Publié le 5 Novembre 2010

BLOG EN PAUSE A DUREE INDETERMINEE

 

REDIFFUSION JANVIER 2009

 

 

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En 68 sous les pavés

La plage j'ai longtemps cherchée

Hélas je ne l'ai pas trouvée

40 années ont passé

sur le sable je suis échoué

Pas le sable de la plage

Celui plus froid  du chômage

Je cherche à quitter le sable

Mais cela semble infaisable

Trop vieux, je n'ai  plus le profil

J'aborde la vie de face

Trop vieux, je suis indocile

Que voulez vous que j'y fasse

Je veux bien encore travailler

Mais à quoi bon espérer

Quand je serai vraiment enlisé

Au fond du sable  : les pavés


Photo et Poème d'Eglantine / Janvier 2009

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Rédigé par eglantine

Publié dans #REDIFFUSION

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Publié le 29 Octobre 2010

 

Il voudrait à ses parents dire

Pourquoi il  les a tant aimés

Pourquoi il peut les haïr

Il voudrait à ses parents crier

Combien il se sent mal aimé

Il ne doit surtout rien montrer

C’est ainsi qu’on l’a éduqué

Mais à force de contenir

Il a fini par exploser

Il ne pouvait plus que fuir

Faute de pouvoir expliquer


 

 

Ils voudraient à leur fils crier                           

A quel point  ils l’ont adoré                 

Depuis le jour où il est né                                

Ils voudraient à leur fils dire                            

A quel point  ils sont inhibés

Dès qu’il faut « je t’aime » dire

Dès qu’il faut « je t’aime » montrer

Ils  voudraient à leur fils dire

que tout simplement ils l'aiment

Aujourdhui ils sont dans la peine

de le voir ainsi les fuir

 

 

 

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Il voudrait à ses parents dire

Que grande est sa souffrance

De sentir si mal aimé

Il gardera le silence

De crainte d’être rejeté


 

Ils voudraient à leur fils dire

Que grande est leur souffrance

De n’avoir l'amour su montrer

Ils garderont le silence

De crainte d’être rejetés


 

Souffrir chacun de leur côté

Telle est leur triste destinée

Faute de pouvoir s’expliquer

Aimer, souffrir en silence

Tout en gardant l’espérance


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Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

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Publié le 22 Octobre 2010

Après :

 

Voici la suite de ma biographie que beaucoup d'entre vous attendaient avec impatience.....

 

Les années passent. Nous avons trente cinq ans environ. C’est le temps des amis, des copains, des fêtes. Nous organisons à la maison des soirées déguisées. Notre soirée thématique « Métro » a beaucoup de succès. Chaque invité doit se déguiser en s’inspirant d’une station du métropolitain de Paris.

  Je recouvre complètement la porte de la maison de papier doré et nous invitons nos amis, voisins  et collègues de travail  à la station « porte dorée ».

 

Je me déguise avec un grand tee shirt jaune que je recouvre d’affichettes de films et je me coiffe d'un chapeau plateau de garçon de café fait main pour représenter la  station champs Elysées avec ses cinémas et ses brasseries.

 

 

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Jeff  a choisi la station « chambre des députés » avec son chapeau melon, ses moustaches et son tee shirt « good night ».

   

 

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Les enfants se déguisent aussi et participent avec plaisir.

 

Certains invités ont de l’humour et je me souviens d’un copain qui arrive avec un veston auquel il a accroché 6 sachets de thé pour représenter la station « cité ».

 

Nous dansons autour du buffet et ces soirées se terminent bien tard.

 

Je n’ai jamais trop aimé les fêtes, pourquoi ce besoin soudain d’en organiser. Peut être inconsciemment pour cacher un certain mal être dans notre couple malgré les apparences. 

 

Je m’implique de plus en plus dans mon travail et les journées sont longues. Quand je rentre le soir, je suis fatiguée. Je consacre l’énergie qui me reste à Laurence et Grégorie pour les aider dans leurs devoirs. Une fois les enfants couchés, je regarde un peu la télévision et je m’endors rapidement. Je ne m’en aperçois pas mais je délaisse Jeff. 

 

Je le trouve très taciturne, triste mais à aucun moment je ne pense que c’est de ma faute. Jeff a toujours intériorisé ces sentiments de peur du conflit. Quand je l’interroge à ce sujet, il me dit que c’est à cause de son travail. Je le crois. La vie continue. Jeff passe de plus en plus de temps à son travail, rentre de plus en plus tard. Il est souvent en déplacement.  Son absence, ses silences, son mal être me peinent vraiment. Quelques années passent ainsi

 

Un samedi Jeff travaille sur le stand de son entreprise au salon de l’automobile. Il est 21 heures, il n’est toujours pas rentré et ne m’a pas appelé. Pas de téléphone portable à cette époque pour l’appeler, l’angoisse monte. Pour la maîtriser, je continue une tapisserie représentant une scène belle époque à Paris. Je me plais à penser que je suis Pénélope qui attend son Ulysse.  Je pense qu’il lui est arrivé un accident et je suis très angoissée.

 

Vers 23 heures, il arrive dans un état d’énervement inhabituel et m’indique qu’il a rencontré une jeune femme qu’il fréquente depuis 4 ans et qu’il va me quitter. Il a eu beaucoup de mal à choisir mais elle lui a lancé l'ultimatum de choisir entre elle et moi. Il ne veut pas la perdre et partira donc demain matin. C’est le drame pour moi qui n’avait absolument rien deviné de cette liaison ce qui est certes une marque de confiance envers jeff mais prouve bien à quel point j'étais absorbé par mon travail….

 

Je ne suis pas jalouse, peut-être n’avais je pas voulu voir. Il me sort alors brutalement tout ce qu’il avait contenu pendant ces années où je l’ai délaissé. Je ne lui en veux pas, tout cela est de ma faute. Ce qui me fait le plus mal c’est qu’il m’ait menti mais je comprends que c’était pour ne pas me faire souffrir.

 

Je passe une nuit détestable. Le lendemain matin, comme il me l’avait annoncé, il prend sa voiture pour aller la rejoindre et lui annoncer qu’il m'a fait part de sa décision.

 

Il est tellement perturbé et pressé de la retrouver qu’il sort du garage très vite sans regarder autour de lui et tamponne la voiture d’une voisine qui a eu le malheur de passer à ce moment la. Juste de la tôle froissée. Il fait le constat et je pense qu’il va repartir aussitôt après.

 

Sentant qu'il n'est pas en état réellement de conduire, Il ne part pas et restetoute la journée à la maison couché pour ne pas avoir à m'affronter. Les enfants sont perturbés, je leur dis que papa est malade mais je pense qu’au fond d’eux-mêmes ils savent que quelque chose de grave vient de se passer.

 

Au bout d’une semaine Jeff est toujours la, il rentre chaque soir. J’attends qu’il me parle de sa décision et je ne veux pas le brusquer.  Mais voyant qu’il ne me reparle plus de rien et qu’il fait comme si rien ne c’était passé, je lui demande où en est son projet de départ. Il me dit tout simplement « tu vois bien je suis restée ». Et quand je lui demande s’il continue à la voir il me dit que non. Nous n’en parlerons plus jamais. Je ne finirai pas ma tapisserie qui me rappellera trop ce soir la ou tout s'est brisé. Je pardonnerai d'autant plus facilement que tout cela est de ma faute.  

 

La vie reprend son cours comme si rien ne s’était passé et cet incident rend paradoxalement nos relations plus harmonieuses.

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Vécu

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Publié le 8 Octobre 2010

Sur une consigne de Juliette de Papier libre :

 

Sur les bois d'un cervidé

Je me suis accrochée.

C'était un cerf-volant

Il a pris son élan

Nous avons décollé

Dans les cieux argentés.

 

 

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Photo flickr mise à disposition par OB

 

Une fois dans les airs

Au dessus de la mer

Il se mit à bramer

En me regardant

"Nous allons nous planter

Il n'y a plus de vent".

 

"Mais non mon cher ami

Nous avons amerri .

Tu as le cerveau lent "

Lui dis-je en riant

Quand les cerfs voleront

Tu seras chef d'escadron

Lui dis-je en riant

 

Mais pour le moment

Tu es mon cerf voguant

 

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

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Publié le 1 Octobre 2010

Et soudain Annickest arrivée sans se presser, ma petite Annick avec son sac et son grand sourire…….. 

 

Elle est vêtue très simplement d’un pantalon, d’un chemisier et d'un paletot. Nous sommes en septembre, les matinées sont fraîches et elle porte des sandales. Il faut dire qu'en Guyane, il fait très chaud toute l’année… Même si je l’imaginais plus grande,  Je sais que c’est elle que j’attends grâce au même sourire serein et naturel qu’elle affiche sur son blog et qui la rend immédiatement sympathique..Elle me reconnaît aussi et me fait un signe discret…. Je pense aussitôt au poème qu'elle m'a écrit il y a 3 mois spécialement pour quai des rimes :

 

Je suis arrivée dans la gare
Un peu étourdie
Un peu éblouie
Je manquais de sommeil.
 
 
Que de Tgv,me dis-je?
Je n'ai plus l'habitude
Ni de la foule
Ni de l'ambiance.
 
 
Un peu en avance,je me suis assise
un fauteuil me tendait ses bras.
J' ai fermé les yeux apaisée
Mon esprit vagabonde.
 
 
Je suis toujours là-bas, à Cayenne
A Kourou sur ma terre de Guyane.
Ariane s'élance,confiante
Emportant son précieux fardeau.
 
Le ciel s'est embrasé
J'en étais fascinée...
Mais malgré tout ,bouche bée
devant cet irréel,bien réel.
 
Mais où suis-je? Dans une gare
Ariane, Cayenne, Kourou
Je vous dis "à bientôt"
C'est un voyage terrestre qui commence.

 

 

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  Photo flickr mise à disposition par OB

 

Je me dirige vers le portillon pour l’accueillir. Spontanément nous nous embrassons chaleureusement.

Nous nous dirigeons vers ma vieille et chère Twingo vert pomme garée sur le parking… Face à nous les tours de Cergy Préfecture et le parvis de la préfecture. J’espère que cette première image de Cergy qui n’est pas de loin la plus agréable, même si ce n’est pas la pire,  ne lui laissera pas un mauvais souvenir.

 

Je démarre et Annick se met à parler, à me raconter ses visites en métropole depuis qu’elle est arrivée de Guyane il y a quelques jours. Tous ceux qui me connaissent savent que je parle peu surtout quand je ne connais pas, j’ai besoin d’observer, de mieux connaître avant d’être complètement à l’aise.

 

Annick parle beaucoup et je l’écoute avec plaisir tout en conduisant. Le trajet est court, j’aurais pu venir la chercher à pieds à travers le parc de la Préfecture mais je craignais qu’elle ait une valise lourde.

 

Nous arrivons chez moi. Je gare la voiture dans mon jardin derrière la maison. Mon Jeff vient nous accueillir. Je l’observe pendant qu’il luit dit bonjour et je vois à son air qu’Annick lui plait tout de suite. Réglisse notre chat qui est très sociable se précipite aussi à sa rencontre. Il a compris instinctivement qu’Annick aimait les chats et il accepte volontiers ses caresses. Annick a beaucoup de chats restés en Guyane et ils lui manquent et elle prend plaisir à caresser Réglisse. Annick m’offre un très joli tissu de madras qui fera une jolie nappe.

 

Nous avons décidé de débuter la visite de Cergy par l’église Saint Christophe et le port qui sont à 5 minutes à pieds de chez moi. Ce sont les journées du Patrimoine, nous avons donc le droit à une visite guidée de l’église.  J’ai déjà visité de nombreuses fois l’église et je prends un peu de distance par rapport au guide. J’observe Annick qui semble intéressée. Je sens qu’elle doit être croyante ce qui n’est pas mon cas. La visite s’éternise un peu pour moi. Je me suis toujours sentie mal à l’aise dans ces lieux de culte mais j’attends avec patience. Nous sortons enfin de l’église et nous nous dirigeons vers le port de plaisance où les petits yachts venus de France et même d’Europe côtoient les péniches d’habitation dans un décor qui me rappelle un peu Disney Land. Qui peut imaginer qu’il y a un vrai port de plaisance sur l’Oise à Cergy avec des maisons d’habitation qui ont pour la plupart un anneau d’amarrage.

Annick est étonnée et elle mitraille avec son appareil photo comme tout blogueur. Que serions nous sans notre APN ? Nous rentrons pour déjeuner à la maison. Ce repas est l’occasion pour nous d’échanger et de mieux nous connaître.


L’après-midi nous partons visiter l’axe majeur  de Cergy-Pontoise qui part des étangs de Cergy , traverse l’Oise par une passerelle toute rouge et remonte par des escaliers abrupts vers l’esplanade de paris avec ses 12 colonnes de béton  et la place Hubert Renaud avec sa tour penchée du belvédère et ses immeubles de Ricardo Beaufils aux façades de verre très appréciées des photographe à cause des reflets déformants. C’est un endroit que j’aime beaucoup et Annick semble apprécier, elle prend beaucoup de photos. J'écris "semble" car Annick n’est pas très expansive sur ce qu’elle ressent et c’est un point qui nous rapproche.


Nous nous dirigeons ensuite vers la gare en remontant la rue de l’abondance qui porte si bien son nom les jours de marchés quand on voit les étals mais qui le porte si mal aussi car c’est  le quartier le plus pauvre de Cergy. Justement c’était le marché ce matin et dans la rue c’est l’abondance de déchets de toutes sortes et de sacs plastique qui s’envolent au vent d’automne. Il est 16 heures et le nettoyage débute seulement.. J’ai honte. Quelle piètre image de Cergy pour ceux qui la découvrent comme Annick.

Nous rentrons à la maison et le soir nous allons dîner au restaurant. Le lendemain matin, il fait toujours beau. Annick a bien dormi dans le petit studio que nous avons à l’étage de la maison.


Ce sont les journées du patrimoine et nous visiterons l’exposition d’artisanat dans la chambre des métiers. Nous sommes aussitôt attirés par une sculpture monumentale. C’est une horloge automate de plus de 5 mètres de hauteur « le grand escaladeur ». Nous attendons que six heures sonnent pour voir l’escaladeur grimper tout au long de l'horloge pour afficher l'heure. Nous félicitons l’artiste Jacques Monestier qui nous montre une autre de ses sculptures magiques : le Scribe. Monsieur Monestier le met en route, nous choisissons chacune un dessin que le scribe nous reproduira à la perfection.

 

Nous repartons Annick et moi avec notre souvenir.

Comme nous sommes dans le parc de la préfecture et que c’est le grand festival annuel des arts de la rue et du cirque, nous en profitons pour y faire un petit tour. Il y a beaucoup d’ambiance et nous assistons à quelques spectacles rapidement.


Nous rentrons fatiguées, nous dînons et nous couchons.

 

Le lendemain en allant travailler je raccompagne Annick à la gare. Je suis triste de la quitter. Je sais que je la reverrai dans un an et qu’en attendant nous continuerons à échanger régulièrement sur nos blogs mais elle me manquera.

 

N.B.

Depuis Annick est revenue 2 fois à Cergy. J'espère être fidèle ici à notre premier week-end passé ensemble mais je peux avoir un peu confondu les visites. N'hésite pas Annick car je sais que tu me liras à me corriger si besoin.

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Portraits de mes amis du blog

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Publié le 24 Septembre 2010

 Un Samedi matin de septembre, il fait frais, mais le ciel est bleu azur, La gare RER est beaucoup plus calme qu’un jour de semaine. Quelques personnes attendent debout l’arrivée du prochain RER. Qui viennent-elles chercher : Un enfant, un conjoint, un petit ami dont ils sont éloignés en semaine…. Impatience des retrouvailles avant la prochaine séparation.


J'attends aussi quelqu'un que je ne connais pas et que je n'ai jamais vu….. Je suis impatiente de le découvrir mais anxieuse : deux jours à passer avec cette personne, deux jours c’est très court mais cela peut être très long si nous ne nous supportons pas…..

 

Que vais-je lui faire visiter ?  Cergy bien sûr pour débuter, mon Cergy celui que j’aime tant mais pour comprendre le charme de cette ville, qui a une si mauvaise réputation, il faut se débarrasser des préjugés et surtout il faut y vivre quelques temps pour se rendre compte de sa surprenante beauté et de la qualité de vie incomparable que cette ville à la campagne nous offre avec ses espaces verts, ses étangs, son port de plaisance, son architecture remarquable, ses manifestations culturelles…

 

Comment faire comprendre cela à quelqu'un qu'on n’a jamais vu et qui vient de si loin, au-delà de l’océan. Qu'est ce qu'un étang face à la mer….. Est-ce si important d’ailleurs de lui faire comprendre ? Juste lui faire plaisir et me faire plaisir aussi.  La qualité de nos échanges écrits m’a donné envie de l'inviter à passer ces deux jours ensemble pour poursuive notre découverte mutuelle.

 

Pourvu qu’aucun évènement ne vienne perturber notre rencontre. La dernière fois que j’ai invité quelqu'un que je ne connaissais pas à venir un week-end, ma voisine, une vieille dame septuagénaire que j’aimais beaucoup est décédée brutalement et j’ai été tellement perturbée que je n’ai pu été disponible pour mon hôte et que je n’avais qu’une envie qu’elle parte sans oser lui dire ce qui a nui à nos relations. Je m’étais juré de ne jamais inviter de nouveau quelqu'un que je ne connaissais pas, mais les promesses que l’on se fait à soi même n’en sont pas réellement et on peut passer outre sans trahir, n’est-ce-pas ?

 

 

 

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Dis minutes à attendre, c’est très long quand on angoisse face à l’inconnu…..Vais je lui plaire ? Curieuse interrogation  pour quelqu'un qui a horreur de la séduction….  Encore mon manque de confiance en moi-même....C’est peut être pour cela que je donne tant, pour me valoriser à mes propres  yeux dans le regard des autres.

 

Et si ce quelqu'un ne venait pas…. Si il avait changé d’avis…. Est-il dans le train ? Je peux l’appeler, me rassurer …… stupide.
Vais-je le reconnaître , je ne l’ai vu qu’en photo… Il le faut pourtant, cela pourrait nuire à notre relation si je ne vais pas spontanément à lui...la qualité du premier  contact est essentielle… On a jamais une seconde chance de faire une bonne impression…c’est ce que je dis par habitude  quand je parle des premières minutes de l’entretien de recrutement aux nombreux demandeurs d’emploi que je conseille… et pourtant le plus important n’est-il pas la suite… c’est aussi stupide que de proclamer haut et fort que « tout se joue avant six ans » pour un enfant.

 

Quel peut être son look ? Je me souviens des expatriés d’une entreprise où j’ai travaillé,  qui lorsqu’ils revenaient des terres lointaines,  arrivaient au bureau avec la chemise à fleurs et l’horrible dent de requin autour du cou en voulant se donner des airs d’Indiana Jones afin qu’on puisse les distinguer parmi nous les ronds de cuir : les pingouins et les « pingouin es »

 

Non ce n’est pas le genre de la personne que j’attends je l’imagine plutôt dans le genre pingouin.... comme moi

 

Mes pensées traversent mon esprit aussi rapidement que l’attente est longue….

 

Soudain, le bruit du train sortant du tunnel, le freinage, le bruit d’ouverture des portières… L’escalier mécanique se met en route, les premiers voyageurs, comme la fusée Ariane se libérant brusquement de son pas de tir,  surgissent soudain en courant derrière les portillons qu’ils sautent dans leur élan… On se croirait dans une course d’obstacle …. Qui sera le premier à sortir de la gare ?  

 

Les voyageurs nombreux se présentent un par un devant les portillons. Mes compagnons et compagnes d’attente retrouvent leur moitié, parent ou ami  moi …je suis toujours là à attendre, à guetter parmi les arrivants qui se font de plus en plus rares….

 

Et soudain….



A suivre prochainement ....

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Nouvelles

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Publié le 17 Septembre 2010

 Trou noir infini

Ma nuit restera blanche

Et ma page aussi

 

 

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Photo flickr mise à disposition par OB

 

 

 

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Haïkus

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Publié le 10 Septembre 2010

Après :

 

Après la mort de ma grand-mère, c’est le vide, le vide complet. Nous vidons son appartement, elle ne gardait pas grand-chose et j’ai tenu cela d’elle. Néanmoins nous conservons les photos dont certaines que je diffuse ici aujourd’hui. J’ai mis 20 ans à pouvoir les regarder sans que cela me fasse trop souffrir. Je mettrai bien un an à me remettre de ce décès. Au bureau je suis insupportable, mes relations avec mon patron que pourtant j’aime beaucoup seront cette année la un peu houleuses car n’étant pas bien, j’ai du mal à supporter son exigence et la pression du travail, des journées de 11 heures. Je fête mes trente ans mais pas dans la joie car j’ai l’impression de rentrer vraiment dans l’âge adulte, cela me fait peur aussi.

 

Les vacances me permettent de prendre du recul et surtout de pouvoir profiter de mes enfants et ce sont de grands moments de bonheur au bord de la mer. Nous partons en camping chaque mois d'août d'abord avec la tente et ensuite nous adopterons la caravane et nous partirons avec elle à travers l'europe jusqu'au sud du Portugal. Je vous raconterai un jour ces voyages.

 

 

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Je suis à peine remise du décès de ma mamie que je perds mon autre grand-mère maternelle qui était en pleine santé mais qui est morte subitement chez elle. Elle ne m’avait pas élevé, ce n’était pas pareil mais je l’aimais beaucoup.  Nous vidons aussi l’appartement et c’est très long parce qu’elle conservait absolument tout.  Je ne peux pas compter sur ma sœur pour cela. Elle a déjà assez de problèmes personnels à régler.

 

 

J’ai encore ma mère mais nos relations ne sont pas très bonnes et c’est une partie de mon enfance qui s’en va brutalement. Grégorie fait un blocage à l’école. Il ne veut pas apprendre à lire. Il est dans une école ouverte et il a trois ans pour apprendre mais tout de même cela m’inquiète beaucoup. Je pense que cela vient de l’institutrice avec qui je sens que cela ne va pas. Même dans les écoles ouvertes, il peut y avoir des enseignants qui ne sont pas à la hauteur.  Un jour elle me jette et le mot jeter n’est pas trop fort  « vous devriez consulter un psychologue pour votre fils et y aller avec par la même occasion !»… Je suis sous le choc. J’ai l’impression de faire le maximum. Je culpabilise. J’en parle à mon médecin de famille qui me rassure en me disant que je vais bien et que Grégorie aussi mais qu’il fait certainement un complexe par rapport à sa sœur qui est très douée et très en avance. Il ont seulement 20 mois d’écart , il est plus grand qu’elle et est dans la même classe de trois niveaux CP et CE 1 et 2 mais forcément son développement intellectuel est moins avancé. Il me conseille de les mettre « en compétition » sur des sujets où Grégorie est meilleur.

 

Il me conseille de consulter une orthophoniste pour vérifier qu’il n’y a pas de problème de dyslexie et m’en recommande une. C’est une jeune femme très agréable et le contact passe très bien tout de suite avec Grégorie. Elle lui fait passer des tests et me dit qu’il n’y a aucun problème et que c’est un enfant très doué mais qu’il mettra certainement un peu plus de temps que la moyenne à apprendre parce qu’il a son propre rythme… Je me rappelle en riant qu’il était effectivement né avec près d'un mois de retard….

 

Elle me conseille néanmoins une dizaine de séances juste pour essayer de le débloquer sur la lecture. Ces séances seront très efficaces et tout rentre dans l’ordre ensuite. A la rentrée suivante, il change d’institutrice qui arrive très bien à le motiver. Grégorie ne redoublera aucune classe. Il est aujourd'hui ingénieur. 

 

Nous participons aussi activement à la vie de l’école, aidons à préparer les fêtes et participons aux activités pour les parents. Je découvre ainsi les ateliers d’écriture destinés à montrer aux parents comment on apprend l’écriture aux enfants. La directrice de l’école anime cet atelier, elle nous montre une fourchette et nous demande d’écrire un texte sur cet objet. J’ai l’habitude d’écrire mais cet objet banal ne m’inspire pas du tout,  Nos textes sont d’une grande banalité et ne passeront pas à la postérité. Ensuite elle nous demande d’exprimer oralement tous les mots que nous inspire cette fourchette. Elle les écrit au tableau. Ensuite elle nous demande d’écrire un nouveau texte sur cette fourchette. Nous lisons nos textes qui sont ainsi beaucoup plus créatifs et nous nous étonnons de ce que nous avons pu écrire sur cette objet quotidien.

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Vécu

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Publié le 27 Août 2010

Vivi est arrivée un jour sur mon blog Cergyrama et a déposé quelques mots.

 

Vivi a un blog consacré à sa passion : le scrapbooking. Elle habite un petit village de la Drôme au dessus de Romans sur Isère. Je venais de passer un long week-end à Romans, capitale française de la chaussure de luxe (enfin ce qu’il en reste hélas) : une jolie ville lovée au cœur des collines de la Drôme et au bord de L’Isère.

 

Nous étions allés avec Jeff au festival de la création sur internet puisque mon blog avait été nominé dans la série des blogs citoyens. Je n’ai pas eu la récompense qui n’était ni un césar, ni un oscar mais nous avons découvert une ville charmante que nous ne connaissions pas et qui m’a vraiment séduite. Nous avons flâné  dans les rues étroites aux maisons anciennes. Le guignol automate de l’horloge de la vieille tour Jacquemart nous a bien amusés.

Nous avons visité la collégiale Saint Bernard. Le musée de la chaussure nous a fait connaître L’histoire de la « godasse » à travers les âges et je conseille sa visite à tous ceux qui passeront à Romans.

 

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C’était au printemps, Il faisait beau et chaud et nous avons apprécié de boire un verre et de déjeuner dans les restaurants de la place principale. Nous avons dégusté les ravioles de Romans. Chaque matin nous agrémentions notre petit-déjeuner de pognes  (brioches en forme de couronne à la fleur d’oranger). Ce fut un excellent week-end, nous nous étions promis avec Jeff de retourner à Romans et d’en faire notre ville étape à chaque fois que nous descendrions en voiture voir notre fils et sa petite famille qui habitent à Cannes.

 

Le mois d’août est arrivé et nous sommes descendus vers la côte d’azur. Nous nous sommes arrêtés le vendredi soir à Romans dans un petit hôtel très agréable du centre ville. 


Vivi que je ne connaissais pas du tout nous avait invités à dîner le soir chez elle. Je n’avais pas hésité à accepter l’invitation. Jeff était plus réservé, c’était mes débuts du blog, il s’inquiétait que j’accepte  ainsi des invitations de personnes que je ne connaissais que virtuellement. Il me dit qu’un jour, je pourrai avoir de très mauvaises surprises. Curieuse réaction : Notre première rencontre fut virtuelle sur la CB  (l’ancêtre du blog quand internet n’existait pas).  J’ai accepté son invitation dans un café alors que je ne l’avais jamais vu auparavant et vu mon jeune âge et ma candeur de l’époque, c’était effectivement très dangereux d’accepter des invitations d’inconnus, beaucoup plus qu’aujourd’hui.

 

Nous voici partis pour la campagne Romanaise. Quand on ne connait pas arriver chez Vivi est très difficile. Elle habite dans un endroit charmant mais très retiré de la route. Avec ses explications très détaillées et Karine (surnom de notre système de navigation), nous arrivâmes aux alentours de sa maison et heureusement qu’elle nous guettait parce que sinon nous serions passés devant la montée qui y mène sans la voir.

 

Après avoir laissé notre voiture au bas du raidillon, nous entamâmes à pieds la dernière montée.. Moi qui suis l’impatience personnifiée et qui ne sait et ne veux rien faire avec mes doigts,  j’avais des idées reçues sur les femmes qui font des travaux manuels. Je m’attendais à voir une personne douce, calme, discrète et je pensais que, si elle était réellement ainsi, j’allais fortement m’ennuyer ce soir  moi qui bouillonne intérieurement en permanence.Jeff avait peut être raison ce n’était pas une excellente idée d’avoir accepté cette invitation. 

 

Vivi vint à notre rencontre Je fus agréablement surprise par son charisme fait de dynamisme, d’ouverture aux autres, et de volonté. . Je regardais Jeff, il semblait aussi rassuré. Nous nous fîmes la bise comme si nous nous connaissions depuis toujours. Elle nous présenta son époux José  fort accueillant et sympathique. Sa maison ancienne était pleine de ses œuvres : scrap, meubles peints, restaurés. J’aime les maisons pleines d’objets, de photos, de souvenirs  car elles sont vivantes. Nous nous installâmes sur la terrasse sous une tonnelle de vigne avec une vue imprenable sur Romans et la campagne avoisinante. Le fils de Vivi qui revenait d’Afghanistan arrivât avec son amie. Nous bûmes ensemble l’apéritif. Je sentais Vivi et son époux heureux d’avoir leurs fils en permission à leurs côtés après des mois d’inquiétude quand il était en Afghanistan.  Je suis en admiration devant le courage de ces jeunes qui partent dans des pays en guerre pour tenter une mission impossible (maintenir la paix) au risque de leur vie. Vivi et José pouvaient être fiers de leur fils.  Après l’apéritif il s’en allât avec son amie.

 

Le jour commençait à baisser, le ciel à rougeoyer et nous eûmes droit à un très beau coucher de Soleil que j’immortalisais sur une photo, Vivi aussi (blog oblige). Comment reconnait-on les blogueurs : ils mitraillent comme ils respirent…..

 

 

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Nous laissâmes les hommes à table à discuter et nous allâmes dans la cuisine. Vivi me montrât comment faire les ravioles. Elle me parlât de ses enfants, petits enfants, de sa passion du scrap et des travaux manuels. José scrape en groupe avec d’autres amies et ne s’isole pas. Après une vie professionnelle intense de Commercial,  métier qu’elle aimait bien et qui lui va bien elle jouit d’une retraite bien méritée et active. Ce qu’elle me dit sur ses activités intenses me rassurât. Elle me prouvait qu’on pouvait continuer à avoir une vie sociale riche et épanouissante.

 

Nous rejoignîmes nos hommes sur la terrasse. Ils avaient sympathisé. Après avoir très bien mangé et bu, nous prîmes congé avec regret, car demain nous terminions notre descente vers le soleil et le grand sud où nous allions retrouver notre fils et nos deux petits fils dont un que nous ne connaissions pas encore puisqu’il  était né deux semaines auparavant.

 

Je n’ai pas revu Vivi et son mari depuis mais nous continuons à échanger sur nos blogs et par mail. A chaque fois que je vais à Aix pour mon travail ou que je descends à Cannes voir mon fis et que passe en TGV aux alentours de Valence et que je vois les cheminées de la centrale nucléaire Tricastin, j’ai une pensée pour Vivi et je me dis que fait-elle en ce moment ?

 

Vivi et José viennent d’avoir une arrière petite fille alors qu’ils sont encore si jeunes. La maman de la petite fille a seulement 18 ans. J’ai adressé à José de petits cadeaux pour le bébé et j’ai eu l’agréable de surprise de recevoir une jolie carte de remerciement faite par Vivi.

 

 

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Quand je l’ai découverte après avoir délicatement ouvert l’enveloppe, j’en avais les larmes aux yeux.

 

Avec Jeff, nous espérons bientôt revoir Vivi et José.

 

 

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Portraits de mes amis du blog

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Publié le 13 Août 2010

Après vous avoir présenté mon amie Mona, je vais vous parler aujourd’hui d’un de mes amis du blog parmi ceux que je ne connais pas et que j’aimerais tant rencontrer.

 

Cher « ….. »,  Je ne peux  pas  parler d’amitié, non c’est plus que cela, tu me fais craquer et j’ose ici devant vous tous (c’est un scoop…) t’avouer que j’ai le béguin pour toi !

 

Dans la journée, qu’il pleuve ou qu’il vente, de nuit comme de jour, tu te promènes dans Paris d’une allure lente et badine propice à l’observation et aux rencontres. Plus il fait un temps de chien, plus tu es heureux car la pluie sied bien sur les photos aux pavés parisiens et tu supportes mal la chaleur qui t'épuise. Tu poses sur les lieux, les passants et les choses un regard à la fois étonné et bougon qui laisse transparaître une grande affectivité.


 

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Photo flickr mise à disposition par OB

 

Tu n’es pas très souriant, tu grimaces souvent sur les photos mais ton côté pince sans rire m’amuse beaucoup. Je te trouve très drôle. On ne peut pas dire que tu es beau et c’est cela qui me plaît. Tu  pourrais même être laid (excuse moi je suis sincère) si tu n’avais pas ce charme incomparable un peu british… Excuse moi c’est une injure… J’oubliais que malgré ton prénom  tu es un vrai « Frenchie » et tu le revendiques. Tu ne portes pas encore le béret et la baguette mais cela pourrait venir….

 

Je me plais à te suivre  partout dans Paris et dans tes voyages en France et outre atlantique.

Souvent tu rentres épuisé après avoir marché, marché pour nous. Quelle abnégation ….alors tu t’endors du sommeil du juste…, sommeil bien mérité. Quand je te vois en photo sur ton blog dormir, je me demande à quoi, à qui  tu peux rêver en ronflant car un jour  tu nous as avoué sans aucun complexe que tu ronflais….  

 

Et oui tu demandes même à ta compagne de te prendre en photo quand tu dors. On te voit dans toutes les positions sur ton blog…. Ne serais tu pas un peu narcissique ou cabot ? Pourquoi ne prends tu jamais ta compagne en photo ?  J’aimerais tant connaître la femme qui partage ta vie.

 

Je ne voudrais pas qu’elle soit jalouse de mon béguin pour toi mais je vais tout de même te citer…. Et oui…. Je te vois tressauter dans ton demi-sommeil mais tu l’auras voulu…. Pistol.

 

Pistol, J’en bave pour toi et je rêve d’une chose que tu me fasses un gros bisou  avec ta langue, non pas sur la bouche Pistol tu exagères, juste sur la joue : un gros bisou bien baveux et râpeux… Alors tu me le donnes ce bisou  mon ami Pistol le bouledogue français d’Armide (voir son blog)

Oui Pistol j’en craque vraiment pour toi…. Un comble pour moi qui n’aime pas vraiment les chiens.

 

Armide c’est aussi de toi que je voulais parler, tu l’auras compris, mais je ne pouvais pas parler de toi sans présenter Pistol. Je voulais te dire quel plaisir j’avais à découvrir Paris à travers tes ballades avec cet amour de chien..

 

Un jour, il n’y a pas si longtemps,  tu es venue sur mon autre  blog attirée par un texte de mon amie Brigitte Lécuyer que j’avais publié et que tu as commenté. Je suis venue en retour te remercier au nom de Brigitte de ces quelques mots déposés et  là , j’ai lu, j’ai regardé tes belles photos et j’ai été conquise par ton regard et ton talent de conteuse. J’ai repris la lecture de ton blog depuis le début à raison d’un ou deux articles par jour. Il est devenu un de mes incontournables. Il y a beaucoup de blogs sur Paris mais le tien est vivant et attachant et ce n’est pas qu’un simple album photo ou  une revue touristique. C’est une chronique drôle et sensible de la vie à Paris avec ton chien. Je crois que tu pourrais en faire un roman.

 

Tu connais Brigitte depuis un certain temps. Elle t’a déjà fait visiter son quartier, mon préféré à Cergy et je sais que tu aimes beaucoup notre ville. J’aimerais te faire visiter le mien maintenant : le village, le port…

Si tu veux poursuivre la visite en notre compagnie tu es la bienvenue. J’aimerai aussi un jour visiter ton quartier avec toi et avec Pistol bien sûr…

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Portraits de mes amis du blog

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