Publié le 30 Décembre 2010

Si 2009 fût une année ordinaire, 2010 ne le fût pas et je pense qu’avec 1982 l’année de la mort de ma grand-mère ce fut la plus mauvaise année de ma vie :

 

Nous  passons le 1er janvier à l’île de Ré. Il fait froid, il y a beaucoup de vent mais nous aimons cette île qui est si belle à toute saison.  A défaut d’être aventurière et de traverser cet océan, J’aime les îles de l’atlantique. Je peux y rêver d’autres rivages, d’autres îles lointaines. Je m’y sens comme sur un bateau au milieu des flots et  sans le mal de mer. Eh oui, c’est un comble d’avoir le mal de mer quand on est descendante de marins bretons !

Nous passons une semaine à sillonner l’île à pieds et en voiture. Je me souviens, du coucher de soleil sur Saint-Martin vu depuis le clocher de l'église et un soir au dessus du phare des baleines après l’orage, un arc en ciel marquant le ciel d’encre de sa courbe diaphane multicolore : un instant d’émotion et de pur bonheur.

 

 

 

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Je n’oublierai pas la tempête à Ars sur le Martray,  la mer en colère,  les vagues géantes  venant se briser sur la jetée où nous étions et nous arroser pour nous punir  de les figer sur les photos, pour nous engager aussi à plus de modestie et nous rappeler que leur force pouvait nous emporter.  

J’ai rencontré dans l’île à la flotte un de mes premiers « blogopotes » Michel, allias Pich : le photographe, le peintre qui sait si bien traduire sur ses photos et tableaux  les contrastes de cette île partagée entre rudesse de l’océan  et douceur de ses villages aux maisons blanches fleuries. Un bel échange amical dans un café du port de La Flotte.

  

En Janvier, je suis pleine d’énergie et d’espoir, je commençe un combat. J’ai décidé de ne plus me laisser faire, de ne pas céder aux pressions humiliantes de toutes sortes pour me forcer à négocier mon départ de l’entreprise. Oui j’ai décidé  d’ester devant les prud’hommes pour que le harcèlement dont je suis la victime soit reconnu et puni. J’ajoute à ma demande d’indemnité une demande de résiliation de mon contrat de travail aux torts de l’employeur. Puisqu’ils veulent que je parte, je ne vais pas m’imposer après le jugement.  J’ai bien pesé cette décision. C’est certain je retrouverai du travail mais pas aussi bien payé que celui que j’avais mais avec les indemnités cela pouvait compenser et il faut que je parte de cette entreprise pour retrouver la sérénité perdue.

 

Beaucoup d’amis, de relations me disent admiratifs : c’est courageux ce que tu fais. Je ne le pense pas à l’époque. Je suis certaine de gagner, cela fait  3 ans que je prépare cette action et mon dossier est bien fourni.

 

 

 

En Mars ; la conciliation  a lieu. Elle ne sert à rien sinon à connaître la date du jugement./le jeune avocat de mon employeur se contente de dire « nous ne comprenons pas la demande de Madame X…, nous avons besoin d’elle, c’est un élément de très grande valeur, pourquoi veut –elle partir à 3 ans de la retraite ? Nous en avons besoin, pourquoi la licencierions nous ? Je suis stupéfaite par tant d’hypocrisie,  pourquoi alors m’ont-ils alors supprimé ma prime annuelle. Mon avocate s’étonne aussi devant cette stratégie de défense ce qui est rare pour un avocat !  . Elle  m’avait dit qu’il fallait que je m’attende au jugement à ce qu’ils me critiquent et que ce ne serait pas facile.

 

Je vais mettre toute mon énergie dans  ce combat avec l’objectif d’enrichir mon dossier chaque jour. La solidarité de certains collègues qui me font  des attestations factuelles pour prouver ce que j’avançe me touche beaucoup alors qu’ils sont encore présents dans la Société. Certains d’entre eux n’y sont plus aujourd’hui, Eux ont accepté une négociation pour partir la préférant à une action judiciaire plus longue et risquée.

 

 

Seules les vacances me permettent de me ressourcer et ainsi de tenir sur la longueur. Fin mars, nous partons une semaine à La clusaz  à  dont 4 jours avec notre fille, son conjoint, nos deux rayons de soleil que sont nos petites filles de 2 ans ½ et 8 mois et la sour de mon marie et sa fille de 10 ans  petite haïtienne adoptée. Joie de les voir faire de la luge, de rire ensemble, de se promener dans la neige et de jouer avec elles aux dominos et lotos imagés les jours d’intempéries. Elles sont souriantes, pleines de joie de vivre, d’énergie et très affectueuses.

 

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Après cette semaine retour à la réalité du travail. Le plus difficile : échanger avec mon avocate à l’emploi du temps très chargé. Je ne suis pas la seule, il faut savoir que les avocats travaillent dans l’urgence, peut être une façon de ne pas confondre les dossiers qui peuvent se ressembler parfois mais c’est très difficile à vivre pour le client angoissé.

 

Juin à Nice où nous avons passé 4 jours. Plaisir de revoir notre fils et sa compagne, nos deux petits fils qui sont très gentils. Nous les voyons peu, ils nous manquent tant. Quel Bonheur qu’ils acceptent de passer une semaine avec nous en Ardèche en Août avec ainsi la perspective de les revoir bientôt pour oublier la frustration de passer seulement une seule demi-journée avec eux.

 

Joie de revoir mon amie Françoise, qui habite Nice, de nous promener avec elle dans ce beau jardin  botanique italien à la végétation luxuriante, invitation permanente au voyage. C’est peut être pour cela que lorsque je repense à ce jardin, ces quelques vers de Baudelaire me reviennent : « Là tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté »... Je me souviens aussi de notre arrêt sur la moyenne corniche et la vue superbe sur la baie et Villefranche….

 

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Plaisir de déjeuner ensemble une immense paella dans un des restaurants de Menton en bord de plage.

 

Retour à la réalité avant les prochaines vacances mais pour peu de temps.

 

Fin aout arrive vite et les vacances en Ardèche. Joie de retrouver notre fils, sa compagne et les petits. Un début de semaine agréable. Nous renouons vite la relation avec les petits qui sont très éveillés et gentils.  Nous ressentons profondément que notre fils est gêné à notre contact. Il s’efforce d’être agréable  mais il nous parait triste et cela nous peine vraiment. Après 4 jours ensemble, c’est le clash. Je déplace un de mes petits fils pour mettre la table et sa maman me dit de le laisser où il est. J’allais le laisser quand Jeff s’énerve en lui disant que ce n’est pas aux enfants de décider.

Notre fils s’emporte, traite son père de con et d’abruti. Ils font leurs  valises et s’en vont sur le champ à 20 heures le soir. J’essaye de le raisonner mais rien n’y fait.  Cela nous gâche la fin des vacances. De plus nous n’avons pas aimé l’Ardèche, trop de monde en août et paysages bouchés comme à la montagne. Connaissant notre fils je sais qu’il ne nous rappellera pas et nous n’osons pas le faire de peur de nous faire de nouveau rejeter.

 

 

En septembre nous lui écrivons pour lui dire que nous l’aimons tout simplement. Aucune réponse.

En octobre pour son anniversaire, nous appelons chez lui , sur son portable. Aucune réponse. Nous lui envoyons des chèques cadeau. Nous ne saurons jamais s’il les a reçus.

 

En novembre, nous fêtons les 60 ans de jeff, mon époux. Nous recevons une vingtaine d’invités à la maison. La fête est réussie même si le cœur n’y est pas. Nous espérions que notre fils allait appeler son papa pour ses 60 ans. Silence, de nouveau. Notre fille lui offre un week-end pour 2 à Prague (hôtel et avion compris).

 

 

Autre préoccupation : Novembre et le jugement aux prud’hommes approchent. Je n’arrive plus à me concentrer, à écrire, je perds ma créativité. Mon esprit est trop absorbé par toutes ces difficultés

 

 

La semaine d’avant le jugement, nous la passons au Center Park de l’Aisne. Nous sommes tellement préoccupés que nous oublions tous nos appareils photos. Une semaine de vraie détente afin d’aborder la semaine décisive avec plus de recul. Il fait froid dehors et c’est à la fois relaxant  et vivifiant de pouvoir descendre les rivières artificielles d’eau chaude fumante  avec vue parfois sur le lac d’Ailette.

 

Détente le soir dans notre cottage en pilotis sur le lac où nous avons la chance de pouvoir profiter d’un sauna privé, de flambées le soir dans la cheminée et de pouvoir admirer les oiseaux du lac depuis notre grande terrasse.

 

 

 

 

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 La terrasse de notre cottage et sa vue

 

Joie de faire la connaissance d’Alrisha une blogopote et de visiter Soissons avec elle

 

Nous revenons et je suis prête pour le jugement.  La veille j’apprends qu’il n’aura pas lieu parce que l’avocat de mon employeur ne peut pas s’y rendre, il a une autre audience je jour la !!! C’est un des prétextes  utilisés très souvent par les employeurs pour gagner du temps, épuiser l’adversaire, le forcer à négocier.

 

Résultat, le jugement est repoussé en Juin 2011 et pendant ce temps , on ne me donne plus de missions, plus de projet à manager. Quand je m’en émeus, on me répond : prospectez, il faut développer le chiffre d’affaires. Je prospecte donc sans motivation mais je n’y arrive pas à le faire à plein temps. Mes objectifs annuels se partagent de façon également entre développement commercial et réalisation de missions.  Je m’y tiens.

 

Ils ont sous-estimé ma ténacité et le fait que je ne m’ennuie pas, cela me permet de réfléchir, de prendre du recul aussi.

 

Début décembre, nous partons à Prague et nous passons 4 jours merveilleux dans cette ville surprenante par ses contrastes, sa luxuriance mais si attachante. Une trêve bienvenue .

 

 

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Les fêtes de fin d’année approchent. Nous écrivons à notre fils pour savoir ce que veulent les petits pour Noël. 2 jours après, j’appelle avec un nouveau téléphone dont il n’a pas le numéro et il répond. Je suis heureuse d’entendre sa voix même si il est très sec avec moi. Je lui dis que nous l’aimons, que nous sommes tristes. « Bien sûr, Qu’est ce que tu veux ? » me répond il d’un air moqueur. Tant pis, Je l’ai eu et je suis contente.

Il accuse réception mais très brièvement des cadeaux reçus. Nous écrivons des cartes pour leur souhaiter un joyeux Noël.

 

C’est le noël le plus triste de ma vie. C’est la première année que nous ne faisons pas de sapin. Nous ne pourrons même pas le passer avec ma fille et nos petites filles puisque notre fille qui est gastro-entérologue hospitalière est d’astreinte ce jour la. Nous le ferons un autre jour mais cela ne sera pas pareil.   J'essaye d'avoir mon fils au téléphone et les petits mais je tombe sur la messagerie. Je laisse un message, il ne rappelle pas.

 

 

La Saint-Sylvestre approche ….Alors sauves toi vite Année 2010.  l'année en trop, la première année du reste de ma vie, de ma survie…. et je ne dirai pas vive 2011 car Je n'en  attends rien. 

Que va-t-elle néanmoins m’apporter ? Rendez-vous dans un an.

 

 

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Vécu

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Publié le 23 Décembre 2010

 J'aurais pu vous offrir une chanson de Noël : Je ne crois ni en dieu, ni au père Noël mais je crois toujours en l'amour alors  je vous offre un de mes coups de coeur récent (Diams : par amour) .... écoutez ... C'est triste (Noël me rend triste parce que ceux que j'aime et qui sont absents me manquent encore plus ce jour la) ... 

 

 

 

 

Joyeux Noël à vous tous

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes coups de coeur

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Publié le 18 Décembre 2010

Après

Prague: Carnet de voyage 1

 

Voici la suite

 

 

Samedi 8 décembre

 

Après un copieux petit déjeuner à l’américaine : un vrai repas, nous voila partis pour la découverte de Prague. Nous n’avons pas l’habitude de marcher sur des trottoirs enneigés et au départ nous faisons très attention à ne pas glisser ce qui nous empêche de lever la tête.

 

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Au bout de 5 minutes de marche, nous sommes un peu plus à  l’aise. Nous avons décidé de descendre jusqu'au fleuve Vltava (Moldau : nom allemand) et le traverser en empruntant le vieux pont de pierres Charles  un des points hautement touristiques de la ville. Il fait très froid – 10 % et une brume fumeuse monte du  long ruban gris de la Vltava  vers la colline. Elle enveloppe les monuments aux toits couverts de neige cachant ainsi leur excès de couleur et de luxe baroques parfois impudiques.

 

 

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La ville se réveille, il y a peu de monde nous passons sous l’arche de la tour gothique qui marque l’entrée du pont…. Quelques touristes toisent avec respect les statues des saints qui surplombent de chaque côté les piliers du pont et les photographient. Est-ce cette protection divine qui a permis à la ville de se relever de tous les assauts qu’elle a connus dont le dernier en 1968 quand les chars russes ont envahi la ville ? Je me souviendrai toujours de cette image des chars sur cette si belle grand place  (Staromestske Namesti)  que je suis pressée de découvrir. Nous nous retrouvons sur l’autre rive et décidons de monter au château. Cela monte bien mais nous ne nous en rendons pas vraiment compte car nous avançons doucement en raison de la neige sur les trottoirs qui nous force à  la prudence. Des boutiques de souvenirs ralentissent aussi notre progression et nous permettent de nous réchauffer. Nous rentrons dans certaines boutiques pour admirer les poupées russes, les marionnettes, le cristal de bohème. Cette rue est très belle sous la neige. Nous terminons la montée par un escalier. Nous sommes arrivés au château et pouvons du haut de la colline admirer Prague enneigée en dessous. Sur la grande place beaucoup de touristes. Le château est orgueilleux. Les monuments à Prague sont si imposants qu’on n’a pas au premier contact envie d’y entrer. Nous passons néanmoins le porche du Palais royal qui nous semble plus accueillant malgré les deux gardes immobiles dans leurs guérites que nous prenons le temps de photographier, traversons au milieu d’une horde de touriste la grande cour rectangulaire et de l’autre côté nous apercevons les tours gothiques de la cathédrale Saint Guy. Elle nous attire malgré la foule qui s’y presse. Je dois surmonter mon agoraphobie pour pouvoir y entrer pour y faire quelques photos rapidement. Nous serons vite stoppés dans notre progression vers le chœur par une dame qui nous demande notre ticket. Pour poursuivre notre chemin, il faut payer et aller faire la queue. Nous nous contentons donc de regarder de loin. Cela nous suffit.

 

Nous sortons et continuons notre progression. Ce qui est merveilleux à Prague, c’est qu’il y a toujours quelque chose à voir de beau, d’insolite ou de baroque. Il suffit de lever les yeux, de passer les porches.  En redescendant nous entrons dans la cour d’un musée. Face à nous un homme noir nu coiffé d’un haut chapeau de neige nous regarde. Son sexe parait en or mais ne nous y trompons pas, c’est certainement parce qu’il a été tellement touché que le noir a disparu….

 

 

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En ressortant un jeune trompetiste ne nous regarde même pas

 

 

 

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Plus loin  une glace sans teint attire tous les photographes, le gardien du palais doit bien s’amuser derrière cette glace….. Chose très agréable, j’ai perdu quelques kilos le temps d’une photo…

 

 

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Nous redescendons vers la ville qui grouille en dessous de nous par des escaliers enneigés.  Devant nous dans la descente un vieil homme mendie à genoux dans la neige et courbé avec dans le prolongement de sa tête dont le front touche le sol : ses deux bras qui tiennent une soucoupe. Je suis si émue que je détourne le regard tellement cette vision m’est insupportable. Nous verrons d’autres mendiants par la suite dans cette position.

 

 

Il est 11 heures quand nous nous retrouvons au cœur de la ville les tramways très colorés anciens et plus modernes se croisent sur les larges avenues où la circulation commence à être dense.

 

 

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Les Tchèques ont de belle voiture et nous sommes surpris par le nombre important de porches Cayenne que nous voyons. Nous commençons à avoir froid et nous rentrons dans un bar pour boire un café. C’est un expresso qui est bon mais qui nous est servi tiède.

 

 

Nous ressortons, traversons la Vltava. Nous arrêtons devant l’imposant Rudolfinum, grande salle de concert. Prague ville d’Antonin Dvorak est une des capitales de la musique. Il y a des concerts dans toutes les églises.

Nous traversons ensuite dans les quartiers luxueux de Prague aux grandes avenues et aux très beaux immeubles et aux nombreuses boutiques de grandes marques du luxe.


En passant 2 statues insolites qui se font face attirent notre regard un jardinier qui semble être venu d’une autre planète

 

 

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Cette petite promenade nous a donnés faim, il est midi et nous recherchons un restaurant quand soudain devant nos yeux un vieux bistrot avec une enseigne "CHEZ MARCEL" attire notre regard, nous lisons le menu écrit en français, il est très attirant et nous décidons de nous y arrêter. Nous somme accueillis avec un large sourire par un serveur français. Au mur des peintures de Montmartre. Quel dépaysement !!! 


Nous choisissons des filets mignons de porc bien cuisinés accompagnés de frites à la belge et terminons par un fromage blanc au coulis de framboise et miel. Une très bonne adresse à recommander.

 

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Nous nous sommes réchauffées avons repris des calories et sommes prêts pour continuer notre marche dans Prague. Nous nous dirigeons vers la grand place pour visiter le marché de Noël. Plus nous nous approchons de ce centre historique de Prague, plus la foule devient dense.  Le Marché de Noël et la Saint-Nicolas ont fait affluer les touristiques venus de tous horizons.  Nous visitons toutes les petites cabanes en bois aux toits de toile rouge abritant, qui des objets d'artisanats,  petits gâteaux, confiseries, bijoux,  tableaux de Prague. Si nous n'avions pas déjeuné auparavant, nous aurions pu nous y restaurer de saucisses ou cochon rôti accompagné d'un verre de vin chaud. Nous y restons une bonne heure puis flânons dans les vieilles rues du Centre-ville.

Nous marchons depuis 9 heures, il est 15 heures, nous sommes fatigués et décidons de rentrer à l'hôtel nous reposer et nous réchauffer.

 

 

 

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Nous ressortons le soir pour aller dîner tout près de l'hôtel dans une excellente Pizzeria ou les pizzas sont faites devant vous et cuites au feu de bois. Nous rentrons ensuite nous coucher et nous n'avons pas de mal à nous endormir

 

 

Pour voir toutes les photos : consulter mon autre blog

 

Prague (2) - Le Pont Saint Charles (à paraître demain dimanche 19 décembre)

Prague (1) - Architecture

 

 

 


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Rédigé par eglantine

Publié dans #Carnets de voyage

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Publié le 11 Décembre 2010

Chers amis, 

Ce blog est en pause temporaire. je n'arrive pas en ce moment à écrire des tests créatifs étant trop préoccupée par une accumulation de problèmes personnels.

C'est triste un blog qui ne publie plus alors j'ai décidé de vous faire partager mon carnet de voyages de 4 jours merveilleux à Prague grâce à notre fille qui nous a fait ce cadeau à l'occasion des 60 ans de son papa (avion et hôtel compris). Le plus beau qu'on ait pu nous faire :

 

Vendredi 7 décembre

13 heures, nous arrivons à Roissy dans le grand hangar qui sert de terminal aux compagnies de charters.. Tous ceux qui connaissent auront reconnu : le T 3 (anciennement T9).

 

Nous nous dirigeons vers le comptoir d’enregistrement de la « wing » compagnie tchèque. C’est la première fois que nous la prenons et nous sommes un peu inquiets pour avoir eu quelques mésaventures avec certains de leurs concurrents. De plus à chaque fois que nous prenons l’avion, nous n’avons pas de chance.

Une hôtesse au sol polie mais peu souriante nous donne nos cartes d’embarquement.

 

Il faut maintenant passer le contrôle de police. Jeff me précède  et le portique se met à clignoter et sonner. On lui demande de retirer de reprendre le portique dans l’autre sens, de retirer ses chaussures et de repasser sous le portique. Il s’exécute. Je passe et c’est la même chose, je dois aussi retirer mes chaussures ce qui n’est pas une mince affaire car j’ai prévu des chaussures de marche montantes difficile à retirer et à remettre avec une longueur de laçage impressionnante.

 

Nous arrivons dans la salle d’embarquement. Nous embarquons dans des bus qui nous amènent à l’avion. En sortant du bus, je prends une photo de l’avion avec mon petit appareil et me fait sermonner par un employé de piste. C’est interdit. Désolée, comment pouvais-je le savoir. C’est inscrit nulle part.  

 

Nous sommes à la rangée 7 dans l’avions. Pas de chance c’est la seule qui n’a pas de hublot. L’avion part à l’heure. Le Commandant de bord est bavard mais il parle très vite en tchèque et en anglais et avec un fort accent si bien que nous ne comprenons pas grand-chose ce qui est angoissant quand il se met à parler en plein vol et qu’on ne voit rien de ce qui se passe à l’extérieur. Je saisis tout de même quelques mots au passage et comprends que nous survolons le Luxembourg puis Francfort et qu’il y a de la neige à Prague.

 

On nous sert une collation : un sandwich tout mou avec du jambon et une sorte de pâte flasque qui ressemble à du fromage. Nous n’avons pas faim mais l’avalons avec un verre de coca pour passer le temps et surtout calmer notre angoisse.

 

Après une heure et demie de vol nous atterrissons en douceur à Prague. Je m’aperçois que je me suis fait voler mon petit appareil photo dans la poche de mon manteau dans le coffre à bagage de l’avion. C’est de ma faute je n’avais pas à l’y laisser mais je l'ai fait parce que je n'avais pas de hublot !!!

 

 

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Nous n’avons pas à prendre de bus, l’aéroport est équipé de passerelles couvertes. Nous récupérons rapidement nos bagages et sortons de l’aéroport pour attraper un taxi. Il y a une couche de neige impressionnante sur les trottoirs et la chaussée.

 

Nous montons dans le taxi jaune de la compagnie AAA, le chauffeur parle l’anglais mais ne prononcera pas un mot de tout le parcours : pas de chance nous sommes tombés sur un timide et comme nous le sommes aussi.

 

Après des zones industrielles enneigées, la banlieue praguoise apparaît. Ce sont de longues avenues coupées en 2 par le tramway…. Il fait nuit. Quelques rares passants pressés rentrent chez eux.

 

Une impression de tristesse se dégage de ce paysage. La circulation est intense. C’est l’heure de la sortie des bureaux. Nous rentrons dans les faubourgs de Prague et passons sur la Vltava, le fleuve qui traverse Prague. De l’autre côté du pont, les immeubles sont plus cossus.

 

Nous nous arrêtons devant l’hôtel Best Western Pav. En descendant de la voiture, je m’enfonce dans la neige jusqu’aux chevilles et nous apprécions d’avoir fait le choix de chaussures de marche de montagne qui montent haut sur la cheville.

 

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L’accueil de la réceptionniste en anglais est poli mais sans plus. Les tchèques dans leur grande majorité sont ainsi : courtois mais froids.

 

 

Nous montons dans notre chambre qui est très spacieuse et confortable et qui dispose même d’un petit balcon mais avec la neige, le froid ( - 8), nous n’en profiterons pas.

 

Nous nous reposons en regardant la télévision et l’unique chaîne en Français : France 24 qui pendant tout le week-end va nous répéter les mêmes informations en boucle. Nous verrons certaines interviews au moins 10 fois. Nous regrettons TV5 Monde qui est vraiment très précieuse lorsque l'on veut avoir des nouvelles à l'étranger.

 

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Nous décidons d’aller dîner. Les trottoirs sont recouverts d’une épaisse couche de neige, il fait nuit. Nous découvrirons Prague demain. Il y a beaucoup de restaurants à proximité de l’hôtel. Nous décidons de goûter à la cuisine tchèque. Nous rentrons dans un restaurant sans prétention. L’accueil est sympathique. Il fait également bar, la télévision est allumée en permanence et les gens fument ce qui nous gêne beaucoup. Nous n’avons pu l’habitude en France et nous ne somme pas (plus en ce qui me concerne) fumeurs.

 

Nous choisissons le bœuf goulasch. La serveuse nous amène peu de temps après des assiettes copieusement servies. La viande est bonne bien cuite, la sauce délicieuse mais les oignons sont crus et 4 tranches rondes de pain de mie baignent dans la sauce. Ce n’est pas mauvais mais cela tient au corps et, outre les oignons, il n’y a pas de légumes. On comprendra le lendemain qu’en République Tchèque il faut demander les légumes en plus du plat.

 

Nous goûtons aussi à une très bonne bière tchèque. Nous sortons du restaurant et rentrons à l’hôtel où nous dormons très bien.

 

A suivre... mais pour vous faire patienter voir mes premières photos sur mon autre blog .. 

 

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Carnets de voyage

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