Publié le 10 Juin 2008

Ce soir en regardant son enfant, elle ne pouvait qu’en être fière.  Il était fait de contrastes comme elle. Parfois concret, parfois idéaliste. Il essayait de cacher sa sensibilité derrière une retenue sérieuse mais parfois il débordait d’émotions contenues. Elle aimait le regarder, le contempler à loisir , le parcourir sous toutes ses coutures. Elle le trouvait beau, intelligent et cela lui suffisait.


Elle s’y était consacrée entièrement pendant les 3 dernières années délaissant son travail et ses amis. Elle était surprise de la rapidité de ses progrès et de l’intérêt qu’il suscitait chez ceux  qui l’approchaient ou voyaient ses photos. Ils étaient de plus en plus nombreux au fur et à mesure de sa socialisation.


Quand on la complimentait sur ses sourires, ses facéties, n’aimant pas les éloges, elle rougissait. Quand on le critiquait, c’était elle qu’on attaquait. Indissociables, Il faisait partie d’elle-même, il était elle, elle était lui. 


Cet amour exclusif et trop intense aliénait sa liberté. Elle ne pouvait plus s’en séparer, aussi elle ne partait plus en voyages faute de pouvoir le confier.


Il était important pour son enfant et pour elle même qu’elle puisse prendre un peu de recul, trouver d’autres sujets d’intérêts tout en continuant à l’entourer d’attention et d’affection.


Le délaissant parfois le soir après son travail, elle était retournée à la piscine, trouvant beaucoup de plaisir à aligner les longueurs de bassin en essayant de vider son esprit de toute préoccupation. Elle y arrivait parfois mais souvent elle pensait à lui et à la joie qu’elle aurait à le retrouver en rentrant. Elle s’était remise à écrire ce qui lui avait fait du bien.


Aujourd’hui, elle allait donner naissance à son deuxième enfant. Cela faisait plus de deux ans qu’elle y pensait sans pouvoir passer à l’acte tant son esprit, son temps  étaient entièrement pris. Elle hésitait aussi car elle se devait d’aimer son second bébé autant que le premier. Pouvait on aimer et donner autant une seconde fois ?


Après l’avoir imaginé pendant toute sa conception, elle venait de donner naissance à son second bébé. Elle le découvrait et se plaisait à le regarder. Il fallait en annoncer la naissance à ses amis les plus fidèles, elle commença inquiète à rédiger le faire-part (voir ici)

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Rédigé par eglantine

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Publié le 8 Juin 2008




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Se rapprocher des oiseaux


Escalader tout là haut


Comme un agile écureuil


Se blottir dans les  feuilles


S’asseoir sur une branche


Qui vers le sol se penche


Observer autour de soi


Oser regarder en bas


Oublier le vertige


Que la vie nous inflige


Aimer, pardonner, croire


Croire , vivre et rêver


Rêver un beau jour voler


Adieu nos certitudes


Prendre de l’altitude


Escalader tout là haut


Se rapprocher des oiseaux

 

 

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Rédigé par eglantine

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Publié le 7 Juin 2008

Voila le poème d'hier dans son intégralité avec le dernier mot qui manquait


Dieu sait qui l’a créée

Dieu sait où elle est née


On n’en a pas besoin

Mais elle existe bien


En toute bonne foi

Rapidement elle croît


Jamais elle n’abdique

Toujours elle réplique


Elle fait des ravages

Pendant son voyage


On ne peut la garder

On doit  la partager


Ici elle est passée

Elle s'était transformée


En voulant l’arrêter

On peut la renforcer


Pour notre déshonneur

Elle accoure la R U M E U R

Bravo à mon ami
Patrick qui le premier a trouvé le mot de la fin "RUMEUR" et tous ceux qui ont trouvé après lui.

C'est vrai en relisant mon poème que cela aurait pu être aussi la rancoeur, deux mots ou deux maux dont l'un entraine l'autre et inversement et qui ne devraient pas exister

Vous trouverez ci-dessous une vidéo qui vous montre les méfaits d'une rumeur, heureusement tout s'est bien terminé grace à un oiseau mais en laissant des cicatrices qui ne s'effaceront pas  :


GG-TV
envoyé par Geaiare


Je voulais dédier mon poème à Marie thérèse et Alain dont l'histoire est racontée dans ce reportage T.V. et qui ont un
très beau blog "le geai rare puis Noé".

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Rédigé par eglantine

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Publié le 6 Juin 2008

Une petite devinette poétique aujourd'hui, qui suis je ?


Dieu sait qui l’a créée

Dieu sait où elle est née

 

On n’en a pas besoin

Mais elle existe bien

 

En toute bonne foi

Rapidement elle croît

 

Jamais elle n’abdique

Toujours elle réplique

 

Elle fait des ravages

Pendant son voyage

 

On ne peut la garder

On doit  la partager

 

Ici elle est passée

Elle s'était transformée

 

En voulant l’arrêter

On peut la renforcer

 

Pour notre déshonneur

Elle accoure la .....


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Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

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Publié le 4 Juin 2008

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Mon amie rien que pour toi


Ce diaphane écrin de soie


C’est une goutte parme


Pour apaiser nos larmes


D’espoir, c’est une caresse


De vie, c’est une promesse


L’iris de notre amitié


Nous verra réconciliées

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

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Publié le 2 Juin 2008



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Tournez sans vous arrêter
Courageux chevaux de  bois
Tournez sans vous détourner
Toujours et encore tout droit

Nous attrapons le tournis
Pourquoi donc encore tourner
Est-ce donc cela la vie
Quelle est notre destinée

Tournez et obéissez
Courageux chevaux de bois
Tournez sans vous questionnez
dans la musique et la joie

Tournons sans nous arrêter
tournons sans nous retourner
Pour nos enfants un autre tour
Nous avançons par amour

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

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Publié le 31 Mai 2008

Pourquoi ai-je choisi Eglantine comme surnom pour ce deuxième blog ? Eglantine n'est pas mon prénom. J'ai horreur des surnoms mais J'étais obligée de garder l'anonymat sur ce second blog. Mes amis qui viennent chaque jour me visiter le comprendront aisément.
Pourquoi avoir choisi Eglantine ? Parce que c'est la fleur de la poésie dans le langage des fleurs, alors je me devais de lui consacrer une ode :



Eglantine mutine

Avec grâce s’obstine.

La fleur de la poésie

Escalade avec frénésie

Les pierres du vieux mur

Afin d’atteindre l’azur.

 

Rose Rouge elle a été

Avant de se transformer.

Elle a mis cet habit blanc

aux fines rayures de sang

Pour Fabre d’Eglantine (1)

Mort à la guillotine.

 

Avant l’instant suprême

Il pensait à son poème.

Quelques larmes il a versé

De n’avoir pu l’achever (2)

En fredonnant une chanson

La bergère et ses moutons.

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Une églantine de mon jardin



(1) Fabre d'EglantineHomme politique, auteur, poète français né en 1750 et guillotiné à l'âge de 44 ans auteur de la chanson "il pleut bergère"

(2) L'histoire dit que dans la charrette qui l'emmenait à l'échafaud il aurait pleuré parce qu'il n'avait pas eu le temps de terminer son poème. L'odieux Danton lui aurait dit "Ne t'inquiètes pas dans une semaine, des vers tu en auras fait par millier"

Promis c'est la première et la dernière fois que je commente un poème.......

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Rédigé par eglantine

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Publié le 30 Mai 2008



 



Jolie Jeune femme lassive

Tu te contemples pensive

Oublie, garde le bel espoir

d'un grand amour dans ce miroir

Relève fièrement la tête

Avance sans te retourner

Le miroir aux alouettes

ne pourra jamais te duper

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Rédigé par eglantine

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Publié le 28 Mai 2008


Ce siècle s’achève aujourd’hui,

Au pays breton avec lui tu naquis.


Pauvre et Heureuse fut ton enfance,

Tes yeux d’azur brillaient d’insouciance.


Soudain l’année de tes quatorze ans

La guerre vint avec son bain de sang.


Les soldats, tes amis moururent,

Tu  en gardas une vive blessure.


Gouvernante chez les Exelmans,

C’est ainsi que tu servis la France.


Amoureuse d’un jeune facteur

Tu l’épousas pour votre malheur.


Fougueuse et volontaire tu étais

Calme et rêveur, il t’énervait


Dans le Loir et Cher il fut muté,

La Bretagne vous avez quitté


Tu donnas naissance à un garçon.

Tu lui donnas amour et affection.


Tu lui transmis de fortes croyances

Il était prêt pour servir la France


A Paris vous vous installèrent

Pour avoir une vie plus prospère.


A nouveau le monde s’enflamma,

Il ne put partir au combat.


Il lutta pour vaincre la diphtérie

Il gagna mais resta affaibli.


Il dut renoncer à son projet,

Instituteur il ne serait jamais.


La guerre d’Indochine éclata

Sans hésitation il s’engagea.


Il en revint à jamais blessé

D’avoir vu tuer les prisonniers.


La vie devait reprendre le pas

Une belle vendeuse il épousa.


Ils allaient avoir un beau bébé,

Elle accoucha d’un fils mort né.


Il fallait effacer ce malheur,

Et recommencer malgré la peur.


Par un jour froid je naquis

Il fut immédiatement conquis.


Elle aurait préféré un garçon,

Ils te confièrent mon éducation


Tu m’élevas comme une princesse

Avec infiniment de tendresse.


Ma mère était pour moi étrangère

Quand une sœur il me donnèrent.


A six ans, chez eux  je dus revenir,

Laissant chez toi tous mes souvenirs.


Pour sa bonté ma mère on aimait

Pendant que mon père on détestait


Elle donnait tout, même mes poupées.

Chez nous il ramenait les huissiers.


Tu sus qu’il s’était mis à boire

Tu fondas sur moi tous tes espoirs


J’étais dans la vie bien bien mal partie.

Volonté et travail j'ai appris


Mon but ne jamais abandonner

"Mamie merci" je veux te crier.


Un siècle s’achève aujourd’hui

Je suis contente qu’il soit fini


le 1er Janvier 2000

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Rédigé par eglantine

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Publié le 26 Mai 2008

Boire oublier
Oublier qu'il l'a aimée

Oublier, boire
Boire à tous ses déboires

Boire, oublier
Oublier qu'elle l'a trompé

Oublier, boire
Boire en gardant l'espoir

Boire, espérer

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Rédigé par eglantine

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