Publié le 12 Mai 2019

Photo Martine Martin

Photo Martine Martin

Te voici arrivé désiré printemps

Qui de soleil illumine le ponant

Saison des fleurs aux parfums délicats

Joie des arcs en ciels sur la mer et l’estuaire

Monts et vallées baignés de douce lumière

Je veux t’attacher, te serrer dans mes bras

Soit sympa cher Printemps ne nous laisse pas

 

Martine (Septembre 2017) pour l'Atelier 95 de Ghislaine sur le thème du printemps (les mots imposés sont en gras

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

Repost0

Publié le 9 Mai 2019

Ouvrir bien en grand la fenêtre du présent
Refermer le portillon de l’ancien temps
S'assoir sur tous les principes inconséquents
Caresser son cœur avec le doux instant
Mordre la si jolie vie à pleines dents
Lire pour s'évader, s'enchanter en rêvant  

Renverser,  bousculer ses habitudes
Ouvrir son esprit à la béatitude
Courir vers demain en se grisant du vent
Traverser l’adversité avec élan
Jeter tout ce qui vous gangrène et vous nuit
Mourir sans peur, triste  de quitter la vie

 

Martine / Pour les jeudis en poésie du  Défi 220 des croqueurs de mots animé par Jazzy   qui nous demandait d'écrire un poème qu'on aime en volant les verbes dans un poème qu'on aime et les utilisant dans notre propre propre poème sans en changer l'ordre.

Pour écrire mon poème que vous venez de lire (ma recette personnelle du bonheur) j'ai choisi de voler les verbes (en gras) qui finissent les vers du poème de Prévert "la porte que quelqu'un a ouverte" ci-dessous et de les utiliser pour commençer chacun des vers de mon poème

Photo Pixabay

Photo Pixabay

La porte que quelqu’un a ouverte
La porte que quelqu’un a refermée
La chaise où quelqu’un s’est assis
Le chat que quelqu’un a caressé
Le fruit que quelqu’un a mordu
La lettre que quelqu’un a lue
La chaise que quelqu’un a renversée
La porte que quelqu’un a ouverte
La route où quelqu’un court encore
Le bois que quelqu’un traverse
La rivière où quelqu’un se jette
L’hôpital où quelqu’un est mort

Jacques 
Prévert

Je pense réellement que ce Défi 220 des croqueurs de mots est le plus difficile que j'ai connu mais certainement pour moi le plus ludique car j'ai pris réellement beaucoup de plaisir à écrire pour Jazzy 

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

Repost0

Publié le 7 Mai 2019

Amitié virtuelle

Je n’ai jamais trop cru à la vraie amitié sur la blogosphère et pourtant je me suis fait quelques vraies amies mais le plus souvent après les avoir rencontrées. Je ne les citerai pas ici de peur d’en froisser certaines si par malheur je les oubliais car J’en ai rencontrées beaucoup depuis maintenant 12 ans et j’éprouve une vraie amitié pour beaucoup d’entre elles.

Je préfère rendre hommage  deux d’entre elles qui ne sont plus puisque fauchées toutes deux par ce qu’on nomme "une longue maladie" pour ne pas dire cancer ce mot qui fait si peur !

  • Armide dont les chroniques drôles, vivantes et sensibles de sa vie à Paris avec son bouledogue PISTOL m’enchantaient chaque matin. Elle est venue sur mon blog grâce à une de mes amies poète dont j'avais parlé. C’était une magicienne de l’écriture, intuitive, curieuse avec une grande élégance de cœur et d’esprit : Une bien belle personne. Nous nous sommes rencontrées plusieurs fois à Paris et à Cergy. Une profonde amitié est née. Pistol est mort en 2013. Armide nous a quittés en juin 2014. Je pense souvent à elle lors de mes promenades Cergyssoises. J'ai la curieuse impression qu'elle est présente à mes côtés lors de mes promenades aux étangs qu’elle avait beaucoup aimés tant j’en trouve là partout le souvenir.

 

  • Marithé tant attachée à ma terre d’adoption le Val d’Oise qui l’avait vu naître et qu’elle avait quitté pour le littoral de la Loire Atlantique. C’est ce qui l’a fait venir sur mon blog Cergyrama. Je suis allée voir le sien en retour. Chaque matin elle me faisait beaucoup rire avec les photos, les dessins légendés qu’elle publiait. Derrière cet humour particulier, Marithé cachait une grande sensibilité, générosité, gentillesse. Elle aimait que les autres soient heureux et elle les faisait rire. Je me souviendrai toujours de la journée que nous avons passée ensemble avec nos époux respectifs sur l’île de Noirmoutier. Je garde précieusement dans ma cuisine le pot à sel qu’elle m’avait si gentiment offert. Ce geste témoignage d’amitié m’avait beaucoup émue. Une amitié est née de cette belle rencontre. Nous continuions à échanger par mail. Elle s’est éteinte en juin 2016. Je ne peux pas revenir à Noirmoutier dans les lieux où nous sommes allées ensemble sans avoir le cœur serré et retenir mes pleurs.

Je reste attachée à certains amis de blog que je n’ai jamais rencontrés car échanger des commentaires pendant plusieurs années cela tisse des liens même si souvent ces quelques mots laissés sont bien souvent des politesses sans réel intérêt si ce n’est celui de dire qu’on est passé, qu’on est là toujours fidèles.

Parmi ces amis il y en a que j’ai depuis longtemps envie de rencontrer mais je n’ose pas le leur dire par timidité certes mais souvent aussi parce que je ne sens pas, peut-être à tort, la même envie de l’autre côté et que j’ai peur d’être une nouvelle fois jetée comme l’a fait ma mère depuis ma naissance pour des raisons que j’ai comprises bien trop tard.

J'ai aussi de  nouvelles amies de blog auxquelles je rends visite à chaque fois qu’elles publient un nouveau billet sauf le samedi et le dimanche qui sont des jours de repos sans PC. J’aime leurs blogs, je devine leur personnalité à travers leurs écrits et je suis certaines que la plupart d’entre-elles sont de belles personnes. J’aurais parfois envie d’en rencontrer quelques-unes notamment celles qui écrivent avec lesquelles je me sens en parfaite harmonie de pensée. C’est plus difficile pour moi de trouver cette osmose avec des blogueurs photographes que je n’ai jamais rencontrés et qui n’accompagnent pas leurs photos de texte. De nature méfiante, j’estime que je ne les connais pas assez pour envisager une rencontre, que nous pourrions être mutuellement déçues alors je me contente de ces échanges virtuels et c’est vraiment dommage.

Avant mon cancer, je pensais qu’il n’y avait pas de réelle amitié quand on n’avait pas dépassé le virtuel. J’ai changé d’avis depuis. Quelques-uns de mes vrais amis dans la vie pendant cette période m’ont laissé un peu tomber comme si j’étais contagieuse. Je pense qu’ils étaient gênés, ils ne savaient plus quoi me dire. J’en ai été profondément meurtrie. Certains sont revenus dès qu’ils ont su que j’étais en rémission. Peut-être que j’aurais eu la même réaction, la même peur à leur place alors je ne leur en veux pas.

Quelle ne fut pas ma surprise de voir que c’est une amie de blog que je n’ai jamais rencontrée dont je visite le blog depuis peu de temps qui m’a le plus soutenue. Elle m’a écrit régulièrement des mails me demandant de mes nouvelles, me racontant aussi son quotidien car elle a compris qu’il ne fallait pas me parler de ma maladie mais me distraire avec d’autres jolies choses de la vie et d’être là tout simplement. Elle m’a même adressé une carte postale qui m’a énormément touchée et que je garde précieusement dans le tiroir de ma table de nuit et un petit cadeau pour Noël : un petit pantin de bois à suspendre dans le sapin. Je ne vous dirai pas son nom. En me lisant elle se reconnaîtra. J’aimerais tant la rencontrer mais nous habitons loin l’une de l’autre à l’opposé du pays.

Je voulais la remercier particulièrement. Sa bienveillance et son amitié m’ont été précieuses et ont participé à ma guérison. Je suis reconnaissante aussi à tous ceux que je n’ai jamais rencontrés mais qui, à travers les commentaires du blog ou même par mail, m’ont demandé de mes nouvelles. Ce n’est pas grand-chose, un tout petit rien qui est vraiment beaucoup pour celui qui reçoit ce témoignage de sympathie. J’en suis d’autant plus touchée que je suis une taiseuse. Je n’aime pas afficher avec bruit et sans pudeur mon amour, mon amitié et qui n’ose pas ouvrir ma porte et donner la clef de mon cœur. Cela peut paraître paradoxal, je peux plus facilement exprimer maladroitement sous stress mon désaccord ou mon inimitié et comme on dit dans le langage populaire « jeter le bébé avec l’eau du bain ».

Martine / Rediffusion d’un texte de 2016 légèrement modifié pour l’Atelier N° 94  de Ghislaine ayant pour thème l’amitié (les mots imprimés sont en gras dans mon texte).

Excuse moi Ghislaine je n’ai pas eu le temps d’écrire un texte inédit. Je me suis occupée de mes petites filles pendant une semaine et je prépare maintenant mon déménagement ce qui explique aussi mon absence sur les blogs amis que je visite mais en laissant peu de commentaires. 

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

Repost0

Publié le 6 Mai 2019

Pour le Défi 220 des croqueurs de mots il nous est demandé de composer un poème original à partir de vers empruntés à divers auteurs . Défi très difficile et qui demande du temps ! Merci Jazzy .

Les textes en bleu sont les textes empruntés, J'ai écrit le reste en noir pour lier le tout et vous servir ce centon à ma sauce. 

PARIS OH QUE C'EST BEAU 

 

Il est cinq heures paris s’éveille

Il est cinq heures je n’ai pas sommeil (1)

 

Z'avez pas vu Mirza

0h la la la la la

Où est donc passé ce chien

Je le cherche partout (2)

 

C’est un cabot fort laid

Un cabot pas comme les autres

Je le cherche rue de bagnolet

Une rue pas comme les autres

 

Le soleil de la rue de Bagnolet

N’est pas un soleil  comme les autres

Il se baigne dans le ruisseau

Il se coiffe avec un seau (3)

 

Il n’est pas rue de Bagnolet

Je le cherche aux champs Elysées

Où il y a tout ce que vous désirez

 

Aux champs-Elysées, 

aux Champs-Elysées 

Au soleil, sous la pluie,

à midi ou à minuit 

Il y a tout ce que vous voulez aux Champs-Elysées (4)

 

Il y a tout ce que vous désirez

Mais il n’y a pas Mirza

A Notre Dame je vais la chercher

 

Au Pied des tours de Notre dame,

La Seine coule entre les quais

Ah le gai muguet coquet ;

Qui n’a pas son petit bouquet (5)

 

Notre dame n’est plus qu’une carcasse

Je n’ai pas trouvé mon cabot

Je suis une grande feignasse

Je vais prendre le métro jusqu’au trocadéro

 

Hop métro au galop

Je vais au trocadéro (6)

 

Il a raison le vieux, car voyez donc

Comme est joli toujours le paysage :

Paris au loin, triste et gai, fol et sage,

Et le Trocadéro, ce cas, au fond  (7)

 

Point de Mirza au trocadéro

A moins que je sois Miro

 

Hep taxi

par ici,

Je veux aller à Passy (8)

 

elle n’est pas ici

à Passy

Avez-vous Mirza

Peut-être est-elle là-bas

 

Où est donc passé ce chien?

Il va me rendre fou (9)

 

Je le cherche Sur le Pont Mirabeau

Peut-être y fait-il le beau ?

 

Passent les jours et passent les semaines

Ni temps passé ni les amours reviennent

Sous le pont Mirabeau coule la Seine (10)

 

Pont Mirabeau. / Photo Martine Martin

Pont Mirabeau. / Photo Martine Martin

Il faut que j’en convienne

J’ai perdu Mirza

Je vais prévenir la SPA

Pourvu qu’il me revienne

Je n’ai pas de chance

 

La seine a de la chance

Elle se la coule douce

Le jour comme la nuit (11)

 

J’appelle la SPA

Dans la Rue Mirha

A la goutte d’Or

On a retrouvé Mirza

Mirza dans la rue Mirha

Mon beau labrador

Complètement Miro

J’aurais du le deviner

Mais je me suis promenée

Paris Oh que c’est beau

 

Rien n’a l’éclat de Paris dans la poudre

Rien n’est si pur que son front d’insurgé

Rien n’est si fort ni le feu ni la foudre

Que mon Paris défiant les dangers

Rien n’est si beau que ce Paris que j’ai (12)

 

  1. Jacques LANZMANN
  2. Nino Ferrer
  3. Robert Desnos
  4. Joe Dassin
  5. Francis Carco
  6. Corinne Albot
  7. Verlaine
  8. Corinne Albot
  9. Nino Ferrer
  10. Guillaume Apollinaire
  11. Jacques Prévert
  12. Louis Aragon

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes, #Citations

Repost0

Publié le 2 Mai 2019

Cliquez sur le calligramme pour mieux le lire

Cliquez sur le calligramme pour mieux le lire

Martine Martin / Mai 2019 pour le   Défi 220 des croqueurs de mots animé par  Jazzy

Excusez moi ce n'est pas très net, c'est mon premier calligramme et j'écris très mal. En plus j'ai mes petites filles cette semaine. J'ai pris un des poèmes que j'avais déjà écrit, l'ai pas mal modifié. Je ne savais pas trop comment m'y prendre pour faire un calligramme et c'est ma petite Léonore 9 ans (Je l'initie à écrire de la poésie), quand j'ai voulu lui expliquer ce que j'essayais de faire tant bien que mal, qui m'a dit qu'elle en avait déja fait un il y a longtemps à l'école avec un dessins poisson et elle m'a expliqué comment m'y prendre !!! Je voulais te dire Jazzy que c'était très difficile et long ce que tu nous demandais mais maintenant je n'ose plus !!!

Voir les commentaires

Rédigé par Martine.

Publié dans #poèmes, calligramme

Repost0