'aimons et conservons l'espoir

 


 

 

Martine / Eglantine Novembre 2011


 

Poème dédié à notre fils qui a 34 ans ajourd'hui. Bon anniversaire. Saches que notre silence est amour et qu'il est très douloureux de ne plus vous voir tous. T'aimer c'est respecter tes choix. Tu peux revenir vers nous quand tu veux, tu seras accueilli avec joie.

 

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

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