Publié le 7 Février 2009

Patrick m'a photographiée
Je venais de m'éveiller
J'étais toute ébouriffée
Encore un peu timide
J'ai regardé de côté
avec mon oeil humide



Si vous voulez voir ma photo , C'EST ICI, Merci beaucoup Patrick
cette attention me touche


Voir les commentaires

Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

Repost0

Publié le 4 Février 2009

Aujourd'hui j'ai envie de vous parler de mon voisin Lucien GONDRET, artiste peintre qui expose aux Etats unis, en Chine
(Pour voir quelques unes de ces toiles sur un article que
je lui ai consacré dans mon autre blog, cliquez ici)

Lucien GONDRET est aussi poète et je suis heureuse de publier aujourd'hui sur mon quai son poème sur son Cher Vexin
que j'aime tant également illustré par quelques unes de mes photos :



Depuis le jour où je suis né,
Voila déjà un bon moment,
Personne n'aurait pu le deviner
Qu'on s'aimerait aussi longtemps.

Et après toutes ces années
Qu'on a passées à vivre ensemble,
Je crois qu'on peut se tutoyer
C'est bien plus sympa il me semble

Je te le dis, et le répète :
Vexin tu m'as tout apporté
Si ma peinture est une fête
C'est toi que je dois remercier

Avec mon âme de paysan,
J'aime te peindre par tous les temps,
Et sous la neige, ou dans le vent
Dans l'aube claire du firmament.

Car tout m'inspire et tout m'étonne :
L'enchantement d'un soir d'été,
La pluie d'avril, brouillard d'automne
Tant de beauté, de volupté



Image Hosted by ImageShack.us
 
Mais pour moi cette belle terre,
Restera toujours un mystère

J'aime l'argile encore fumante
De tes gros labours de printemps,
Dans une brume frémissante,
Le matin, au milieu des champs

Telle une marée de blés d'or,
Qui ondule comme la mer,
L'été s'achèvera encore,
Dans une impression douce-amère,



Image Hosted by ImageShack.us


Mais laisse la fenêtre ouverte,
Je veux respirer ta peau,
Le chaud parfum de l'herbe verte,
Qui fleurit le long du coteau.

Sur les chemins, dans tes forêts,
J'ai toujours trouvé l'harmonie
Et la musique dont je rêvais
Pour une douce litanie.

Je suis content, car hier soir,
Alors qu'il faisait presque noir,
J'ai retrouvé dans la vallée
La cressonnière abandonnée
Où j'allais jouer quand j'étais môme,
Dans une boucle de la Viosne,
Sa cabane au toit de roseaux
Où vont se nicher les oiseaux.
Si elle est un peu délabrée,
A cause du froid et des années,
Fièrement , elle a conservé
Tout son charme et sa beauté.

La nuit tombe sur la Villetertre
Et tout s'endort, je le regrette
Le vent chuchote sur l'étang
Des mots d'amour, d'un autre temps.
C'est tellement beau que j'en frissonne.
Mais j'y pense, c'est déjà l'automne.

Et je voudrais encore flâner,
Continuer de m'émerveiller
Dans les marais et sur les bords
De l'Aubette ou du Sausseron
Parmi ce fabuleux décor
D'iris d'eau et de liseron.



Image Hosted by ImageShack.us


Tu as gardé dans ta mémoire
les souvenirs de mon enfance
Heures sombres ou moments de gloire,
Sur cette bonne terre de France.

Août 44, je me souviens
Du soldat noir américain
Debout et fier sur son char
Qui descendait les rues de Chars
Il revenait de Normandie,
Pour aller libérer Paris.
J'espère qu'il est encore en vie
Je voudrais tant lui dire : Merci


Image Hosted by ImageShack.us



Te souviens tu de nos glissades
Sur l'eau gelée des caniveaux
Rue de l'église, après le caté ?
C'était trop beau ces rigolades
Nos mains glacées sous le manteau
Avec nos galoches cloutées

Le monde avance, et la vie change

On ne met plus de blé dans les granges.
L'eau fumante des lessiveuses
Ne s'écoule plus dans la rue.
Cette tâche si laborieuse
Heureusement a disparu.

Du coup, les enfants d'aujourd'hui

Se retrouvent privés de glissade
Le temps tue la poésie
J'ai le coeur qui bat la chamade

Dans tes vallons et tes vallées

De Vetheuil à Nesles la Vallée,
Sous de grands ciels radieux
Aux paysages bénis des dieux,
J'ai écouté battre ton coeur,
Et comme Joe le compositeur
J'ai tout essayé pour traduire
Cette passion que tu m'inspires.



Image Hosted by ImageShack.us


J'aurais tellement voulu pouvoir
Atteindre ce rêve illusoire
Clef de sol de mon répertoire :
Surtout ne pas te décevoir

Tu as su enrichir mon oeuvre

De tes clochers, de tes villages
Si je n'ai pas peint de chef-d'oeuvre
Je t'ai rendu un bel hommage.

Pourquoit faut-il toujours douter

Quand on veut peindre la beauté ?
L'art n'est pas simple, vous le savez
Ca ne suffit pas de barbouiller

J'ai donc prié dans tes chapelles

Dans tes églises, tes champs de blé,
Qu'un élan mystique m'appelle,
En quête d'authenticité.

Car moi qui me croyait si fort

J'ai bien besoin de réconfort.

J'aime les grandes symphonies,

En musique ou bien en couleurs,
Mais avec toi je communie
Au concerto en la mineur,
Un dialogue, une confidence
Chacun dévoilant ses secrets
Dans une tendre connivence
A mots feutrés, pleins de respect

J'ai toujours bien suivi ta voie

A la recherche d'absolu.
Mais si pourtant, malgré tout ca
Je t'ai quand même un peu déçu

Vexin ne m'en veux pas

J'ai fait ce que j'ai pu

VIncent, Camille, Claude et les autres,

A Auvers, Pontoise ou Giverny,
J'aurais aimé être des vôtres
Pour partager votre folie

Cent ans après, modestement

Ivre d'amour et inconscient
J'ai voulu marcher dans vos pas
Mais ils sont bien trop grands pour moi

Que laisserai-je de mon passage ?

Quelques tableaux, quelques images
Eparpillés de par le monde
Dans mes rêveries vagabondes
Bien peu de chose, en vérité,
Aux regards de l'humanité

Mais si je n'ai pas pu vous faire plaisir,

En concrétisant vos désirs,
Entre nous, je veux bien l'avouer,
C'est ca ma plus grande fierté

Vexin mon frêre mon amour,

Un jour il faudra se quitter,
Pour un voyage sans retour,
Sans regretter, ni pleurnicher
Et commencer cette autre vie,
Où on pourra s'aimer aussi.

Car puisque tel est mon destin

Dès la naissance, je le savais
C'est dans la terre du Vexin
Que pour toujours je dormirai


Voir les commentaires

Rédigé par eglantine

Publié dans #poèmes de mes amis

Repost0

Publié le 1 Février 2009

En attendant que je retrouve un peu de temps et de disponibilité d'esprit pour écrire, je tiens à partager avec vous ce moment de rire "Ta tienne" de Laurent Gerra :





Voir les commentaires

Rédigé par eglantine

Publié dans #Interludes vidéo

Repost0

Publié le 29 Janvier 2009


Image Hosted by ImageShack.usPhoto Eglantine / Martine (Eure - janvier 2009)

Mon coeur est un château hanté
Dans le creux de ses souvenirs
Des fantômes y sont occultés
Pour soudain de la nuit surgir
et chauffer des peines gelées
Qui ne pourront jamais mourir

Eglantine / Janvier 2009

Voir les commentaires

Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

Repost0

Publié le 26 Janvier 2009


Image Hosted by ImageShack.us
Photo prise en bord d'oise à Cergy / Martine (Eglantine)

A Port Cergy
Oh Joli Gui
Tu as surgi
Tu t'y languis
Comme par magie

Voir les commentaires

Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

Repost0

Publié le 23 Janvier 2009

Après la peine des sens, je me devais d'écrire sur le plaisir des sens. Voici le deuxième volet de ce diptyque


Ecoutez d'où mon plaisir vient

Aussi longtemps qu'il m'en souvient

Comme un bref éclair il survient


Ecouter les vagues se briser

Dans une douce turbulence

Ecoutez le coucou chanter

Rompant soudain le silence


Observez d'où mon plaisir vient

Aussi longtemps qu'il m'en souvient

Comme un bref éclair il survient


Observez les yeux pétillants

De l'enfant devant le sapin

Observez  le soleil levant

Rougissant le ciel du matin


Respirez d'où mon plaisir vient

Aussi longtemps qu'il m'en souvient

Comme un bref éclair il survient


Respirez de beaux lilas blancs

Au suave parfum envoûtant

Respirez  le bon pain brûlant

Dans la boulangerie d'antan


Ressentez d'où mon plaisir vient

Aussi longtemps qu'il m'en souvient

Comme un bref éclair il survient


Ressentez l'astre lumineux

Caresser votre corps frileux

Ressentez le frisson houleux

Du violent baiser amoureux


Dégustez d'où mon plaisir vient

Aussi longtemps qu'il m'en souvient

Comme un bref éclair il survient



Dégustez religieusement

Une gorgée de Chartreuse

Dégustez  tout en la croquant

Une cerise juteuse


Image Hosted by ImageShack.us

Photo prise au jardin par Martine / Eglantine

 


Ecoutez et observez

Respirez et dégustez

Intensément Ressentez
l'intense plaisir des sens

Voir les commentaires

Rédigé par Eglantine

Publié dans #Poèmes

Repost0

Publié le 20 Janvier 2009

Sur une consigne d'Enriqueta, j'ai conçu ce poème


Ecoutez d'où ma peine vient

Aussi longtemps qu'il m'en souvient

Elle vient, s'échappe puis revient


Ecoutez tirer les snippers

Le soir dans les villes sombres

Ecoutez l'enfant qui pleure

Au beau milieu des décombres


Observez d'où ma peine vient

Aussi longtemps qu'il m'en souvient

Elle vient s'échappe et revient


Observez la violence

Du citadin fou au volant

Observez la forte arrogance

De beaucoup de nos dirigeants


Respirez d'où ma peine vient

Aussi longtemps qu'il m'en souvient

Elle vient, s'échappe et revient


Respirez les gaz toxiques

Des usines de nos cités

Respirez  l'odeur chimique

De nos cultures intoxiquées


Ressentez d'où ma peine vient

Aussi longtemps qu'il m'en souvient

Elle vient, s'échappe et revient


Ressentez la faim et le froid

De L'homme par tous délaissé

Ressentez la douleur, l'effroi

De l'enfant hospitalisé


Image Hosted by ImageShack.us

Photo Martine (Eglantine) - sculpture expo Arts d'Oise / Cergy 2008


Evitez la panne des sens

Ecoutez et observez,

Ressentez et Respirez

Toute la peine des sens


Promis, chers amis, très prochaînement, après la peine des sens, je vous écrirai un deuxième poème sur le plaisir des sens.

Voir les commentaires

Rédigé par Eglantine

Publié dans #Poèmes

Repost0

Publié le 17 Janvier 2009

 

Photos et texte de Brigitte Lécuyer Janvier 2009


Le temps parait figé, la neige lourde, la température largement en dessous de zéro. Ce matin sur mon balcon, le thermomètre affichait moins six. De petites stalactites pendaient des rambardes gelées.


Il a neigé toute la journée d’hier, le ciel était bas, l’atmosphère étouffée. Je suis allée marcher, mes pas crissaient comme sur du coton. J’ai aimé cette sensation-là que mes pas laissent une trace profonde. J’ai voulu immortaliser ce moment pur, avec quelques photos, qui sont belles sans plus, parce que le ciel était gris et bouché.


neige janvier 2009 021

neige janvier 2009 015

neige janvier 2009 017

Dommage. J’avais mis ma casquette pour protéger mes lunettes des flocons, j’avais enfilé de grosses chaussettes fourrées, des bottillons aux semelles crantées pour ne pas glisser, mais on ne glissait pas, sauf là où la neige avait fondu d’avoir été trop longtemps foulée. Sur la chaussée c’était une boue immonde, une bouillasse noirâtre, une soupe glauque qui pénétrait les chaussures et salissait les bas de pantalons. Je marchais sur la pointe des pieds.


Ce matin aux première heures du jour, j’ai fais le tri de ma réserve de vivres et mixé des vieux biscuits pour les oiseaux. J’ai déposé le tout dans une assiette en priant le ciel que les oiseaux ne soient pas tous morts de froid. Je sais, je devrai me préoccuper davantage des humains que des piafs, mais eux aussi ont besoin de nourriture. Et puis je ne me sens pas si utile pour aider les SDF.


Il y a quelques années j’ai aidé ceux de ma rue, en leur portant des litres de soupe. Je leur ai fournis habits chauds et café. Michel était en piteux état. Souvent blessé par des chutes et castagnes. On ne voulait plus de lui à la porte de Monoprix, il perturbait les clients, les apostrophait. Sa tête d’ivrogne faisait peur aux enfants. Il allait parfois dans un refuge, mais n’y restait jamais longtemps. La rue le reprenait et l’ivresse en faisait chaque jour de plus une vraie cloche. Quand je l’ai connu il n’avait pas quarante ans. Il buvait toute la journée devenait de plus en plus hirsute et dormait près de la librairie, derrière la maison de quartier, dans le renfoncement, là où il y avait des bancs. Il y a toujours des bancs, mais plus aucun SDF aujourd’hui.


Michel et Rudy faisaient presque partie du paysage, de notre rue de l’Abondance, si mal nommée. D’autres personnes que moi les aidaient Bien sur, je connaissais un peu leur parcours, Rudy avait été électronicien en aviation et à la suite d’un accident à une main, il ne pouvait plus travailler. Par contre, je ne savais pas comment il avait atterri en France, il parlait mal le français et bien qu’ayant quelques origines allemandes, je parlais bien peu d’allemand. Je leur ai ouvert ma porte très souvent et ma salle de bains aussi, sans rien dire à mon mari, qui n’aurait pas franchement compris ni apprécié. A cette époque, mon mari était souvent en déplacement, et on ne lui disait pas tout ce qu’on faisait sans lui. Rudy et Michel m’ont proposé de m’aider à faire de la peinture dans mon salon. Ils étaient gauches mais plein de bonne volonté, j’ai vite arrêté les frais, disant qu’il n’y avait plus rien à faire. Quand je proposais à Rudy, thé ou café, il répondait d’un gros ton bourru, oui ! Et ça faisait rire mes enfants.


J’avais du temps libre et je donnais un peu de ce temps aux restos du cœur de Cergy. Pour eux j’ai récupéré des vêtements propres, et surtout des sous-vêtements. Mais Michel est tombé gravement malade. Il devait partir en sanatorium. Il s’était fait volé tous ses habits, et le peu d’argent qu’il lui restait. Rudy vivait sans vie, et se débrouillait mieux que lui. Il jouait au loto, et gagnait parfois de petites sommes. Un jour il a gagné pas mal d’argent et il est parti vivre en Corse, d’après Michel. Michel était plus seul que jamais et désespéré sans son ami. J’ai décidé de m’occuper de lui de trouver de quoi partir en sanatorium avec le minimum vital. Comme il aidait un peu sur le marché, c’est sur le marché, j’ai fais la quête pour lui, de chaussettes, gants, pulls et anoraks, tout le monde le connaissait de loin ou de près et beaucoup ont donné un petit quelque chose. J’ai fourni le reste. Un sac de voyage inutile, mais en bon état, et ce qu’il fallait pour la toilette, une trousse, des savonnettes, de la mousse à raser, des rasoirs, et un peigne. Je lui ai apporté tout ça à l’hôpital, avec le sac de sport et les fringues données par les gens du marché. Il m’a écrit du Plateau d’Assy pour me remercier. Une longue lettre. Bourrée de fautes d’orthographe, mais j’ai été très touchée. Il est revenu tout guilleret, rasé et en forme, il s’était fait une copine, il disait qu’il allait partir vivre avec elle à Grenoble. Je l’ai cru. L’idylle n’a pas duré longtemps. Il est revenu à la rue, plus diminué qu’avant, son pote Rudy, l’allemand si sympathique, avait carrément disparu du quartier.


C’était il y a longtemps. J’ai revu Michel une bonne dizaine de fois, il allait de mal en pis, il ne me reconnaissait plus, et je me sentais maintenant inutile. Et puis j’ai eu cet accident stupide, une mauvaise chute, j’ai été longtemps absente de chez moi. Je me suis préoccupée davantage de ma santé que de celles des autres. J’ai pris d’autres directions. J’ai écrit. Les enfants ont grandi. Ils sont partis de la maison. Mon fils Jean m’a rappelé à Noël alors que nous étions tous ensemble que Rudy se déguisait en père noël et animait un pantin au son de sa musique. Rudy et Michel, Michel et Rudy, et leur chien plus tard. Une histoire d’amitié, de galères, une triste histoire en somme.


En ce jour de neige, de froid glacial, j’ai une tendre pensée pour eux, que sont-ils devenus ? Sont-ils morts quelque part, ignorés de tous, et qu’est ce que je pouvais faire de plus pour eux. Ils avaient choisi la rue, délibérément, ils n’étaient pas prêts à se fondre dans notre société, ils ne le voulaient pas. Ils étaient libres, libres de mourir de froid, de s’endormir pour toujours dans l’indifférence générale.Photos et texte de Brigitte Lécuyer Janvier 2009


Voir les commentaires

Rédigé par Brigitte Lecuyer

Publié dans #poèmes de mes amis

Repost0

Publié le 13 Janvier 2009


Image Hosted by ImageShack.us


En 68 sous les pavés

La plage j'ai longtemps cherchée

Hélas je ne l'ai pas trouvée

40 années ont passé

sur le sable je suis échoué

Pas le sable de la plage

Celui plus froid  du chômage

Je cherche à quitter le sable

Mais cela semble infaisable

Trop vieux, je n'ai  plus le profil

J'aborde la vie de face

Trop vieux, je suis indocile

Que voulez vous que j'y fasse

Je veux bien encore travailler

Mais à quoi bon espérer

Quand je serai vraiment enlisé

Au fond du sable  : les pavés


Photo et Poème d'Eglantine / Janvier 2009

Voir les commentaires

Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

Repost0

Publié le 10 Janvier 2009


Image Hosted by ImageShack.us



Il neige sur la ville


Jaillissant de l'obscurité

La cité s'éveille blanche

Sous un manteau immaculé

Soudain elle se retranche


Il neige sur La ville


Les citadins emmitouflés

A la démarche malhabile

Au regard tout émerveillé

Silencieusement jubilent



Il neige sur La ville


Assise dans le bus bondé

Désir de légers flocons blancs

Je gratte la vitre givrée

Pour rêver aux neiges d'antan


Il neige sur La ville


Dans cet univers blanc glacé

Se réconforter au comptoir

Chaude et âpre saveur sucrée

Joie de savourer un petit noir



Il neige sur La ville


Les petit vieux  au chaud restés

Une fois écartés les rideaux

Epient les joyeux écoliers

Qui s'égosillent tels des moineaux


Photo et Poème d'Eglantine / Janvier 2009

 


Voir les commentaires

Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

Repost0