Publié le 10 Août 2016

Clotaire et voltaire

Dialogue entre L'Ara Clotaire et le chat Voltaire

(Un remake de Titi et Gros minet)

 

Je suis tombé par terre

C’est la faute à Voltaire

 

Clotaire tu déblatères

Sale piaf, veux tu Te taire

 

Le nez dans le ruisseau

C’est la faute à Rousseau

 

Motus et bec clos Clotaire

Ou pour toi le Cimetière

 

Le bec dans le tombeau

C’est la faute à l’oiseau

 

Foi de Voltaire chat de notaire

De tes abattis fais l’inventaire

 

Martine / Réédition Février 2015 les prénoms du mercredi de Jill bill

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Rédigé par Martine.

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Publié le 8 Août 2016

Où vas tu ? Où es tu ?

LA SUPPLIQUE DE CLAIRE

 

Où Vas-tu ?

Le sais-tu ?

Retourne-toi ?

Jean je suis là ,

l’ombre après toi

Ne m’oublie pas ?

 

Peu importe le destin

Seul compte notre chemin

Même avec quelques ornières.

Méfie-toi de la lumière,

Un Miroir aux alouettes

Qui te fait perdre la tête.

Vers elle je n’irai point

Je prends un autre chemin

 

Où Vas-tu ?

Le sais-tu ?

Oh Jean Ne m’oublie pas

Vite Retourne-toi ?

Je suis encore là

Prenons nous par la main

Pour un nouveau départ

Sur un autre chemin

Demain il sera trop tard

Où vas tu ? Où es tu ?

LE MONOLOGUE DE JEAN

 

Le ciel a tant pleuré sur notre passé,  qu’aujourd’hui  j’ai décidé d’avancer tout droit sans me retourner jusqu’à l’astre lumineux de l’horizon.

J’entends Claire derrière moi me supplier de ne pas y aller. Surtout ne pas l’écouter, ne pas penser, avancer aveuglé  par la lumière, marcher vite atteindre l’horizon,  l’inaccessible étoile.

Encore quelques pas,  j’y suis presque.  Le ciel s’assombrit soudain et se zèbre d’éclairs, le tonnerre retentit. La terre vibre sous mes pas. Je tremble de froid, de peur. Ne pas m’arrêter. Je continue à progresser.

Soudain l’horizon est atteint,  je ne peux aller plus loin. Une force incroyable me projette  dans le vide,  je bascule de l’autre côté la tête en avant. Chute vertigineuse dans une cascade de lumière, chute interminable qui me terrifie.  

Soudain une sonnerie stridente retentit,  elle ne s’arrête pas …. C’est le réveil de mon téléphone portable qui met fin à cet affreux cauchemar….

Je me réveille couché en chien de fusil cramponné à mon oreiller que je sers dans mes bras comme un doudou.  J’ai froid, je n’ai plus de couette sur mon corps. Encore terrifié je ne veux pas lâcher l’oreiller…. Mais il est tout rugueux, Ce n’est pas mon oreiller que je serre. J’ouvre les yeux et je m’aperçois  que je suis cramponnée à un tronc d’arbre la tête à l’envers dans une futaie inconnue à quelques centimètres du plancher des vaches…. 

Mais où es-tu Claire,  m’as-tu suivi ? Claire, Claire où es-tu ?

 

Martine / Réédition d'avril 2015

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Rédigé par Martine.

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Publié le 3 Août 2016

Adémar le canard déprimé

Ademar le beau canard

Au col vert dans son costard

Aujourd’hui n’est plus flambard

Il a un sacré cafard

Point de mare aux nénuphars

Mais les bassins d’un square

Il fait un froid de canard

La nourriture se fait rare

Les gens de pain sont avares

Sa cane a des idées noires

C’est le pire cauchemar

Demain pour eux le départ

San autocar, ni radar

A tire d’aile dare-dare

Tout droit sans aucun écart

Pour le sud Montélimar

Ce n’est point un canular

 

Martine / Réédition Février 2015  Pour Le prénom des mercredis de Jill Bill   un poème inspiré par ma photo d'un couple de canards :

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Rédigé par Martine.

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Publié le 1 Août 2016

Je suis facteur. En semaine j’aime parcourir à vélo ma verte campagne normande, m’arrêter à chaque maison ou ferme, échanger avec les agriculteurs, les commerçants. Je m’attarde chez les personnes âgées pour rompre quelques instant leur solitude, je leur rends parfois quelques services. Je connais tout le monde et tout le monde me connait. Certains sont heureux de me voir, je leur apporte des nouvelles de proches, l’annonce d’un heureux évènement. Pour d’autres je suis synonyme de factures, de relances, de lettre d’huissier mais ils continuent à m’accueillir avec chaleur

Je hais les dimanches. L’ennui me gagne. Je suis célibataire, je n’ai pas encore trouvé la femme idéale mais existe-t-elle ? N’allant pas à la messe, je ne vois presque personne ce jour-là. Je m’efforce de sortir et de passer au café du village pour discuter avec le patron et les habitués, toujours les mêmes. Nous noyons notre ennui en jouant à la belote et en buvant un verre. Mais aujourd’hui n’est pas un dimanche comme les autres, c’est la foire agricole dans une petite ville voisine. Chaque année c’est pour moi un plaisir d’aller dans cette ferme géante en plein air, d’admirer les chevaux et les bovins et goûter aux produits de notre terroir.

Je me précipite donc dès l’ouverture dans l’espace des bovins, chez les éleveurs de vaches laitières normandes. Je suis chauvin, ce sont mes préférées et mes amies que et peux observer lors de mes tournées dans la campagne normande. Un éleveur est en train de préparer une de ses vaches, Valentine, pour le concours agricole qui aura lieu en fin de matinée. Elle est superbe avec sa robe luisante noire comme l’ébène, ses pattes blanches et son pis énorme gonflé comme une baudruche. C’est plus fort que moi lorsque je vois des animaux, j’ai envie de les toucher. Je demande à l’éleveur que je connais si je peux la caresser. Il pose la brosse avec laquelle il la frottait vigoureusement me sourit et accepte. J'effleure lentement le flanc droite de la vache. Son pelage est très doux. Elle tourne la tête et me regarde fixement avec ce regard à la fois insistant et vide qu’ont les vaches curieuses de tout.

Saint-Valentin à la foire Agricole

Pour répondre à ma question l’éleveur me précise que le concours aura lieu en fin d’après-midi juste avant que sa fille Anna qui est chanteuse amateur le week-end dans  les Karaokés de la région monte sur scène. Je la connais aussi. Je ris au fond de moi-même en pensant que sa vache et sa fille, les deux êtres que l’éleveur chérit le plus, vont monter sur scène.  Anna,  que je n’ai jamais entendu chanter,  a une quarantaine d’années et vit encore chez ses parents. Elle est aussi brune que la vache de son père. Ses grands yeux verts illuminent son teint porcelaine. Elle a beaucoup de charme et je n’y suis pas insensible.. Je n’ai jamais entendu Anna chanter.

Je quitte l’espace bovin pour visiter les  chevaux,  moutons, chèvres et termine par les stands de produits régionaux et d’artisanat ou ma gourmandise va être satisfaite. Je rencontre beaucoup de personnes que je connais qui me racontent les derniers potins du bled.

Au  concours des vaches normandes, Valentine remporte le premier prix.  Je suis heureuse pour l’éleveur que je félicite.  

Saint-Valentin à la foire Agricole

Le temps passe très vite. La fatigue commence à me peser.  J’ai beaucoup marché, il y a beaucoup de bruits. Le brouhaha de la foule, les beuglements, hennissements et le pire l’animateur de la foire qui prend beaucoup de plaisir à crier dans son micro des annonces qui en deviennent parfois inaudibles. Je rentrerai bien chez moi mais j’ai tant envie d’entendre la jolie Anna chanter.

Je  me dirige vers l’estrade et m’installe sur une chaise juste devant la scène. Anna commence son répertoire en chantant quelques chansons françaises parmi les plus populaires de Piaf, Brel, Lama. Elle a une voix sensuelle à la fois chaude et haute qui me donne des frissons. Je suis conquis. J’oublie ma fatigue et ne voit plus le temps passer et ne quitte plus Anna du regard. Elle fait monter parfois des spectateurs sur scène pour chanter avec elle. Elle termine son tour de chant dans un tonnerre d’applaudissements. Je ne suis pas démonstratif et je me mets à hurler « une autre » aussitôt repris par la foule. Anna me regarde me sourit et me demande au micro de monter sur scène à ses côtés. Me voyant hésiter elle insiste. Je la rejoins timidement. Je me sens rougir. Elle me présente à la foule en disant « c’est mon facteur et certainement pour beaucoup ici le vôtre ». Il affronte avec le sourire les pluies, le vent, la chaleur l’été pour vous apporter de jolies lettres et parfois des bonnes nouvelles. Même quand il nous en apporte de mauvaises on est heureux de le voir, sa venue est réconfortante. Pour le remercier je Vais lui chanter une vieille chanson de Bourvil qui ne se démodera jamais….

En me regardant avec un sourire plein de tendresse, elle se met à chanter

 

Dans chaque village, on connaît l'facteur.

C'est un personnage qu'on porte dans son cœur
Recevoir une lettre, vous met en émoi
Chacun s'dit, peut-être y'en a une pour moi

Voilà pourquoi quoi quoi quoi quoi
Quand l'chien aboie boie boie boie boie
Tout le monde se dit avec joie

{refrain:}
Tiens! voilà l'facteur
Son p'tit air est affranchi
Comme ses lettres et ses colis

Tiens! voilà l'facteur
Il apporte le journal
Et son bonjour matinal

L'été quand il fait beau, il vous dit il fait chaud
Mais quand on veut la pluie, il vous dit ça pleut aujourd'hui
{rires: Ah! Ah!...}

Tiens! voilà l'facteur
Pour garder son amitié, soyez complètement
{rires: Ah! Ah!...}

Le printemps fait naître les lettres d'amour
Et pour les connaître, on attend toujours
Mais par la fenêtre, un jour le facteur
Vous remet une lettre
Zut, c'est l'percepteur

Voilà pourquoi quoi quoi quoi quoi
Quand l'chien aboie boie boie boie boie
Tout le monde se dit avec joie

Tiens! voilà facteur
A cheval sur son vélo
A côté quand ça monte trop

Tiens! Voilà l'facteur
Et pour les plis très urgents
En courant il prend son temps

Quand il roule rapidement ce n'est pas pour un urgent
Mais c'est tout simplement parce qu'il est poussé par le vent

Tiens! Voilà l'facteur
Quand il roule un peu penché, c'est qu'il a une lettre chargée
{parlé: Ah! Sacré facteur}

Et lorsque vous restez quelques jours sans courrier
Chez vous quand même il vient pour vous dire aujourd'hui y'a rien


Tiens! Voilà l'facteur
Venez boire à ma santé, vous l'avez bien mérité

Merci bien facteur et à demain

Elle me prend la main et se tourne vers la foule qu’elle salue en se baissant.

Un homme dans la foule crie « Facteur une chanson » que toute l’assistance se met à scander « Facteur une chanson, facteur une chanson….. ». Jean une Chanson me dit-elle doucement avec une certaine tendresse. Je ne peux que chanter et j’entonne ma chanson préféré de Ronan Luce en regardant Anna dans les yeux et en serrant plus fort sa main dans la mienne :


J'ai reçu une lettre
Il y a un mois peut-être
Arrivée par erreur
Maladresse de facteur
Aspergée de parfum
Rouge à lèvres carmin
J'aurais dû cette lettre
Ne pas l'ouvrir peut-être
Mais moi je suis un homme
Qui aime bien ce genre de jeu
(Je) veux bien qu'elle me nomme
Alphonse ou Fred, c'est comme elle veut
Des jolies marguerites

Sur le haut de ses « i »
Des courbes manuscrites
Comme dans les abbayes
Quelques fautes d'orthographe
Une légère dyslexie
Et en guise de paraphe
« Ta petite
brune sexy »
Et moi je suis un homme
Qui aime bien ce genre de jeu
(Je) n'aime pas les nonnes
Et j'en suis tombé amoureux

L’émotion me submerge et je ne peux finir la chanson, je pleure devant tout le canton. C’est la honte. La foule m’applaudit, Anna aussi et soudain elle me prend dans ses bras et une pulsion commune incontrôlable nous pousse à nous embrasser. Les applaudissements redoublent.
 

J’ai trouvé à la foire agricole ma "Valentine" le jour de la Saint Valentin mais rassurez-vous ce n’est pas une vache normande.

 

Martine / Réédition de Janvier 2015 pour le défi d’ABC (Le nid des mots). La consigne : écrire un texte en utilisant les mots en gras dans mon texte.

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Rédigé par Martine.

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Publié le 27 Juillet 2016

Photo pixabay

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John était à Cuba quand il y rencontra Irina une jeune touriste moscovite. Un anglais sous les tropiques ne pouvait que séduire la jolie jeune femme aux cheveux blonds cendrés et  aux yeux couleur turquoise. Pendant cinq jours ce printemps là, au son de la musique latino, ils dansèrent des tangos à un train d’enfer même si John préférait le rock acrobatique exercice de haute voltige. Chaque matin après une chaude nuit d’amour où ils s’étaient faits de tendres et drôles confidences, ils allaient admirer au bout de la jetée de Havana le soleil levant sur l’archipel des Keys en Floride cette route pont qui rejoint Miami à Key West, un pont trop loin. Ils faisaient des projets d’avenir. Irina revint à Moscou à la fin de son séjour. Ils étaient tristes de se quitter et promirent de s’écrire.

 

De retour Chez elle, Irina envoya une carte à John représentant la place rouge sur laquelle elle avait écrit à l’encre de sa jolie écriture ronde « Bon baisers de Russie, je t’aime John ». John était retourné à Paris où il vivait. Il lui écrit une carte d’amour, la carte du cœur qu’il avait choisie pour elle et sur laquelle à l’encre de ses larmes il avait écrit « je pleure mon amour . Tu me manques, on ne vit que deux fois au pire peut être même qu’une seule fois, viens ma chérie me rejoindre à Paris ».

 

Irina arriva tôt un beau matin à l’aéroport. John vint la chercher. Ce fut le jour le plus long de leur vie, le plus beau jour aussi. Ils se promirent que Jamais, plus jamais ils ne se quitteraient. Il lui offrit une bague avec un diamant entouré d’une couronne de turquoises à la couleur de ses yeux. Les diamants sont éternels et leur amour le serait aussi.

Ils se marièrent par une belle journée de Juin. Le soir dans le parc du château, ils organisèrent une grande garden-party et reçurent leurs amis et famille dans une grande tente rouge symbolisant la maison Russie sur laquelle un cœur de dragon couleur or était représenté, en hommage à un ami chinois qui venait de quitter ce monde en cette année du Dragon. Ils partirent le lendemain en voyage de noce en Sicile et, dans leur hôtel sous la bénédiction du Dieu Etna, presque au bord du volcan ils s’unirent.

 

John et Irina, le lion et le vent comme les appelait leur ami chinois, conçurent cette nuit-là une jolie petite fille rouquine aux yeux bleus qui naquit à Paris 9 mois plus tard. Irina aurait aimé donner à sa petite-fille le prénom Fiona comme le nom de la rose qu’elle aimait tant mais John Connery n’aimait pas ce prénom. Leur fille s’appellerait Toussine CONNERY en hommage à l’acteur que John aimait tant Sean Connery et qui avait influencé leur vie.

 

Martine / Rediffusion de Février 2015 pour prénoms du mercredi de Jill bill (Toussine) de Jill Bill

Ce texte comporte une particularité. Réponse ICI

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Rédigé par Martine.

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Publié le 25 Juillet 2016

Plus de futur à Hyères

Dans ma bibliothèque, j’ai trouvé en arrivant ce matin, sur mon bureau, un bouquet de roses pourpres accompagnées d'un bien curieux message dactylographié :

« Ne cherchez pas les livres de Sciences Fiction, je les ai tous volés et pour me faire pardonner je vous offre ce bouquet de roses pourpres. Trouverez-vous Hélène qui je suis parmi les visiteurs qui viendront ce jour en votre bibliothèque d'Hières ? Si vous me reconnaissez, faites le moi savoir en me disant « Plus de futur à Hieres» et je vous ferai un cadeau. A Bientôt Mignonne ! ».

 

Je me suis précipitée vers les rayonnages de la section fantastique et sciences fiction. Ce n’était pas une blague tous les ouvrages avaient effectivement disparu.

Il n’y avait pas eu d’effraction. Qui pouvait posséder une clef de la bibliothèque. J’en avais égaré une il y a une semaine, le voleur avait dû me la dérober dans mon tiroir de bureau à mon insu.

Offrir des roses rouges dans le langage des fleurs est l’aveu d’un amour passionné.

Qui parmi les habitués de la bibliothèque pouvait à la fois me vouer un amour secret et être passionné de Science-Fiction ? Je savais que la réponse à cette question me permettrait de démasquer le voleur amoureux.

 

Cet acte insensé n’avait peut-être pas de justification. Il pouvait être l’acte d’un dément. Cette dernière hypothèse m’angoissait, ma vie n’était-elle pas en danger ? cet individu ne voulait-il pas me tuer et, ainsi, aussi me voler mon futur ?

Il ne me restait plus qu’à attendre les habitués de la bibliothèque et à être vigilante.

Le premier visiteur fut un jeune gendarme qui venait suite à mon appel téléphonique. Il prit ma déposition et me confisqua le message du voleur. Il repartit bien vite en m’indiquant qu’un de ses collègues viendrait prendre des empreintes. J’eus la conviction que ce vol à la bibliothèque n’avait aucun attrait pour lui et que ce dossier serait vite classé.

 

Une journaliste du quotidien local, une jolie rousse aux yeux turquoises, lui succéda me posa quelques questions et me prit en photo. Je lui suggérais un titre pour son article « Plus de futur à Hières». Elle éclata de rire et me dit que cela ferait un excellent titre.

 

Monsieur le Maire, un agriculteur du village à la grande taille et forte corpulence fit ensuite son entrée, solennelle comme à chaque fois. Quel charisme Monsieur le Maire ? Il me fit la bise et se montra rassurant.

  • « Ne vous en faites pas Hélène, vous n’êtes pas responsable. Qui aurait pu penser qu’on viendrait dérober une nuit des livres sans valeur dans notre petite bibliothèque ? et puis notre voyou est gentleman, il vous offre des roses pour se faire pardonner. Notre voleur a-t ‘il pris les Barjavel ?

 

  • "Bien sûr Pierre, absolument tous les livres de Sciences Fiction Barjavel compris" lui répondis-je étonnée par sa question".

Il me regarda alors avec un curieux sourire mi amusé, mi ironique qui me déplut en me disant :

 

Je me rappelais soudain que Monsieur le Maire ne lisait que les livres de sciences fiction. Il avait un double des clefs de la Bibliothèque. Il voulait soudain relire un roman dont le titre évoque une rose, Curieux. Et si c’était lui notre voleur amoureux ? Serais-je la rose et le paradis serait-il une menace d'un futur ailleurs tout là haut.

Cette pensée subite me fit peur mais bien vite je l’écartais. C’était stupide, Monsieur Le Maire avait lu tous les livres de cette section de la bibliothèque, pourquoi les aurait-il volés ? J’hésitais un moment puis je prononçais la phrase de reconnaissance

  • « Plus de futur à Hières Pierre ».
  • « Pour le moment seulement Hélène. pour le moment ...Je vais appeler le commandant de la gendarmerie pour que tout soit fait pour retrouver rapidement le coupable. Si nous ne retrouvions pas les livres, nous en achèterons d’autres. Il y aura toujours un futur à Hières Hélène. Peut-on concevoir une vie sans futur.

Et fier de cette dernière sortie hautement philosophique, Il prit congé et sortit.

 

Plusieurs visiteurs vinrent emprunter des livres. Certains s'étonnèrent que le rayon Science-Fiction soit vide et m'interrogèrent. Je leur appris le vol en ajoutant en souriant "Plus de futur à Hyeres". Beaucoup sourirent de ce jeu de mots mais aucun ne me fit de cadeau.

 

En fin de soirée, J'étais prête à fermer la bibliothèque quand un homme brun élégant d'une quarantaine d'années qui ne faisait pas partie des habitués des lieux et que je n'avais jamais vu auparavant s'approcha de mon bureau, me sourit :

  • Bonjour, j'aimerais pouvoir consulter un livre sur place si vous le possédez dans votre bibliothèque.... ". Est-ce possible ?
  • Je suis désolée Monsieur mais la bibliothèque va fermer. Revenez demain matin et vous aurez le temps nécessaire pour consulter tous les livres que vous souhaitez.
  • C'est très gentil mais Je suis ici aujourd'hui, nul ne sait où je serai demain. Je n'ai qu'une seule page d'un seul livre à consulter, cela me prendra à peine cinq minutes. souhaitez-vous savoir quel livre je souhaite consulter ?

 

Incroyable, Je ne luis avais même pas demandé quel était ce livre tant j'étais perturbée par la recherche du mystérieux voleur, par l'envie de revenir au plus vite chez moi tant la journée avait été éprouvante et, il faut bien l'avouer, par le charme de ce visiteur du soir.

  • Quel est donc ce livre Monsieur ?
  • C'est un livre de poésie "les amours" de Ronsard
  • Nous en possédons un exemplaire en livre de poche, je vais vous le chercher

Je me dirigeais vers le rayonnage poésie, saisit le livre et le remit à cet homme qui aimait Ronsard, poète pour qui personnellement j'ai une grande admiration.

Il le prit s'installa à une table et le feuilleta. Il s'arrêta sur une page et se mit à lire.... Il semblait songeur.

Je m'approchais de lui doucement

  • Monsieur je dois fermer la bibliothèque, j'ai eu une rude journée aujourd'hui on nous a volé tous nos livres de Sciences Fiction. Vous vous rendez compte "Plus de futur à Hières"
  • Mais il vous reste le présent, Vivez le intensément sans penser à hier, ni à demain. Vous devriez remercier ce voleur de futur qui je l'espère viendra aussi voler vos livres historiques. Hières sans passé et sans futur, avouez Mignonne que c'est une perspective séduisante.

Brusquement il arracha la page qu'il était en train de lire, prit son stylo plume souligna le titre et quelques vers du poème se leva et partit en chuchotant "au revoir Hélène"

Je restais tétanisée la page du livre à la main, incapable pendant quelques secondes de réagir. Je repris mes esprits : Sur ma feuille un titre souligné "Sonnets pour hélène : Quand vous serez bien vieille" avec quelques vers encadrés

"Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie"
.

 

Une sonnerie stridente retentit soudain qui me fit sursauter, je venais de rêver. Dommage je ne saurais jamais si le voleur de futur reviendrait voler le passé à Hieres car, même si j'en rêve parfois, dans la vraie vie je ne suis pas bibliothécaire.

 

Martine / Juillet 2014

Défi N° 127 des croqueurs de mots lancé par Enriqueta

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Rédigé par Martine.

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Publié le 20 Juillet 2016

Photo pixabay

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Alceste traine sa flemme

Tous les jour à Angoulème,

Dans son sinistre HLM.

Entre chaque café crème

En écrivant des poèmes

Il pêche de pauvres brèmes

Menu fretin de carême.

 

Alceste traîne un problème

 

Visage fortement blème

Cou recouvert d’erythème

Il rêve d’un grand harem

Oh des nanas par centaines

Leur offrir des chrysanthèmes

mais nulle fille ne l’aime

 

Alceste traîne ses dilemmes

Ecrire le mot dilemme

Avec un « haine » et un « aime »

Ou alors avec deux « aime »

En Syrie jouer les extrêmes

Avec son frêre Guillem

Où crever à Angoulême

 

Martine / Rediffusion de Septembre 2015 pour les prénoms du mercredi

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Rédigé par Martine.

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Publié le 18 Juillet 2016

  • Mais c’est ce cher Victor, ça fait une paye… Je te paye un coup

 

  • "Veni, Vidi…"

 

  • Qu’est-ce que tu racontes Totor,

 

  • Je suis venu, j’ai vu et assez vu demain à l’aube je partirai Madame

 

  • Qu’est-ce que je t’ai fait …

 

  • « Fier jadis, dominant les lointains horizons,
    Aujourd'hui n'ayant plus que de hideux tronçons,
    Épars, couchés, perdus dans l'obscure vallée ;
    C'est l'épopée humaine, âpre, immense — écroulée ».

 

  • Qu’est ce tu racontes Totor, c’est puissant, on dirait du Fabrice Luchini

 

  • La légende des siècles, les siècles passent et tout se dégrade : des femmes dans les cafés qui boivent du vin rouge.. Mais qui est ce Fabrice ?

 

  • Un acteur … bobo comme on dit aujourd’hui

 

  • Bobo, il est hypocondriaque ?

 

  • Qu’est ce tu as dit « hypocon… » Il n’est pas con même pas hypo, c’est un intello comme toi, juste un petit peu déjanté. Quand il commence à parler un vrai moulin à paroles mais moi dès la première phrase je ne capte pas alors je réfléchis à ce qu’il a voulu dire mais lui continue sans s’arrêter. On ne nous dit pas tout mais lui est le seul à tout dire mais on ne comprend rien.

 

  • Vous pouvez me citer un exemple ou vous n’avez pas compris

 

  • Oh que oui… souvent il te cite, il a répété par exemple une de tes phrases : "La forme, c'est le fond qui revient à la surface." Et pour nous épater il ajoute…. Puissant Hugo, « Cela va mille fois plus vite et ça prouve un esprit assez humble qui a, en plus, un sens aigu de la hiérarchie ».

 

  • C’est bien vu : Je suis modeste et conformiste . Quant à la forme et le fond je vais t’expliquer ce que j’ai écrit… la forme en dit long sur…

 

  • Arrêtes totor…. Les formes je les ai en surface quant au fond je vais bientôt l’atteindre sans qu’il remonte, il tombera encore plus bas et moi avec lui…

 

  • Tu m’appelles Totor cela me touche, Juliette me surnommait Toto.

 

  • Pourquoi ? Tu n’es pas un zéro même si tu as une tête toto et quelle tête… Chapeau Totor

 

 

Brève de comptoir : Quand Hugo rencontre Roumanoff
  • C’est que me disait Juliette…

 

  • On ne nous dit pas tout et cela ne nous regarde pas mais on dit que tu la trompais ta Juliette. Si les temps ont changé Totor, les hommes ce sont toujours les mêmes, demain à l’aube tu resteras Totor

 

  • Non je partirai

 

  • Non tu restes. Tu aimes les femmes, Attends, Il y a un cœur à prendre et à consoler, Une femme de lettres vient d’être larguée par son mec : un politique illustre ancien député comme toi qui lui a préféré une actrice comme ta Juliette. En plus elle s’appelle Julie Gayet …. Julie, juliette… Drouet, Gayet

 

  • Etonnant en effet, mais qui est cet homme politique ?

 

  • Notre Président de la République : François HOLLANDE, le commandant du pédalo France qui risque de toucher le fond sans que le capitaine y mette les formes

 

  • La misère existe donc toujours moi qui voulait la voir supprimée et non secourue

 

  • Des Cosette, Gavroche, il y en a plein Totor et en plus ils ne sont même pas secourus

 

  • Tant pis pour la première dame à consoler, Demain à l’aube je partirai. je ne veux pas voir la France sombrer :

« Charme l'Europe et plaît au monde... - Ah ! je voudrais,
Je voudrais n'être pas Français pour pouvoir dire
Que je te choisis, France, et que, dans ton martyre,
Je te proclame, toi que ronge le vautour,
Ma patrie et ma gloire et mon unique a
mour ! »

 

  • Tu ne pourras pas partir totor c’est "le" grève SNCF, à moins que tu veuilles aller à Rocamadour. Le train du soir est maintenu, désolée ce ne sera pas à l’aube

 

  • Mais qu’est-ce que j’irai faire à rocamadour ?

 

  • Manger du foie gras, du fromage de biquette avant de repartir

 

  • C’est une bonne idée, je suis un bon vivant, je vais à Rocamadour mais avant de repartir promettez moi Madame de ne plus boire autant, vous allez vraiment tomber au fond et ce n'est pas bon pour votre forme

 

  • Je ne promets jamais rien mais parce que je t’aime bien, je te chante une de tes chansons revisitée à ma sauce

Comme dirait mon beau frère

Si je tombe par terre

Pas la faute à Voltaire

C’est la faute au Jaja

Dont je suis si fada

 

Martine / Rediffusion de Février 2014

Pour le défi N° 117 des Croqueurs de mots

Toutes mes excuses à Fabrice Luchini que j'aime beaucoup mais c'était pour les besoins du texte.

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Publié le 15 Juillet 2016

Marjolaine a écrit un merveilleux conte pour enfants :

 

Anna et la dame du fond de la Forêt

Anna est une petite fille solitaire qui aime parler aux animaux. Jusqu'au jour où l'un d'eux, un oiseau, lui répond et lui apprend qu'il est venu lui demander son aide. Elle est la seule, d'après lui, à pouvoir sauver quelqu'un. La fillette décide alors de le suivre et découvre bientôt que c'est un loup en grand danger qu'elle doit sauver. Anna va devoir braver ses peurs, puiser au plus profond de ses forces et faire preuve d'un grand courage pour remplir sa mission.

Ce conte écologique pour enfants leur fera ouvrir la petite héroïne dans un premier tome plein de charmes.

La formule magique de la série Anna, des animaux à sauver, une petite fille courageuse à laquelle les petits peuvent s’identifier et une magnifique page d’illustration par page de texte

Anna et la dame du fond de la forêt

Je vais souscrire à ce livre que j'offrirai à mes petites filles.

C'est en effet une souscription pour le moment. Le livre de Marjolaire sera édité en octobre si elle obtient un nombre suffisant de souscription. Le coût du Livre est de 13 euros (+ 3,50 euros de port). Pour pouvoir être édité, il faut qu'il y ait suffisamment de souscriptions

Un beau cadeau de Noël pour vos enfants, petits enfants, neveux, nièces.
Que vous souhaitiez obtenir ce livre ou pas, Merci de partager néanmoins l'information sur les réseaux sociaux et vos blogs, cela ne coûte rien (juste un peu de temps) et cela permettra à Marjolaine d'éditer son livre et de procurer du bonheur de lecture à de nombreux enfants.

Bulletin de souscription en lien ci-dessous :

http://www.edition-goutte-etoile.fr/documents/souscription.pdf

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Publié le 13 Juillet 2016

Quand vient l’été, la p’tite  zoé

Met mini robe  et  beaux nu-pieds

Et puis à midi, la p’tite zoé

Fait peindre en rouge ses doigts de pieds

 

Y en a qui sussurent

Que de p’tite zoé

 P’tit Arthur est cinglé

Oh oui Pour sûr

 

Jamais il ne la trompe

Il lui cire les pompes

Elle est craquante

Et si vivante

La p'tite Zoé

Elle aime les roses

Avec son ruban rose

Et sa robe en viscose

De vie elle explose

A Saint-Jean de Luz

Elle fait de la luge

Elle le fascine

Dans sa p’tite bassine

La p'tite Zoé

Oui elle est unique

Oui elle est ionique

Sa belle p’tite Zoé

Fille de grande Zoa

 

Toujours il la protègera

Jamais elle n’aura de boa

Elle ne sera point mangée crue Zoé

Comme sa maman la grande Zoa

Et son papa Robinson Crusoé

 

Martine / Rediffusion de Septembre 2014 pour les prénoms du mercredi de Jill bill sur une parodie d'une chanson de Régine "La grande Zoa"

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi

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