Publié le 13 Novembre 2014

En cette semaine de la commémoration de l'armistice de 1918, Pour les jeudis en poésie des croqueurs de mots, en hommage à tous ces soldats qui au delà de leurs différences ont étés réunis dans un même combat pour que vive la France, un de mes poèmes préférés  : La rose et le réséda de Louis Aragon

La rose et le réséda
La Rose et le Réséda
 

Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle
Prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle
Et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle
Vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Du haut de la citadelle
La sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle
L'autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Ils sont en prison Lequel
A le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gèle
Lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Un rebelle est un rebelle
Deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle
Passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle
Qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle
Même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Il coule il coule il se mêle
À la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle
Mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
L'un court et l'autre a des ailes
De Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle
Le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle
Le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle
La rose et le réséda

 

Louis Aragon

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes coups de coeur

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Publié le 12 Novembre 2014

Palmyre est le prénom proposé par notre amie Jill BIll pour notre défi du Mercredi dont je programme souvent à l'avance mes participations.

 

Ce week-end je n'avais pas encore trouvé l'inspiration alors il ne me restait plus qu'une solution pour participer : délirer....

 

Je vous prie d'accepter mes excuses Madame Bill pour ce "lavage de vaisselle sale en famille, un grand "n'importe quoi"...

 

Palmyre et Aude Vaisselle

 

Palmyre VAISSELLE est une jolie petite fille blonde qui a une sœur Jumelle Aude. Elles vivent avec leurs parents et leur frère Casimir à Eaux-Chaudes petite station thermale des Pyrénées.

 

Palmyre et Aude VAISSELLE sont inséparables, complémentaires et si différentes.

Palmyre aime se faire mousser auprès de sa Maîtresse  tandis qu’Aude préfère jouer allègrement avec ses petits camarades et se salir ce qui l’oblige à se changer souvent.

 

Les  sœurs VAISSELLE ont un seul objectif :  Bien travailler à l’école pour avoir le BAC sans qui rien ne serait possible pour les "VAISSELLE".

 

Leur père, Vladimir VAISSELLE,  est à la tête d’une petite société  de fabrication de ...Vaisselle, bien sûr.

Il aimerait bien que ses filles reprennent  plus tard l’entreprise familiale mais jamais Palmyre ne  le fera.  Elle ne veut pas être condamnée à  licencier régulièrement comme son père que ces ouvriers surnomment « Dégraiss’boy » .

Palmyre VAISSELLE

Non elle ne sera pas une « dégraiss ‘ girl » ; elle se refuse à mettre de nombreuses familles dans la difficulté. Elle laissera à sa sœur  la reprise de l’entreprise et elle sait que Aude ne se sera pas capable de dégraisser sans elle  Palmyre VAISSELLE ?

 

En attendant, Rêveuse et poète, Palmyre se plait à chantonner une petite chanson de sa composition :

 

Je suis la belle petite Palmyre

Je Joue avec mon frère  Casimir

De peur souvent il me fait blêmir

Plus tard j’épouserai un émir

Qui de plaisir me fera gémir

Et m’emmènera au Cachemire

 

Martine / Novembre 2014

 

En attendant Maîtresse Jill Bill voudriez-vous accepter Palmyre et Aude VAISSELLE dans votre cour de récréation ?

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Nouvelles

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Publié le 7 Novembre 2014

Au métro cité

Six thés à la boutonnière

Addiction au thé

 

Martine / Novembre 2014 pour le coucou du Haïku du vendredi

Six thés : bonjour les dégâts

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Haïkus

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Publié le 6 Novembre 2014

Pour les jeudis en poésie des croqueurs de mots : ci-dessous un HaÎku en photo montage que j'avais réalisé pour le défi du mois d'octobre chez écureuil bleu

Trois petites soeurs

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Haïkus

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Publié le 5 Novembre 2014

Pour les prénoms du mercredi de Jill bill : cette semaine : Eloi

N'en déplaise à Saint-Eloi

Ce n’est pas de bon aloi

Vous l’aurait dit Saint-Eloi

D’épouser un hors la loi

Mais l’amour n’a pas de loi

N’en déplaise à Saint-Eloi

 

Martine / Novembre 2014

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 3 Novembre 2014

Pour le défi N° 133 des croqueurs de mots proposé par Harmonie 37 avec pour thème "nos pseudos" de blogs, ci-dessous un texte que j'ai déjà publié il y a cinq  ans légèrement modifié pour l'actualiser et qui y répond bien. Ce ne sont pas des pseudos de blog dont je parlerai (je n'en ai pas ou plutôt je n'en ai plus depuis que j'ai abandonné églantine que j'avais pris quelques temps pour préserver ou plutôt essayer de le préserver pendant la très longue procédure judiciaire que j'avais entamée contre mon employeur). Mais quand je faisais de la CB j'ai eu plusieurs pseudos.

 

Un amour de CB

 

Aujourd'hui nous avons les blogs, les forums pour communiquer avec le monde entier mais comment faisions nous il y a quarante ans sans internet ? Il n'y avait rien me diriez-vous, détrompez-vous

 

Il y avait la radio et notamment ce que l'on appelait la  Citizen-band, en abrégé la C.B. (on prononce comme en anglais cibi). Avant d'être une blogueuse, j'ai été il y a longtemps une cibiste.

 

Cette envie de communiquer avec des gens que je ne connaissais pas venant du monde entier est ancrée en moi depuis toujours comme l'est paradoxalement ma très grande réserve dans la relation. Est-ce un moyen de communiquer sans me mettre en danger, ou au contraire me forcer à tous prix à communiquer ? Je cherche encore la réponse.

 

 J'ai décidé de vous raconter aujourd'hui, amis blogueurs, mon expérience  cibiste qui a vraiment marqué et construit ma vie.

 

 

Mon père avait acheté un talkie-walkie (pour les connaisseurs un Tokaï 500). C'était un gros talkie-walkie assez puisant qui avait une bonne portée qui sortait des limites d'un appartement. Il s'était vite lassé de son jouet que j'avais récupéré.

 

Mes débuts de cibiste on été discrets. Le soir après le collège et le week-end, je tournais le gros bouton et j'écoutais les cibistes échanger entre eux...... Pour la plupart c'étaient des hommes d'un certain âge (OM : old man veut dire homme dans le langage cibiste pas forcément vieux) qui tenaient des discours très techniques auxquels je ne comprenais rien. Chaque cibiste à un pseudonyme. J'avais choisi Barbara (j'étais dans ma pleine période Prévert : « Souviens toi Barbara, il pleuvait sur Brest ce jour là ». C'était un peu stupide quand j'y pense, Barbara ce prénom qui évoque la séduction ne me ressemblait pas du tout.

 

Un jour enfin j'ai osé sortir de l'ombre, presser le bouton et prononcer quelques mots du bout des lèvres avec ma voix d'adolescente mal assurée « Appel général, appel général de Barbara ». Il y avait très peu à l'époque de femmes cibistes (YL : young ladie qui veut dire femme pas forcément jeune) à l'époque, Imaginez chers lecteurs l'effet que cela a pu avoir chez ces « OM » un peu machos, il faut l'avouer.

 

Candide comme je l'étais à l'époque, j'ai été très surprise du résultat et très ennuyée. Tout le monde souhaitait parler avec Barbara et je n'avais rien à leur dire.

 

De plus, je ne comprenais pas la moitié de ce que l'on me disait en langage cibiste « quel est ton QRA, quel est ton QRA me répétait t'on ». Certains de ces messieurs plus futés que les autres ont bien compris que je ne connaissais pas du tout le vocabulaire et que j'étais arrivé sur le canal 27 par le plus grand des hasards et que si ils voulaient m'entendre à nouveau ils fallait qu'ils traduisent.  Je les en remercie.  QRA veut dire domicile (ville).  Mais pourquoi voulaient-ils tous savoir où j'habitais.  Je leur ai répondu que j'habitais Rueil-Malmaison, heureusement pour ma tranquillité, ce n'était pas un village où je ne serais pas restée très longtemps anonyme  !

 

Devant leur empressement et leur afflux de questions, je me suis très rapidement mise en  QRT  (on cesse d'émettre... temporairement).

 

Et puis j'ai repris, et j'ai noué des contacts privilégiés avec certains cibistes qui habitaient dans la région, la portée de mon Tokaï 500 n'était pas très grande, certains avaient connu mon père lors de son passage éclair sur la fréquence. Il y avait pratiquement que des vieux cibistes, peu de jeunes mais je venais souvent échanger avec eux pour  lutter contre l'ennui et la solitude qui me rongeaient.

 

Il y avait bien un  jeune que j'entendais souvent, ce n'était pas réellement un cibiste. Tout le monde pensait que c'était un radio-amateur, un pro. En fait c'était un petit génie de la technique,  qui conversait avec le monde entier . Il m'énervait passablement car lorsqu'il parlait, sa puissance était telle qu'il couvrait tous les autres et qu'on ne pouvait plus échanger. On aurait dit qu'il prenait un malin plaisir à étaler sa puissance et montrer à tous qu'il était en communication avec des radios amateurs du monde entier.

 

Cela m'énervait mais  m'intriguait à la fois.... Je me faisais un plaisir de l'écouter, sa voix était plaisante.  Il me snobait vraiment ce qui n'était pas pour me déplaire bien au contraire.

 

Son pseudo ou plutôt ses pseudos : « Juliet Mike » pour les échanges internationaux et pour les cibistes avoisinants c'était tout simplement ou impérialement Titus. Ce nom d'empereur romain qui disait tout et son contraire : Titan (géant) ou titi (petit) me plaisait bien car il entretenait le mystère et j'ai toujours aimé les paradoxes.

 

Mais j'aimais bien aussi «Juliet Mike »  pour  le côté made in USA de ce double prénom et l'aspect féminin et romantique de Juliet qui me faisait penser à Roméo (autre prénom de la CB) et Juliette. Et si ce Juliet  devenait mon Roméo.

 

Barbara décidément ne me plaisait plus cela n'allait pas dans le contexte et Dutronc remplaca Prévert dans mon coeur : « le monde entier est un cactus », Du jour au lendemain Barbara devint « cactus » ..... Cela rimait bien avec Titus et c'était comme un avertissement : « N'approche pas, qui s'y frotte s'y pique ».

 

Savais-je à cette époque la consciemment ou inconsciemment que le danger attire les jeunes audacieux..... Cela eut son effet sur le 27 méga et sa Majesté de la CB, Titus 1er, voulut connaître cette jeune Barbara (j'avais 17 ans) qui de jeune fille extravertie légère, séductrice comme pouvait le laisser penser son prénom sortait soudain tous ses piquants. Il y avait dans cette mutation matière à en émoustiller plus d'un....

 

La rencontre eut lieu dans une brasserie près de la gare de Rueil une belle journée de printemps . Je m'en souviendrai toute ma vie, je portais une robe short légère et fleurie choisie pour l'occasion.

 

Titus apparut alors et tout de suite je fus séduite par ces cheveux longs auburn, son regard appuyé intelligent et doux. 

 

Je compris tout de suite qu'il n'était pas déçu par la jeune fille brune aux cheveux longs qui n'était pas du tout à son aise dans cette rencontre improvisée.

 

Mon côté militant (toujours défendre les plus faibles) que j'ai toujours gardé  prit le dessus. Je lui fis part de mes revendications lui faisant le reproche d'émettre quand je parlais avec les autres et de nous couvrir.

 

Il s'excusa en souriant (quel sourire) et me proposa de venir émettre chez lui ou plutôt chez ses parents ce qui me permettrait d'échanger et de dépasser les limites de Rueil et d'échanger sans frontières.

 

Je revis Jean-François (son vrai prénom dans la vie) souvent chez lui.

Je l'ai aussitôt appelé Jeff certainement pour conserver ce côté U.S. qui me plaisait dans son indicatif radio (aujourd'hui on dirait pseudo).

 

J'étais impressionnée par le matériel qu'il avait dans sa cave et par cette antenne géante motorisée qui tournait sur son toit. Nous échangions ainsi avec le monde entier et particulièrement avec le Québec. J'étais très heureuse ensuite de recevoir des QSL (cartes postales qui témoignaient de ces échanges internationaux sur les ondes).

 

Il venait parfois chez mes parents. Je me souviens de son grand éclat de rire quand je lui montrais mes jardinières sur mon balcon et qu'il vit chaque brin de muguet soutenu par un tuteur que j'avais confectionné avec une allumette !! Il n'y avait pas de cactus..... Je crois vraiment que j'ai fini de le séduire ce jour là.

Un amour de CB (défi 133 des croqueurs)

Trois ans après, en Juin 1973,  nous nous sommes mariés.

 

Nous avons rapidement arrêtés la CB nous la conservions uniquement dans notre voiture pour écouter les routiers et ainsi éviter les radars sur l'autoroute.

 

Nous avons eu deux enfants une fille Laurence et un garçon Grégorie qui nous ont comblé de bonheur et dont nous sommes fiers.

 

Nous avons fêté en juin dernier notre 41ème anniversaire de mariage et nous avons six petits enfants.

 

Mes blogs ont remplacé définitivement la CB et je pense que si je suis devenue une "accro" de la blogosphère c'est à cause, on va dire grâce à la CB dont je serais toujours nostalgique même si je préfère maintenant internet parce que j'aime tant l'écriture.

 

Martine / Novembre 2014

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Vécu

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Publié le 31 Octobre 2014

Aujourd'hui c'est Halloween, hier je me suis encore baignée aux Sables d'Olonne et je me baignerai aujourd'hui car le ciel est bleu. Le soleil et là et il fera chaud cet après midi. Ceci m'a inspirée ce haïku pour le coucou du haïku dont le thème est Toussaint

 

Octobre estival

Sur plage naturiste

Toussaint dénudée

Toussaint dénudée

Ce sera notre dernière baignade avant le printemps prochain car nous remontons demain à Cergy pour ramener nos petites filles. Nous y resterons quelques jours.
 

Ce sera la fin de ma pause internet; Je viendrai visiter vos blogs dès lundi

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Haïkus

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Publié le 30 Octobre 2014

Martine me plait et si bien me sied

Alors pourquoi un pseudo prendrais-je ?

Réfléchir : Lequel m'irait comme un pied ?

Téa Londres : Non plutôt en Norvège

Ines Tétique : Ce n'est pas assez beau

Noémie Fasol : Je hais la musique

Et Martine me sied comme un chapeau

   Sur la tête d'un chauve amnésique

 

Martine pour les jeudis en poésie des croqueurs de mots

 

 

Joyeuse Halloween

Joyeuse Halloween

Oui ce sont toujours mes amis mais en ce moment certains me font faire des cauchemards !

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Rédigé par Martine.

Publié dans #poèmes

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Publié le 29 Octobre 2014

Paul Gauguin Manao Tupapau

Paul Gauguin Manao Tupapau

Pour les prénoms du mercredi de Jill bill :  cette semaine Sophronue

 

SOPHRONUE la jolie ingénue

Noire chocolat et un peu charnue

Avec naturel, sans retenue

Sur la plage bronze toute nue

Parmi des textiles inconnus

Blancs comme neige, gros ou menus


Libre et sans complexe Sophronue

Se moque des regards soutenus

Des gens bien-pensant et parvenus

Qui trouvent cela bien malvenu

Et pour le moins vraiment saugrenu

Elle continue, ils sont prévenus

 

Martine / Octobre 2014

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Rédigé par Martine.

Publié dans #poèmes

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Publié le 23 Octobre 2014

Le beurre, l’argent du beurre et .....

Montage photo Martine MARTIN via site Kizoa.com

 

Je veux du bon beurre

Et je n’ai pas d’argent

Je veux donc de l’argent

Pour avoir du beurre

Et le doux sourire

De la jolie crémière

Cette libertine

Mais sans assez d’argent

Il me restera la margarine

Et la gueule de la crémière

Et ça me chagrine !

 

Martine / Octobre 2014 pour les jeudis en poésie défi N° 132 des croqueurs de mots

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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