Publié le 12 Octobre 2015

Le défi 152 des Croqueurs de mots aura pour thème l'insolite

- Le lundi 19 octobre

- Les Jeudi en poésie 15 et 22 octobre

 

Écrire des textes en vers ou en prose sur une ou plusieurs des photos ci-dessous (5 inspirations différentes pour 3 défis ce qui laisse plus de choix). Toutes les photos sont les miennes (vous pouvez donc les reprendre sans problème sur vos blogs) sauf la dernière intitulée "la dernière pièce" d'Alastair Magnaldo. J'ai eu un vrai coup de coeur pour cette photo dont j'ai acheté un exemplaire  numéroté dans une galerie parisienne qui fait mon bonheur chaque jour dans ma maison Vendéenne.

 

C'est toujours Captain intérimaire Martine à la Barre, alors vous avez le droit d'écrire de la prose pour les jeudis en poésie car même si mon blog se nomme "quai des rimes", c'est plus pour le quai que pour la rime...ou la frime car j'ai toujours préféré la prose (ne le répétez surtout pas !).

 

Merci quand vous aurez répondu au défi de nous en informer sur cet article ou le  blog de la communauté des croqueurs de mots

Passerelle axe majeur cergy

Passerelle axe majeur cergy

Traversée de crabes à St Gilles Croix de vie

Traversée de crabes à St Gilles Croix de vie

à Castelroc dans le lotà Castelroc dans le lot

à Castelroc dans le lot

Place Napoléon à La Roche sur Yon

Place Napoléon à La Roche sur Yon

La dernière pièce / photo alastair-magnaldo

La dernière pièce / photo alastair-magnaldo

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Rédigé par Martine.

Publié dans #A vos plumes

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Publié le 8 Octobre 2015

Je bous, je vocifère

Si je n’en ai pas l’air

Oui je suis en colère

Je bous, je vocifère

 

Je vis une galère

A cause de Valère

Un sale bipolaire

0h qu’il m’exaspère

Un jour il désespère

Et il me réfrigère

Un autre il est solaire

Tombe dans l’adultère

Contre moi déblatère

Me traitant de glaciaire

 

Si je n’en ai pas l’air

Oui je suis en colère

Je bous, je vocifère

Prends garde à toi Valère

 

Martine / Septembre 2015

pour le pour le défi 151 des croqueurs de mots

et pour, avec quelques jours d'avance, le défi en R de l'annuaire pour les nuls

Ce défi s'achève. Merci à tous ceux et celles qui y ont participé. Je reste à la barre pour le défi 152.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 7 Octobre 2015

madone d'alba de Raphaël

madone d'alba de Raphaël

Douce madone

Avec Baptiste et Jésus

Moment de Grâce

 

Les trois grâces / Raphaël

Les trois grâces / Raphaël

Trois fruits, trois grâces

Sous les yeux de Raphael

Trois Pomme pomme pomme girls

 

Martine / Octobre 2015 (pour les prénoms du mercredi aujourd'hui Raphaël) 

 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Haïkus

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Publié le 5 Octobre 2015

Dans son lit Julien entend  les murmures de la ville qui s’éveille soudain après la léthargie du week-end. Il fait un peu froid dans son appartement en ce lundi matin d’automne.  C’est l’heure où il devrait se lever pour aller travailler mais il n’a qu’une seule envie, rester encore dans la douce chaleur de sa couette pour cocooner et paresser. Sa vie peut s’arrêter à tout moment, aujourd’hui il va profiter au maximum des plaisirs qu’elle lui offre « Carpe Diem ». Il n’ira pas travailler. Il téléphonera  à son patron pour l’avertir qu’il est malade. Son patron lui pardonnera d’autant plus que cela ne lui arrive jamais. Il reste au lit une bonne partie de la matinée à sommeiller, rêvasser en imaginant ses collègues dans la folie furieuse et stressante du Centre d’appel « Oh qu’il est doux de ne rien faire » quand tout s’agite autour de vous ».  Il se surprend même à chantonner « le lundi au soleil ».  En fin de matinée,  la faim le sort du lit. Ayant eu la flemme de faire des courses ce week-end, force est de constater que son réfrigérateur et ses placards sont vides, désespérément vides…Plus un seul petit morceau de pain, de beurre ou une lichette de confiture.  Impossible à la cigale qu’il est aujourd’hui d’aller trouver la fourmi sa voisine qui est partie travailler bien entendu.  Tant pis, Il a une forte envie de pâtisserie, de chocolat,  il va déjeuner dehors et se faire plaisir. Il s’habille très vite, sort de chez lui, dévale les marches de l’escalier. Après la pénombre de la cage de l’escalier, la lumière crue de cette belle matinée d’octobre l’éblouit et la rumeur citadine l’étourdit.  Il se dirige vers la pâtisserie / salon de thé proche où le gourmand qu’il est a ses habitudes.

A la porte de la boutique, Un SDF l’interpelle pour lui demander de l’argent ou un ticket restaurant pour déjeuner.  Il pourrait donner une petite pièce au moins mais il est très avare surtout pour les autres.  Il passe devant lui et au lieu de jeter une obole dans le chapeau posé à terre il prend l’homme en photo avec son smartphone. Au fond de lui-même,  peut-être pour se déculpabiliser, il  envie même  ce fainéant qui a la chance de passer ses journées à ne rien faire pendant que lui travaille.  C’est juste de l’envie pas de la jalousie (horrible péché), il n’échangerait tout de même pas sa place avec ce gueux.

Il rentre dans la boutique, La serveuse qui n’est plus toute jeune l’accueille avec un joli sourire. Il commande un grand café bien chaud qu’il accompagne de savoureux petits macarons multicolores.  En attendant d’être servi il poste la photo du SDF sur internet avec comme légende « Péché : La Paresse ». Après avoir avalé ces macarons très vite sans même prendre le temps de les déguster, son envie de sucreries n’étant pas encore assouvie, il commande un saint Honoré et un éclair au chocolat. Avec son smartphone il se prend en photo entrain de croquer dans le saint-honoré et la poste sur facebook avec la légende «Péché : La Gourmandise ».  Après cette boulimie de pâtisserie,  ne risquant plus l’hypoglycémie, il se sent beaucoup mieux.  Avant de héler la serveuse pour payer, il prend en photo les jambes variqueuses de la serveuse qu’il poste sur facebook avec comme légende «Péché : la varice ». Il paye la serveuse sans lui laisser de pourboire et sort dans la rue.

Que faire maintenant  pour chasser l’ennui qui commence à le gagner ! Il passe devant une affiche publicitaire ou une blonde pulpeuse en lingerie sexy à dentelle blanche s’étire devant lui. il se prend en photo entrain de caresser la femme de l’affiche et la poste avec la légende : « Péché : l’envie ». 

 

Les selfies du péché

C’est vrai qu’il a une forte envie de sexe, un des autres grands plaisirs de sa vie. Il téléphone à Cathy avec qui il  depuis trois ans des relations épisodiques au gré de leurs envies respectives ou plutôt des siennes. Par chance Cathy est chez elle et a l’air de se réjouir de passer avec lui une après-midi coquine.  Cathy dans un vaporeux déshabillé l’accueille avec un sourire gourmand. Avec son smartphone, il se prend en photo avec elle se promettant de la poster plus tard avec la légende «Péché : la luxure ». Frissonnants de désir partagé, Ils s’étreignent alors avec fougue, roulent sur le tapis du séjour et s’adonnent à de multiples jeux  de domination et soumission décuplant leur plaisir jusqu’à l’apothéose qu’il aurait souhaitée moins précoce ce qui le frustre. cette chienne  en chaleur ne devrait pas l’exciter autant. Elle a de la chance, pense-t-il, d’avoir un amant comme lui aussi beau et performant.  Il sent la haine monter en lui. Cathy sort du champagne du réfrigérateur, en sort deux coupes et lui en tend une en s’écriant narquoise :

  • « À tes exploits Julien,  record de vitesse battu,  encore un effort et tu rentreras au Guiness ». je pourrais prendre ton sexe en photo et le poster sur Facebook avec comme légende « tare : l’impuissance ».

Il rougit, Il bouillonne en s’efforçant de se contenir

  • C’est de ta faute Cathy
  • De ma faute, arrête Julien de masquer ton manque de confiance en toi par un orgueil démesuré, une fausse assurance.
  • Madame joue les psy maintenant, tu lis trop Psycho Magazine
  • Regarde comment tu te tiens droit, comment tu bombes le torse avec excès.  Prends toi en photo et postes la avec la légende « Péché : l’orgueil »
  • Tais-toi Cathy, s’il te plait ferme-la
  • J’ai vu tes selfies lamentables sur Facebook ce matin surtout celui « paresse » avec le SDF et « La Varice », en plus tu te crois drôle !  je t’assure tu devrais vraiment consulter un psy
  • Arrête, s’il te plait,  c’en est trop
  • Non je ne me tairai pas, je ne me tairai plus puisque que tu ne veux pas entendre le message en mode atténué, je vais te le répéter en mode brutal : Tu es un minable complexé, instinctif et impuissant Julien et je te demande de partir tout de suite et de ne jamais plus revenir

Toute la colère contenue en lui  éclate soudain. Julien jette les coupes de champagne à terre qui se brisent en tombant se précipite sur Cathy  tétanisée de stupeur par sa fureur violente,  Il la fait tomber, la bloque en s’asseyant sur elle, la saisit par le cou et serre, serre, serre pour faire taire, taire à jamais cette salope…. Il l'a tuée, il ne le voulait pas mais c'est de sa faute. Il prend son smartphone qu’il avait posé sur la table basse et prend en photo les coupes cassées à terre et les poste sur Facebook avec comme légende «Péché : la colère», il efface le selfie trop compromettant de la luxure.  Il nettoie les traces de son passage,  ramasse le verre brisé le met dans un sac plastique avec la bouteille qu’il jettera dans sa poubelle en rentrant.  Il s’empare du smartphone de Cathy, efface son nom de la liste de ses amis et le met dans la poche de sa veste. Quand il passera sur le pont Mirabeau "sur le pont Mirabeau coule la Seine et nos amours"  il le lancera dans la Seine. Sur son propre téléphone, il raye Cathy de sa liste d’amis.

Enfin calmé et rassuré comme si rien ne s’était passé,  il sort de l’appartement puis de l’immeuble sans que personne ne l’ait vu ni entrer, ni sortir, pressé d’en terminer avec cette épique journée.

 

Martine 85 / pour le défi 151 des croqueurs de mots

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Nouvelles

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Publié le 1 Octobre 2015

Eloge à La paresse

Mon dieu c’est pour moi un vrai dilemme

C’est la fourmi que je suis que tu aimes

Je voudrais être cigale bohème

Chanter tout l’été, Ô joie extrême !

Je chante faux, ce serait blasphème

Mais je pourrais pondre des poèmes,

Hommages à la paresse extrême

 

Dieu Créa l'homme comme lui-même

Dieu Créa la femme être suprême

Pour former un harmonieux tandem.

Tous ensemble crions carpe diem

Faisons de la paresse un emblème

Le septième jour Dieu crée la flemme

 

Martine / pour le défi 151 des croqueurs de mots

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 30 Septembre 2015

Oh hisse, jolie Clarisse

OH HISSE,  JOLIE CLARISSE

 

Oh hisse, jolie Clarisse

Au teint blanc comme le lys

Aux yeux bleus comme l’iris

Tu voulais être gladiatrice

Des lions la triomphatrice

Pour séduire le beau Brice

Ce n’était pas un caprice

Mais en l’an deux mille dix

Ce n’est pas comme jadis

Ce fut impossible à Nice

 

Oh hisse, jolie Clarisse

N’ayant pu être aviatrice

A cause de tes varices

Parfaite interrogatrice

Fameuse investigatrice

Tu iras dans la police

Avec beaucoup de malice

Rechercher tous les indices

Et combattre en expiatrice

Le crime Suprême vice

 

Oh hisse Jolie Clarisse

A ta façon une artiste

 

Martine / Septembre 2015 (pour les prénoms du mercredi)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 28 Septembre 2015

Défi 151 des croqueurs de mots : 7 péchés capitaux

Ohé, Ohé Matelots, Matelots navigueront sur les flots des péchés capitaux pour ce défi N° 151 des croqueurs de mots :

 

Lundi : 5 octobre 2015

Écrire avec pour thème un, plusieurs ou ces 7 péchés capitaux

 

Jeudi : 1er  et  8 octobre 2015

Exception faite à la règle des jeudis en poésie, vous pouvez aussi écrire en prose (pour votre capitaine d'une quinzaine, la poésie se trouve aussi dans la prose) avec pour seule contrainte de prendre un ou plusieurs de ces 7 péchés capitaux comme sujet

 

Merci quand vous aurez répondu au défi de nous en informer sur  le  blog de la communauté des croqueurs de mots ou sur ce blog

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Rédigé par Martine.

Publié dans #A vos plumes

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Publié le 24 Septembre 2015

La machine à remonter le temps

Sur la place du bourg, en ce matin d’automne

L’enseveli passé, ressuscité rayonne

Sous la garde assidue de camelots gouailleurs

Et sous l’œil attendri, De visiteurs voyeurs

Chineurs occasionnels, du passé nostalgique

Photographes amateurs, en quête d’insolite

Flâneurs désœuvrés, cherchant à s’occuper

Un Plangonophile , briguant jolie poupée

 

Dans le plus grand bazar, morne et inanimé

Témoin d’un autre temps, intact ou abimé

Chaque objet délaissé, au fond de lui espère

Séduire le passant, pour trouver nouveau père

Être vu et touché, Émouvoir le badaud

Être gardé par lui,  ou offert en cadeau

Ainsi réanimé,  pouvoir demain servir

Aimer et être aimé, rayonner et ravir

 

Martine / Septembre 15 pour le défi 150 des croqueurs de mots....

 

Merci à Jill pour ce défi. Je lui succéderai à la barre pour les deux prochaines quinzaines (défis 151 et 152), je ne veux pas de mutinerie chez les matelots tout sera donc permis même la débauche pour le premier défi, qu'on se le dise.

 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 21 Septembre 2015

Les vieux amants
  • Armand prend ton temps ne marche pas trop vite. Appuie toi sur moi, je suis la tu sais. Je t'aime
  • Moi aussi je t'aime Jeanne, tu es si frêle et aussi forte que notre amour qui a résisté aux tempêtes de notre vie. Je vais te chanter une chanson, notre chanson Jeanne pour te remercier d'être encore là à mes côtés et de m'aimer autant
  • Non pas ici Armand, nous sommes dans la rue
  • Si ici Jeanne, qui sait si je serai encore la plus tard ! et il se mit à lui chanter doucement


Bien sûr, nous eûmes des orages
Vingt ans d'amour, c'est l'amour fol
Mille fois tu pris ton bagage

Mille fois je pris mon envol
Et chaque meuble se souvient
Dans cette chambre sans berceau
Des éclats des vieilles tempêtes
Plus rien ne ressemblait à rien
Tu avais perdu le goût de l'eau
Et moi celui de la conquête

Mais mon amour
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais je t'aime

Moi, je sais tous tes sortilèges
Tu sais tous mes envoûtements
Tu m'as gardé de pièges en pièges
Je t'ai perdue de temps en temps
Bien sûr tu pris quelques amants
Il fallait bien passer le temps
Il faut bien que le corps exulte
Finalement finalement
Il nous fallut bien du talent
Pour être vieux sans être adultes

Mais mon amour
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais je t'aime

Oh, mon amour
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore, tu sais, je t'aime

Et plus le temps nous fait cortège
Et plus le temps nous fait tourment
Mais n'est-ce pas le pire piège
Que vivre en paix pour des amants
Bien sûr tu pleures un peu moins tôt
Je me déchire un peu plus tard
Nous protégeons moins nos mystères
On laisse moins faire le hasard
On se méfie du fil de l'eau
Mais c'est toujours la tendre guerre

Mais mon amour
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais je t'aime

Oh, mon amour...
Mon doux mon tendre mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'à la fin du jour
Je t'aime encore tu sais je t'aime
 
Armand tourna la tête vers Jeanne qui pleurait aussi
 
  • Oh non ne pleure pas ma petite chérie
  • C'est de bonheur mon amour, cette chanson de Brel, notre chanson est si belle, si vraie. J'étais triste ce matin, tu as réchauffé mon vieux coeur. Je t'aime tu sais.
  • Je sais que tu m'aimes Jeanne
  • Il fait un peu froid. Rentrons maintenant Armand. Je ferai du café pour nous remettre. Les émotions ce n'est pas bon à notre âge.
 
Martine / Pour le défi 150 des croqueurs de mots,

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes coups de coeur

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Publié le 17 Septembre 2015

Oh qu'il fait bon vieillir

Vieillir et s’apaiser

Le temps apprivoiser

Comme un vin s’affiner

Chaque jour s’étonner

De tout s’émerveiller

Sa vie ensoleiller

Aimer et pardonner

De bonheur rayonner

Oh qu’il fait bon vieillir

 

Martine / Septembre 2015 pour le défi 150 des croqueurs de mots

 

N.B. En relisant je me rends compte que cela peut paraître un peu candide,  utopique pour certains mais c'est réellement ce que je ressens parce que j'ai l'immense chance d'être en bonne santé, de ne pas être seule, d'aimer et d'être aimée

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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