Publié le 6 Juin 2008

Une petite devinette poétique aujourd'hui, qui suis je ?


Dieu sait qui l’a créée

Dieu sait où elle est née

 

On n’en a pas besoin

Mais elle existe bien

 

En toute bonne foi

Rapidement elle croît

 

Jamais elle n’abdique

Toujours elle réplique

 

Elle fait des ravages

Pendant son voyage

 

On ne peut la garder

On doit  la partager

 

Ici elle est passée

Elle s'était transformée

 

En voulant l’arrêter

On peut la renforcer

 

Pour notre déshonneur

Elle accoure la .....


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Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

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Publié le 4 Juin 2008

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Mon amie rien que pour toi


Ce diaphane écrin de soie


C’est une goutte parme


Pour apaiser nos larmes


D’espoir, c’est une caresse


De vie, c’est une promesse


L’iris de notre amitié


Nous verra réconciliées

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

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Publié le 2 Juin 2008



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Tournez sans vous arrêter
Courageux chevaux de  bois
Tournez sans vous détourner
Toujours et encore tout droit

Nous attrapons le tournis
Pourquoi donc encore tourner
Est-ce donc cela la vie
Quelle est notre destinée

Tournez et obéissez
Courageux chevaux de bois
Tournez sans vous questionnez
dans la musique et la joie

Tournons sans nous arrêter
tournons sans nous retourner
Pour nos enfants un autre tour
Nous avançons par amour

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Rédigé par eglantine

Publié dans #Poèmes

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Publié le 31 Mai 2008

Pourquoi ai-je choisi Eglantine comme surnom pour ce deuxième blog ? Eglantine n'est pas mon prénom. J'ai horreur des surnoms mais J'étais obligée de garder l'anonymat sur ce second blog. Mes amis qui viennent chaque jour me visiter le comprendront aisément.
Pourquoi avoir choisi Eglantine ? Parce que c'est la fleur de la poésie dans le langage des fleurs, alors je me devais de lui consacrer une ode :



Eglantine mutine

Avec grâce s’obstine.

La fleur de la poésie

Escalade avec frénésie

Les pierres du vieux mur

Afin d’atteindre l’azur.

 

Rose Rouge elle a été

Avant de se transformer.

Elle a mis cet habit blanc

aux fines rayures de sang

Pour Fabre d’Eglantine (1)

Mort à la guillotine.

 

Avant l’instant suprême

Il pensait à son poème.

Quelques larmes il a versé

De n’avoir pu l’achever (2)

En fredonnant une chanson

La bergère et ses moutons.

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Une églantine de mon jardin



(1) Fabre d'EglantineHomme politique, auteur, poète français né en 1750 et guillotiné à l'âge de 44 ans auteur de la chanson "il pleut bergère"

(2) L'histoire dit que dans la charrette qui l'emmenait à l'échafaud il aurait pleuré parce qu'il n'avait pas eu le temps de terminer son poème. L'odieux Danton lui aurait dit "Ne t'inquiètes pas dans une semaine, des vers tu en auras fait par millier"

Promis c'est la première et la dernière fois que je commente un poème.......

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Rédigé par eglantine

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Publié le 30 Mai 2008



 



Jolie Jeune femme lassive

Tu te contemples pensive

Oublie, garde le bel espoir

d'un grand amour dans ce miroir

Relève fièrement la tête

Avance sans te retourner

Le miroir aux alouettes

ne pourra jamais te duper

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Rédigé par eglantine

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Publié le 28 Mai 2008


Ce siècle s’achève aujourd’hui,

Au pays breton avec lui tu naquis.


Pauvre et Heureuse fut ton enfance,

Tes yeux d’azur brillaient d’insouciance.


Soudain l’année de tes quatorze ans

La guerre vint avec son bain de sang.


Les soldats, tes amis moururent,

Tu  en gardas une vive blessure.


Gouvernante chez les Exelmans,

C’est ainsi que tu servis la France.


Amoureuse d’un jeune facteur

Tu l’épousas pour votre malheur.


Fougueuse et volontaire tu étais

Calme et rêveur, il t’énervait


Dans le Loir et Cher il fut muté,

La Bretagne vous avez quitté


Tu donnas naissance à un garçon.

Tu lui donnas amour et affection.


Tu lui transmis de fortes croyances

Il était prêt pour servir la France


A Paris vous vous installèrent

Pour avoir une vie plus prospère.


A nouveau le monde s’enflamma,

Il ne put partir au combat.


Il lutta pour vaincre la diphtérie

Il gagna mais resta affaibli.


Il dut renoncer à son projet,

Instituteur il ne serait jamais.


La guerre d’Indochine éclata

Sans hésitation il s’engagea.


Il en revint à jamais blessé

D’avoir vu tuer les prisonniers.


La vie devait reprendre le pas

Une belle vendeuse il épousa.


Ils allaient avoir un beau bébé,

Elle accoucha d’un fils mort né.


Il fallait effacer ce malheur,

Et recommencer malgré la peur.


Par un jour froid je naquis

Il fut immédiatement conquis.


Elle aurait préféré un garçon,

Ils te confièrent mon éducation


Tu m’élevas comme une princesse

Avec infiniment de tendresse.


Ma mère était pour moi étrangère

Quand une sœur il me donnèrent.


A six ans, chez eux  je dus revenir,

Laissant chez toi tous mes souvenirs.


Pour sa bonté ma mère on aimait

Pendant que mon père on détestait


Elle donnait tout, même mes poupées.

Chez nous il ramenait les huissiers.


Tu sus qu’il s’était mis à boire

Tu fondas sur moi tous tes espoirs


J’étais dans la vie bien bien mal partie.

Volonté et travail j'ai appris


Mon but ne jamais abandonner

"Mamie merci" je veux te crier.


Un siècle s’achève aujourd’hui

Je suis contente qu’il soit fini


le 1er Janvier 2000

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Rédigé par eglantine

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Publié le 26 Mai 2008

Boire oublier
Oublier qu'il l'a aimée

Oublier, boire
Boire à tous ses déboires

Boire, oublier
Oublier qu'elle l'a trompé

Oublier, boire
Boire en gardant l'espoir

Boire, espérer

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Rédigé par eglantine

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Publié le 25 Mai 2008

Vilaine maman
Elle se couche
Elle fornique

Vilaine maman
Elle accouche
Elle panique

Vilaine maman
Pas de caresse
Pas de baiser

Vilaine maman
pas de tendresse
pour son bébé

Vilaine maman
elle est désemparée,
Elle aime son enfant

Vilaine maman
elle ne sait le montrer
Elle est paralysée

Trop jeune maman
qu'on n'a jamais aimée

1999

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Rédigé par eglantine

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Publié le 20 Mai 2008

Etait-ce un songe,
un vain mensonge
un soupçon de miel,
un arc en ciel ?

Etait-ce un rêve,
une courte trève,
un interlude,
un beau prélude ?

Se sont-ils aimés,
juste désirés
un peu trahis
beaucoup haïs ?

1999

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Rédigé par Eglantine

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Publié le 20 Mai 2008

Assise dans le bus elle lit  et butte sur cette phrase  de l'écrivaine parlant de son père :

« peut être sa plus grande fierté, ou même la justification de son existence, que j’appartienne au monde qui l’avait dédaigné »


Un discret parfum de lavande la surprend. Elle abandonne sa lecture, lève les yeux. Un homme, assis en face d’elle dans le bus, fait des mots croisés. 

La blancheur de son visage contraste avec ses cheveux très bruns, brillants, lissés en arrière. Ses yeux vifs et noirs sont cerclés de lunettes rondes aux épaisses montures d’écaille.


la bouche fine affiche une moue perplexe pendant que sa longue main aux ongles courts et soignés s’agite et remplit, hésitante, avec un crayon à papier quelques cases blanches.


L'homme soudain met son crayon dans la poche interne de sa veste bleue marine, referme sa revue de mots croisés et la range dans une serviette plate en cuir noir. Il lève les yeux, l’aperçoit, la contemple avec un regard surpris exprimant à la fois fierté et fragilité. Le bus ralentit, il lui sourit tout en se levant et murmure à son attention : « je t’ai aimé, crois moi »


Elle le suit du regard. Des larmes, qu’elle ne peut retenir, coulent sur son visage. Le bus s’arrête, l’homme descend allume une cigarette. « Papa » crie t’elle sans pouvoir se lever et le suivre.Elle le regarde attendrie disparaître dans la rue.


Une sonnerie stridente vient interrompre le bonheur fugace de l’instant. Elle se réveille, son oreiller est trempé de larmes.  Elle se lève laissant derrière elle son passé pour songer à la journée qui débute.  Elle aime la magie de l’aube , ce moment unique où tout est encore possible.

 

2007

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Rédigé par eglantine

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