Publié le 4 Novembre 2012

Voila le poème que je t'avais promis Françoise en cadeau d'anniversaire avec 4 jours de retard pour me faire pardonner d'avoir oublié la date,

 

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Francoise

 

C’était à Saint-Quentin, amie te souviens tu ?

En patrie tournesol, dans un morne bureau

Nos regards se croisent, très vite s’évaluent

Dans un grand silence, se détournent aussitôt

 

Dans ton regard  profond,  de me perdre j’eus peur

Ne plus te regarder,  plonger dans mes dossiers

Tu me rappelles  trop,  un souvenir d’ailleurs

Une amitié perdue que je veux oublier

 

Fausse indifférence,  qui soudain t’attire

Avec moi à Cergy, tu viendras  travailler

Peut-être le meilleur,  Peut être le pire

Ce regard te prouve qu’il te faut essayer

 

Comme tu as eu raison, malgré moi d’insister

Toi moi étions liées, avant de nous chérir

Même idée de la vie, même vue du métier

En parfaite harmonie, sur même navire

 

La tempête arriva, nous fîmes ensemble front

Notre amitié s’accrut, aux premiers soubresauts

Chaque soir ensemble,  Monde nous refaisions

Le bateau chavire, tu le quittes aussitôt

 

Au cœur de ce chaos, je veux rester à bord

Jamais je n’abandonne, ce en quoi j’ai la foi

Nouveau capitaine, lui fait crédit à tort

J’aurais dû t’écouter, et fuir ce maudit roi

 

Il me fait confiance,  j’en suis subjuguée

Éprise je tombe, dans les bras d’un quidam

Pour cet amour soudain, je faillis tout quitter

Que de chamboulements, dans ses bras me pâme

 

Je voudrais ton soutien, tu ne me l’offres plus

N’étant pas sure de moi, tu me fais un affront

De ton acquiescement,  je n’en veux surtout plus

Échange d’injures, Notre amitié voit le fond

 

Moment de silence, mais pourtant pas d’oubli

Souvent je pense à toi, notre grande amitié

Y renoncer toujours, oh non je ne le puis

Certaine j’en étais,  que j'allais pardonner

 

Ce n’est plus comme avant, mais c’est mieux encore

Chacune avons mûri, beaucoup moins  fougueuses

Notre amitié passion qui devenant trésor

Au fil des jours passant, nous rend plus heureuses

 

Je suis restée ici, rêvant d’un autre nid

Tu es partie au sud : quête de lumière

Quand chez toi tu reviens, pour revoir tes amis

Court instants ensemble, qui ma vie éclairent

 

Martienne je me crois,  dans la lune je suis

En vraie  apesanteur,  je vis d’ordinaire

Amie excuse-moi,  si hélas j’ai omis

De te souhaiter, bon anniversaire

 

Accepte ces bisous, venus des bords d’Oise

Ils sont mouillés de pluie, mais si pleins de chaleur

Ton prénom te vas bien,  ma chère Françoise

J’aime la France et l’Oise, de tout mon coeur


 

Martine (je ne signe pas de mon pseudo aujourd'hui car la fleur se veut sans épine) Novembre 2012

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Rédigé par eglantine

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Publié le 2 Novembre 2012

Il y avait longtemps chers amis que je n'avais pas eu envie de jouer avec les mots et cela m'est venu soudainement un soir après une journée de travail très chargée, je suis partie avec des rimes en "ève" car j'aime cette sonorité et ce n'est pas la première fois que je joue avec sans savoir où j'allais arriver et d'où je partais d'ailleurs et puis c'est parti tout seul : excusez ces divagations qui n'ont ni queue, ni tête mais n'est ce pas cela la créativité ?  Je dédicace ce poème à  mon patron qui me dit très souvent que je manque totalement de créativité mais je crois que nous n'avons pas la même signification du mot créativité qui pour lui rime avec rentabilité et jamais avec qualité

 

 

EVE

 

Son rêve est une brève trêve

Une sève en son corps s'éleve

Elle la relève, la souvève

Du coeur d'Eve enlève le glaive

Après avoir planté sa fève

feve de joie qui parachève

Fait la grève puis soudain crève.

 

 

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ADAM

 

En Période Ramadan

Adam à l’air persuadant

Dans la plaine gambadant

A cheval cavalcadant  

Avec  galop saccadant

Du joug d’Eve s’evadant


 

Eglantine / Novembre 2012

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Rédigé par eglantine

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Publié le 26 Octobre 2012

Pour répondre au défi de la dernière quinzaine d'octobre de Miletune sur un tableau d'Edward Hopper

 

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Extrait du journal de bord de Yves Le Goff / dernier gardien du phare  de fin de terre


Mon père était marin pêcheur. Par une nuit de tempête dans le rail d’Ouessant, il a sombré en mer avec son bateau. Jamais on ne l’a retrouvé. Aujourd’hui  encore chaque nuit de veille, il est la présent en moi, en dessous de moi dans ses flots que je domine et qui ne m’engloutiront pas comme lui. Il me parle, il est fier de ce que je fais aujourd’hui. Il comprend que je n’ai jamais pu être pêcheur comme lui-même  même si j’en rêvais quand j’étais petit. Je sais qu’il aurait aimé que je le sois.


Mais comme lui je vis au cœur de l’océan de longues journées et de longues nuits bien à l’abri en haut de ma tour de pierres et de verre, fouettée par les vents et sur laquelle se brisent les flots déchaînés.


Que la lumière fût, que la lumière ne s’éteigne jamais, c’est ma raison de vivre. Je suis gardien de lumière : éclairer la nuit des marins, leur redonner l’espoir au cœur de la nuit, les guider.  Je me sens à la fois puissant de donner la lumière de vie mais impuissant de vivre en ermite et de me complaire de cette vie monotone bien protégé des furies de l’océan. Je ne suis pas fier de moi mais pourtant j’aime cette vie solitaire dans la pénombre dans mon phare du bout du monde. Je rêve de voyages lointains, d’autres horizons.


J’aime cette vie solitaire dans mon phare du bout du monde,  je rêve de voyages lointains, d’autres horizons. Je pense à ma femme Jeanne et à mon fils Pierrick à terre que j’aime tant qui me manquent. Je me réjouis de les retrouver après quelques jours et nuits passées dans le phare.


Je pense aux marins qui ont lancé leurs chaluts et les remontent avec angoisse : la pêche sera-t-elle bonne, leur permettra-t-elle de faire vivre leur familles. Ils doivent demander souvent ce qu’ils font là dans ses flots en colère au cœur de la nuit pour juste gagner au mieux de quoi subsister « Oh combien de marins, combien de capitaines qui sont partis joyeux pour des courses lointaines dans ce morne horizon se sont évanouis ».  L’image de mon père est à jamais gravée en moi. J’en parle à mon fils souvent pour perpétuer le souvenir et qu’il soit fier de ses racines.

Je passe des nuits à écrire mes mémoires pour témoigner de la vie des gardiens de phare quand l’automatisation les aura tous fait disparaître.


La nuit cède le pas au jour petit à petit. Certains matins L’aurore enflamme le ciel et la mer. J’observe ces levers de soleil toujours avec une grande émotion même si ils marquent la fin de mon travail. Je vais pouvoir bientôt m’endormir content du travail accompli.

 

Demain sera un autre jour à bord de mon bateau phare, un jour très particulier, le dernier que je passerai sur ce phare après 35 ans de service.  Je serai à la retraite et je ne sais pas si je vais pouvoir vivre en dehors du phare, le quitter à jamais. Je conserverai à la fois la fierté et la peine d’avoir été le dernier gardien de ce phare qui sera maintenant automatisé. J’aurais tellement souhaité que Pierrick mon fils puisse transmettre la lumière dans ce phare.

 

Yves Le goff / Le 4 avril 1998

 

 

 

 

 

Blog de Pierrick le Goff  / le 21 octobre 2012

Aujourd’hui  c’est l’anniversaire de la mort de mon père qui a été le dernier gardien du phare de fin de terre. Il a pris sa retraite et il n’a pas été remplacé, le phare ayant été automatisé.


Quand j’étais gamin, je rêvais je souffrais de l’absence de mon père mais en même temps j'imaginais faire le même métier qui pour moi était le plus beau métier du monde : donner la lumière  et la garder au cœur de la nuit, donner l’espoir à ceux qui sont perdus au cœur de l’océan et en même temps profiter de la solitude pour rêver, écrire.

 

 Hélas avec l’automatisation des phares,  je ne pouvais plus être gardien comme papa. Je sais qu'il en rêvait et même si ce n’est pas de ma faute, je m’en veux de n’avoir pas pu lui donner ce plaisir avant sa mort.


Mon rêve d’enfant était brisé mais il fallait bien que je choisisse un métier pour vivre, pouvoir me marier avoir des enfants un métier qui me plairait. Je ne savais pas quoi faire.


J’aime le cinéma et  adolescent je suis allé voir  Cinéma Paradisio en 1988 et j’ai eu une révélation en voyant l’histoire d’Alfredo le projectionniste qui passe sa passion de son métier à Salvatore (toto).


Alfredo c’était papa dans son phare qui donnait la lumière dans l’obscurité de la nuit, qui donnait l’espoir d’une vie meilleure. Papa vivait dans la solitude de son phare comme Alfredo vivait dans la solitude de sa cabine de projection au-dessus de la vague des spectateurs. Il éclairait et enjolivait leur nuit.  Sa lanterne se transformait en projecteur, il n’avait qu'à veiller comme Alfredo que tout se passe bien et pendant ce temps , il pouvait bien sûr voir de nombreux films mais aussi rêver, écrire.

 

C’était un ermite, un solitaire papa et je suis comme lui. En sortant de la salle de cinéma après ce film j’avais trouvé mon métier « je serai projectionniste » et comme papa je serai le gardien de la lumière au cœur de l’obscurité,  je serai le faiseur de rêves et je pourrais, pendant les projections, continuer à rêver.

 

Aujourd’hui je suis projectionniste dans un multiplexe, j’aurais préféré l’être dans un cinéma d’art et essai mais je n’ai pas trouvé, ils sont de plus en plus rares.

 

Avant la projection,  je prépare mes bobines en assemblant les différentes parties du film que je reçois, je mets le projecteur en marche et je regarde le film tout en surveillant.

 

Parfois  le film peut se casser et il faut que j’intervienne très vite. Mais le plus souvent tout fonctionne bien et après avoir vu le film une fois, je peux rêver, écrire, prendre du recul dans le noir et l’obscurité et ma solitude sont propices à ma créativité.


Comme dit notre DRH, je ne travaille que vingt minutes toutes les deux heures. Tu vois papa je fais en fin de compte le même métier que toi et j’espère que tu t’en réjouis la haut.


Aujourd’hui je suis particulièrement ému à cause de l’anniversaire de ta mort mais aussi parce que j’ai appuyé sur la touche du clabier de l’ordinateur, le film est parti tout seul. C’est le dernier film que je projette.

 

Avec le numérique n’importe qui peut maintenant d’un poste de commande central commander la projection des films dans plusieurs salles et même à distance.  Je suis devenu inutile et on n’a pas attendu que je prenne ma retraite.

 

Je peux m’estimer heureux ma société ne m’a pas licencié, elle m’a proposé un poste dans le hall d’accueil du multiplexe.  Mon prochain travail va consister à vendre des billets, les contrôler à l’entrée des salles et même faire des pop-corn dont l’odeur m’écœure et les vendre. On m’a garanti qu'en contrepartie quand il y aurait des problèmes techniques avec le numérique qui  Bogue parfois mais de moins en moins, je serai en priorité appelé. J’ai accepté ce poste polyvalent, il faut bien que je vive et surtout que je fasse vivre ma femme et ma fille.  La DRH a semblé ravie de mon acceptation, beaucoup ont refusé et m’a dit comme pour me consoler, vous allez moins vous ennuyer maintenant. Je sais qu'elle voulait dire sans l'oser "vous allez enfin travailler".


Je suis courageux, J’ai le sens des responsabilités, imagines toi papa, après avoir vécu dans l’obscurité et la solitude, quelle agression de me retrouver soudain face aux clients nombreux excités, pressés, ce n’est pas pour moi le solitaire. Je suis comme toi victime du progrès technique.  Faute de pouvoir de nouveau donner et garder la lumière, je vais conserver bien au fond de mon cœur cette lumière que tu as gardée et que tu m’as transmise. Tu seras toujours mon phare papa.  Il ne s’éteindra jamais car je le transmettrai à Anne ta petite fille pour qu’elle garde toujours ta lumière au fond de son cœur même au milieu des tempêtes de sa vie.

 

Eglantine / Octobre 2012

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Publié le 22 Octobre 2012

Pour répondre au dernier défi N° 88  des croqueurs de mots  qui ne m'inspirait pas du tout puisque pour un très récent défi des croqueurs de mots, j'avais déja employé ce thème sur une image proposée (voir ici), j'ai composé le poème ci-dessous. Je vous prie de m'excuser chers lecteurs de sa piètre qualité mais quand je ne suis pas inspirée, j'écris des poèmes et je suis entrain d'écrire un texte qui me tient à coeur pour répondre au défi d'écriture "miletune" qui me prend tout mon temps libre et ma motivation :

 

 

 

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BRIBES D'INSTANTS

 

Dans le grenier de sa mémoire

Des souvenirs nombreux se moirent

Son cœur percé sert de passoire

Comme un bien piètre conservateur

Qu’en restera-t-il de ses bonheurs ?

Qu’en restera-t-il de ses malheurs ?

S’il n’oublie jamais sa souffrance

S’il se souvient de sa jouissance

Elles ne sont que réminiscences

 

Dans le grenier de sa mémoire

Il a cherché de secrets tiroirs

Des joyaux  auraient pu y échoir

Souvenir d’un passé voyageur

Trouvera t ’il de vieilles splendeurs

Ou bien simples poussières d’humeur ?

Il n’y reste plus que l’absence

Le vide de son existence

Qui chaque jour lui font violence

 

Dans le grenier de sa mémoire

Il vide son cœur écumoire

à travers la passoire du temps

qui ne retient que bribes d’instants

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Rédigé par eglantine

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Publié le 15 Octobre 2012

Une promenade en bord d'Oise à Pontoise en 3 images qui se parlent m'a inspiré ces quelques vers

 

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Un Regard en  un Miroir

Couleurs, sons, mots  au hasard

Dites moi,  c’est quoi l’art


 

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Pourquoi pas des  émotions

Pourquoi pas des déraisons

Pourquoi pas des  impulsions

 

Jamais une conviction

Jamais une  aliénation

 

 

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L'art est moqueur

L'art est hazard

L'art est bonheur

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Rédigé par eglantine

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Publié le 8 Octobre 2012

Pour répondre au défi d'écriture N° 84 des croqueurs de mots lancé par Lilou-Fredotte, voici la caractérologie des signes à la mode églantine :

 

Vous êtes avion  (20 janvier au 19 février)  5405698852_601382c689.jpg

 

 

 

Vous aimez la liberté et ce besoin d’indépendance vous donne des ailes. Vous aimez les changements, les voyages. Vous aimez aider les autres à réaliser leurs rêves. Sous un aspect un peu froid d’extérieur car vous ne vous livrez pas facilement mais quand on dépasse le côté rigide de la carapace, vous pouvez être très chaleureux. Attention vous êtes un idéaliste qui avez la tête dans les nuages. Il vous arrive souvent d’atterrir mais à peine sur terre, vous repartez déjà dans vos rêves. Attention vous pouvez aussi parfois être un peu nerveux, impulsif et réagir un peu violemment aux turbulences de la vie.

 

4429605223_b45cd23ee0.jpg Vous êtes éponge  (20 février au 19 mars)


Très sensible vous faites preuve de capacité de rétention, vous retenez tout. A force de tout capter, vous vous gonflez avec tout ce que vous apprenez et tout ce que vous contenez. Pour vous faire évacuer, il faut vous malmener, vous essorer pour faire sortir toutes les émotions contenues et vous vous mettez facilement à pleurer. Vous essuyez car vous avez une capacité à traiter des problèmes avec ténacité et efficacité pour qu'ils ne réapparaissent pas. Vous êtes un peu "poil à gratter", vous gratter ou cela fait mal. Vous faites peu attention à votre apparence ce qui ne vous rend pas très sexy. Vous aimez aider, rendre service.


 

  200189747_ec96ee4d35.jpg Vous êtes crayon (20 mars au 19 avril)

Vous êtes un dur au cœur tendre et fragile. Pour ne pas faire mentir l’expression « il ne faut pas se mélanger les crayons », vous n’êtes pas très sociable et n’aimez pas vous mêler à d’autres crayons, vous préférez la relation individuelle et êtes très sélectif. Vous gagneriez à être moins sélectif, si vous ête noir, le blanc peut vous atténuer. Vive la diversité "United colors of crayons". Vous supportez facilement les natifs de la gomme à condition que ce soit vous qui leur dictiez leurs actions. Les gommes vous permettent de corriger vos erreurs dues à votre impulsivité, vos divagations et votre envie de recommencer à zéro. Vous êtes actif. Attention parfois vous pouvez porter des coups de manière impulsive. Vous êtes de santé fragile et avez le plus souvent grise mine. Vous ne payez pas de mine non plus car vous ne vous souciez pas des effets de l’âge sur votre look. Vous pouvez être très affûte mais rapidement vous vous usez.

 

 

       

 

 401883411_5fd809c6d3.jpg   Vous êtes gomme (20 avril au 20 mai)

Vous êtes souple, malléable mais à la fois très résistant et patient, vous vous usez petit à petit mais en fin de compte vous résistez bien. Difficile de vous dégommer comme cela.  Vous êtes tellement adaptable que, tel le caméléon, vous pouvez prendre la couleur de votre environnement et changer de forme, vous arrondir en vieillissant tout en vous mettant en boule parfois car vous ête un peu impulsif.  Vous n’êtes pas rancunier car vous effacez tout de votre mémoire seule l’action dans le présent compte. Vous formerez un couple uni avec le crayon. Vous êtes très rapide on pourrait dire que vous mettez la gomme tout en étant tenace mais cela vous use à force.

 

 

 

2873666067_414b6e6b83.jpg     Vous êtes ballon  (21 mai au 20 juin)

Vous êtes tout en rondeur, on peut vous malmener mais néanmoins vous faites ce que vous voulez  et savez où vous devez aller "droit au but". Parfois, au gré des vents de la vie, vous vous détournez. Parfois quand vous êtes fatigué, vous avez besoin de souffler et  vous vous dégonflez. Pour repartir, vous envoler à nouveau, rebondir pensez à allez vous aérer, rien de mieux qu'un bol d'air pour repartir. Pensez aussi à vous délester de tous vos soucis pour vous élever, prendre de la hauteur par rapport aux évènements.


 

3115909918_a86c17310c.jpg     Vous êtes Parapluie (21 Juin au 23 juillet)

Vous êtes très attentionné avec les autres et aimez les protéger. Vous soignez en général votre look. Vous avez besoin d’être aimé de ceux que vous protégez, de leur être utile quand ils traversent les intempéries de la vie. Vous essayez de résister mais vous être très fragile et les orages de la vie peuvent vous déstabiliser, vous retourner et même parfois vous briser.

 Quand tout va bien pour ceux que vous aimez vous vous sentez inutile, vous vous fermez et ceux que vous avez tant aimés peuvent même vous oublier et vous perdre.


 

2376212183_2dda58f1ec.jpgVous êtes le gratte-ciel  (24 juillet au 23 août)

Même si vous avez les pieds bien sur terre, vous aimez vous élever dans les cieux pas pour rêver mais pour dominer, vous mettre en valeur, vous faire admirer. Vous avez le sens du pouvoir. Vous aimez ce qui brille, ce qui est grandiose. Vous êtes combatif, avez l’esprit de compétition (toujours plus haut).  Vous représentez la force tranquille. Vous aimez néanmoins rendre service, protéger, aider les autres. Vous êtes droit, bien équilibré et il est difficile de vous déstabiliser. Attention toutefois même si vous pouvez vous sentir invulnérable,  le pouvoir que vous représentez peut être jugé insupportable par d’autres qui tenteront de vous éliminer. Attention une union avec l'avion peut être explosive.

 

 

5809508174_42803468b0.jpg     Vous êtes pendule (24 aout au 23 septembre) Vous êtes ordonné, méthodique, rigoureux, précis, d’une grande ponctualité. Vous détestez être en retard et pourquoi seriez-vous en avance. Votre objectif : la précision Vous avancez en permanence sans vous presser avec prudence sans vous arrêter. Vous n’aimez pas vous reposer et restetoujours au service des autres. Vous êtes un coureur de fond. Vous êtes discret, on ne vous entend pas, vous travaillez en silence même si parfois vous avez besoin de vous faire entendre pour montrer que vous existez.

  

 

 

6935425678_3dd2d232f6.jpg   Vous êtes cerf-volant  (24 septembre au 23 octobre)

Vous aimez évoluer en liberté à votre rythme mais supportez néanmoins d’être guidé si ce contrôle n’est pas trop serré. Vous êtes équilibré. Vous avez besoin d’harmonie. Il ne faut pas profiter de votre flexibilité, car si vous le voulez, vous pouvez tirer les choses à votre avantage. Vous soignez votre look, aimez être élégant, charmer. Vous n’avez pas le cerveau lent, bien au contraire. Vous avez de l’intuition et, sachez naturellement évoluer au mieux au gré des vents. Vous ne supportez pas l’injustice.


 

5849744109_e2369dfa81.jpg     Vous êtes miroir (24 octobre au 22 novembre)

Vous êtes honnête, sincère mais avez tendance à juger sur les apparences et à retransmettre votre ressenti directement sans précautions à ceux qui vous entourent sans chercher à les ménager, encore moins les séduire. On ne sait pas vraiment qui vous êtes. Il vous est conseillé de bien réfléchir avant de vous exprimer et donner votre ressenti. Attention, vous pouvez vous faire des ennemis dont certains peuvent parfois avoir envie de vous briser afin de ne plus subir l’image que vous leur rendez d’eux. Paradoxalement vous pouvez parfois aussi être trompeur en renvoyant une image trouble, déformée grossissant les défauts ou les diminuant. Vous êtes le plus versatile de tous les signes.

 

 

 

3461850112_2bb82fb0db.jpg   Vous êtes télescope (22 novembre au 22 décembre)

Les pieds bien sur terre la tête dans les étoiles,  Vous êtes curieux de tout et aimez observer. Tout ce qui est mystérieux vous attire, vous préférez la nuit au jour, la pénombre mais pour rechercher la lumière. Un peu étourdi, vous êtes souvent dans la lune. Vous aimez grossir les choses, leur donner plus d’importance qu’elles en ont ceci allié au fait qu’on vous a à l’œil en permanence vous pouvez avoir parfois quelques tendances paranoïaques. Vous avez besoin d’avoir un objectif clairement fixé et de vous focaliser dessus sinon vous avez tendance à rêver et vous disperser


 

257745077_31057d0955.jpg   Vous êtres brosse (22 décembre au 20 janvier)

Vous êtes le contraire du miroir et vous pouvez bien vous entendre avec lui car vous y mettez les formes, vous cherchez toujours à séduire, à passer la brosse à reluire. Vous êtes un peu cigale mettant une énergie folle à rendre tout plus propre, tout plus brillant, plus beau. Vous aimez être aimé et savez donner à vos vrais amis que vous choisissez qui sont peu nombreux. Vous êtes très énergique, très actif, vous pouvez être emmanché et alors vous dansez, vous devenez balai et en plus de faire reluire, vous faites du ménage autour de vous et chassez les indésirables, ceux qui deviennent des tâches tant ils sont inutiles ou dangereux à vos propres yeux. Peut être un peu jaloux parfois. Attention à ce que la séduction ne devienne pas manipulation.

 

 

Eglantine (l'éponge *) / Octobre 2012

 

 

*  : je suis éponge mais je me reconnais dans beaucoup de ses signes alors peu importe les dates dites moi dans lequel vous vous reconnaissez le plus

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Publié le 5 Octobre 2012

 

Pour répondre au défi de Miletune de la première quinzaine d'octobre

 

Les yeux qu'on ferme voient encore :

 

Je ne sais pas comment je me suis retrouvée enfermée dans cette pièce plongée dans l’obscurité. Je ne sais plus ou je suis ni depuis combien de temps je suis ici prisonnière, Prisonnière de qui ? Je n’ai que la lumière de mon téléphone portable pour m’éclairer. J’ai repéré la porte qui est verrouillée. Impossible de sortir. Il n’y a pas de fenêtre dans cette pièce. C’est un vrai cauchemar. J’ai essayé d’appeler de l’aide mais il n’y a pas de réseau et je ne peux ni téléphoner, ni écrire  de mails.

 

Je continue mon exploration avec le téléphone portable allumé et par chance il y a un interrupteur que je viens de repérer. J’appuie dessus et soudain 2 grands yeux  bleus saphir en amande apparaissent et me fixent. Ils ressemblent à des yeux de chat mais ce ne sont pas des yeux de chat.

 

 

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Ils ont quelque chose à la fois d’humain,  de mystérieux, d’effrayant. Ils me font penser à  ceux de quelqu'un que j’ai connu mais je n’arrive pas à me souvenir de qui, il y a très longtemps certainement. Je suis fascinée par ces deux yeux et ne peux détourner mon regard.

 

Soudain une sonnerie stridente me sort de mon hypnose. Je m’étire étend le bras gauche comme chaque matin pour caresser mon chat noir réglisse, il est bien là, je sens son poil soyeux. Il se met à ronronner en me regardant de ses très beaux yeux jaunes qui me rassurent. Je viens de faire un mauvais rêve cette nuit et j’essaye de remplacer la vision qui me hante de ces yeux bleus par les yeux de mon félin préféré.  Trop perturbée par cette vision je n’y arrive pas. J’essaye de me souvenir :  les yeux de qui ?

 

J’avale à toute vitesse mon petit déjeuner, en retard comme chaque matin. Je me précipite vers la station de métro  « Alésia » cours dans les escaliers pour m’engouffrer dans la rame juste avant que les portes se ferment. Je suis policière à la brigade des mœurs.


Quelle chance ce matin il reste des places assises. Une  femme voilée  s’installe en face de moi, sort son téléphone et se met à pianoter sur le clavier. Je ne la regarde pas vraiment. Je suis gênée par ces pauvres fantômes vivants qui vous observent sans être vus et qui n’apprécient pas que vous les regardiez. Je ne regarde pas non plus mes voisins de banquette. Dans ces grandes villes chacun vit enfermé dans son monde  la tête dans ses rêves ou l’œil vissé qui sur son téléphone portable, qui sur son livre, ou son journal. Une façon de marquer son territoire, de se fabriquer un monde ouaté dans l’immensité sonore et agitée.

 

Je me plonge aussitôt dans la lecture du dernier Irving "Dernière nuit à Twisted river"  un roman mystérieux et passionnant ou un cuisinier et son fils sont poursuivis toute une vie par un shérif qui veut les tuer pour se venger, prisonniers aussi du remord.

 

Soudain la rame s’arrête entre deux stations. Les lumières s’éteignent. Nous sommes plongés dans l’obscurité. Seuls les écrans des Smart phones restent éclairés.

 

Ne pouvant plus lire, je sors le mien de ma poche. J’ai reçu un nouveau SMS de mon admirateur anonyme qui me harcèle depuis longtemps. Je lis «C’est mon dernier SMS, je vais mourir aujourd’hui avec les passagers de cette rame de métro où tu es, je t’aime depuis longtemps et tu m’as toujours rejeté. Soit tu descends à la station prochaine, sois tu restes dans la rame et tu mourras également. Je te laisse une chance de vivre. Si tu la saisis tu vivras mais ne faut-il pas mieux mourir que vivre toute sa vie avec le remord d’être responsable d’un carnage.Attention ne tire pas le signal d’alarme et ne préviens personne sur le quai, sinon j’appuie aussitôt sur le détonateur de ma bombe, je t’ai à l’œil".

 

Le métro vient de se remettre en marche, je suis tétanisée par la peur, je suis fichue quel que soit mon choix.

 

Je range dans ma poche mon téléphone, regarde la musulmane en face de moi : deux saphirs ressortent de la fente du voile et me fixent. Ce sont les yeux de mon cauchemar de la nuit dernière, les yeux de la vengeance et soudain je me souviens, il y a bien longtemps… Dans l’infirmerie d’une colonie de vacances, le jeune médecin appelé en urgence et qui m’avait déshabillé pour m’ausculter …son viol, mes pleurs, ma honte, mon silence, ce sentiment de culpabilité et d’insécurité qui ne me quitte plus… Ce sont ses yeux, j’en suis certaine.

 

Vite il faut que je prenne une décision, la rame rentre dans la station il y a beaucoup de monde sur le quai et la je m’aperçois que j’ai mon arme de service sur moi, je ne devrais mais ces derniers temps avec ce harceleur aux SMS anonymes je ne me sens pas en sécurité. Je mets ma main dans ma poche, me lève lentement, dégaine mon revolver, vise la femme voilée dans la tête et tire. Elle s’effondre sur le côté. Avec rage, je lui arrache son voile. Une jeune femme me regarde les yeux fixes, un trou sanglant au milieu du front.Je crie.

 

Les gens hurlent autour de moi, certains me regardent tétanisés, certains s’enfuient en courant, j’ai gardé le revolver à la main, quelqu'un a tiré le signal d’alarme. Je m’apprête à retourner l’arme contre moi  quand une violente explosion m’assourdit, la bonbe, la poussière, les cris, le silence, le tunnel …. Et tout au bout la lumière.

 

 

 

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelque immense aurore;
De l'autre côté des tombeaux
Les yeux qu'on ferme voient encore.

SULLY PRUDHOMME, Stances et Poèmes.

 

EGLANTINE / Octobre 2012

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Publié le 21 Septembre 2012

Pour répondre au jeu d'écriture de la deuxième quinzaine de septembre sur le blog de miletune, voici ma participation :

 

Mamie MADELEINE

 

Extrait du journal de Madeleine / 6 juin 2012

 

Par ce bel après-midi de juin, assise au jardin, je lis cette phrase du livre de Stefan ZWEIG "24 heures de la vie d’une femme" que j’ai relu de nombreuses fois tant je l’aime…... Je relis une nouvelle fois cette phrase qui ne m’avait pas marquée à une lecture précédente. Je pose le livre et lève les yeux et je me souviens il y a longtemps, il y a plus de quarante ans de ce tsunami qui m’a envahi brusquement en croisant un regard, souvenir agréable mais douloureux aussi. Je sors de ma rêverie et je vois Jean, mon petit-fils, m’observer avec tendresse et tristesse à la fois.

Que peut-il penser de moi à ce moment précis, j’espère qu’il n’a pas percé mes pensées les plus profondes. Soudain il sort son appareil photo numérique et immortalise ce moment de complicité entre nous. Je n’aime pas être prise en photo, Jean ne l’ignore pas mais il sait aussi qu’il peut tout se permettre tant je l’aime et l’admire. Avec lui je ne suis jamais la vieille grincheuse que je suis depuis longtemps et cela ne s’arrange pas avec les années.  Je râle après le chat quand il me réveille la nuit alors qu’il dort toute la journée. Je râle après les voisins quand ils font du bruit les soirées d’été. Je râle après les commerçants quand ils n’ouvrent pas à l’heure, je râle après Max mon époux quand il se plaint de ses douleurs. Je râle après ma fille qui m’infantilise et qui s’adresse à moi comme à une gamine « A ton âge maman, il ne faut pas ceci, il ne faut plus cela …» et pire je râle même après moi-même, après ce corps qui ne me permet plus toutes les folies de ma jeunesse et notamment celles de ce fameux jour ….

 

 

Extrait du journal de Madeleine / 20 septembre 2012

 

Pour mon anniversaire, 89 ans déjà, Jean m’a offert hier un cadeau, le plus beau que je n’ai jamais reçu.
Il est arrivé avec un très beau et grand paquet emballé de papier vert pomme avec un ruban en soie violet. Que cela pouvait-il être ?
J’ai retiré le papier avec précaution. Je ne pouvais déchirer un si beau papier et j’ai découvert un tableau, un portrait d’une vieille bourgeoise assise dans le jardin avec un regard à la fois pensif et malicieux, une vieille à la peau burinée par le soleil et les ans  un livre ouvert posé sur ses genoux avec un grand chapeau de paille.  C’est en reconnaissant mon chapeau que je me suis aperçue que c’était moi avec mes seins encore très fermes qui ne tombent pas comme mes joues. Il y avait même pacha le chat entrain de dormir comme d’habitude qui ressemblait plutôt à un chien. 

 

img055.jpgTableau d'un artiste de talent : http://sixte.wordpress.com/


J’ai serré Jean dans mes bras. Les larmes aux yeux je l’ai embrassé et je lui ai murmuré à l’oreille un secret... Je me suis tournée vers Max et je lui ai demandé de l’accrocher tout de suite dans l’entrée. Max très étonné par ma demande me répond moqueur : « ce portrait te ressemble tant, c’est comme un miroir tu sais, toi qui ne les supportes pas et qui les as tous retirés du mas ».  

Max qui ne perd jamais l’occasion de se taire me fait réfléchir néanmoins : « En effet pourquoi accrocher ce tableau ? Simplement pour faire plaisir à Jean mais pourquoi dans l’entrée ou je me verrai plusieurs fois dans la journée. Je crois que c’est aussi pour pouvoir le montrer à tous mes visiteurs de moins en moins nombreux tant je deviens grincheuse. Je suis si fière de Jean, de son intelligence, de sa sensibilité, de son talent, de sa douceur. Ce petit fils est un trésor et je veux que tout le monde le sache. C’est un artiste ce que j’aurais voulu être mais je suis beaucoup trop pragmatique et conventionnelle. Il n’est jamais tard pour réveiller l’artiste qui dort en moi. Peut-être que jean pourrait m’y aider.
C’est vrai que je suis ressemblante hélas. Ce chapeau de paille ridicule me donne un air de vieille propriétaire terrienne moi la citadine qui n’a jamais su retenir le nom des fleurs et reconnaître les arbres. Je suis une vieille « bobo » comme on dit maintenant.


En fait, Je m’aime bien  vu à travers le regard de Jean et je prendrai plaisir à me regarder. Je vais faire remettre des miroirs dans le mas en commençant par celui de la salle de bain ce qui évitera à Max de se couper en se rasant et de me râler dessus.

 

 

BLOG DE JEAN

 

Mamie Madeleine / 20 Septembre 2012

 

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de ma grand-mère maternelle dont je ne vous ai jamais parlé. Mamie Madeleine est une vieille dame. Elle vient d’entrer dans sa quatre-vingt-dixième année et ne les fait pas tant elle est vive, toujours à s’activer et à booster Papi Max qui, bien que plus jeune s'encroûte à force de savourer l’oisiveté avec délectation ce qui énerve Mamie.


Mamie Madeleine ne sait pas marcher lentement et quand je me promène dans la rue à ses côtés, je dois marcher plus vite que je ne le fais d’habitude. Elle a encore une grande vivacité d’esprit et dépense une énergie considérable à râler après tout le monde sauf après moi et pourtant je m’amuse parfois à la taquiner pour la faire réagir mais en vain.


Cet été elle était en train de lire au jardin 24 heures de la vie d’une femme de Stefan ZWEIG, son roman préféré dont elle ne se lasse pas. Je l’ai lu c’est l’histoire d’une passion entre une jeune femme veuve et un joueur invétéré. Une de ces passions fulgurantes déclenchées par les visions de deux élégantes mains s'agitant sur un tapis jeu. Une passion dévastatrice très courte qui marque une vie pour toujours. Je me suis toujours demandé ce que Mamie pouvait aimer dans ce livre. Je ne l’imaginais pas avoir une telle passion, elle est trop raisonnable, réfléchie. Elle ne se laisse pas prendre par l’émotion d’un instant, tout chez elle est bordé, contrôlé. C’est aussi pour cela que je l’aime aussi car elle sait cadrer ma fougue et me ramener parfois à la raison quand j’idéalise trop. Peut-être avait-elle besoin de vivre ce qu'elle n'avait pas vécu et qu'à son âge elle ne vivrait sans doute pas. Je reviens à cet après-midi d’été, elle était entrain de lire ce roman quand elle a soudain levé la tête après avoir souligné une phrase au crayon dans son livre. Son regard fixe avec ses yeux bleus comme l'azur du ciel provençal s’est perdu au loin devenant à la fois rêveur avec une joie comme contenue. Je l’ai trouvé très belle à cet instant, ce n’était plus la même.  J’ai sorti mon APN impulsivement et je l’ai prise en photo bien que je sais parfaitement qu’elle a horreur de cela. Je n’ai pas pu m’en empêcher.  Je me suis promis d’aller voir discrètement quelle était la phrase qui avait pu la sortir de sa lecture.

J’ai regardé en rentrant la photo sur mon écran et c’est là que j’ai eu l’idée d’en faire une peinture et de lui offrir pour son anniversaire. Une fois la peinture terminée et sèche. Je l’ai enveloppé d’un beau papier et noué le paquet avec un très long ruban en soie mauve acheté pour l’occasion.

 

Je lui ai offert hier. Elle l’a ouvert avec beaucoup de soin pour une fois sans se précipiter et quand elle a découvert son portrait, des larmes ont doucement coulé sur son visage je ne l’avais jamais vu pleurer et j’en ai été tout ému. Elle m’a serré dans ces bras et embrassé en murmurant tout bas « Tu ne sais pas à quel point tu me fais plaisir Jean, ce tableau me rappellera toujours un souvenir très ancien d’un grand bonheur fugace ».


Je lui ai répondu « Excuse-moi  Mamie de te faire pleurer comme une Madeleine et en plus d'avoir transformé PACHA en chien mais  avec son nom je ne pouvais pas en faire un chat ». J'ai réussi à la faire rire à travers ses larmes.

 

Je me suis soudain  rappelé que je n’avais pas encore pris le temps de regarder quelle était la phrase qui avait donné à Mamie ce si beau regard.


Pendant que Papi Max accrochait le tableau, je suis allée discrètement dans la bibliothèque de la chambre de mamie et j’ai trouvé bien en évidence le livre culte.  J'ai recherché la phrase soulignée, il n'y en avait qu'une seule.

Je l'ai lue à haute voix :

 

« Seuls des êtres absolument étrangers à la passion connaissent en des moments tout à fait exceptionnels, ces explosions soudaines d’une passion semblable à une avalanche ou à un ouragan : alors des années entières de force non utilisées se précipitent et roulent dans les profondeurs d’une poitrine humaine »

Stefan ZWEIG.

 

 

Eglantine / Septembre 2013

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Nouvelles

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Publié le 17 Septembre 2012

Avant de venir plaider aujourd’hui, J’ai réalisé un micro-trottoir devant  le palais de justice en tenue d’avocat. J’ai posé une question, une seule question à une cinquantaine de personnes dans la rue : hommes, femmes, jeunes vieux aussi représentatifs de notre Société que vous Messieurs les jurés.

 

Quelle était cette question ?

 

Qu'est ce qui peut être indéfendable ?

 

Les réponses sont très variées dans le genre.

 

Parmi les plus courantes :

  • les criminels : violeurs et meurtriers d’enfant, auteurs de génocides, terroristes,
  • Les pervers harceleurs et les entreprises qui les protègent

 

Parmi les plus idéologiques

  • Le capitalisme
  • Les politiciens
  • La peine de mort
  • Le travail des enfants

 

Parmi les plus originales, manière élégante de botter en touche avec un humour

  • Ma belle mère
  • Mon percepteur
  • Mon miroir
  • Mon patron
  • Les avocats qui acceptent de défendre les indéfendables (et l’interviewé de rajouter  pour faire pardonner cette critique)…. Même s’ils ont du courage à plaider des causes perdues d’avance

 

Et c’est vrai qu’il en faut du courage car, comme le disait Pierre DAC, « En bonne justice, il est rare qu’une cause perdue soit retrouvée »

 

 

La réponse que je préfère est humaniste. C’est celle d’un jeune  interviewé me répondant avec une belle assurance : « l’indéfendable n’existe pas ». Tout et chacun peut être défendu. Je me suis dit que  j’étais face peut être à un futur confrère car pour être avocat, il faut être intimement convaincu qu’il n’y a pas de coupable d’action qui ne peut être défendu et à qui l’on ne peut trouver d’excuse, de circonstances atténuantes comme on dit dans notre jargon judiciaire.

 

Qu’est-ce qu’une une action sinon :

  • soit une folle pulsion, impulsion incontrôlable due à la folie,
  • soit une intention transformée en acte  

 

Ce n’est pas l’intention mais l’acte  que nous jugeons et à travers lui la personne qui s’en est rendue coupable.

 

Si nous devions juger l’intention : les tribunaux qui sont déjà pleins déborderaient.

 

En toute sincérité, que ceux qui parmi vous, Monsieur le Président, Monsieur l’avocat général,  Messieurs les Jurés n’ont pas eu un jour l’intention même furtive, de voler, de frapper, de nuire à quelqu’un d’haï, voire de se débarrasser de lui lèvent le doigt.

 

Aucun doigt levé :  merci de votre honnêteté. Pourtant aucun de vous n’est passé à l’acte. Pourquoi ?

 

Tout simplement en raison des valeurs qu’on vous a inculquées, de la raison qui à cet instant vous habitait et vous habite encore, qui vous habitera certainement encore demain mais pouvez-vous en être si certains ?

 

Non n’est-ce-pas ….  l’impulsion folle peut guetter chacun d’entre nous.

 

Attention c’est en tenant compte de ces mêmes valeurs de ce que vous considérez comme bien que vous allez juger ce que vous qualifiez  d’indéfendable donnant raison à Aristote qui écrivait « ce n’est pas le mal mais le bien qui engendre la culpabilité »

 

L’indéfendable que je défends aujourd’hui est coupable à vos yeux, vous attendez peut être ses excuses pour atténuer la peine que vous allez prononcer, il n’en fera vraisemblablement pas car l’indéfendable se sent rarement coupable au nom de ses propres valeurs ou de la perte de la raison. Seuls ceux qui se sentent coupables peuvent s’excuser

 

 « La justice est la forme endimanchée de la vengeance »

de Stephen Hecquet

cette même vengeance qui a conduit mon client à commettre l’irréparable.

 

 

Eglantine / Septembre 2012

http://quaidesrimes.over-blog.com

 

 

P.S.

Merci à mon ami Françoise pour m'avoir inspiré bien involontairement au cours d'une discution cette plaidoierie car cela faisait plusieurs jours que je cherchais une idée sur cette photo du tableau de Daumier qui ne m'inspirait pas du tout

 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

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Publié le 12 Septembre 2012

Pour le jeu d'écriture de la première quinzaine de septembre 2012 du blog miletune, voici ma participation :

 

img045.jpg

PLAIDOIERIE POUR DÉFENDRE L'INDÉFENDABLE

 

 

Avant de venir plaider aujourd’hui, J’ai réalisé un micro-trottoir devant  le palais de justice en tenue d’avocat. J’ai posé une question, une seule question à une cinquantaine de personnes dans la rue : hommes, femmes, jeunes vieux aussi représentatifs de notre Société que vous Messieurs les jurés.

 

Quelle était cette question ?

 

Qu'est ce qui peut être indéfendable ?

 

 

Les réponses sont très variées dans le genre.

 

Parmi les plus courantes :

  • les criminels : violeurs et meurtriers d’enfant, auteurs de génocides, terroristes,
  • Les pervers harceleurs et les entreprises qui les protègent

 

Parmi les plus idéologiques

  • Le capitalisme
  • Les politiciens
  • La peine de mort
  • Le travail des enfants

 

Parmi les plus originales, manière élégante de botter en touche avec un humour

  • Ma belle mère
  • Mon percepteur
  • Mon miroir
  • Mon patron
  • Les avocats qui acceptent de défendre les indéfendables (et l’interviewé de rajouter  pour faire pardonner cette critique)…. Même s’ils ont du courage à plaider des causes perdues d’avance

 

Et c’est vrai qu’il en faut du courage car, comme le disait Pierre DAC, « En bonne justice, il est rare qu’une cause perdue soit retrouvée »

 

 

La réponse que je préfère est humaniste. C’est celle d’un jeune  interviewé me répondant avec une belle assurance : « l’indéfendable n’existe pas ». Tout et chacun peut être défendu. Je me suis dit que  j’étais face peut être à un futur confrère car pour être avocat, il faut être intimement convaincu qu’il n’y a pas de coupable d’action qui ne peut être défendu et à qui l’on ne peut trouver d’excuse, de circonstances atténuantes comme on dit dans notre jargon judiciaire.

 

Qu’est-ce qu’une une action sinon :

  • soit une folle pulsion, impulsion incontrôlable due à la folie,
  • soit une intention transformée en acte  

 

Ce n’est pas l’intention mais l’acte  que nous jugeons et à travers lui la personne qui s’en est rendue coupable.

 

Si nous devions juger l’intention : les tribunaux qui sont déjà pleins déborderaient.

 

En toute sincérité, que ceux qui parmi vous, Monsieur le Président, Monsieur l’avocat général,  Messieurs les Jurés n’ont pas eu un jour l’intention même furtive, de voler, de frapper, de nuire à quelqu’un d’haï, voire de se débarrasser de lui lèvent le doigt.

 

Aucun doigt levé :  merci de votre honnêteté. Pourtant aucun de vous n’est passé à l’acte. Pourquoi ?

 

Tout simplement en raison des valeurs qu’on vous a inculquées, de la raison qui à cet instant vous habitait et vous habite encore, qui vous habitera certainement encore demain mais pouvez-vous en être si certains ?

 

Non n’est-ce-pas ….  l’impulsion folle peut guetter chacun d’entre nous.

 

Attention c’est en tenant compte de ces mêmes valeurs de ce que vous considérez comme bien que vous allez juger ce que vous qualifiez  d’indéfendable donnant raison à Aristote qui écrivait « ce n’est pas le mal mais le bien qui engendre la culpabilité »

 

L’indéfendable que je défends aujourd’hui est coupable à vos yeux, vous attendez peut être ses excuses pour atténuer la peine que vous allez prononcer, il n’en fera vraisemblablement pas car l’indéfendable se sent rarement coupable au nom de ses propres valeurs ou de la perte de la raison. Seuls ceux qui se sentent coupables peuvent s’excuser

 

 « La justice est la forme endimanchée de la vengeance »

de Stephen Hecquet

cette même vengeance qui a conduit mon client à commettre l’irréparable.


 

Eglantine / Septembre 2012

http://quaidesrimes.over-blog.com

 

 

P.S.

Merci à mon ami Françoise pour m'avoir inspiré bien involontairement au cours d'une discution cette plaidoierie car cela faisait plusieurs jours que je cherchais une idée sur cette photo du tableau de Daumier qui ne m'inspirait pas du tout

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Rédigé par eglantine

Publié dans #DISCOURS - PLAIDOIRIES

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