Publié le 19 Novembre 2018

Il était une fois deux minets sur un mur Lapinou et Jawa qui ne picotaient pas du pain dur mais se menaient la vie dure en critiquant l’autre et haranguant les passants

Voici ce qu’ils leur répétaient inlassablement
 

Lapinou et JawaLapinou et Jawa

Lapinou et Jawa

Lapinou

Passants vous n’avez d’yeux que pour JAWA le  gros minet noir à côté de moi sur le mur. Dans l’obscurité il vous regarde avec ses deux billes lumineuses toujours allumées car Il ne ferme jamais l’œil de la nuit.  N’ayant ainsi  pas froid aux yeux il vous jette de la poudre aux yeux  en vous faisant de l’œil. Ne vous laissez pas impressionner et il se mettra le doigt dans l’œil. A trop vous regarder il vous sortira par les yeux et quand il verra qu’il ne vous a pas tapé dans l’œil, il vous sautera dessus : Soyez tout yeux tout oreilles.

Jawa

Passants n’écoutez pas mon voisin de mur, ce minet au regard bizarre. Il vous fait des yeux doux et vous miaule doucement à l’oreille. Vous devez en avoir par-dessus les oreilles. Surtout faites la sourde oreille, ne lui parlez pas. Les murs ont de grandes oreilles dans cette ville depuis qu’il s’y est installé. Tout ce que vous lui confierez rentrera par une de ses oreilles mais ne sortira pas par l’autre. Si vous êtes riverains surtout rentrez vos chattes.  Il se prend pour un lapin car, même s’il n’en a pas l’air, c’est un chaud lapin non castré.

Quenotte

Quenotte

Un jour une poule vint rejoindre nos deux compères sur le mur. Ils n’avaient jamais vu de poule avec des dents et celle-ci en avait d'énormes qu’elle montrait agressivement à Lapinou. Il en avait la chair de poule. Elle allait l’attaquer et le mordre. Il appela Jawa à l’aide mais celui-lui répondit qu’il se débrouille seul et qu’il fasse à cette poule le coup du lapin pour s’en débarrasser.

Le pauvre Lapinou fut attaqué à coup de bec par Quenotte qui le mordit à mort.

Mieux vaut aimer son voisin, on peut un jour en avoir besoin.  Aldous Huxley Contrepoint (1926)

Martine MARTIN / pour le Défi  212 des croqueurs de mots animé par Lénaïg

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Publié dans #FABLES ET CONTES

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Publié le 17 Novembre 2018

La trahison des images / Toile de Magritte

La trahison des images / Toile de Magritte

Je me suis assise devant ce tableau de Magritte et je me suis dit :

"Ceci n'est pas une vraie pipe

Le peintre ne veut pas nous enfumer

Mais est-ce que ceci est un tableau ? "

 

Martine / Octobre 2018 pour le nid de mots d'ABC   (thème : je me suis assise devant ce tableau)

 

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Publié dans #Ecrits divers

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Publié le 16 Novembre 2018

Pour Image Citation 40 voici deux photos de  Gisèle qui étaient à accompagner d'une citation ou d'un texte personnel. Pour chacune j'ai écrit un haïku

Image citation 40

Trois autres photos de Gisèle ci-dessous avec des citations trouvées avec l'aide de mon ami google

Image citation 40
Image citation 40
Image citation 40

Voici maintenant trois citations proposées par Gisèle  que j'ai illustrées par trois de mes photos

Image citation 40
Image citation 40
Image citation 40
Image citation 40

Et une dernière citation de Gisèle avec une photo de mon ami Robert (faite avec sa caméra embarquée sur son planeur radiocommandée). J'ai la permission de la publier sur internet

Image citation 40

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Rédigé par Martine.

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Publié le 15 Novembre 2018

Photo Pixabay

Photo Pixabay

Qui est ce pervers qui distille en vous la peur d'aimer ?

Qui est ce faux ami qui n'a jamais cru en vos talents

Qui est ce malfaisant qui ne cesse de vous blâmer ?

Qui est cet étranger qui étouffe tous vos élans ?

Ce squatter qui vous envahit c'est en vous votre inconscient

Pour tuer cet ennemi intime il faut mieux le sentir

Partir à sa découverte requiert d'être patient

Ceux qui vous aiment vous aideront  à l'anéantir

Croyez bien en la sincérité de leurs compliments

Il vous aideront ainsi à prendre en vous confiance

Quand vous aurez enfin trouvé qui vous êtes vraiment

Aucun objectif ne vous paraitra plus jamais dément

Vous pourrez enfin sans angoisse d'échouer tout oser

Vous pourrez enfin avec vos imperfections vous aimer

Aimer, sans vous tromper, les autres qui le méritent

Ignorer, en n'ayant aucune haine, ceux qui vous sont toxiques

Vous vivrez rayonnant fier et satisfait de vous même

 

Martine / Novembre 2018 pour les jeudis en poésie du Défi  212 des croqueurs de mots animé par Lénaïg

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Poèmes

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Publié le 14 Novembre 2018

Hugolin mon petit pitchoun

Hugolin mon petit pitchoun

Arrêtes de faire le clown

Veux-tu me rendre mon faitout

Pour que j’y cuise mes mangetouts

Ah bon tu hais les haricots

Tu veux des pâtes au cacao

Tu seras un chef créatif

Avant rends-moi mon objectif

Et viens mon petit Hugolin

Que je te fasse un gros câlin

 

Martine / Octobre 2018 pour les prénoms du mercredi chez Jill Bill (aujourd'hui Lucette).

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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Publié le 13 Novembre 2018

Scène de rue : La venelle des 3 ivrognes

A Noirmoutier en l’Île j'ai emprunté cette petite venelle, je n'ai pas vu d'ivrognes ni trouvé d'habitants pour m'expliquer l'origine du nom de cette ruelle mais ai trouvé l'explication sur internet : ll y avait une taverne à l'angle de cette venelle. Trois clients, après s'y être saoulés,   avaient l'habitude d'uriner dans cette ruelle qui vu son étroitesse leur permettait de rester debout même les jours de grand vent (LOL).

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Scène de rue

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Publié le 12 Novembre 2018

C’est une belle journée d’avril 2016,  je me rends au  cabinet de radiologie passer mammographie qui me détecte un cancer (trois tumeurs dans le sein droite) : Je  suis en colère contre la radiologue qui a été fort désagréable et anéantie intérieurement.

Le plus difficile va être d’annoncer la mauvaise nouvelle à mon Jeff alors que nous apprêtions à boire le champagne pour fêter le bonheur d’avoir obtenu le permis d’extension de notre maison vendéenne. Si je veux pouvoir voir cette extension terminée il va falloir que je tienne le coup et mener une dure bataille contre ce crabe, cet affreux Jojo qui m’a envahie.  Pour  cela Il faut aussi que j’ai de bonnes armes. Je décide de revenir sur Cergy quelques temps pour pouvoir me faire soigner à l’Institut Curie. Après un mois et demi d’examens dans l’attente angoissante des résultats : Une mauvaise nouvelle : la plupart de mes ganglions sont atteints ce qui va nécessiter une mastectomie avec un curage axillaire et une bonne nouvelle :  je n’ai pas de métastases.

Mi-juin 2016 je rentre à l’hôpital pour me faire retirer ce sein malade. Je ne souffre pas physique mais psychologiquement c’est difficile, je n’osais même pas regarder ma cicatrice après l’opération mais les infirmières sont habituées et j’y suis arrivée avec leur aide. 

A peine remise de cette opération qui nécessite des soins à domicile pendant quelques semaines, je débute mes 8 séances de chimiothérapie à raison d’une toutes les trois semaines ce qui me permet de revenir aux Sables d’Olonne entre les traitements. Grace aux médicaments prescrits, j’ai peu d’effets secondaires mais la fatigue m’envahit, Je me sens vidée mais comme j’ai de l’énergie en stock, je me force à bouger même si c’est difficile.  Je m’efforce néanmoins de garder le sourire. C’est pour moi le meilleur des médicaments. C’est très important pour mes proches et notamment pour mon Jeff qui souffre certainement plus que moi de ma maladie. Je m’en suis rendue compte lorsque j’ai fait un malaise vagal et qu’il m’a ramassée inconsciente dans la douche.

La chimiothérapie thérapie terminée, je débute les 20 séances de radiothérapie à raison d’une par jour sauf le week-end pendant un mois, ce mois de décembre 2016.  Ce fut pour moi un traitement indolore, juste une sécheresse de la peau sur les zones irradiées que je soulage avec de la crème hydratante.  C’est par contre un traitement très fatigant. Aller tous les jours à Saint-Cloud par les transports en commun, j’y renonce, j’ai peur de faire un malaise vagal dans le RER dont les rames sont souvent bondées et me fait prescrire un transport en taxi.

Je fête Noël 2016 en famille comme chaque année et la nouvelle année avec mon Jeff. Nous sommes heureux que 2016 soit terminée et accueillons 2017 avec beaucoup d’espoir. La construction de notre extension avance bien. Je suis en rémission. Mon traitement très lourd vient de se terminer. Je devrais néanmoins prendre un comprimé par jour pendant 5 ans (hormonothérapie) pour limiter le risque de récidives.

Je sors de cette épreuve bien différente physiquement et moralement, plus heureuse qu’avant  car je sais que ma vie peut s’arrêter brutalement et j’en profite un maximum.  Moi qui n’étais pas sportive avant mon cancer, je fais maintenant plus de deux heures de sport par jour (marche sportive, jogging, aquabike et fitness en piscine). En Octobre 2018 j’ai même participé à la course de 5 km la Joséphine à La-Roche-sur-Yon et terminé avec un bon temps. Je ne me serai jamais sentie capable de courir 5 Km en 31 minutes. A chaque fois que je doublais une jeune femme cela me faisait plaisir et me redonnait confiance en moi.

J’ai perdu aussi ma meilleure amie depuis plus de vingt ans que j’avais connue au travail. Cette rupture a été douloureuse mais nécessaire Ayant changé, je trouvais que notre relation était devenue très toxique pour nous deux.

Je suis devenue hypocondriaque. A chaque douleur je m’imagine que l’affreux Jojo s’est réveillé et j’angoisse.

Pour conclure, Mesdames,  n’oubliez pas de faire votre mammographie, c’est ce qui m’a sauvé la vie.

Cancer quand tu nous tiens

Martine / Novembre 2018 pour l'Atelier 78 de Ghislaine

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Publié le 9 Novembre 2018

Un soir avant son départ

Juste avant son départ un soir sur un quai de gare à Paris, il nous a dit avec délicatesse je pars mais nous allons bientôt nous revoir.  Nous avons conservé l'espoir. Nous avons refoulé nos pleurs pour ne pas gâcher son bonheur d’avoir trouvé la femme de sa vie.  Nous savions que nous allions le revoir. quand il était heureux nous l’étions aussi  Nous l’aimons follement  sans jamais avoir pu lui dire, le déballage de sentiments, surtout s’ils sont forts, nous est impossible.

Un autre soir, plus tard, sur un quai de gare à Paris, D'un wagon il est descendu. Nous pleurions de joie de le revoir. Nous avions le cœur à la danse.  Avec lui nous avons fait la fête puis il est reparti et revenu plusieurs fois.

Un matin sur le quai d’une gare à Cannes, nous sommes descendus. Il était là à nous attendre. Nous étions heureux de passer une journée avec lui, sa conjointe et nos petits fils, il semblait contrarié de nous revoir mais Il n’a rien dit, nous non plus. L’ambiance c’est pourtant détendue dans l’après-midi. Le soir comme prévu nous sommes repartis.

Un soir d’août dans un joli village ardéchois où nous passions en commun des vacances il nous a soudain impulsivement couverts de reproches en colère parce que son papa ne voulait pas céder au caprice d’un de notre petit fils et que j’osais lui donner raison.

Il est parti dans un état de colère et désordre intime sans nous donner l’espoir d’un retour et la possibilité de parler pour désamorcer le conflit. Toutes nos tentatives ultérieures pour s’expliquer ont échoué et se sont soldées à chaque fois par une fin de non-recevoir.  Pour lui Tout est de notre faute. Nous avons des torts certes mais certains qui nous sont faits sont si injustes et cruels qu’elle bloque toute autre tentative de notre part de réconciliation. Nous pensons chaque jour à lui. Notre porte néanmoins ne lui sera jamais fermée.

Martine MARTIN / Novembre 2018 Pour l'atelier 77 de Ghislaine. Les mots et la phrase imposés sont en gras dans le texte

 

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Publié le 8 Novembre 2018

Photo Pixabay

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C’était une nuit d’été, tiède et parfumée

De chagrin accablée, j’implorais Morphée.

Enfin pouvoir dormir, jamais me réveiller

Soudain le ciel d’encre, des éclairs déchirèrent.

La fenêtre s’ouvrit dans un long courant d’air :

Féérie sublime, ciel de lumière.

A cette volupté, je ne sus résister

Et de la fenêtre, je ne pus qu'approcher

A la ballustrade, je me suis appuyée

Le ciel s’embrasa, de mille feux d’argent

Roulement de tambour, vacarme assourdissant

Décharge intense, d’orgasmes tremblements

Un long tunnel brillant, apparut devant soudain

Des chants de liesse, des palais byzantins

Un ange en souriant, me montra le chemin

Je le suivis , dans des nuées de pluie

Parmi des étoiles qui brillaient dans ma nuit

Fenêtre à l’horizon, celle du paradis

 

Martine / Octobre 2018 pour le défi 211 des croqueurs de mots animé par Josette

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Publié le 7 Novembre 2018

Photo Pixabay

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Ma petite chatte aimée, Mon exquise Lucette

Au pelage si doux, aux yeux d’or de chouette

Je t’ai eu à Noël,  mon plus beau des cadeaux

Tu griffes  mes fauteuils,  lacère mes rideaux

Tu gravis mes meubles et Squattes mes corbeilles

Tu montes sur mon lit, perturbes mon sommeil

Mais Je ne t’en veux pas, Je cède à tes caprices,

Tu es si affectueuse, tu frottes tes vibrisses

Et ton museau humide, sur mes joues veloutées.

Je te fais des caresses, comme tu es chouchoutée !

je ne t’effleure Point,  si tu n’es disposée

Quand je suis chagrinée, tu viens m’apaiser

Je te chéris Lucette, d’amour je suis béate

Amis venez chez moi, j’habite chez ma chatte

Martine / Octobre 2018 pour les prénoms du mercredi chez Jill Bill (aujourd'hui Lucette).

 

 

 

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Rédigé par Martine.

Publié dans #Prénoms du Mercredi, #Poèmes

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