Publié le 29 Mars 2012

 

3055479727_7b6ce89d2d.jpg

 

 

Nées dans une ville franc-comtoise,

Elles sont trois soeurs inséparables,

Presque jumelles, presque siamoises

tant elles paraissent indissociables.

 

Elles sont jolies et longilignes.

Leur regard pointu jamais ne cligne.

 

La plus petite est toujours heureuse

Paresseuse, c'est une sprinteuse.


La plus grande est la plus minutieuse

tenace c'est une pointilleuse.


La dernière est la plus travailleuse

Marcheuse, c'est une courageuse.

 

Sur leur chemin de vie elles évoluent

sans geindre et sans jamais se plaindre.

Souvent, elle se croisent, se saluent

Sans effusion, sans jamais s'étreindre.

 

Qui sont elles ces demoiselles ?

Que nous maudissons la plupart du temps.

Elles paressent : c'est l'ennui mortel.

Elles avancent trop vite : c'est frustrant

 

Sans s'interrompre, obsessionnelles

Elle tournent, tournent sur le cadran

Le temps d'une vie non éternelle

Les trois  aiguilles qui ponctuent le Temps.

 

Églantine / Mars 2012

Voir les commentaires

Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

Repost0

Publié le 12 Mars 2012

 

Je monte dans la ravine

Le vent léger d’été soudain choit

Les oiseaux se taisent dans le bois

Je m’arrête sur la colline

 

En bas la ville, le vacarme

Dans mon petit coin de paradis

tu m’envahis petit à petit

D’émotion coulent quelques larmes

 

Je t’écoute voluptueusement

tu me caresses et tu me souris

Je me détends et je suis ravie

Instant de pur émerveillement

 

Ta musique sur moi s’exerce

Elle m’emporte dans des pays lointains

Sur les bords de l’océan indien

Où  les flots turquoises me bercent

 

Dans l’île déserte où tu règnes

Sur la nature en souverain

Je ne t’entends plus soudain

Dans le lagon ou je me baigne

 

Ne pouvant plus de toi m’imprégner

Dans ce pays imaginaire

Perdue entre firmament et mer

Ma colline je viens retrouver

 

Tu es toujours là, quelle chance

Discret tu tournoies autour de moi

Et je chante et je danse avec toi

J'écris et crie ton nom "silence"

 

 

Églantine / Mars 2012

 

4765161879_487656ed2e.jpg

photo flickr mise à disposition par OB

 

 

NB : Je dédie ce poème à tous ceux pour qui le silence est la plus belle des musiques

Voir les commentaires

Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

Repost0

Publié le 8 Mars 2012

« Femme varie » le dicton proclame

En ce 8 mars journée de la femme

Je voulais vous parler de mon amie

Françoise la niçoise Alpicoise 

Dont les qualités me laissent pantoise


Parfois doux zéphyr, parfois tsunami

Souvent joyeuse, parfois grincheuse

Les pieds sur terre, souvent rêveuse

Toujours profonde et intelligente

Très exigeante, indépendante

N’ayant pas chaussure à son pied trouvée

Célibataire elle préfère rester

Au doigt, à l’œil elle ne peut obéir

De ses dix doigts, elle sait tout accomplir

Dans la peau elle a déco et feng-shui

Bien que jamais elle ne les ait appris

Sa cuisine est une apothéose

Elle aime les belles et bonnes choses

C’est une épicurienne esthète

Entière elle adore ou elle déteste

Jamais elle ne masque ses sentiments

Qu’elle exprime parfois bien durement

Elle est joueuse et n’aime pas perdre

Mais au jeu elle peut un jour se perdre

Donner  sans compter la rend heureuse

Tant elle est altruiste et généreuse


Je l’adore autant que je l’admire

Mon amitié j’ai voulu lui dire

et un tournesol je veux lui offrir

En souvenir de celui qui s'est fané

et sous lequel notre amitié est née



 

878553732_3e5e921561.jpg

 

Voir les commentaires

Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

Repost0

Publié le 3 Mars 2012

 

Mes amis Votons pour la vache riante

Marguerite sera notre présidente

la crise de rire elle nous imposera

Pour que nous meuglions avec elle AAA

 

 

 

salonA

 

Mes deux petites filles sur un stand au salon de l'agriculture à Paris.

Deux fidèles supportrices de la vache riante

 

Voir les commentaires

Rédigé par eglantine

Publié dans #Ecrits divers

Repost0

Publié le 29 Février 2012

 6893492775_08ed56e5bc.jpg

 

 

 

Tous les quatre ans à ne pas oublier

Une anomalie sur le calendrier

Février ne veut plus nous quitter

L’hiver qu’il aime il veut prolonger

Comme si le printemps il voulait chasser

Février son point final a gommé

Des points de suspension l’ont remplacé

Pas de trente encore moins de trente et un

Simone nous avons deux points communs

Nous sommes nées en Février

Peut être pas de la même année

Premier décan du signe du poisson

Nous abusons des points de suspension

De dire aucun besoin nous n’avons

Sans nous exprimer nous nous comprenons

Suspendre le temps, ne pas le figer

L’inachevé nous permet de rêver

le 29 février : un jour bonus

Je ne te dédierai pas un opus

Mais pour toi j’écris ce court poème

En ce jour singulier et suprême

Où tu fêtes ton anniversaire

Simone tous mes souhaits sincères

Tu es restée jeune, pas étonnant

Tu ne prends un an que tous les quatre ans

 

Eglantine : 29 février 2012

 

N.B. : En lisant l'article de Simone ce matin à l'aube, j'ai cru que c'était son anniversaire et je me suis empressée de lui écrire un poème mais ce n'était de son anniversaire dont Simone parlait mais celui d'une dame qui a cent ans aujourd'hui en ce 29 février 2012. Toutes mes excuses Simone, j'aurais dû faire attention au "happy birthday to you" ce n'était pas "to me".  Je souhaite à cette dame un excellent anniversaire. On ne jette pas un poème, je le laisse donc ici.

 

Voir les commentaires

Rédigé par eglantine

Publié dans #Portraits de mes amis du blog

Repost0

Publié le 17 Février 2012

 

5604656426_9aef82112f.jpg

Photo flick'r (bibliothèque d'image d'OB)

 

 

J’ai souvent cru trouver ma place
Une toute petite place
pas tout à fait ma juste place
je le reconnais mais je rentrais
Malléable sûr je deviendrais
Et la juste forme je prendrais
Illusion, supercherie
Ma place jamais je ne me fis
Dans l’immense puzzle de la vie

Voir les commentaires

Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

Repost0

Publié le 11 Février 2012

 

 

4629564234_3ff0e38aa9.jpg

 

 

 

 

Du plaisir, j’ai envie de prendre le temps

Je te regarde, comme tu es élégant

Etincelant, sensuel et attirant.

J’hume ton musqué et capiteux parfum

J’ai envie que tu m’envahisses soudain

De ma bouche je te montre le chemin ;

Doucement la langue tu me caresses;

Le plaisir s’écoule, quelle allégresse !

Tu mets tous mes sens en état d’ivresse.

J’essaye de me contrôler mais en vain

Ma tête tourne, tourne. Tu es divin.

J’aime savourer un verre de grand vin

 

Eglantine / Février 2012

Voir les commentaires

Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

Repost0

Publié le 6 Février 2012

J’avais à peine trois mois quand j’ai été adoptée par un couple Alphonse et Rose Bégum. C’est Alphonse qui a eu le coup de foudre quand il m’a vu. Peut être a-t-il été attiré par ma blancheur.  J’étais aussi blanche qu’il était noir. Il m’a pris, regardé sous toutes les coutures  caressée puis  m’a reposé délicatement, il a fait de même avec mes compagnes d’infortune puis est revenue vers moi, m’a pris une nouvelle fois. Son épouse à côté piaffait d’impatience devant ses hésitations, elle était si sûre d’elle si hautaine, Une "belle gueule" un peu "bégueule" la Bégum : « Elles se ressemblent toutes alors prends celle-ci et finissons en lui a-t-elle dit ». Je savais qu’elle se désintéresserait de moi et qu’ainsi elle me laisserait tranquille sans me faire subir de sévices. Il semblait être habité par le doute et cela me plaisait.

 

  1921451854_1f55a42845.jpg

 

 

Je pourrais ainsi vivre à ses côtés, l’observer, Je voulais le meilleur pour lui, l’aider à se débarrasser des ses mauvaises pensées ou idées. Il divaguait à longueur de journée. Il notait tout ce qui lui venait  à l’esprit dans des carnets à spirales et se réveillait même la nuit pour y noter quelques idées subites afin de les fixer avant qu’elles ne s’échappent ; Je compris qu’il était écrivain. Il passait des heures entières à écrire un nouveau livre autobiographique «Le jardin des doutes »  J’espérais secrètement qu’il y parlerait de moi. Parfois il me prenait, me tenait fermement par la main et me promenait dans les allées rectilignes de son jardin, ensemble nous cheminions rapidement dans un sens, puis revenions sur nos pas. C’était sa façon à lui de faire le vide dans son esprit, d’y voir plus clair pour magnifier son inspiration et pourvoir aussitôt se remettre  à écrire. J’avais usé combien du caoutchouc de mes semelles dans ces virées.  Je finis par me lasser de ces promenades rapides et très fréquentes où je n’avais même pas le temps de voir autour de moi mais n’était-ce pas ma destinée d’obéir à mon père d’adoption, de le suivre la où il me mènerait sans dire mot et me rebeller. Ma peau n’était plus aussi blanche, elle était devenue un peu grise, j’avais aussi mauvaise mine que celle du crayon de mon père Alphonse qui courait sur le papier infatigable mais qui  se rapetissait après chaque blessure de la lame du taille crayon.  Je m’étais tassée, j’étais devenue informe. Lui aussi s’était tassé, était devenu dépressif, alcoolique. Alphonse s’enfonce petit à petit depuis le suicide de Rose son épouse.

Un jour il  arriva avec un gros paquet en carton et en sortit un ordinateur portable aussi noir que lui. Soudain son écran s’alluma. Ses doigts effleurèrent les touches du clavier d’abord lentement, puis ils prirent de l’assurance. Il n’écrivait plus à la main mais ce qu’il écrivait défilait sur l’écran. Souvent il prenait la souris la déplaçait délicatement. Le texte qu’il venait d’écrire se noircissait et disparaissait. Je rêvais de me transformer en souris pour être au chaud au creux de sa main. Dans l’espace resté vierge de nouveaux mots apparaissaient sur son écran. Peu de temps  après  l’acquisition de son ordinateur, je le vis prendre son crayon qui était devenu tout petit et  le jeter au loin en visant la corbeille à papier que la femme de ménage n’avait pas remis à sa place.  Il n’eut aucun regard pour lui,  aucun regret, aucune reconnaissance pour le travail fourni.  Il était trop vieux,  trop usé « has been » out le crayon. Il en est des crayons comme des travailleurs dans les entreprises. Je savais que j’allais subir le même sort.. Après cette pensée je me dis que comme sa Rose,  j’avais vécu ce que vivent les gommes l’espace d’un matin. Il se tourna ensuite vers moi, m’attrapa et me lança en direction de la corbeille. J’aurais rejoins mon ami crayon si Boule le chat ne m’avait pas saisi au vol dans sa gueule et ramené à mon père son maître croyant à un jeu. Il me déposa dans le creux de sa main et mon père me relança avec beaucoup plus de force à l’autre bout de la pièce mais Boule n’arriva pas à m’attraper et ne voulant pas devenir la gomme de Boule, je disparus par la fenêtre ouverte en laissant à Boule la souris du PC.  Après avoir passé ma vie à effacer, je me suis effacée moi même.

Que suis-je devenue  réellement?  Répondez à ceux qui vous le demanderont « Mystère et boule de gomme » pour  ne pas gommer la part de rêve dans ce monde impitoyable ou tout finit par s’effacer.

 

 

J'ai écrit ce texte pour répondre au défi N° 74 des croqueurs de mots lancé par Enriqueta

Voir les commentaires

Rédigé par eglantine

Publié dans #Nouvelles

Repost0

Publié le 19 Janvier 2012

Aujourd'hui je publie pour vous chers amis ce poème de Brigitte Lecuyer qu'elle m'a offert en cadeau de Noël en remerciement d'un prêt que je lui avais fait : le prêt de ma maison sans escaliers pour y accéder afin  qu'elle puisse passer Noël en famille avec ses enfants et son petit fils pendant que nous étions aux Sables d'Olonne en famille aussi. J'ai été très touchée par ce poème gage d'amitié.

 

Brigitte va mieux. Elle marche maintenant un peu avec des béquilles et même avec une canne et devrait rentrer prochainement chez elle.

 

Ce matin de noël….en cadeau !

 

En regardant par ta fenêtre,  j’ai vu

Un rouge-gorge sur une branche

Juste au dessus de l’appentis moussu

En regardant par ta fenêtre, j’ai vu 

Le ciel se parer de voiles bleu,  et puis

très vite agrippées dans le décor

de longues écharpes de tulle gris

En regardant par ta fenêtre, j’ai su

que la destinée pouvait être ainsi

bleue un jour et l’instant suivant

d’un sinistre décourageant

je n’ai plus voulu voir ceci.

En regardant par ta fenêtre

J’ai apprécié le silence

Juste avant la douce affluence

Et je me suis dit

que je pouvais bien être auteure

mais pas forcément à la hauteur

de ta confiance, de…

alors je me suis mise à démêler les mots

à séparer les vrais, des faux

je voulais au moins te faire ce cadeau

que mes mots soient simples et clairs

uniques et sincères

qu’ils disent mieux que ma bouche

ce que je pensais de telle situation.

En regardant par une autre fenêtre

derrière tes voiles d’organdi

J’ai vu surtout, l’amitié sans contrepartie

la pudeur, des gestes simples et bons, 

Et des sanglots derrière ta voix parfois,

au souvenir de moments amers…

En regardant par ta fenêtre, j’ai vu

j’ai vu le matin devenir banal et doux

et j’ai souri…

en pensant au Champagne que j’allais boire

à l’assemblée réunie, à l’enfant blond

aux cadeaux qu’il allait bientôt ouvrir…

 

 

Le nez dans mon verre,

les coudes sur ta scintillante nappe verte,

c’est à ta table, là devant ta fenêtre que j’ai su

qu’au seuil de l’été, un souffle nouveau

viendrait encore illuminer d’or, ma vie.

 

Brigitte Lecuyer

 

 

Merci Brigitte pour ce très beau cadeau. Je m'excuse de n'avoir pas compris après deux lectures les deux dernier vers que ton mail a éclairés..... Je te souhaite tout le bonheur possible et un prompt rétablissement complet. Au plaisir de te voir très prochainement.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par eglantine

Publié dans #poèmes de mes amis

Repost0

Publié le 13 Janvier 2012

Je suis heureuse de publierle poème "oui je veux vivre" pour répondre à une  consigne d'écriture d'ENRIQUETA

 

2125659256_e22005ea66.jpg

 

 

 

Oui je veux vivre

Non pas survivre

Non pas revivre

Simplement vivre

Oui Vive d’amour

Vivre d’eau fraiche

Une vie sans brèche

Vivre au jour le jour

Les bonheurs du jour

Pas en contre-jour

Pas en demi-jour

Oui vivre en plein jour

 

 

Vivre pour donner

donner la vie

Vivre pour aimer

aimer la vie

Vivre pour chanter

Chanter la vie

Vivre pour choisir

Choisir ma vie

Vivre pour changer

Changer ma vie

Vivre pour risquer

Risquer ma vie

Vivre pour vivre

 

 

Eglantine Janvier 2012

 

Voir les commentaires

Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

Repost0