Publié le 18 Mai 2016

Chère Madame Jill Bill,

Pour la première fois vous allez avoir dans votre classe notre Fils Vitus aeternam. En apparence c’est un garçon très sage. Respectueux des règles, il ne parle pas à ses voisins pendant les cours. Il vous semblera qu’il les écoute avec attention, il n’en est rien. Il observe, analyse son institutrice, ses camarades. Il pense. Parfois, il rêve on ne sait à quoi. N’hésitez pas à le réveiller s’il s’endormait. Si vous l’interrogez, il est fort probable qu’il garde le silence : "motus et bouche cousue ad vitam aeternam" est sa devise. Pourtant ses résultats sont bons. C’est un garçon doué qui s’ennuie en classe. Il est très déroutant, différent mais ô combien attachant néanmoins. Dans la cour de récréation pendant que ses camarades jouent, il fait du yoga, aime prendre la position du lotus ce qui lui vaut les quolibets de ses camarades. Vitus comme son prénom l’y prédestinait est plein de vie. Pour mettre un peu de piment dans son existence, il fait des farces. Surveillez bien votre siège avant de vous y asseoir, il se pourrait très bien qu’il vous y dépose un cactus bien piquant.

Photo Pixabay

Photo Pixabay

Si la porte de la classe est entrouverte, avant que vous y entriez, méfiez-vous et regardez bien s’il n’a pas posé entre la porte et le mur, en équilibre instable,  une corbeille de détritus qui se renversera sur vous quand vous ouvrirez la porte. Il aime aussi se cacher et surgir brusquement de l’endroit où il était tapi en criant très fort. J’espère que vous ne souffrez pas d’insuffisance cardiaque car sinon vous risquez l’infarctus. Vérifiez bien votre bureau avant de vous asseoir.  Il peut avoir mis de la poudre à éternuer sur votre bureau pour ne plus être seul à être surnommé « atchoum » par ses camarades à cause de son nom, notre nom Aeternam.  Cela peut  paraître paradoxal pour un solitaire mais Vitus peut être un Titus. Il aime parfois entraîner ses camarades dans des révoltes contre ce qui lui parait injuste. L’an dernier par exemple sont institutrice l’avait collé pour une farce de mauvais goût qu’il lui avait faite ; un soir à la maison, sans que  nous nous en apercevions, il avait conçu et imprimé des tracts avec écrit dessus « à bas l’école et les colles » qu’il avait distribué le lendemain dans la cours de récréation déclenchant une hilarité et une révolte générale. Vitus est capable du meilleur comme du pire et il me semblait important de vous en avertir.

Mon époux et moi restons à votre disposition tout au long de cette année scolaire qui débute si vous en éprouviez  la nécessité.  Nous aimerions ne pas vous rencontrer mais connaissant Vitus, j’ai bien peur que nous fassions vite votre connaissance.

Bien à vous

 

Cyrius et Aurelia  Aeternam

 

Martine / Mai 2016 pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill

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Rédigé par Martine.

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Publié le 16 Mai 2016

Il était une fois un patelin

Il était une fois un patelin

Ou avec entrain chacun pateline

 

Le Chat Berlin, observe la berline

Du turlupin que rien ne turlupine

 

Le jeune coq de la vieille coquette,

qui n’a pas perdu son caquet, caquette

 

Le lézard paresse dans une lézarde

A la contrescarpe, dans la mansarde

Il était une fois un patelin

La carpe argentée, telle une carpette

Hameçonnée et quelque peu pompette

Rejoindra le brochet sur une brochette

Il était une fois un patelin

Sans pèlerine, un marcheur pèlerin,

Dans les capucines des capucins

Gavées de compost, rêve à Compostelle

Il était une fois un patelin

Sur du Chopin, buvant une chopine

Le carabin tire à la carabine

Sur le passereau, de la passerelle

 

Le préposé releveur de compteurs

Qui ne sait même pas du tout compter

Est amoureux de la jolie conteuse

Qui ne s’en laissera jamais conter

 

Dans ce patelin, à travers ma loupe

Rassurez-vous, on ne voit pas de loup

Je mens comme un arracheur de canine

C’est normal, je suis éleveur canin

 

Martine / Mai 2016 pour le défi 166 des croqueurs de mots animé par Lilou Soleil

 

Les photos libres de droit sont du site pixabay

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 14 Mai 2016

Citron taillé

Un citron taillé

Avant que Soleil se taille

Dans les vêpres oranges

 

Martine / Mai 2016 pour le nid de mots  (thème : crépuscule taille unique) 

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Rédigé par Martine.

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Publié le 12 Mai 2016

Vous-ai-je déjà dit à quel point j'aimais Aragon ?

Pour les jeudis en poésie des croqueurs de mots (défi 166 animé par Lilousoleil), je partage avec vous le poème qui "Secousse" avec des jeux de mots qui vont bien avec ce défi de couples de mots

Secousse de Louis Aragon

SECOUSSE DE LOUIS ARAGON

 

BROUF
Fuite à jamais de l'amertume
Les prés magnifiques volants peints de frais
Tournent
Tournent champs qui chancellent
Le point mort
Ma tête tinte et tant de crécelles

Mon cœur est en morceaux
Mon cœur est en morceaux le paysage en miettes

Hop l'Univers verse
Qui chavire L'autre ou moi
L'autre émoi La naissance à cette solitude
Je donne un nom meilleur aux merveilles du jour
J'invente à nouveau le vent tape-joue
Le vent tapageur
Le monde à bas je le bâtis plus beau
Sept soleils de couleur griffent la campagne
Au bout de mes cils tremble un prisme de larmes
Désormais Gouttes d'Eau.

On lit au poteau du chemin vicinal.
ROUTE INTERDITE AUX TERRASSIERS.

Secousse de Louis Aragon

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes coups de coeur

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Publié le 11 Mai 2016

Cornélia de Yantreizh

Hier je vous ai proposé une charade

 

La réponse était Cornélia une des héroîne des Pokemons, voir lien ci-dessous

Martine (Mai 2016) pour  les prénoms du Mercredi de Jill Bill

Message pour mes ami(e)s blogueurs

Depuis plus de deux semaines, je délaisse vos blogs et j'en suis désolée. Vous me manquez. J'ai un cancer du sein et je suis remontée sur Cergy pour me faire soigner à l'institut Curie de Paris. Je suis dans une phase d'examen pour définir un protocole de soins. Cela m'angoisse un peu, me prend beaucoup de temps. Ensuite en juin, il y aura opération et chimiothérapie. Je vais vivre une année difficile mais j'ai beaucoup de volonté et je le gagnerai ce combat. J'ai des articles qui avaient été programmés comme celui-ci sur mon blog jusqu'à fin juin (essentiellement les prénoms du mercredi) et samedi prochain le nid de mots d'ABC. J'essaierai de participer aux défis des croqueurs au moins avec des rediffusions quand cela sera possible. Pour le moment j'ai l'esprit trop parasité pour avoir la créativité nécessaire. Je passerai sur vos blogs de temps en temps pour vous faire un petit coucou.

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Ecrits divers

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Publié le 10 Mai 2016

Charade

Mon premier : Ce n’est pas le pied même si je peux y être

Mon second : Ce n’est pas bon d’avoir un verre ou des vers dedans

Mon troisième : Peut avoir un ciel au-dessus de la tête

Mon quatrième : Quand on en a trois, on a peur d’en perdre un

 

Qui suis-je ? Qui suis-je ?

 

C'est facile (enfin pour qui connait la réponse) ! Un indice de plus :

 

Mon tout : Si on traduit mon nom en japonais, je suis un petit concombre et normal j’ai de beaux nichons... musclés

 

Réponse : demain

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Rédigé par Martine.

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Publié le 5 Mai 2016

De Guy Home à Pauline Hair

Souviens-toi Pauline de ce matin d’été

L’astre se consumant, le ciel sanguinolent

Soudain tu émerges : douce brume lactée

Tel le phénix bleu poussant un cri d’ahan.

Avec un port de reine, une chevelure d’or

Tu te tournes vers moi me croyant pharaon

Je ne suis qu’un voyou, je ne suis pas matador.

Je promène mon chien, un très vieux beauceron

Cheveux en bataille, Joues rouges de honte,

Je suis un vagabond, dans Londres égaré

Oh ma Pauline Hair, soudain tu racontes,

Chantes une romance, pour moi le mal aimé

Une chanson d’amour, pour pauvre Guy Yome

Qui cherche sa muse, pour écrire poème

Un bel alexandrin, de couleurs, d’arôme

Pour sa reine d’un jour, quelque peu bohème

Qui lui un offre tee-shirt, avec des mots écrits

Juste une inspiration, un code à déchiffrer

Ayant peu à dire, il s’en est bien sorti

Pour le remercier, elle s’est mise à chanter

« Mon beau navire ô ma mémoire
Avons-nous assez navigué
Dans une onde mauvaise à boire
Avons-nous assez divagué
De la belle aube au trist
e soir »

 

Martine / Réédition Août 2012 (sauf les 5 derniers vers qui sont de Guillaume Apollinaire) pour les jeudis en poésie des croqueurs de mots (défi 165)

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Rédigé par Martine.

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Publié le 4 Mai 2016

Fabrice ou "dans un autre monde"

Dans la maison endormie, la cloche a sonné. Fabrice caresse le genou de claire et  lui murmure à l’oreille « bonjour ma loute,» et quelques mots d’amour, confidences trop intimes pour être dévoilées ici.  La discrète Claire encore endormie, lui adresse un joli sourire timide. Un début prometteur pour cette journée de vacances d’été  à la campagne.  Fabrice se lève, ouvre la fenêtre et les volets. Un air si pur et chaud éveille ses sens. Il entend le chant d’un oiseau, c’est une alouette des champs qui s’envole en criant mécontente d’avoir été dérangée. Fabrice se met à chanter une comptine de son enfance qu’il connait par cœur « alouette, gentille alouette, alouette je te plumerai, je te plumerai la tête ». Un rouge-gorge picore le gazon. Le fermier voisin,  Alceste, à bicyclette passe sur le chemin de l’autre côté de la chaîne qui sert de clôture. Il s’arrête quelques instants le temps  de le saluer d’un geste de la main et de lui dire le sempiternel « Bonjour comment ça va, il fait beau aujourd’hui ». Fabrice lui sourit et lui souhaite une bonne journée.  « Tout ça pour ça » pense Fabrice mais curieusement  ces  riens du tout,  ici à la campagne,  lui font chaud au cœur et lui paraissent plus profonds et sincères que les banalités superficielles du beau Monde à Paris dans l’anonymat de la grande ville. Le coût de la vie n’a pas le même sens ici. A la campagne où l’on se jure que rien ne va se passer,  tout peut arriver. Il ne faut jurer de rien.  Tout est matière à étonnement : Par exemple :  la couleur du vent. Vous imaginez que le vent, qui est de l’air, est incolore et bien ici il est de la couleur de ce qu’il transporte, jaune après les moissons quand il soulève les brins de foin coupés, roux à l’automne quand les feuilles virevoltent et dansent enchantant la forêt désenchantée. Il peut même être de toutes les autres couleurs pour le poète qu’est Fabrice

Les nuits de pleine lune Fabrice aime observer les étoiles et planètes avec le grand télescope qu’il installe au jardin. Il rêve d’une vie ailleurs en observant les planètes Mars, Uranus. Souvent il pense qu’il est un extra-terrestre sur terre. Adulte,  Il retrouve ses sensations de gamin. Même les mômes ont du vague à l’âme.

Claire s’approche de lui discrètement et le sort de ses rêveries en lui assénant brutalement un « allez viens prendre ton petit déjeuner et si après nous rentrions à Paris, je m’ennuie ici ».  C’est un choc pour Fabrice qui impulsivement lui répond « oh non Claire t’es folle ou quoi » et s’excusant aussitôt d’avoir exprimé ces propos pour éviter la brouille conjugale, pas de scandale surtout, Fabrice est, dans l’intimité, un taiseux, une potiche qui bout à l’intérieur même s’il est exubérant  en Société. Il aurait tant aimé relire les pièces de Molière ou Asterix et Obelix  installé dans son transat au Soleil de Provence mais  Ils rentreront à Paris et, entre deux audiences au tribunal, dans son habit au col d'hermine, il rêvera  d’un autre monde.

 

Martine / Pour les prénoms du Mercredi de Jill Bill (aujourd'hui Fabrice)

 

Je m’étais donnée comme défi personnel d’écrire un texte qui ait du sens avec 30 titres de la filmographie de Fabrice Luchini  et je suis très étonnée d’y être parvenue. La morale de cette histoire, s’il d’oit y en avoir une, c’est que pour progresser et réussir il ne faut pas hésiter à se lancer des défis.

J'ai beaucoup d'admiration pour le grand acteur Fabrice Luchini et pour l'homme d'une grande intelligence, amoureux de la langue française et de la belle littérature. C'est un paradoxe vivant élitiste et populaire, rayonnant et parfois déprimé, excessessif exhubérant dans la forme mais tellement simple dans le fond. On  peut l'aimer comme moi ou le haïr mais il ne laisse jamais indifférent

Ci-dessous un interview de Fabrice Luchini par Laurent Delahousse sur son film Genna Bovary

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Rédigé par Martine.

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Publié le 2 Mai 2016

Ma douce, mon ardente

Ma douce, Mon ardente,

 

Pardonne-moi mais je suis venue te dire que je te quitte. Je te quitte parce que je t'aime trop.  J’aurais pu partir en silence, te l’annoncer de vive voix mais j’ai préféré confier, sur cette feuille, ces quelques mots d’adieu à toi ma chérie ardente mais fragile comme une rose ou comme le papier de cette feuille que ma plume peut trouer.

 

Je me souviens du jour où tu m’as séduit. J’ai été attiré par ta silhouette longiligne, élégante, ta robe blanche et ton chapeau couleur paille qui me rappelait les roulades de mon enfance dans les bottes de paille de la grange de mes grands-parents. Je t’ai tenue par la main en te regardant avec attirance mais aussi avec une certaine peur de céder à la tentation dangereuse qui me poussait vers toi et qui allait m’entraîner inexorablement dans une aventure dont je ne sortirais peut être pas indemne. J’ai résisté quelques secondes qui m’ont paru interminables et puis j’ai craqué, toi aussi car tu t’es réveillée, comme embrasée soudain et nous nous sommes embrassés.

 

Il y a vingt ans ce premier baiser hésitant, maladroit, assez court m’a laissé dans la bouche un parfum étrange un peu mentholé au goût d’herbe roussie par le soleil. J’ai aimé, je t’ai de nouveau embrassée et ce fut le début d’une longue passion. Tu brûlais aussi d’amour pour moi et tu me procurais beaucoup de plaisir. Après chaque union je me sentais apaisée, détendue mais un peu triste de te quitter.

 

Depuis notre rencontre, j’ai vécu dans un nuage, embrumée, grisée par ton parfum entêtant que tu laisses sur ma peau révélant à mon entourage que j’ai encore cédé à tes charmes même si j’essaye de cacher nos unions de plus en plus fréquentes au goût d’interdit.

 

Notre liaison n’a pas été sans heurts. Je t’ai quittée une première fois quelques jours et je suis revenu à toi rapidement. Je t'ai laissée une seconde fois et, au bout de quelques semaines, j’ai craqué à nouveau ne pouvant plus supporter la souffrance du manque de toi me rendant irritable et triste.

 

Nos unions sont devenues de plus en plus fréquentes, de plus en plus intenses et il était devenu difficile, même impossible pour moi de te quitter. J’ai fini par te haïr, par me haïr aussi de ne pas pouvoir mettre un terme à une liaison dont je ne voulais plus et qui m’était nuisible. « la haine est bien proche de l’amour » mon amour, mon ardente.

 

Et puis la semaine dernière, j’étais au travail, j’ai eu un malaise cardiaque. Les pompiers sont arrivés très vite. J’ai été conduit à l’hôpital. J’ai échappé de justesse à la mort. Le cardiologue m’a vivement conseillé de te quitter car à mon âge ma liaison avec toi qui dure depuis si longtemps pourrait m’être fatale. Je le savais déjà, ce médecin me l'a confirmé.

 

Alors pour te quitter sans le faire vraiment Je t’ai trompée avec une autre sirène plus jeune qui te ressemblait étrangement. Elle était plus sûre d’elle, très élégante. Son parfum était fade, , humide, vaporeux. De plus, elle ne se donnait pas pour moi et restait la même sans se consumer pour moi. Elle n’était qu’un leurre qui ne faisait qu’amplifier le manque de toi. Je n’y prenais aucun plaisir. Alors je viens de laisser cette usurpatrice vapoteuse mais je ne reviendrai pas à toi cette fois ci. Je suis décidé : plus jamais d'herbe à Nicot pour moi même si nous formions un beau couple : Nicolas et sa Nicotine.

Je sais que j’y parviendrai car non seulement j’ai la motivation, la volonté et contrairement à mes précédentes tentatives, je crois profondément que je vais y réussir. Avec la foi en soi tout devient possible.

 

Merci pour le plaisir, la sérénité que tu m’as apportés et dont j’avais besoin. Il ne me reste que peu de temps mais place au nouveau souffle, à la vraie vie authentique sans paradis artificiel.

 

Adieu mon ardente et peut être nous retrouverons nous la haut car si notre ami Gainsbourg dit vrai « Dieu est un fumeur de Havane »…..

 

Nicolas

 

P.S.

Je dédie ce billet à tous ceux qui souhaitent arrêter de fumer. J'y suis arrivée il y a 15 ans de cela sans jamais replonger car j'ai cru profondément en ma victoire.

 

Martine

Réédition de ce texte écrit pour le défi 106 des croqueurs de mots le 9 septembre 2013 pour ce défi 165 des croqueurs animé par durgalola . Désolée de n'avoir pas pu écrire un nouveau texte. Je suis en pause à durée indéterminée pour raisons de santé.

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Rédigé par Martine.

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Publié le 28 Avril 2016

Parties de jambes

Que vous soyez :

En l'air,
A l'air.

Menues,
velues

Brisées
sciées.

Molles
folles

De bois,
en soie.

Bronzées,
pelées.

Douces,
rousses.

 

Que vous ayez vingt-ans
Que vous ayez cent ans

 

Qu'aussitôt vous chancelliez,
Qu'aussitôt vous féchissiez.


Que vous soyez couvertes,
Que vous soyez ouvertes.

Que vous soyez de flanelle,
Que vous ne soyez belles

Que vous fassiez des ronds.

Que vous soyez en coton,

Que vous fassiez des jeux,

Que vous soyez en feu

 

JAMBES, JE VOUS AIME

 

Martine pour les jeudis en poésie des Croqueurs de mots  (réédition d'un poème de 2008 légèrement modifié car je suis en pause petites filles)

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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